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+
+*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK 75454 ***
+
+ LE SUD-ORANAIS
+ =ÉTUDES FLORISTIQUES ET PHYTOGÉOGRAPHIQUES=
+ =faites au cours d’une exploration dans le Sud-Ouest
+ de l’Algérie en 1901=
+
+ PAR
+ =B. P. G. HOCHREUTINER, Dr sc.=
+ PRIVAT-DOCENT A L’UNIVERSITÉ DE GENÈVE
+ ASSISTANT A L’HERBIER DELESSERT
+ ATTACHÉ A L’INSTITUT BOTANIQUE DE BUITENZORG (JAVA)
+
+ * * * * *
+ _Avec 5 zincogravures ou vignettes dans le texte et 22 planches._
+ * * * * *
+
+ =Mission officielle de la Ville de Genève en 1901=
+
+ * * * * *
+ (Extrait de l’_Annuaire du Conservatoire et du Jardin
+ botaniques de Genève_, années VII-VIII. 1903-1904.)
+ * * * * *
+
+ GENÈVE
+ IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
+ * * * * *
+ 15 avril 1904
+
+
+
+
+ TABLE DES MATIÈRES
+
+ * * * * *
+
+
+ Pages.
+
+ INTRODUCTION 1
+
+ PREMIÈRE PARTIE. — =Récit de voyage= 4
+
+ DEUXIÈME PARTIE. — =Phytogéographie= 21
+
+ CHAPITRE I. — _Les oasis et les points d’eau_ 24
+
+ § 1. Oasis proprement dites 24
+
+ § 2. Points d’eau 27
+
+ § 3. Sources de montagne 29
+
+ § 4. Conclusions 29
+
+ CHAPITRE II. — _Les dunes_ 31
+
+ CHAPITRE III. — _Les steppes_ 35
+
+ § 1. Steppes à une espèce exclusive 39
+
+ § 2. Steppes sablonneux 40
+
+ § 3. Steppes rocailleux 42
+
+ § 4. Steppes limoneux 43
+
+ § 5. Steppes composites 44
+
+ § 6. Conclusions 45
+
+ CHAPITRE IV. — _Les montagnes_ 46
+
+ § 1. Zone inférieure à caractère steppique 47
+
+ § 2. Zone moyenne plus ou moins boisée 49
+
+ § 3. Zone supérieure boisée 58
+
+ § 4. Conclusions 74
+
+ CHAPITRE V. — _Rochers désertiques du Sud_ 75
+
+ CHAPITRE VI. — _Conclusions générales_ 80
+
+ § 1. Migrations des flores 80
+
+ § 2. Influences locales 86
+
+ § 3. Comparaison avec la flore européenne 88
+
+ TROISIÈME PARTIE. =Enumération des espèces accompagnée
+ d’observations floristiques et biologiques= 91
+
+ I. — Cryptogames vasculaires 91
+
+ II. — Gymnospermes 92
+
+ III. — Monocotyledoneæ 98
+
+ IV. — Dicotyledoneæ 108
+
+ APPENDICE.
+
+ Enumération des Mousses récoltées par M. Hochreutiner
+ en Algérie, par J. Cardot 218
+
+ Fungi Oranenses Hochreutinerani, auctore P. Hennings 221
+
+ Lichenes Oranenses Hochreutinerani, auctore
+ A. Zahlbruckner 233
+
+ Algæ Hochreutineranæ Oranenses, auctoribus W. Migula
+ et W. Schmidle 227
+
+ Su alcuni Zoocecidii d’Algeria raccolti dal Dott.
+ Hochreutiner, appunti critico-descrittivi del
+ Dott. Alfredo Corti 229
+
+ Liste des insectes récoltés par M. Hochreutiner dans
+ le Sud-Oranais 234
+
+ INDEX 236
+
+ Errata 276
+
+ * * * * *
+
+
+
+
+ (Extrait de l’_Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques
+ de Genève_. 7me année, 1903.)
+
+ * * * * *
+
+ LE SUD-ORANAIS
+ =ÉTUDES FLORISTIQUES ET PHYTOGÉOGRAPHIQUES=
+ =faites au cours d’une exploration dans le Sud-Ouest de
+ l’Algérie en 1901=
+
+ PAR
+ =_B. P. G. HOCHREUTINER_=
+
+ * * * * *
+
+
+ INTRODUCTION
+
+
+Le plan du présent travail a dû être considérablement modifié
+à cause de notre départ inopiné pour Buitenzorg ; nous nous en
+tiendrons donc à une énumération de nos collections systématiques,
+à un court récit de voyage et à une étude rapide des formations
+que nous avons eu l’occasion d’observer dans le Sud. Quant à
+la partie floristique, nous avons appliqué d’une façon aussi
+rigoureuse que possible les principes de nomenclature adoptés à
+l’Herbier Delessert, à savoir : le Code de 1867 mitigé jusqu’à
+nouvel ordre pour la nomenclature générique par le principe de la
+prescription cinquantenaire. Toutefois nous ne citons pas l’auteur
+princeps entre parenthèse pour les espèces transférées d’un
+genre dans un autre parce que, dans ce cas, nous donnons, autant que
+faire se peut, la citation de la synonymie en entier.
+
+La bibliographie a été réduite au strict minimum, et quoique nous
+ayons eu constamment sous les yeux les travaux remarquables des Cosson,
+Battandier et Trabut, John Ball, Murbeck, Bonnet et Barratte, Boissier,
+Desfontaines, nous ne citerons ces ouvrages que lorsque cela pourra
+contribuer à éclaircir la notion d’une espèce.
+
+On s’étonnera peut-être du grand nombre de variétés nouvelles
+que nous avons décrites, cette circonstance est due à l’idée que
+nous nous faisons de l’espèce et que nous avons déjà exposée
+dans un précédent travail[1].
+
+En un mot, nous considérons généralement comme variétés les
+formes qui sont reliées entre elles par des états intermédiaires.
+
+Maintenant qu’il nous soit permis de témoigner notre reconnaissance
+aux nombreuses personnes qui se sont intéressées à notre exploration
+et nous ont secondé de leurs conseils et de leur appui : tout
+d’abord le Conseil administratif de la ville de Genève, qui nous a
+conféré la mission officielle dont nous exposons ici les résultats ;
+le Conseil d’Etat du canton de Genève et le Conseil fédéral
+de la Confédération suisse qui ont bien voulu nous recommander
+par voie diplomatique auprès des Autorités françaises ; c’est
+enfin le Président du Conseil des Ministres de ce dernier pays qui,
+en nous introduisant auprès du Gouverneur général de l’Algérie,
+nous a permis de jouir des plus grandes facilités et des avantages
+les plus précieux pour notre exploration dans l’extrême Sud.
+
+Grâce à la protection de ces hautes Autorités, nous avons reçu
+partout l’accueil le plus empressé et avons pu visiter en toute
+sécurité une région qui, dans certaines de ses parties au moins
+n’est pas toujours sûre.
+
+Nous désirons aussi remercier personnellement M. A. Babel, président
+du Conseil administratif, dont dépendait à cette époque le service
+botanique municipal, et le Directeur du Conservatoire et du jardin
+botaniques, M. John Briquet, qui, non seulement nous a facilité notre
+entreprise, mais nous a aussi aidé de ses conseils et a bien voulu,
+comme monographe des Labiées, nous déterminer les plantes de cette
+famille. Nous devons également un juste tribut de reconnaissance à
+MM. Brenner, Lachenal, Turettini, Barrère, ambassadeur français
+à Rome, pour les recommandations qu’ils ont bien voulu nous
+donner ; à M. Borgeaud, Consul suisse à Alger, pour son accueil si
+aimable ; enfin à M. le général Bertrand, Commandant de la place
+d’Aïn-Sefra, et à M. le capitaine Dessigny, Chef de bureau arabe
+de la même localité.
+
+Nous voulons aussi exprimer notre reconnaissance à MM. les professeurs
+Battandier et Trabut d’Alger, lesquels ont bien voulu parcourir
+rapidement la plus grande partie de nos collections et nous donner
+des indications précieuses. Ces dernières ont beaucoup facilité
+nos recherches lors de la détermination.
+
+Pour l’élaboration de nos collections nous avons utilisé :
+
+1o la Bibliothèque et l’Herbier Delessert qui contient une série
+assez complète des originaux de Desfontaines ;
+
+2o la Bibliothèque et l’Herbier Boissier ;
+
+3o la Bibliothèque et l’Herbier de Candolle.
+
+Nous tenons à assurer Messieurs W. Barbey et C. de Candolle,
+propriétaires de ces deux dernières collections, de nos sentiments
+de reconnaissance pour la généreuse hospitalité qu’ils offrent
+à tous les naturalistes et pour les précieux encouragements qu’ils
+prodiguent aux botanistes genevois.
+
+ * * * * *
+
+
+[Note 1 : Hochreutiner, Malvaceæ novæ in _Ann. du Cons. et
+Jard. bot. de Genève_, VI.]
+
+
+
+
+ PREMIÈRE PARTIE
+
+ =Récit de voyage.=
+
+ * * * * *
+
+
+Parti de Genève le 26 avril 1901, je m’embarquai à Marseille le
+lendemain à midi par un orage épouvantable.
+
+Après une traversée quelque peu mouvementée, nous arrivions à Alger
+le lendemain à 5 heures du soir. Ma première visite dans cette ville
+fut pour notre aimable consul suisse, M. Borgeaud, auquel j’avais
+été annoncé par le Conseil fédéral. Il m’accompagna au bureau
+du Gouvernement général de l’Algérie où je remis mes lettres
+de recommandation et où je reçus l’accueil le plus empressé. On
+m’adressa au _Bureau des Affaires indigènes_, autorité qui devait
+me prendre sous sa protection tutélaire lorsque je sortirais des
+sentiers battus. Après quoi M. Borgeaud me fit visiter en détail
+la Kasbah, où il est fort connu et apprécié si j’en juge par
+l’accueil que lui faisaient les Arabes.
+
+Jeudi 2 mai : Excursion à Fort-de-l’eau, une jolie station
+balnéaire située à environ 25 km. d’Alger, dans la direction
+du cap Matifou. Comme je me trouvais avec des parents et des amis,
+l’herborisation ne fut pas très abondante. J’eus cependant la
+chance de voir là plusieurs espèces intéressantes. Cet endroit
+paraît peu visité par les botanistes.
+
+Le lendemain je fis une excursion plus fructueuse à la Bouzarea,
+le sahel qui domine Alger. A partir de Deux-Moulins nous suivîmes
+un oued desséché qui forme un ravin profond, tout couvert d’une
+végétation luxuriante. A mesure qu’on s’élève, les plantes
+arborescentes diminuent et c’est enfin la brousse avec ses grosses
+touffes de disse (_Ampelodesma mauritanica_) et ses affreux palmiers
+nains (_Chamaerops humilis_). L’herborisation fut copieuse et
+intéressante, quoique je fusse encore novice dans l’étude de la
+flore de la contrée.
+
+Le 5 mai, nouvelle excursion au bord de la mer, à la Pointe Pescade,
+la promenade favorite des Algérois. Malgré le mauvais temps j’en
+rapportai quelques clichés et un certain nombre d’espèces du
+littoral.
+
+Pendant les jours qui suivirent je pus visiter aussi le Jardin
+d’Essai, qui est un parc superbe où l’on cherche à acclimater
+les espèces tropicales. Des cultures de ce genre ne pourront réussir
+qu’aux environs d’Alger grâce à la douceur exceptionnelle du
+climat de ce coin de terre.
+
+En même temps je préparai mon expédition pour le Sud-Oranais et
+comme le temps pressait, j’eus l’imprudence de laisser à Alger,
+incomplètement séchées les collections faites aux environs. Mal
+m’en prit, car je les trouvai dans un état de moisissure avancée
+à mon retour, et je dus en jeter les deux tiers environ. Aussi
+remarquera-t-on que malgré plusieurs herborisations, les plantes
+d’Alger sont en très petit nombre dans nos exsiccata.
+
+Enfin le jeudi 9 mai, je partis par le train de nuit à 9 heures
+du soir. Je me réveillai le lendemain matin dans la plaine du
+Chélif, une des parties les plus fertiles et les plus chaudes de la
+colonie. Cette année la sécheresse fut si grande que les récoltes
+y sont très compromises. A 6 heures nous arrivons à Perrégaux,
+une petite station de la ligne d’Alger à Oran, station à laquelle
+s’embranche la voie étroite de la Compagnie franco-algérienne
+qui doit me transporter jusque dans l’extrême Sud. Dès lors la
+partie intéressante du voyage commence. En partant de Perrégaux,
+on s’élève de suite par des pentes arides jusqu’au barrage
+de l’Habra. En cet endroit, la vallée est resserrée en une
+gorge étroite qui a été fermée par un mur cyclopéen de 478
+m. de longueur, de 40 m. de hauteur et de 38 m. d’épaisseur à sa
+base. En amont, l’eau de trois ouadis s’accumule et forme un lac
+se divisant en trois branches et remontant la vallée de l’Ouest
+(vallée de l’oued El-Hamman) pendant 7 km.
+
+Cette nappe d’eau paraît exercer une certaine influence sur
+le climat local, car ses rives abruptes et les montagnes qui
+l’avoisinent présentent des forêts et des belles prairies
+bien vertes. Au-delà, la voie ferrée continue à monter entre des
+croupes dénudées et arides. On débouche enfin dans la haute plaine
+d’Eghris, couverte de plantations verdoyantes et, où tout dénonce
+une fertilité admirable. Dans le lointain, on aperçoit les maisons
+de Tizi. Des champs d’orge et de blé dur s’étendent à perte
+de vue, ils ont été conquis sur la brousse qui couvrait la plaine.
+
+Il a fallu défricher, et ce n’est pas un mince travail ; le
+palmier nain forme des souches extraordinairement résistantes, contre
+lesquelles se brisent les charrues à vapeur des colons, et il est
+nécessaire d’extirper ces plantes avec la pioche, l’une après
+l’autre. Les Arabes, trop indolents, ne se donnent pas la peine
+de faire ce travail préliminaire et ils sèment leurs céréales
+par-dessus ces troncs si tenaces. Rien n’est plus curieux à voir,
+que ces taches vertes des palmiers nains au milieu des moissons
+dorées.
+
+Remontant encore dans le Sud, la voie ferrée va suivre désormais
+la vallée de l’oued Saïda. Les montagnes s’élèvent, elles
+deviennent abruptes et se couvrent de forêts, tandis que dans le
+fond des vallées, on cultive l’orge, le blé dur et la vigne.
+
+Le pays est riant et ne ressemble en rien aux chaînes désolées
+précédant la plaine d’Eghris. Les forêts dont nous parlions sont
+formées en majeure partie de genévriers de Phénicie, que les gens
+du pays nomment, je ne sais pourquoi, des _Thuya_.
+
+Enfin nous arrivons à Saïda, à 880 m. d’altitude. C’est le
+dernier centre de civilisation un peu important dans le Sud. Le
+pays est très accidenté et rappelle certaines régions de
+nos Alpes. L’eau étant relativement abondante, il se forme de
+véritables prairies et les arbres fruitiers, les champs de sainfoin,
+les plantations de fèves, les vignes aux ceps très espacés, forment
+un tableau qui paraît familier à un habitant de l’Europe centrale.
+
+J’utilisai l’après-midi qui restait libre pour visiter les
+environs. La ville elle-même n’offre pas grand intérêt, avec ses
+petites maisons basses, blanchies à la chaux, ses casernes entourées
+d’un rempart et dominées par le clocher de l’église sur lequel
+nichent deux cigognes.
+
+Deux remarques en passant : devant mon hôtel, on cultive en pots
+des figuiers malingres, de l’espèce qui forme au Jardin d’Essai
+des arbres majestueux, et, sur le mur, que vois-je ? Une réclame du
+chocolat Suchard ; c’est à croire que plus on s’éloigne dans
+le Sud, plus l’analogie avec l’Europe centrale devient frappante !
+
+Sortant de la ville, j’allai faire une herborisation dans les
+rochers qui portent les ruines du vieux Saïda, ce nid d’aigle
+où Abd-el-Kader défia jusqu’au 28 mars 1844 les poursuites de
+l’armée française. Ces rochers, coupés à pic, présentent une
+flore calcicole riche ; ils rappellent par place le lapié.
+
+Le lendemain matin (11 mai), le train reprit sa marche vers le Sud. Je
+disposais d’un compartiment entier et je m’étais installé de
+telle sorte que je pouvais descendre herboriser à chaque station ;
+pendant l’intervalle entre les deux gares, je mettais mes spécimens
+en papier. De cette manière je pus récolter des documents tout le
+long de la voie, depuis Saïda jusqu’à Aïn Sefra qui devait être
+mon centre d’excursion.
+
+Au sortir de Saïda, on monte lentement jusqu’à Aïn el Hadjar
+où commencent les hauts plateaux. Dans cette partie septentrionale,
+l’impression que j’avais eu à Saïda alla encore s’accentuant :
+partout des fleurs, de la verdure et d’immenses étendues cultivées,
+donnant l’impression d’une contrée fertile et d’un aspect
+totalement différent de celui du littoral méditerranéen. Cependant,
+la sécurité commence à diminuer, les fermes sont fortifiées,
+les stations du chemin de fer sont des block-houses, et les gens que
+l’on voit circuler portent des armes.
+
+Bientôt le paysage se modifie, les fermes se font rares, les cultures
+et les arbres disparaissent, et la plaine immense s’étend tout
+autour de nous, monotone et déserte.
+
+Après les nuits très froides, la chaleur devient brûlante au milieu
+du jour, et sur l’immensité du steppe, apparaissent les premiers
+phénomènes de mirage ; ils nous accompagneront pendant toute la
+traversée des hauts plateaux. A l’horizon de la plaine couverte
+d’alfa, on voit des étendues d’eau, des arbres, des buissons et
+dès qu’on approche tout se dissipe.
+
+En passant à Krafallah, nous apercevons les hangars où l’on
+prépare l’alfa pour l’exportation.
+
+Voici enfin les Chotts dont l’immense miroir réfléchit la lumière
+aveuglante du soleil. L’arrêt du train au Kreider me permet de faire
+une ample moisson ; vite quelques instantanés et nous roulons de
+nouveau longeant la rive du Chott el Chergui, où de larges croutes
+de sel se déposent peu à peu. Puis la voie s’élève un peu,
+les lacs salés se perdent dans le lointain et c’est de nouveau le
+steppe d’alfa qui s’étend à l’infini.
+
+Lorsque le soleil commence à décliner, les silhouettes azurées
+des montagnes de la grande chaîne de bordure saharienne deviennent
+visibles dans le lointain. Nous traversons Mecheria, au pied du
+Djebel Antar, puis Mekalis, qui est sur la ligne de partage des
+eaux. A partir de là nous redescendons peu à peu vers Aïn-Sefra,
+en longeant le Faidjet-el-Betoum.
+
+Aïn-Sefra : tout le monde descend ! — et je débarque dans une
+petite gare où m’accueille le portier de l’Hôtel de France, car
+il y a un hôtel de France à Aïn-Sefra. Mais, quel hôtel ! Je trouve
+néanmoins à me loger dans une immense chambre où je troublai la
+sérénité de nombreux habitants en installant mes presses à sécher.
+
+Je voulus sortir le soir même ; mal m’en prit, car je m’enrhumai
+sérieusement. Le rayonnement est si intense ici, que les nuits sont
+glaciales ; et les deux jours qui suivirent je dus me contenter de
+visiter la station et ses environs immédiats.
+
+Aïn-Sefra était autrefois un simple village arabe, misérables huttes
+en terre, entourées de jardins et de quelque palmiers formant plus ou
+moins oasis. Le village indigène a subsisté, mais l’administration
+militaire a construit non loin de là de vastes casernes fortifiées,
+pouvant abriter de 1000 à 1500 hommes, et près de cette redoute se
+sont installés des marchands et industriels européens : en tout 500
+à 600 personnes attirées par cette forte agglomération militaire.
+
+Ce poste est la dernière garnison importante que l’on rencontre
+avant de s’enfoncer dans le Sahara ; c’est là que se sont formées
+les colonnes destinées aux expéditions dans le Sud.
+
+Le chef de la place est un général et les soldats appartiennent
+presque tous à la légion étrangère, aux bataillons indigènes
+ou aux compagnies de discipline, aussi parlent-ils l’italien,
+l’allemand ou même le suisse allemand autant que le français
+ou l’arabe. Je me souviens encore mon ahurissement d’entendre,
+le soir, dans les cafés (quels cafés !) des yodles et les accents
+du _Rufst du mein Vaterland_. Le service mercenaire a gardé son
+attrait, surtout chez nos confédérés de la Suisse allemande,
+et ceux-ci sont très appréciés à la Légion.
+
+Aïn-Sefra est le chef-lieu d’une commune dont le capitaine de
+bureau arabe est le maire, le commissaire de police, le juge de paix,
+etc., c’est donc à ce capitaine qui était alors M. Dessigny que
+je devais m’adresser. Avec beaucoup d’amabilité, il m’aida
+à organiser toutes mes expéditions et pour commencer me confia
+à la garde de deux spahis dont l’un Ben-Nahoum parlait un peu le
+français et me servit partout de truchman.
+
+Le capitaine Dessigny poussa même la prévenance jusqu’à me prêter
+une selle, objet de première nécessité dans ces parages où les
+chevaux abondent, mais où les selles sont fort rares. Je crois même
+qu’il m’eut été impossible de m’en procurer une sans lui.
+
+Dès le lendemain, à savoir le jeudi 16 mai, je partais pour une
+excursion au Ras-Chergui, la sommité qui domine Aïn-Sefra au Sud et
+qui constitue le point culminant de la chaîne du Mekter. C’est un
+sommet rocheux formé de grès paléozoïques comme toutes les autres
+montagnes de la région.
+
+Pour en atteindre le pied, il faut traverser la dune dont la partie
+supérieure est formée de sable mouvant, sans aucune végétation,
+et où bêtes et gens enfoncent jusqu’à mi-jambe.
+
+L’apparence de cette dune rappelle celle des immenses champs de neige
+de nos Alpes. Comme la neige, le sable produit des vallonnements et des
+crêtes ; comme elle, il est charrié par le vent et vient bientôt
+combler les traces qu’on laisse derrière soi ; comme elle enfin,
+il produit une série de figures semblables à de petites vagues,
+de petits entonnoirs, etc.
+
+Cette dune est d’un type très spécial dont nous avons déjà
+parlé ailleurs[2]. Elle est due à un violent courant d’air qui
+se fait sentir presque chaque soir à Aïn-Sefra.
+
+Ce courant vient du Nord par le Faidjet-el-Betoum, il traverse la
+vallée de l’Oued-el-Bridj en soulevant des nuages de poussière
+et vient se briser contre les flancs du Djebel-Mekter, en laissant
+déposer le sable qu’il transportait. Ce courant d’air est
+dû, comme nous l’avons montré, au refroidissement plus rapide
+de l’atmosphère sur les hauts plateaux que dans la vallée
+d’Aïn-Sefra, il est donc tout à fait local et il en résulte :
+1o Que la dune est immobile dans son ensemble. 2o Qu’elle n’est
+pas appliquée contre le flanc de la montagne, mais qu’elle est
+séparée de celle-ci par un large vallonnement que nous dûmes
+traverser avant de commencer notre ascension.
+
+Celle-là s’effectue par un chemin muletier qui conduit jusqu’au
+sommet où se trouve un poste de télégraphie optique. Toute la
+montagne est rocheuse et la terre végétale y forme une couche mince
+et discontinue. La partie supérieure est boisée et sur le sommet
+même qui s’élève à 2000 mètres d’altitude se trouvent des
+buissons de chênes-verts rabougris. Dans les intervalles entre ces
+buissons, végète une véritable flore alpine et, à leur ombre,
+croissent de nombreuses espèces des climats tempérés. Après une
+abondante récolte sur ce petit plateau rocheux, nous nous dirigeâmes
+vers des tentes de nomades que nous avions aperçues en contre-bas,
+parmi les arbustes sur le versant oriental. Un dîner frugal, et nous
+descendîmes à la source voisine en suivant un chemin fréquenté
+par les Arabes et leurs troupeaux et serpentant à travers des
+éboulis couverts de buissons de chênes-verts et de genévriers
+disséminés. La source elle-même était une sorte de puits où
+dormait une eau infecte ; à proximité immédiate cependant, le
+terrain était humide et hébergeait quelques plantes de marais.
+
+A partir de là, par une marche de flanc interminable, nous allâmes
+rejoindre le chemin que nous avions pris en montant. Nous suivîmes
+ainsi pendant près de deux heures un sentier qui côtoyait la montagne
+en se maintenant à une altitude moyenne de 1600 mètres environ. La
+descente s’effectua par la route du matin et nous arrivâmes à
+Aïn-Sefra le soir, à la nuit noire, par une bourrasque épouvantable.
+
+Le lendemain fut consacré à la mise en ordre de mes collections et
+le soir, comme je parlais d’aller au Figuig, on m’apprit qu’il
+fallait y renoncer à cause des relations tendues qui existaient à
+ce moment entre l’Administration et le fameux rebelle Bou-Amama. Or
+étant confié à la garde de l’Administration militaire, celle-ci ne
+pouvait me laisser pénétrer dans ce nid de pirates. (L’officialité
+a parfois ses inconvénients !)
+
+Le 18 mai, nous partions à sept heures pour Aïn-Aïssa.
+
+Après avoir suivi quelque temps l’oued, et avoir traversé une
+plaine fastidieuse, nous arrivâmes près d’un de ces massifs rocheux
+qui s’élèvent brusquement au-dessus de la plaine. Il y avait là
+une série d’espèces en pleine floraison, aussi nous y fîmes une
+halte prolongée. Cela nous donna l’occasion d’examiner de près
+les sculptures préhistoriques qui revêtent ces rochers. Ce sont des
+silhouettes d’éléphants et des figures géométriques, semblables
+à celles que l’on observe sur certaines pierres à écuelles.
+
+Ces sculptures sont donc antérieures à l’Islam et contemporaines
+du temps où l’éléphant habitait ces régions.
+
+Nous reprîmes la marche en plaine et, à midi, nous arrivions à
+Tiloula, une oasis abandonnée où, sous les lauriers-roses, les
+térébinthes et les dattiers coule une source fraîche qui est la
+fée créatrice de ces ombrages.
+
+Une longue halte permit à mes hommes de faire la sieste pendant que je
+mettais en coupe réglée la flore, du reste triviale, de l’endroit.
+
+Depuis Tiloula jusqu’à l’entrée du ravin d’Aïn-Aïssa,
+s’étend un immense steppe d’alfa et, à six heures du soir
+seulement, nous abordions la montagne. Nous pénétrâmes dans une
+gorge sauvage et boisée qui nous conduisit jusqu’à Aïn-Aïssa
+même.
+
+Là nous attendait le neveu de l’agha, envoyé par son oncle pour
+nous offrir l’hospitalité. Il avait amené une tente spacieuse
+et des vivres en quantité ; le campement était dressé dans une
+sorte de clairière, à proximité de la source, non loin des ruines
+de l’ancien sanatorium militaire installé là il y a quelques
+années. Ce point fut déjà visité par M. Battandier lors de son
+excursion au Djebel-Aïssa et nous y avons retrouvé plusieurs des
+plantes décrites par ce botaniste.
+
+Après une nuit passée sous la tente, nous partions en excursion à
+la première heure. Au moment du lever du soleil, le froid était
+très vif (4 à 5 degrés au-dessus de 0) à cause du rayonnement
+nocturne très intense dans ces régions. La journée se passa à
+faire l’ascension du Djebel-Aïssa.
+
+Nous nous élevons d’abord par des pentes d’éboulis
+anciens couverts de buissons et d’une végétation herbacée
+fort intéressante. Nous traversons un ravin et nous arrivons à
+l’entrée d’une forêt de pins où nous jouissons d’une ombre
+relative. Ces pins qui sont tous de vieux exemplaires s’étagent
+sur un contrefort couvert d’humus, mais ils se continuent aussi
+plus haut dans les rochers où nous apercevons en grande quantité le
+_Jasminum fruticans_. La vue se découvre de plus en plus et à deux
+ou trois endroits encore nous découvrons au loin, sur les flancs de
+la montagne, des bouquets de pins semblables à celui dans lequel nous
+nous trouvons, mais moins étendus. Les arbres vont en s’espaçant,
+mélangés qu’ils sont à des chênes-verts et à des genévriers
+buissonneux. Bientôt ces derniers subsistent seuls et nous abordons
+l’ascension de l’arête terminale. Plus on s’élève, plus
+les chênes-verts deviennent grands et plus ils se resserrent, de
+telle sorte qu’il est déjà moins aisé de trouver son chemin. Mes
+hommes fatigués de ces courses en zig-zag dans la forêt refusent
+de marcher et je les laisse pour faire l’ascension de l’arête
+elle-même. Bien m’en prit, car j’y observai une petite forêt
+de chênes-verts si denses qu’elle formait presque un sous-bois
+continu ; en poussant un peu plus loin, j’aperçus une vaste
+clairière couverte d’une prairie véritable, semblable à celle où
+nous avions campé, mais beaucoup plus verdoyante et où l’herbe
+haute n’avait pas encore été tondue par les herbivores. J’y
+récoltai à peu près toutes les espèces qui s’y trouvaient et
+ayant vu un gros serpent s’éclipser sous les buissons, je jugeai
+prudent de prendre le chemin du retour. Ce n’est pas sans peine
+que je retrouvai mes hommes et avant de redescendre à Aïn-Aïssa,
+je récoltai encore dans les rochers herbeux et buisonneux que nous
+traversions, une foule d’espèces intéressantes. A mi-chemin de
+la descente nous rencontrâmes de nouveau une clairière herbeuse,
+mais elle était plus petite et les espèces qui la composaient un
+peu différentes.
+
+Le soir, à six heures, nous étions de retour au campement et le
+lendemain matin, à sept heures, nous revenions sur Aïn-Sefra,
+escortés jusqu’à Tiloula par notre hôte.
+
+Ce retour fut marqué par un incident très fâcheux pour moi. Ayant
+abandonné quelques instants la caravane qui comptait plusieurs
+chevaux et deux chameaux forcés de suivre le chemin muletier, je
+perdis contact avec ma troupe et lorsque je rejoignis la route, je ne
+trouvai plus personne. Je m’embarquai donc à pied et descendis en
+cet équipage tout le ravin d’Aïn-Aïssa. N’ayant pas avec moi
+mon papier à sécher, je ne pus récolter que d’une façon très
+incomplète les espèces nombreuses et intéressantes qui habitent
+le long de l’oued ; encore ai-je dû rouler dans ma veste les
+plantes recueillies, pour les soustraire aux rayons incendiaires du
+soleil. Arrivé dans la plaine, je parcourus ainsi 8 à 10 kilomètres
+avant d’être rejoint par le neveu de l’agha, lequel arrivait
+bride abattue pour m’annoncer que la caravane inquiète de mon
+absence, avait rebroussé chemin jusqu’à Aïn-Aïssa et qu’elle
+me rejoindrait à Tiloula. C’est ce qui eut lieu en effet. Après
+un repas fait en commun, je pris congé de notre hôte qui retournait
+à Tiout et accompagné de mes deux cavaliers arabes, je rentrai à
+Aïn-Sefra le soir.
+
+Les trois jours qui suivirent, du 21 au 23 mai, furent consacrés à
+mettre en ordre mes collections, à visiter les plantations étendues
+du bureau arabe et à préparer l’expédition au Djebel-Morghad.
+
+Le 24 mai, je partis, toujours avec mes deux Arabes, pour me rendre
+au Djebel Morghad. Nous remontons jusqu’au Faidjet-el-Betoum et,
+après avoir traversé la voie du chemin de fer, nous arrivons à
+Bellef-Loufa, un point d’eau isolé dans le steppe. C’est une
+petite mare d’eau croupissante et où j’hésite même à faire
+boire ma monture. A quelque distance nous trouvons deux misérables
+tentes habitées par deux femmes arabes déguenillées et dont l’une
+tremblait la fièvre. Je lui donnai quelques cachets de quinine, et
+cela me fit passer pour un grand médecin. Aussi quelques jours plus
+tard, on vint me consulter à Aïn-Sefra pour la malade en question
+qu’on avait à grand peine transportée près de chez moi.
+
+En quittant Bellef-Loufa, nous eûmes à chevaucher encore longtemps
+dans la plaine avant d’arriver au pied du Djebel-Morghad. Là, comme
+au Djebel-Aïssa, il faut s’engager d’abord dans un ravin et,
+par un sentier de chèvres, où nos chevaux arabes grimpent avec une
+adresse merveilleuse, on s’élève à travers des pentes herbeuses
+infestées de serpents. Tout au fond du ravin sont quelques arbres,
+mais sur les pentes de la montagne, il faut monter déjà bien haut
+pour rencontrer les premiers genévriers.
+
+Vers cinq heures du soir seulement nous arrivons au col de Merbah,
+où nous retrouvons la flore de haute montagne du Ras-Chergui et du
+Djebel-Aïssa. L’autre versant du Djebel-Morghad est couvert de
+forêts beaucoup plus denses, les chênes-verts y dominent. Parmi
+eux et sur des couches de grès s’infléchissant en pentes douces
+vers la plaine, nous nous dirigeons vers le douar des Ouled-Chami où
+nous devons passer la nuit. Là, à 1900 mètres d’altitude environ,
+nous rencontrons dans une prairie-clairière tondue ras et piétinée
+par le bétail, un grand village de tentes. Impossible d’herboriser
+aux environs, tout a été décapité par les herbivores.
+
+Ce n’est que le lendemain matin, après avoir parcouru trois
+ou quatre kilomètres sur le dôme rocheux et buissonneux formant
+l’arête de la montagne, que nous arrivons en des lieux où une
+herborisation est possible. Néanmoins les résultats sont bien
+maigres, aussi je me résous à descendre au bas de la paroi de
+rochers formée par ce dôme démantelé du côté du Sud-Est ;
+bien m’en prit, car j’observai là de nombreuses espèces que
+je n’avais vues nulle part ailleurs. Seulement les cinq gardes du
+corps qui m’accompagnaient ont cru que je voulais leur faire rompre
+les os. Le noble sport de la « varappe » paraît être inconnu dans
+ces régions !
+
+Ces cinq gardes du corps, si encombrants, étaient, paraît-il,
+nécessaires parce que nous nous trouvions sur territoire marocain,
+la frontière étant un vain mot pour les nomades.
+
+Le paysage était tout à fait alpestre. Ces grands rochers
+déchiquetés, ces pentes couvertes de chênes-verts, la fraîcheur
+de la température, le ciel même, couvert de nuages et la pluie
+qui commençait à tomber contribuaient à donner l’illusion des
+montagnes de l’Europe centrale. Aussi ai-je cueilli là, sans
+trop d’étonnement, l’_Hutchinsia petraea_, le _Sedum album_
+et le _Tulipa Celsiana_ qui ressemble tant au _Tulipa sylvestris_
+de l’Europe moyenne.
+
+Le sommet le plus élevé du Djebel-Morghad s’élève à 2136
+mètres ; pour l’atteindre par l’arête que nous suivions,
+il faut escalader des escarpements qui ont la forme d’énormes
+marches d’escalier irrégulières, dans les interstices desquelles
+croissent des buissons de chênes-verts mélangés de _Cotoneaster_
+et de _Berberis_. Le sommet lui-même est plat et les chênes-verts
+qui le couvrent sont si hauts et si serrés qu’ils forment un
+dôme ombreux continu. Là-dessous végète le _Geum_ formant un
+tapis très dense et d’un beau vert. Au moment de notre arrivée
+au sommet, la pluie commençait à tomber et c’est en toute hâte
+que nous redescendîmes à notre campement. Nous eûmes à traverser
+encore une prairie-clairière au pied des escarpements du sommet,
+mais un troupeau de chameaux y pâturait et n’avait rien laissé
+à brouter pour un botaniste.
+
+Le dimanche 26, nous revenions à Aïn-Sefra en passant par Tircount,
+un autre point d’eau du Faidjet-el-Betoum.
+
+La source de Tircount est beaucoup plus abondante que celle de Bellef
+Loufa, aussi il y a là une véritable forêt de lauriers-roses et
+de nombreuses cultures. A l’ombre de ces lauriers-roses dans le
+sable humide, j’ai pu récolter un très grand nombre de plantes
+intéressantes.
+
+Le soir, de retour à Aïn-Sefra, toute la plaine était illuminée
+par les feux de bivouac d’un convoi revenu d’Igli. Il y avait là
+plusieurs milliers de chameaux accompagnés de nombreux indigènes
+qui campaient dans le bled.
+
+Les deux jours suivants sont employés à la mise en ordre de mes
+collections ; le temps est couvert et il ne fait pas chaud.
+
+Le 30 mai, visite au ksar d’Aïn-Sefra, herborisation dans les
+jardins et à la base de la dune. Les jardins sont d’une fertilité
+incomparable, chacun a son puits servant à l’irrigation. On emploie
+pour cela un seau pendu à une corde attachée au bout d’une longue
+perche mobile autour d’un madrier transversal. A l’autre bout
+de la perche se trouve un contrepoids qui facilite la manœuvre. Au
+moyen de cet instrument primitif, on remplit un réservoir qui se
+déverse ensuite dans de petits canaux aboutissant au pied de chaque
+arbre à arroser.
+
+Vendredi 31 mai : excursion à Tiout. Après avoir traversé de grandes
+étendues couvertes de buissons disséminés de _Zizyphus Lotus_,
+nous arrivons près d’une petite arête rocheuse qui fait saillie
+sur la plaine et qu’on longe pour arriver à Tiout. Ces rochers sont
+sculptés d’une façon très remarquable par l’érosion aquilonaire
+et seraient très propices à une embuscade, aussi n’étions-nous
+pas rassuré en y apercevant des rodeurs, le soir au moment de notre
+retour. C’est du reste la seule fois que nous en ayons rencontré.
+
+Voici enfin l’oasis où nous attend l’hospitalité plantureuse du
+caïd des Soualas ; aussi après dîner faut-il faire la sieste. Voilà
+bien du temps perdu ! Cependant je m’éclipse le plus vite possible
+pour aller faire une rapide herborisation près de l’oued et sur
+les rochers déchiquetés qui dominent la petite rivière.
+
+La rentrée à Aïn-Sefra s’opère à 10 heures du soir par un
+clair de lune d’une beauté incomparable. Nos chevaux galopent et
+filent comme des fantômes sur le steppe où la lune met une clarté
+blafarde mais si vive qu’on distingue chaque brin d’herbe.
+
+Le surlendemain 2 juin, nous montions au poste optique du Djebel
+Aïssa ; c’est un block-house qui se trouve à 1600 m., sur
+l’arête W. dénudée du Djebel Aïssa. En y arrivant nous
+débusquons un troupeau de gazelles que nous saluons en vain de
+quelques coups de fusil. C’est la journée aux malheurs ; nous
+avons répandu par accident notre provision de liquide et l’on ose
+à peine allumer du feu pour bouillir l’eau de la citerne du poste
+optique. — Depuis le 1er juin tout incendie de prairie ou de forêt
+allumé par mégarde rend son auteur passible du Conseil de guerre. —
+Nous longeons l’arête de la montagne jusqu’à une altitude de
+1850 m. environ. A l’aller nous explorons quelques rochers ombreux
+du versant N.-W. mais au retour je prends seul avec Ben-Abdallah,
+par les grandes parois qui tombent abruptes du côté du S.-E.
+
+Sur le versant N., bien des plantes en bouton nous montrent que nous
+ne sommes pas en retard pour une herborisation dans ces parages. Sur
+le versant S. au contraire, il n’y a presque rien.
+
+Mourant de soif nous retournons au poste optique et, après nous être
+abreuvé avec l’eau plus que douteuse de la citerne, nous rentrons
+en hâte à Aïn-Sefra, où nous arrivons le soir très tard.
+
+Mardi 4, grâce à une réquisition du général Bertrand, je
+m’embarquai avec Ben-Nahoum sur un train de ravitaillement pour
+Duveyrier. La ligne contourne le Djebel Mekter et passe dans des
+tranchées profondes où nous admirons en grande quantité le joli
+_Rumex_ rouge que nous avons récolté au Djebel Aïssa.
+
+A Aïn-el-Hadjej, nous avons le temps de recueillir à la hâte
+quelques-unes des plantes les plus caractéristiques de ce steppe et
+nous continuons à rouler à travers la plaine presque déserte où
+l’on aperçoit guère que les mamelons grisâtres de l’_Anabasis
+aretioides_.
+
+Nous arrivons à Duveyrier à 11 heures et nous y sommes reçus
+très aimablement par les officiers de ce poste. Si je veux faire
+quelques collections, il ne s’agit pas de perdre mon temps et,
+par une chaleur torride, je m’embarque avec un tirailleur algérien
+mis à ma disposition par le commandant.
+
+[Illustration : LE MARCHÉ DE L’ORGE À AÏN-SEFRA.]
+
+[Illustration : PRESSE POUR ÉTENDRE LES PLAQUES DE LIÈGE ET LES LIER.]
+
+Je m’en vais faire une petite tournée aux environs, d’abord près
+de l’oued où nous ne trouvons rien d’intéressant, ensuite sur les
+rochers désertiques du Raz ed Dib dont nous faisons l’ascension. De
+ce sommet nous apercevons dans le lointain le Figuig. Après avoir
+arraché à la hâte toutes les espèces à notre portée, nous
+redescendons au pas de gymnastique dans ces éboulis grillés et nous
+arrivons trempés de sueur pour prendre le train qui devait repartir
+à 3 heures. Tout cela par une température qui excédait sûrement
+40 degrés à l’ombre.
+
+Au retour nous débarquons à la station de Mograr : Le caïd nous
+attendait et, avant d’aller souper chez lui, nous faisons une
+tournée dans les rochers arides et déserts au N. de l’oasis. Là
+nous récoltons cependant, dissimulés dans les infractuosités
+des rochers, un bon nombre de plantes à caractère désertique
+marqué. Nous y rencontrons même une de ces affreuses petites vipères
+à corne si justement redoutées des Arabes. Je lui coupe la tête
+d’un coup de piolet, et je l’envoie dans la naphtaline rejoindre
+la collection d’insectes.
+
+Le lendemain, départ à la première heure. Montés sur les chevaux
+prêtés par le caïd, nous traversons les mêmes rochers que la veille
+et nous arrivons sur le petit plateau pierreux qui s’étend entre
+ces rochers et le Djebel Mekter. Nous avons remarqué là un monument
+fort ancien au dire de mon spahi Ben-Nahoum. La tombe d’un marabout,
+dont l’emplacement est jalonné par un gros tas de pierres. Chaque
+Arabe y ajoute la sienne en passant et le tas va s’augmentant pour
+la plus grande gloire du saint homme.
+
+Nous abordons les pentes du Djebel Mekter et nous nous élevons sur
+ses flancs par un petit sentier jalonné au moyen de kairns tout à
+fait semblables à ceux que l’on rencontre dans nos Alpes. Toujours
+herborisant, nous pénétrons dans la zone boisée et nous allons
+demander l’hospitalité à la tribu des Ouled-Saïd installée dans
+une de ces nombreuses prairies-clairières au sommet du col. Après
+dîner, le temps se couvrant, nous descendons bien vite dans la
+vallée d’Aïn-Sefra. Nous traversons la dune en suivant le lit
+d’un oued qui la coupe de part en part, et nous rejoignons le lit
+de l’oued el Bridj que nous suivons jusqu’à Aïn-Sefra.
+
+Les deux jours qui suivirent furent employés encore à
+l’organisation, au séchage des collections et à l’acquisition
+d’un grand nombre d’objets fabriqués avec des produits
+végétaux : nattes, tapis, paniers, ustensiles divers. A noter
+en particulier, une serrure en bois du type de celle qui était
+employée par les anciens Hébreux au temps du Christ, et que nous
+avons retrouvée dans tous les ksour du Sud.
+
+Samedi 8 : Grâce à l’obligeance de M. Brossard, interprète au
+bureau arabe d’Aïn-Sefra, j’assistai à une chasse aux criquets
+sur la dune. Les indigènes réquisitionnés à cet effet cernent le
+troupeau de jeunes sauterelles et le chassent devant eux, vers une
+tranchée profonde creusée préalablement dans le sable. Toutes ces
+petites bêtes s’y précipitent et lorsque cette masse grouillante
+est venue s’accumuler au fond du trou, on la recouvre rapidement
+avec du sable. Ou bien, si le troupeau n’est pas trop considérable,
+on le chasse vers un tas d’herbes sèches auxquelles on met le feu.
+
+Dimanche 9 juin, l’heure du départ a sonné ! J’emballe en hâte
+toutes mes collections et je prends congé de toutes les personnes qui
+m’ont reçu ici avec tant d’amabilité. Au dernier moment encore
+le caïd des Soualas m’envoie en cadeau un sabre et un grand panier
+arabe décoré avec des cuirs de couleur. Ben-Nahoum m’accompagne
+à la gare et par un orage épouvantable le train s’ébranle et
+m’emporte loin de ce pays pour lequel je m’étais pris déjà
+d’une singulière affection.
+
+Je devais m’arrêter à Mécheria, pour faire l’ascension du
+Djebel Antar, mais pendant la nuit que je passai là, je ressentis les
+premières atteintes du typhus. Je m’empressai donc de m’embarquer
+le lendemain pour rentrer à Alger où, grâce aux soins dévoués
+d’un cousin, je me rétablis assez rapidement.
+
+Au bout de quatre semaines environ, je me trouvai assez bien pour
+rentrer en Europe. Cependant je ne m’embarquai pas avant d’avoir
+fait de nombreuses acquisitions de produits végétaux manufacturés
+destinés aux musées botaniques de Genève et de Zurich. C’est
+à ce moment que j’eus l’occasion de visiter aussi l’usine
+de préparation du liège de notre aimable consul, M. Borgeaud. Ce
+dernier me fit remettre aussi une série considérable de produits
+végétaux pour les musées sus-nommés.
+
+Quelques jours plus tard j’eus la bonne fortune de faire
+la connaissance de MM. les professeurs Battandier et Trabut,
+les distingués auteurs de la Flore d’Algérie. Ces messieurs
+voulurent bien jeter un coup d’œil rapide sur une grande partie
+de mes collections et me donner la détermination approximative de
+la majorité des plantes qu’elles contenaient. Ces indications
+préliminaires m’ont certainement beaucoup facilité la tâche pour
+les déterminations définitives et, comme je l’ai dit déjà dans
+mon introduction, je dois à ces Messieurs beaucoup de reconnaissance.
+
+Je m’embarquai enfin pour Genève où j’arrivai le 8 juillet.
+
+[Illustration]
+
+
+[Note 2 : Hochreutiner, _Sur un type spécial de dunes_ in _Comptes
+rendus de l’Acad. sc. Paris_, 9 février 1903.]
+
+
+
+
+ DEUXIÈME PARTIE
+
+ =Phytogéographie.=
+
+ * * * * *
+
+
+ =Principales associations végétales observées dans le Sud de la
+ Province d’Oran.=
+
+
+Nous tenons à répéter ici une fois de plus que, pressé par un
+départ imminent, nous sommes obligé, pour ne pas perdre le fruit
+des observations faites au cours de cette exploration, d’éliminer
+absolument tout ce qui n’est pas indispensable à notre exposé.
+
+Nous laissons donc la bibliographie de côté ; on nous pardonnera
+peut-être cette omission imposée par le temps, puisque aucun
+des nombreux auteurs qui ont écrit sur la flore de l’Algérie
+n’a traité la question à notre point de vue. Seul Cosson
+(_Comp. Fl. Atl._ I p. 241-258) a publié un aperçu rapide des plus
+grandes régions naturelles de l’Algérie, puis Debeaux (_Fl. de
+la Kabylie du Djurdjura_, p. 447-466) a étudié les éléments de
+la géographie botanique du Djurdjura. Les autres notions que nous
+possédons sur la phytogéographie de l’Algérie, sont des récits
+d’herborisation et non des exposés systématiques.
+
+Même Debeaux, dans sa notice, s’attache plutôt à la
+distribution géographique qu’à une description rationnelle des
+associations. Dans la seule partie où il établit des comparaisons,
+avec la flore des hauts plateaux, par exemple, il base ses proportions
+sur l’ensemble des espèces, quelles que soient les associations
+auxquelles elles appartiennent, de sorte que les résultats sont
+noyés et prouvent en somme peu de chose.
+
+Il convient de citer aussi le remarquable travail de M. Massart[3],
+lequel est rédigé sous forme d’itinéraire il est vrai, mais qui
+donne des détails fort intéressants au point de vue biologique. Dans
+un grand nombre de cas, nous avons pu contrôler leur exactitude et,
+à ce point de vue particulier, il complète nos observations purement
+géographiques.
+
+Mais, comme ses devanciers, M. Massart ne s’occupe pas des
+associations.
+
+C’est surtout ces dernières que nous aurons en vue ici, nous
+le répétons, et dans nos listes nous ne pourrons tenir compte
+naturellement que de nos herborisations et de nos notes.
+
+Dans le Sud-Oranais on rencontre les grandes associations suivantes :
+
+1) _Les oasis et les points d’eau_ — caractérisés par des
+cultures nombreuses et par une végétation arborescente dont les
+espèces les plus remarquables sont : les dattiers, les lauriers roses,
+les tamaris et les peupliers.
+
+2) _Les dunes_ — caractérisées par une végétation de plantes
+herbacées, nombreuses au pied de la dune et devenant de plus en plus
+rares vers le sommet qui est complètement dénudé. L’espèce la
+plus caractéristique est le drinn (_Aristida pungens_).
+
+3) _Les steppes_ — qui présentent les aspects les plus divers
+suivant l’espèce prédominante qui peut être fort différente
+suivant les endroits. La plante la plus remarquable de cette formation
+est l’alfa (_Stipa tenacissima_).
+
+4) _Les montagnes_ — caractérisées par des bois de genévriers
+et de chênes-verts disséminés et couvrant le sommet de toutes les
+montagnes de la région.
+
+5) _Les rochers désertiques de l’Extrême-Sud_ — que l’on
+dirait de loin dépourvus de végétation, mais qui, étudiés de
+près, présentent dans leurs anfractuosités une série de petites
+plantes désertiques très espacées et faisant montre des adaptations
+les plus intéressantes à une sécheresse prolongée.
+
+Il va sans dire qu’à l’intérieur de ces formes de végétation
+dont plusieurs avaient été déjà définies par Cosson, nous
+distinguerons toutes les associations particulières que nous avons
+eu l’occasion de voir et d’analyser. Elles se laissent toutes
+classer sous l’un des cinq chefs précités.
+
+Pour l’étude des zones, nous avons noté chaque fois l’altitude
+approximative à laquelle les plantes ont été récoltées. Pour
+cela nous nous sommes servi d’un baromètre anéroïde réglé
+sur l’Observatoire de Genève et contrôlé à Alger et à
+Aïn-Sefra. A l’aide de ce petit instrument nous avons relevé les
+altitudes au moment des haltes et nous avons noté par estimation les
+stations successives explorées. Pour la comparaison de la flore des
+montagnes avec celle du Tell, nous nous en sommes tenu aux données
+très vagues des ouvrages floristiques à notre disposition. Par
+crainte d’erreurs, nous avons considéré comme plantes habitant
+exclusivement les hautes montagnes du Tell, celles qui étaient
+signalées comme habitant au-dessus de 1800 m. ou bien sur les hauts
+sommets du Djurdjura. Mais nous ne nous dissimulons pas qu’il
+y ait là-dedans beaucoup d’approximations malgré le soin avec
+lequel nous avons éliminé les espèces sur lesquelles nous étions
+renseigné d’une façon incomplète.
+
+Pour l’étude des affinités floristiques avec d’autres pays,
+nous avons établi l’aire de dispersion de chaque espèce et lorsque
+nous en avions les moyens, de chaque variété, en nous basant sur les
+ouvrages cités plus bas. Ils indiquent la distribution géographique,
+non seulement dans leur dition, mais aussi dans le reste de l’ancien
+monde. C’est ainsi que nous avons pu contrôler dans une certaine
+mesure les données de ces ouvrages en les comparant les uns avec
+les autres.
+
+Nous ne nous dissimulons pas toutefois que, pour avoir des
+renseignements précis sur ce sujet, il eut été nécessaire de
+consulter un grand nombre d’herbiers et d’établir à chaque
+reprise l’aire de dispersion en consultant les étiquettes
+originales. Nous n’avons pu le faire que dans quelques cas, à
+propos de plantes rares ou peu connues. Nous avons relevé alors la
+distribution d’après les collections si complètes de l’Herbier
+Boissier et de l’Herbier Delessert.
+
+Les ouvrages suivants ont été consultés au point de vue
+géographique : Battandier et Trabut, _Flore d’Algérie_ ;
+Bonnet et Barratte, _Catalogue de la Flore de Tunisie_ ; Boissier,
+_Flora orientalis_ ; Nyman, _Conspectus Floræ europæae_ ; Ball,
+_Spicilegium Maroccanum_. Dans les cas douteux seulement, nous avons
+eu recours aux ouvrages plus spéciaux de Willkomm et Lange, Cosson,
+l’Abbé Chevalier, Pomel, Ascherson et Schweinfurth, Grenier et
+Godron, etc. etc.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE I
+
+ =Les oasis et les points d’eau.=
+
+
+Comme nous l’avons déjà dit, cette forme de végétation
+est caractérisée presque toujours par des cultures et des
+arbres. Cependant elle peut varier beaucoup comme aspect et comme
+composition. Entre la véritable oasis, où autour d’un ksar[4]
+se groupe une véritable forêt de palmiers-dattiers (v. Pl. III,
+fig. 4) abritant sous son ombre des jardins bien irrigués et la
+source ou le puits isolé dans la plaine, il y a une différence
+bien tranchée. Ces derniers en effet sont jalonnés seulement par
+quelques tamaris ou lauriers-roses.
+
+Les sources dans la montagne ont aussi une physionomie spéciale,
+malgré quelques caractères communs, comme la présence de nombreuses
+plantes cosmopolites ; c’est pourquoi nous aurons l’occasion
+d’en reparler dans le chapitre IV.
+
+§ 1. OASIS PROPREMENT DITES. — Dans ce paragraphe nous tenons
+compte surtout d’Aïn-Sefra, de Tiout et de Mograr Foukani que nous
+avons visités en détail. Parmi les espèces les plus déterminantes
+au point de vue de la physionomie il faut citer : les palmiers,
+les tamaris et, en nombre plus restreint, les lauriers-roses et les
+peupliers. A Aïn-Sefra ces derniers ont été plantés, je crois.
+
+Sous ces arbres on cultive, en les irrigant, toutes sortes de
+légumes : cardons, oignons, pommes-de-terre, tomates, fèves, etc. ;
+des arbres fruitiers : pommiers, abricotiers, figuiers ou même
+cerisiers, et des céréales : de l’orge ordinairement (V. Pl. I,
+fig. 1 et Pl. II, fig. 3).
+
+Dans les oasis presque abandonnées comme Tiloula, les cultures
+sont beaucoup plus restreintes, les dattiers moins nombreux et les
+lauriers-roses en plus grande quantité ; il s’y ajoute des betoums
+(_Pistacia atlantica_). Parmi les cultures, au bord des ruisseaux
+d’irrigation, dans le terrain marécageux, les espèces suivantes
+forment des associations ressemblant à celles de toutes nos mares
+européennes (V. Pl. II, fig. 2).
+
+Dans les flaques d’eau sont de véritables Scirpaies :
+
+ _Scirpus Holoschœnus_ L.
+
+ _Cyperus rotundus_ L.
+
+ _Juncus bufonius_ L. v. _hybridus_ Coss. et Dur.
+
+ _Apium nodiflorum_ Reich.
+
+et comme espèces plus petites :
+
+ _Juncus maritimus_ Lam. v. _arabicus_ Asch. et Buch.
+
+ _Juncus Fontanesii_ J. Gay.
+
+Dans le terrain marécageux, mais non inondé, sont des Cariçaies
+(fort pauvres en _Carex_ du reste), entourant les Scirpaies ; les
+espèces que nous y avons relevées sont :
+
+ _Veronica Anagallis_ L.
+
+ _Carex divisa_ Huds.
+
+ _Samolus Valerandi_ L.
+
+ _Polypogon monspeliense_ Desf.
+
+ _Equisetum ramosissimum_ Desf.
+
+ _Pulicaria inuloides_ DC.
+
+ _Festuca elatior_ L. subsp. _arundinacea_ Hackel v. _genuina_
+ Hackel et v. _Fenas_ Hackel.
+
+ _Oryzopsis miliacea_ Batt. et Tr.
+
+Dans le sable humide au bord des ruisseaux, mais à une plus grande
+distance de l’eau encore, se pressent les espèces suivantes dont
+la majorité est toujours cosmopolite comme chez les précédentes,
+mais avec des variétés particulières relevant d’espèces à aire
+plus restreinte. Ce sont :
+
+ _Lotus corniculatus_ L. (sous deux formes assez particulières).
+
+ _Sonchus maritimus_ L.
+
+ _Launæa resedifolia_ O. Kuntz. v. _viminea_ Hochr.
+
+ _Euphorbia terracina_ L. v. _trapezoidalis_ Hochr.
+
+ _Senecio coronopifolius_ Desf. v. _oasicola_ Hochr.
+
+ _Convolvulus arvensis_ L.
+
+ _Cynodon Dactylon_ Pers.
+
+ _Melilotus indica_ All.
+
+ _Spergularia media_ Pers.
+
+ _Frankenia pulverulenta_ L.
+
+ _Alsine geniculata_ Hochr.
+
+ _Astragalus cruciatus_ Link.
+
+ _Brachypodium distachyum_ P. de Beauv. v. _genuinum_ Willk. et Lange
+
+et enfin dans les endroits plus secs :
+
+ _Chenopodium murale_ L. v. _microphyllum_ Boiss.
+
+Dans les mares des points d’eau, comme dans celles des oasis,
+se trouve une association de plantes flottantes ou submergées ;
+ce sont, à part les algues vertes et les _Characées_ indiquées
+dans notre liste de cryptogames :
+
+ _Lemna minor_ L.
+
+ _Potamogeton natans_ L.
+
+ _Zannichellia palustris_ L.
+
+Faisant abstraction des dattiers et des peupliers qui peuvent être
+considérés comme cultivés, on pourra voir que cette association
+des oasis où nous avons noté trente-six espèces, se compose :
+
+A. De plantes cosmopolites ou répandues tout autour de la
+Méditerranée et dans l’Europe centrale[5]. Telles sont, par
+exemple : _Veronica Anagallis_, _Scirpus Holoschœnus_, _Samolus
+Valerandi_, _Potamogeton natans_, etc. ; en tout vingt-deux espèces,
+c’est-à-dire 61 %.
+
+B. D’espèces répandues tout autour de la Méditerranée ;
+exemples : _Frankenia pulverulenta_, _Brachypodium distachyum_
+v. _genuinum_, _Polypogon monspeliense_, etc. ; en tout huit espèces,
+c’est-à-dire 22 %.
+
+C. D’espèces méditerranéennes sous forme de variétés spéciales
+à aire très restreinte : _Astragalus cruciatus_ v. _polyactinus_,
+connu en Algérie et en Espagne seulement. _Senecio coronopifolius_
+v. _oasicola_ var. nov. _Euphorbia terracina_ var. _trapezoidalis_ ;
+en tout trois, environ 8 %.
+
+D. D’espèces répandues en Barbarie et en Orient : _Pulicaria
+inuloides_, _Chenopodium murale_ v. _microphyllum_, deux seulement,
+environ 6 %.
+
+F. Une seule plante possédant une aire occidentale, c’est le
+_Launæa resedifolia_ v. _viminea_.
+
+§ 2. POINTS D’EAU. — Visités d’une façon plus spéciale :
+Tircount, Bellef Loufa, Duveyrier (Voy. Pl. IV, fig. 5). Les espèces
+qui donnent la physionomie sont ici : les _lauriers-roses_[6] ou les
+_tamaris_, ou les deux mélangés, formant parfois de petits bois
+ombreux au sol humide, où l’on rencontre à côté d’un certain
+nombre des cosmopolites déjà mentionnés à propos des oasis,
+une série d’autres formes à aire restreinte.
+
+Cette association se compose de :
+
+ _Festuca elatior_ L. v. _Fenas_ Hack., cosmopolite ou tout au
+ moins circumméditerranéen.
+
+ _Cyperus lævigatus_ L., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Solanum nigrum_ L., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Telephium Imperati_ L., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Chenopodium foliosum_ Asch. et Græb., cosmopolite ou tout au
+ moins circumméditerranéen.
+
+ _Frankenia pulverulenta_ L., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Polypogon monspeliense_ Desf., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Juncus Fontanesii_ J. Gay, cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Spergularia diandra_ Heldr. et Sart., cosmopolite ou tout au
+ moins circumméditerranéen.
+
+ _Herniaria cinerea_ DC., cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Calendula ægyptiaca_ Pers.[7], cosmopolite ou tout au moins
+ circumméditerranéen.
+
+ _Matthiola oxyceras_ DC. v. _oasicola_ Hochr., plante spéciale
+ à la région.
+
+ _Plantago Coronopus_ L. v. _oasicola_ Hochr., plante spéciale
+ à la région.
+
+ _Filago spathulata_ Presl. v. _oasicola_ Hochr., plante spéciale
+ à la région.
+
+ _Hedypnois cretica_ Willd., v. _oasicola_ Hochr., plante spéciale
+ à la région.
+
+ _Erucastrum varium_ Durieu v. _montanum_ Coss., plante spéciale
+ à la région.
+
+ _Muricaria Battandieri_ Hochr., v. _subintegrifolia_ Hochr.,
+ plante spéciale à la région.
+
+ _Crambe Kralikii_ Coss., plante spéciale à la région.
+
+ _Erucaria uncata_ Boiss., à dispersion orientale.
+
+ _Pulicaria inuloides_ DC., à dispersion orientale.
+
+ _Anacyclus cyrtolepidioides_ Pomel, à dispersion orientale.
+
+ _Scabiosa monspeliensis_ Jacq.[8], à dispersion occidentale,
+auxquels on pourrait ajouter encore la plupart des cosmopolites des
+oasis et en tous cas les plantes submergées énumérées plus haut.
+
+Autour des tamaris et des lauriers-roses se trouvent toujours quelques
+cultures, parfois très restreintes, de plantes herbacées. Les
+palmiers comme les grands arbres manquent dans ces endroits. Comme
+on vient de le voir, dans les points d’eau ce sont aussi les
+cosmopolites qui dominent (52 %) ; les plantes spéciales sont en
+plus grand nombre (30 %), et nous retrouvons aussi quelques espèces
+à dispersion orientale (13 %) et une seule à dispersion occidentale.
+
+§ 3. SOURCES DE MONTAGNE. — Au milieu de la région boisée, on
+rencontre des sources donnant naissance à de minuscules prairies plus
+ou moins marécageuses ; et l’on y rencontre de nouveau l’élément
+cosmopolite ou plus ou moins circumméditerranéen déjà mentionné ;
+exemple :
+
+ _Veronica Anagallis_ L.
+
+ _Scirpus Holoschœnus_ L.
+
+ _Sonchus asper_ Hill.
+
+ _Ranunculus macrophyllus_ Desf. v. _macrophyllus_ Hochr.
+
+ _Scrophularia canina_ L.
+
+ _Sideritis montana_ L. v. _ebracteata_ Briq.
+
+ _Lamium amplexicaule_ L.
+
+mélangés à des espèces occidentales en beaucoup plus grand nombre :
+
+ _Asphodelus cerasifer_ Gay.
+
+ _Rosa Pouzini_ Trattinick.
+
+ _Nepeta Nepetella_ L. v. _amethystina_ Briq.
+
+ _Marrubium supinum_ L.
+
+et une variété un peu spéciale :
+
+ _Populus alba_ L. v. _integrifolia_ Ball (Voy. Pl. XIII, fig. 20,
+ 2me plan).
+
+Malgré l’humidité constante, jamais il ne se forme quoi que ce
+soit qui ressemble à une tourbière.
+
+§ 4. CONCLUSION. — Comme on le voit, ces associations des oasis et
+points d’eau ont un caractère trivial très marqué. En ne tenant
+pas compte des sources de montagne dont les affinités occidentales
+résultent de leur position à une altitude déjà considérable,
+la proportion des espèces _plus ou moins cosmopolites ou du moins
+circumméditerranéennes_ est de 71 % de l’ensemble des espèces
+observées. La grande majorité de ces espèces ne se rencontre que
+dans les endroits humides ; en dehors du Tell on ne les trouve donc
+que là où il y a de l’eau, et je crois que ce n’est pas trop
+s’avancer en attribuant leur dissémination aux cultures et au
+bétail, c’est-à-dire à l’influence de l’homme.
+
+Le second élément de ces associations — les plantes que nous
+nommerons _oasicoles_ — est formé par les _espèces empruntées aux
+associations voisines_ : le steppe ou la montagne. Parmi ces espèces,
+les unes sont si profondément modifiées par le milieu qu’elles
+constituent des variétés particulières, les autres ne sont pas
+transformées, mais elles sont plus exubérantes.
+
+Au nombre des premières sont plusieurs variétés décrites par nous
+sous le nom d’_oasicola_ ; elles se distinguent presque toutes par
+leur port très allongé, leurs grandes fleurs, leurs grandes feuilles
+et leur glabrescence.
+
+Ces oasicoles constituent à peu près le 28 % de
+l’association. Elles comprennent, sous des formes spéciales ou
+sous des formes typiques :
+
+_a_) des espèces méditerranéennes comme le _Filago spathulata_,
+l’_Hedypnois cretica_, etc.
+
+_b_) des plantes particulières à l’Algérie ou à la Barbarie
+comme : _Crambe Kralikii_, _Muricaria Battandieri_, etc.
+
+_c_) des espèces à dispersion orientale, en petit nombre,
+exemple : _Erucaria uncata_, _Chenopodium murale_ v. _microphyllum_,
+etc. (env. le 7 % de l’ensemble des espèces observées).
+
+_d_) trois plantes seulement à dispersion occidentale : _Scabiosa
+monspeliensis_, _Launæa resedifolia_ O. Kuntz. var. _viminea_ Hochr.,
+_Astragalus cruciatus_ Link var. _polyactinus_ Hochr.[9].
+
+Ces oasicoles étant empruntées aux associations voisines, il
+n’est pas difficile de se représenter que leur dissémination
+à courte distance a lieu par des moyens quelconques, le vent plus
+spécialement. La seule difficulté qui pourrait s’élever, serait
+au sujet de notre série _d_ (à dispersion occidentale), mais nous
+verrons qu’on peut expliquer facilement sa présence par la migration
+des flores.
+
+Le troisième élément, qui se réduit à une seule espèce
+particulière aux oasis et points d’eau, mais à dispersion
+exclusivement orientale, est constitué par le _Pulicaria
+inuloides_. Cette aire est assez bizarre chez une plante de cette
+sorte et nous ne nous l’expliquons pas pour le moment.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE II
+
+ =Les dunes.=
+
+
+La végétation des dunes est uniforme et nous ne saurions distinguer
+plusieurs modes comme dans le chapitre précédent. Cette association
+revêt en somme la forme steppique, c’est-à-dire qu’elle est
+formée de touffes plus ou moins isolées (Voy. Pl. IV, fig. 6) les
+unes des autres. Seulement ces touffes sont resserrées et en grande
+quantité au pied de la dune, où les espèces sont aussi les plus
+nombreuses (Voy. Pl. V, fig. 7). Plus on s’élève au contraire,
+plus les touffes vont s’espaçant, plus les espèces deviennent
+rares, jusqu’à ce qu’enfin on arrive dans la partie dénudée
+où, dans une véritable mer de sable mouvant, on n’aperçoit plus
+qu’à de grandes distances quelques plants d’_Aristida pungens_
+(Voy. Pl. V, fig. 8)[10].
+
+Toutes les espèces des dunes présentent des adaptations
+particulières à la vie dans le sable. Signalons à la hâte les
+suivantes : racines démesurées, plongeant dans le sol, rhizomes
+très longs se ramifiant en tous sens, racines couvertes sur toute
+leur surface et sur toute leur longueur d’un épais tomentum de
+poils absorbants (ce qui est le cas particulièrement pour toutes
+les _Graminées_ des sables), etc.
+
+A part deux ou trois buissons ne dépassant pas trois mètres de haut
+(_Genista Rætam_, _Saharæ_ et _sphærocarpa_)[11], la végétation
+des dunes est herbacée ; l’association observée par nous se
+compose des espèces suivantes :
+
+ _Aristida pungens_ Desf., depuis l’Algérie jusque dans
+ l’Orient méridional.
+
+ _Genista Rætam_ Forsk., depuis l’Algérie jusque dans l’Orient
+ méridional.
+
+ _Cleome arabica_ L., depuis l’Algérie jusque dans l’Orient
+ méridional.
+
+ _Cyperus conglomeratus_ Rottb., depuis l’Algérie jusque dans
+ l’Orient méridional.
+
+ _Bassia muricata_ All., depuis l’Algérie jusque dans l’Orient
+ méridional.
+
+ _Argyrolobium uniflorum_ Jaub. et Spach, depuis l’Algérie
+ jusque dans l’Orient méridional.
+
+ _Hippocrepis bicontorta_ Loisel. v. _sinuosissima_ Pomel[12],
+ depuis l’Algérie jusque dans l’Orient méridional.
+
+ _Echinops spinosus_ L., répandu en Barbarie depuis le Maroc
+ jusqu’en Orient.
+
+ _Atractylis flava_ Desf. v. _citrina_ Hochr., répandu en Barbarie
+ depuis le Maroc jusqu’en Orient.
+
+ _Astragalus Gombo_ Coss. et Dur., répandu en Barbarie depuis le
+ Maroc jusqu’en Orient.
+
+ _Onopordon arenarium_ Pomel[13], répandu en Barbarie depuis le
+ Maroc jusqu’en Orient.
+
+ _Genista Saharæ_ Coss. et Dur., connu en Algérie et en Tunisie.
+
+ _Eremobium ægyptiacum_ Hochr. v. _longisiliquum_ Hochr., connu
+ en Algérie et en Tunisie.
+
+ _Euphorbia calyptrata_ Coss. et Dur., connu en Algérie, etc.
+
+ » _Guyoniana_ Boiss. et Reut., connu en Algérie, etc.
+
+ _Convolvulus supinus_ Coss. et Kral., du Maroc à Tripoli.
+
+ _Thymelæa microphylla_ Coss. et Dur., du Maroc à Tripoli.
+
+ _Rumex tingitanus_ L. v. _lacerus_ Batt. et Tr., du Maroc en
+ Tunisie.
+
+ _Eruca sativa_ Lam. v. _stenocarpa_ Coss., du Maroc en Tunisie.
+
+ _Mecomischus halimifolius_ Hochr., esp. endémique, du Maroc
+ en Tunisie.
+
+ _Andryala Chevalieri_ Barr., esp. endémique, du Maroc en Tunisie.
+
+ _Centaurea dimorpha_ Viv. v. _lævibracteata_ Hochr. v. endémique,
+ du Maroc en Tunisie.
+
+ _Linum angustifolium_ Huds. v. _submicranthum_
+ Hochr. v. endémique, du Maroc en Tunisie.
+
+ _Astragalus tenuifolius_ Desf. v. _austro-oranensis_
+ Hochr. v. endémique, du Maroc en Tunisie.
+
+ _Cutandia memphitica_ Benth., d’Espagne en Orient en passant
+ par la Barbarie.
+
+ _Nonnea violacea_ DC., d’Espagne en Orient en passant par
+ la Barbarie.
+
+ _Stipa tenacissima_ L., d’Espagne en Orient en passant par
+ la Barbarie.
+
+ _Nolletia chrysocomoides_ Cass., d’Espagne en Orient en passant
+ par Barbarie.
+
+ _Malcolmia arenaria_ DC., en Espagne et en Algérie seulement.
+
+ _Genista sphærocarpa_ Lam., en Espagne et en Algérie seulement.
+
+ _Reseda decursiva_ Forsk., circumméditerranéen.
+
+ _Senecio coronopifolius_ Desf. v. _genuinus_ Hochr.,
+ circumméditerranéen.
+
+[Illustration : Campement d’Aïn-Aïssa (source de J.-C.).]
+
+Sur 32 espèces observées par nous, il y en a donc :
+
+A. 11 orientales.
+
+B. 8 particulières au Nord de l’Afrique, mais s’étendant
+aussi vers l’Orient puisque la plupart se retrouvent encore en
+Tripolitaine.
+
+C. 4 s’étendant depuis la Tripolitaine jusqu’en Espagne.
+
+D. 2 à dispersion occidentale typique, c’est-à-dire espagnoles
+et algériennes.
+
+E. 5 formes endémiques, mais dont 2 seulement sont des espèces
+distinctes, les autres n’étant que des variétés de plantes
+habitant la région : évidemment des adaptations récentes homologues
+à celles que nous avons rencontrées parmi les oasicoles.
+
+F. 2 circumméditerranéennes.
+
+Ces chiffres permettent déjà d’affirmer les affinités orientales
+très étroites de la flore des dunes, on s’en rendra mieux compte
+encore, en examinant les espèces de plus près.
+
+Parmi les espèces dont l’aire s’étend vers l’Orient ou du
+moins dont l’aire s’étend plus loin vers l’Orient que vers
+l’Occident, les ⅚ sont indiquées par Battandier et Trabut comme
+habitant la région saharienne dans les sables, c’est-à-dire
+qu’elles peuvent être considérées comme plantes typiques des
+dunes, exemple : _Genista Saharæ_, _Convolvulus supinus_, _Cleome
+arabica_, etc.
+
+Parmi les espèces qui se trouvent en Espagne et en Barbarie, la seule
+qui ne s’étende pas au delà de Tripoli est l’alfa qui certes,
+n’est pas une plante typique des dunes, puisqu’elle rentre dans
+la caractéristique d’un grand nombre de steppes.
+
+Enfin, parmi les plantes occidentales, _Malcolmia arenaria_, _Genista
+sphærocarpa_, _Eruca sativa_ v. _stenocarpa_, il n’en est pas
+une qui manque dans le Tell ; ce sont donc plutôt des adventices
+dans l’association.
+
+Par conséquent, si nous prenons en considération les plantes
+typiques des dunes qui n’ont pas été observées par nous dans
+d’autres associations, nous verrons que sur 17 plantes dans ce cas :
+1o 16 sont indiquées par Battandier et Trabut comme spéciales à
+la région saharienne et une seulement comme se retrouvant sur les
+hauts plateaux ; 2o 10 s’étendent jusqu’en Orient, 5 jusqu’en
+Tripolitaine et 2 jusqu’en Tunisie. Pas une seule ne présente une
+aire occidentale ou même circumméditerranéenne.
+
+Ceci nous permet d’affirmer que les végétaux les plus typiques
+de l’association des dunes sont les suivants :
+
+ _Aristida pungens_, d’Orient.
+
+ _Genista Rætam_, d’Orient.
+
+ _Astragalus Gombo_, d’Orient.
+
+ _Cyperus conglomeratus_, d’Orient.
+
+ _Cleome arabica_, d’Orient.
+
+ _Bassia muricata_, d’Orient.
+
+ _Hippocrepis bicontorta_, d’Orient.
+
+ _Cutandia memphitica_, d’Orient.
+
+ _Eremobium ægyptiacum_, d’Orient.
+
+ _Atractylis flava_ v. _citrina_, d’Orient.
+
+ _Euphorbia Guyoniana_, de Tripoli.
+
+ _Convolvulus supinus_, de Tripoli.
+
+ _Thymelæa microphylla_, de Tripoli.
+
+ _Nonnea violacea_, de Tripoli.
+
+ _Nolletia chrysocomoides_, de Tripoli.
+
+ _Genista Saharæ_, de Tunisie.
+
+ _Rumex tingitanus_ v. _lacerus_, de Tunisie.
+
+Rappelons pour être complet qu’il faudrait ajouter à cette liste
+deux espèces réellement endémiques :
+
+ _Mecomischus halimifolius_.
+
+ _Andryala Chevalieri_.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE III
+
+ =Les steppes.=
+
+
+Pour les associations des steppes, il nous sera impossible de procéder
+comme pour les précédentes, parce que leur nombre est infini et
+que ce sont tour à tour les espèces les plus diverses qui sont
+prédominantes, donnant ainsi à cette forme de végétation les
+aspects changeants qui font son charme. Comme la haute mer, le steppe
+a ses fervents admirateurs.
+
+Il y a cependant certains caractères communs à tous les steppes,
+c’est :
+
+1o La végétation en touffes plus ou moins espacées laissant
+apercevoir entre elles le sol dénudé.
+
+2o A l’abri de ces touffes ou parfois entre elles se trouvent
+quelques petites espèces influant du reste fort peu sur la physionomie
+générale du paysage.
+
+3o L’absence complète des arbres est à noter. Toutefois dans
+la région de la chaîne de grande bordure saharienne, on observe
+çà et là des betoum (_Pistacia atlantica_). La plupart du temps
+ils sont isolés dans la plaine et lorsqu’on en rencontre un, on
+l’aperçoit déjà de très loin comme un petit point vert sombre,
+presque noir, dans l’immensité jaune. A part cette essence que
+nous croyons avec Massart en voie d’extinction dans la région,
+il n’y a dans le steppe, en fait de végétaux ligneux, que deux ou
+trois buissons peu élevés. Et encore, deux d’entre eux (_Genista
+Rætam_ et _sphærocarpa_) sont-ils des plantes duniques ; un seul
+buisson appartient au steppe, c’est le _Zizyphus Lotus_.
+
+Vu la très grande variété des steppes, nous nous bornerons donc,
+pour établir les affinités de cette association, à énumérer
+toutes les espèces récoltées dans la dite formation quelle que
+soit sa physionomie.
+
+Après cela nous énumérerons les associations steppiques qui nous ont
+le plus frappé. Nous ajouterons pour chacune d’elles les espèces
+prédominantes et, s’il y a lieu, quelques espèces accessoires.
+
+Nous avons récolté les espèces steppiques suivantes :
+
+ _Zizyphus Lotus_ Lam., circumméditerranéen.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso., circumméditerranéen.
+
+ _Salsola Kali_ L. var. _Tragus_ Boiss., circumméditerranéen.
+
+ _Statice Thouini_ Viv., circumméditerranéen.
+
+ _Erodium laciniatum_ Willd. v. _Bovei_ Hochr.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Allium pallens_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Herniaria cinerea_ DC., circumméditerranéen.
+
+ _Teucrium Polium_ L. v. _vulgare_ Benth., circumméditerranéen.
+
+ _Ajuga Iva_ Schreb. v. _pseudo-Iva_ Benth., circumméditerranéen.
+
+ _Hedypnois cretica_ Willd., circumméditerranéen.
+
+ _Atractylis cancellata_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Coronilla scorpioides_ Koch., circumméditerranéen.
+
+ _Peganum Harmala_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Atractylis prolifera_ Boiss., s’étendant d’Algérie en
+ Orient.
+
+ _Scabiosa arenaria_ Forsk., s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Fagonia glutinosa_ Delile, s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Genista Rætam_ Forsk., s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Erucaria uncata_ Boiss., s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Euphorbia cornuta_ Pers., s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Aristida obtusa_ Delile, s’étendant d’Algérie en Orient.
+
+ _Astragalus Fontanesii_ Coss. et Dur., s’étendant d’Algérie
+ en Orient.
+
+ _Statice Bonduelli_ Lestib., d’Algérie en Tunisie et parfois
+ plus loin.
+
+ _Evax pygmæa_ Pers. v. _argentea_ Hochr. d’Algérie en Tunisie
+ et parfois plus loin.
+
+ _Euphorbia calyptrata_ Coss et Dur., d’Algérie en Tunisie et
+ parfois plus loin.
+
+ _Gymnocarpos fruticosus_ Pers., du Maroc en Orient.
+
+ _Odontospermum pygmæum_ O. Hoffm., du Maroc en Orient.
+
+ _Centaurea crupinoides_ Desf., du Maroc en Orient.
+
+ _Scorzonera undulata_ Vahl. v. _alexandrina_ Bonn. et Barr.,
+ du Maroc en Orient.
+
+ _Reseda arabica_ Boiss., du Maroc en Orient.
+
+ _Helianthemum Lippii_ Pers. v. _ellipticum_ Boiss., du Maroc
+ en Orient.
+
+ _Dianthus crinitus_ Sm. v. _typicus_ Sm., du Maroc en Orient.
+
+ » v. _tomentellus_ Boiss.[14], du Maroc en Orient.
+
+ _Matthiola oxyceras_ DC. v. _livida_ Conti, du Maroc en Orient.
+
+ _Suæda vermiculata_ Forsk.[15], du Maroc en Orient.
+
+ _Reichardia orientalis_ Hochr., d’Espagne en Orient par la
+ Barbarie.
+
+ _Haloxylon articulatum_ Bunge v. _scoparium_ Hochr.[16],
+ d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Limoniastrum Feei_ Hook., endémique dans la région.
+
+ _Rhanterium adpressum_ Coss. et Dur., endémique dans la région.
+
+ _Randonia africana_ Coss., endémique dans la région.
+
+ _Anabasis aretioides_ Moq. et Coss., endémique dans la région.
+
+ _Anthemis lonadioides_ Hochr., endémique dans la région.
+
+ _Daucus sahariensis_ Murb. le type et v. _elongatus_ Hochr.,
+ endémique dans la région.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr. v. _oranensis_ Hochr.[17], endémique
+ dans la région.
+
+ _Echinospermum patulum_ Lehm. v. _pterocarpum_ Hochr.[18],
+ endémique dans la région.
+
+ _Ononis glabrescens_ Hochr. v. _minor_ Hochr.[19], endémique
+ dans la région.
+
+ _Galium ephedroides_ Willk. v. _oranense_ Hochr.[20], endémique
+ dans la région.
+
+ _Scabiosa monspeliensis_ Jacq. v. _minor_ Batt. et Tr.[21],
+ endémique dans la région.
+
+ _Pistacia atlantica_ Desf., du Maroc en Tunisie.
+
+ _Marrubium deserti_ de Noë, du Maroc en Tunisie.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr. le type, du Maroc en Tunisie.
+
+ _Cistanche violacea_ Beck., du Maroc en Tunisie.
+
+ _Cutandia divaricata_ Benth., aire disjointe : en Barbarie et en
+ Europe méridionale.
+
+ _Launæa resedifolia_ O. Kuntz. v. _viminea_ Hochr., en Barbarie
+ et Europe méridionale.
+
+ _Ebenus pinnata_ Ait., au Maroc et en Algérie.
+
+ _Polycnemum Fontanesii_ Dur. et Moq., au Maroc et en Algérie.
+
+ _Delphinium pubescens_ DC., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Orobanche fœtida_ Poiret, d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Galium ephedroides_ Willd. le type, d’Espagne en Algérie.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC., d’Espagne en Algérie.
+
+[Illustration : Récolte du chêne-liège en Grande-Kabylie.]
+
+Si nous considérons cette liste d’une façon un peu générale, nous
+y observons les mêmes éléments que dans les listes précédentes,
+mais dans des proportions tout autres.
+
+Sur 59 espèces ou variétés citées, il y en a :
+
+A. 13 circumméditerranéennes, c’est-à-dire le 22 %. Dans cette
+association, cet élément est donc beaucoup plus nombreux que dans
+les dunes, mais moins que dans les oasis.
+
+B. 21 orientales, ou mieux 23, si nous leur ajoutons les deux espèces
+qui s’étendent d’Espagne jusqu’en Orient en passant par la
+Barbarie. Nous sommes fondés de le faire, parce que ce sont, à
+n’en pas douter, des plantes qui sont venues d’Orient et qui ont
+pénétré jusqu’en Espagne. Cela fait 39 % de plantes orientales.
+
+C. 11 endémiques dans la région (19 %), auxquelles nous pouvons
+ajouter quatre particulières au Maroc, à l’Algérie et à la
+Tunisie, ce qui fait en tout 15, c’est-à-dire 25 %.
+
+D. 6 à dispersion occidentale typique (10 %).
+
+E. 2 de ces plantes, c’est-à-dire le 3 % ont une aire disjointe et
+se retrouvent en Sicile et dans le Nord de l’Espagne sans passer
+par le Maroc. Nous pensons qu’il faut voir là cet élément à
+dispersion transversale par rapport à la Méditerranée, représenté
+par des espèces si nombreuses dans le Tell, comme l’indique Cosson.
+
+§ 1. STEPPES à UNE ESPèCE EXCLUSIVE. — Souvent on rencontre
+dans le steppe des parties qui sont envahies par une espèce
+excluant toutes les autres. En ces endroits plus ou moins étendus,
+la végétation est uniforme ; nous n’oserions cependant pas
+affirmer que cet exclusivisme soit absolu, car nous savons, pour
+l’avoir observé dans d’autres steppes, qu’entre les touffes
+sur le sol nu, des annuelles à existence très limitée peuvent se
+développer çà et là, sous l’influence d’une pluie prolongée,
+pour disparaître ensuite au bout de quelques jours. Néanmoins, pour
+qui ne séjourne pas sur place, ces steppes paraissent ne renfermer
+qu’une espèce. Tels sont ceux formés par :
+
+1) _Limoniastrum Feei_ Hook., dont nous avons observé un type très
+remarquable près de Tiout. Nous devons ajouter cependant que l’on
+y rencontre quelques exemplaires d’_Euphorbia cornuta_ Pers.
+
+2) _Gymnocarpos fruticosus_ Pers. (Voy. Pl. VI, fig. 9). C’est
+dans ce steppe que nous avons observé un grand nombre de _Cistanche
+violacea_ qui paraissaient être des plantes indépendantes tellement
+elles étaient isolées.
+
+3) _Haloxylon articulatum_ Bunge (Voy. Pl. VI, fig. 10)[22] dans une
+dépression où l’eau devait séjourner longtemps et où le terrain
+contenait du chlorure de sodium.
+
+4) _Suæda vermiculata_ Forsk., forme un steppe très curieux
+dans un terrain sablonneux à une certaine distance de l’oued de
+Duveyrier. Ce steppe se termine en s’appuyant au petit bois de
+tamaris qui longe l’oued (V. Pl. VIII, fig. 13). A cet endroit on
+trouve entre les groupes du _Suæda_ quelques _Peganum Harmala_ L.
+
+5) _Anabasis aretioides_ Moq. et Coss. Il est peut-être exagéré
+d’appeler cette espèce exclusive, car les seuls steppes à _Anabasis
+aretioides_ que nous ayons observés sont ceux que l’on traverse
+en chemin de fer, à plusieurs reprises, entre Mograr Foukani et
+Duveyrier. Quoique nous ne nous soyons pas arrêté, nous avons eu
+cependant l’impression que cette plante d’un port si frappant et
+si caractéristique occupait seule de grands espaces. Cette impression
+a été corroborée par plusieurs officiers ou médecins militaires
+qui nous ont affirmé avoir parcouru d’immenses plaines où,
+seul, ce champignon du désert, comme ils l’appellent, mettait
+dans l’étendue stérile la monotonie de ses mamelons grisâtres
+et toujours fort espacés.
+
+§ 2. STEPPES SABLONNEUX. — Les steppes de cette catégorie sont
+très variables comme composition et comme espèces prédominantes
+et ils présentent toujours une très forte proportion de plantes
+psammophiles. Cette association est, en réalité, un mélange de la
+végétation des steppes et de celle des dunes. Dans le voisinage de
+ces dernières on voit tous les passages de l’une à l’autre.
+
+Cependant, il peut arriver que ce steppe prenne une allure plus
+caractéristique dans certains endroits de la plaine où le sol est
+sablonneux sans être en rapport direct avec une dune. On pourra
+rencontrer là l’association suivante :
+
+Comme végétaux caractéristiques formant des touffes steppiques
+
+ _Stipa tenacissima_ L., qui est presque toujours en majorité.
+
+ _Rhanterium adpressum_ Coss. et Dur.
+
+ _Randonia africana_ Coss.
+
+et disséminés çà et là dans les interstices :
+
+ _Delphinium pubescens_ DC.
+
+ _Atractylis prolifera_ Boiss.
+
+ _Teucrium Polium_ L. v. _vulgare_ Benth.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr.
+
+ _Aristida obtusa_ Delile.
+
+ _Launæa resedifolia_ O. Kuntz., etc.
+
+Dans certains cas rares il s’y ajoute un ou deux buissons de
+_Genista Rætam_.
+
+Nous aurons à parler tout à l’heure des steppes composites qui se
+trouvent au voisinage des oasis et l’association dont nous allons
+nous occuper maintenant participe de leur nature.
+
+Nous verrons aussi comment Massart cherche à expliquer la présence
+de certaines espèces dans le voisinage des oasis par l’influence
+des herbivores ; mais comme, dans le cas qui nous occupe, nous avons
+affaire à une association observée au centre des hauts plateaux,
+c’est-à-dire au milieu des pâturages, le facteur mentionné
+ci-dessus semble exclus. D’autre part, comme le terrain est très
+sablonneux et un peu salé, malgré le voisinage d’un oasis point
+d’eau, nous pouvons classer cette association parmi les types de
+steppes sablonneux (Voy. Pl. VII, fig. 11).
+
+Les touffes steppiques n’y constituent pas des mottes proéminentes
+et les espèces caractéristiques sont nombreuses. On peut s’en
+rendre compte déjà par l’examen de notre figure 11. Les plus
+grosses touffes sont formées par :
+
+ _Peganum Harmala_ L.
+
+ _Lepidium subulatum_ L.
+
+ _Stipa gigantea_ Lag.
+
+ _Lygeum Spartum_ L.
+
+ _Erodium glaucophyllum_ L’Hérit.
+
+Les plantes plus petites sont :
+
+ _Herniaria mauritanica_ Murbeck.
+
+ _Atriplex parvifolius_ Lowe.
+
+ _Plantago albicans_ L.
+
+ » _maritima_ L. v. _chottica_ Hochr.
+
+ _Helianthemum hirtum_ Pers. v. _deserti_ Coss.
+
+ » _Lippii_ Pers. v. _sessiliflorum_ Spach.
+
+ _Launæa resedifolia_ O. Kuntz., v. _viminea_ Hochr.
+
+ _Muricaria Battandieri_ Hochr. v. _genuina_ Hochr.
+
+ _Sisymbrium Reboudianum_ Verlot, etc.
+
+On pourrait appeler cela le steppe sablonneux des chotts.
+
+En dernier lieu nous voudrions mentionner un type de steppe sablonneux
+assez fréquent, et caractérisé par la présence de buissons
+disséminés de _Zizyphus Lotus_. Ces derniers se trouvent le plus
+souvent au sommet de petites éminences sableuses et sont accompagnés
+par des associations analogues à celle mentionnée pour le steppe
+sablonneux non salé (Voy. Pl. VII, fig. 12).
+
+§ 3. STEPPES ROCAILLEUX. — 1. _Steppe d’alfa._ C’est le steppe
+typique le plus fréquent sur les hauts plateaux et dans la bordure
+saharienne. L’espèce prédominante et parfois presque exclusive
+qui donne la physionomie de ce steppe, est le _Stipa tenacissima_
+(V. Pl. VIII, fig. 14). A l’abri de ses énormes touffes, dont
+on voit jusqu’à l’infini ondoyer les panaches jaune pâle, se
+rencontre une série d’espèces plus petites, parmi lesquelles il
+est intéressant de constater que, suivant les régions, soit l’une
+soit l’autre peut jouir d’une prédominance relative. Ce sont :
+
+ _Daucus sahariensis_ Murbeck.
+
+ _Coronilla scorpioides_ Koch.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC.
+
+ _Herniaria cinerea_ DC.
+
+ _Astragalus Fontanesii_ Coss. et Dur.
+
+ _Ebenus pinnata_ Ait.
+
+ _Scorzonera undulata_ Vahl v. _alexandrina_ Bonn. et Barr.
+
+ _Statice Bonduelli_ Lestib.
+
+ _Atractylis cancellata_ L.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr.
+
+ _Ononis glabrescens_ Hochr.
+
+ » » » v. _minor_ Hochr.
+
+ _Odontospermum pygmæum_ O. Hoffm.
+
+2. Voici la composition d’un _steppe rocailleux dépourvu d’alfa_
+et observé plus au Sud, près de Aïn el Hadjej (Voy. Pl. XI,
+fig. 17) :
+
+ _Erucaria uncata_ Boiss.
+
+ _Helianthemum Lippii_ Pers. v. _ellipticum_ Boiss.
+
+ _Euphorbia calyptrata_ Coss. et Dur.
+
+ _Fagonia glutinosa_ Delile.
+
+ _Reseda arabica_ Boiss.
+
+ _Centaurea crupinoides_ Desf.
+
+ _Carrichtera Vellæ_ DC.
+
+ _Daucus sahariensis_ Murb. v. _elongatus_ Hochr.
+
+3. Au milieu du steppe rocailleux, on rencontre parfois dans les
+vallées de la bordure saharienne des rochers isolés qui surgissent
+de la plaine et qui ont quelqu’influence sur l’association en
+question. Ils y introduisent une certaine variété, comme on pourra le
+constater par les espèces suivantes dont deux endémismes typiques :
+
+ _Galium ephedroides_ Willk. v. _oranense_ Hochr.
+
+ » » » le type.
+
+ _Dianthus crinitus_ Sm.
+
+ _Reichardia orientalis_ Hochr.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr. v. _oranensis_ Hochr.
+
+ _Allium pallens_ L.
+
+ _Cutandia divaricata_ Benth.
+
+ _Matthiola oxyceras_ DC. v. _livida_ Conti.
+
+récoltés près de l’un de ces massifs rocheux où l’on observe
+des sculptures préhistoriques célèbres dans le pays.
+
+§ 4. STEPPES LIMONEUX. — 1. _Petites dépressions limoneuses
+du steppe d’alfa._ Ces petites dépressions font presque partie
+intégrante de l’association mentionnée plus haut, mais comme
+elles ont un facies tout à fait différent, il convient de les
+classer à part.
+
+C’est à peine une formation steppique. Dans la plaine d’alfa,
+elle se présente sous forme de petites espaces très circonscrits et
+dénudés. Le terrain rocailleux y fait place à un limon plus ou moins
+mélangé de cailloux et l’on constate çà et là de petites plantes
+appliquées contre le sol ou rampantes. Le contraste avec les hautes
+tiges de l’alfa environnant est donc frappant. Les espèces que
+nous avons notées dans ces petites dépressions sont les suivantes :
+
+ _Ajuga Iva_ Schreb. v. _pseudo-Iva_ Benth.
+
+ _Reseda arabica_ Boiss.
+
+ _Scabiosa arenaria_ Forskal.
+
+ » _monspeliensis_ Jacq. v. _minor_ Batt. et Tr.
+
+ _Erodium laciniatum_ Willd. v. _Bovei_ Hochr.
+
+et dans un ou deux cas seulement :
+
+ _Anabasis aretioides_ Moq. et Coss.
+
+échappé de l’extrême Sud.
+
+2. _Dépressions limoneuses en général._ Nous n’avons pas eu le
+moyen d’étudier de près cette association caractéristique dont une
+des plantes les plus saillantes est l’_Artemisia Herba-alba_ Asso ;
+au reste elle a été remarquée par la plupart des voyageurs et on
+en trouvera facilement de bonnes descriptions (Voy. Pl. X, fig. 16).
+
+§ 5. STEPPES COMPOSITES. — Ces steppes, qu’on observe presque
+toujours au voisinage des oasis, sont très riches en espèces. Ils
+ne présentent pas de plantes prédominantes, cependant il est
+rare de ne pas y distinguer des touffes d’alfa en assez grande
+quantité. A part cela, on y rencontre très fréquemment la plupart
+des espèces steppiques quelles qu’elles soient ; il s’y ajoute
+presque toujours des espèces des dunes lorsque le sol est sablonneux,
+et on y remarque quelquefois aussi quelques espèces échappées de
+l’oasis. M. Massart attribue cette richesse au fait que l’oasis
+offre aux herbivores une nourriture abondante ; ces animaux dédaignent
+alors ce qu’ils brouteraient ailleurs s’ils étaient affamés. Dans
+bien des cas cela est vrai, mais dans la région de steppe où l’alfa
+abonde, les herbivores n’ont pas une influence si décisive.
+
+A titre d’exemple nous mentionnerons quelques plantes notées dans
+cette association aux environs d’Aïn-Sefra, telle qu’on la voit
+sur notre planche (Pl. IX, fig. 15) :
+
+ _Stipa tenacissima_ L.
+
+ _Peganum Harmala_ L.
+
+ _Salsola Kali_ L. v. _Tragus_ Boiss.
+
+ _Fagonia glutinosa_ Delile.
+
+ _Hedypnois cretica_ Willd.
+
+ _Daucus sahariensis_ Murb.
+
+ _Scabiosa arenaria_ Forsk.
+
+ _Atractylis prolifera_ Boiss.
+
+ _Matthiola oxyceras_ DC. v. _livida_ Conti.
+
+ _Atractylis cancellata_ L.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso.
+
+etc., etc.
+
+_Remarque_ : Avant de terminer ce que nous avons à dire sur
+les steppes, nous voudrions signaler une petite association très
+élégante et très localisée du reste. Ce n’est ni un steppe, ni
+une dune, ni un point d’eau, mais cette petite station participait
+au caractère physique de ces trois facteurs œcologiques. Nous
+avons récolté là ensemble l’_Imperata cylindrica_ P. de Beauv.,
+formant de petites touffes aux longs panaches argentés, et l’_Iris
+Xiphium_ L. dont les grandes fleurs s’enlevaient en violet foncé
+sur le sol jaune et sablonneux. Il est certain que cette association
+nous a frappé surtout à cause de son caractère esthétique. Nous
+ne l’avons jamais observée ailleurs ; elle n’a donc qu’un
+intérêt scientifique fort restreint.
+
+§ 6. CONCLUSION. — De ce qui précède nous pouvons conclure, au
+sujet des steppes en général, que ces associations ont une grande
+affinité avec l’Orient. Dans les plaines, comme sur les dunes,
+nous assistons à une invasion de la flore d’Orient ; mais elle est
+certes moins avancée chez les premières que chez les secondes. Dans
+les steppes on observe en effet à côté de cet élément oriental
+une proportion d’endémismes et de plantes occidentales un peu plus
+grande que dans l’association des dunes.
+
+D’autre part il est à remarquer qu’une très grande quantité de
+ces plantes steppiques du Sud se retrouvent sur les hauts plateaux. Une
+forte proportion aussi est particulière aux montagnes du Sud et au
+Sahara. Dans un ou deux cas seulement, d’après les renseignements
+incomplets que nous possédons sur ce sujet, nous avons rencontré
+des espèces vivant dans les montagnes du Tell, dans celles du
+Sud et manquant sur les hauts plateaux. Et encore dans ces cas si
+rares, l’absence sur les hauts plateaux n’est-elle rien moins que
+certaine ; si même elle l’était, la présence de ces plantes dans
+cette association pourrait s’expliquer par le fait que souvent les
+plantes de montagne descendent jusque dans la plaine en suivant le
+cours des ouadi. Ce que nous venons de dire au sujet des affinités
+de la végétation steppique s’affirme davantage encore, si, dans
+les proportions établies, nous faisons abstraction de l’élément
+circumméditerranéen.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE IV
+
+ =Les montagnes.=
+
+
+Les montagnes du Sud-Oranais sont presque toutes des dômes allongés
+et monotones, formés par des grès paléozoïques et elles sont
+couvertes d’une végétation fort riche pour la région. Dans leur
+partie inférieure, les flancs s’élèvent en pente douce et sont
+couverts, comme la plaine environnante, d’une association steppique
+de plantes herbacées ou sous-frutescentes. Leur partie supérieure
+au contraire, de 1300 ou 1500 m. à 2000 et au-delà, est couverte
+dans presque tous les cas par des forêts d’une nature particulière.
+
+Il va sans dire que la partie inférieure présente d’étroites
+analogies avec les steppes ; néanmoins elle s’en distingue par
+la présence d’un assez grand nombre d’espèces descendues
+des hauteurs. C’est le cas en particulier pour les forêts qui
+s’allongent en pointe vers le bas, en suivant le cours des ouadi. On
+peut observer ce phénomène de loin déjà sur la plupart des
+montagnes (Voy. Pl. XII, fig. 18). Dans d’autres cas, au contraire,
+les déboisements ou les incendies ont fait leur œuvre et la montagne
+est dénudée jusqu’à une altitude considérable. Alors le steppe
+s’étend et, quoiqu’il s’incorpore un grand nombre d’espèces
+de la zone forestière, il entraîne cependant avec lui jusqu’à
+des altitudes inusitées bien des espèces des hauts plateaux.
+
+La flore montagneuse est d’un puissant intérêt ; comme elle est
+très riche et variée, on peut y distinguer trois zones :
+
+1) La zone inférieure non boisée dont nous avons déjà parlé ;
+elle s’étend jusqu’à 1400 m. environ.
+
+2) La zone moyenne de 1400 à 1700 ou 1800 m.
+
+3) La zone supérieure de 1700 ou 1800 m. à 2000 m. et au-dessus.
+
+Il ne faudrait pas s’imaginer que ces limites soient absolues ! Comme
+les limites des forêts, elles sont très variables et même dans
+beaucoup de cas où la lisière des forêts remonte à de hautes
+altitudes, on voit la zone moyenne ne pas coïncider avec cette
+dernière. Inversément, nous verrons que des associations entières,
+caractéristiques du sommet des montagnes, sont entraînées très
+bas le long des rives boisées des torrents.
+
+A l’intérieur des zones de végétation que nous venons de
+mentionner, il y a des associations particulières, mais celles-ci
+elles-mêmes contribuent parfois à caractériser la zone en question,
+tel est le cas pour les prairies que l’on rencontre sous forme
+de clairières dans la zone supérieure et, plus rarement, dans la
+zone moyenne. Tel est le cas aussi pour les sources de montagne,
+mentionnées déjà à propos des points d’eau, ou bien enfin,
+pour les rochers accidentés qui se trouvent parfois au sommet de
+quelque dôme démantelé.
+
+Pour nous rendre compte des affinités et de l’origine de ces
+différentes flores, il convient d’étudier chaque zone à part et
+de dresser, pour chacune d’entre elles, les statistiques que nous
+avons faites pour les groupes analysés plus haut. Il faudra introduire
+quelque peu d’arbitraire dans les listes de cette nature, parce que
+les limites altitudinaires ne coïncident pas toujours avec les zones
+que nous avons établies. D’autre part, souvent une même espèce
+se rencontre dans deux ou trois zones différentes et, comme nous
+l’avons dit, les limites des zones sont parfois très difficiles à
+tracer dans un cas donné. Mais si nous laissons autant que possible
+de côté les cas douteux et que nous répétions autant que faire
+se pourra la même espèce dans diverses listes, lorsqu’elle
+aura été récoltée à des altitudes différentes, nous pourrons
+néanmoins nous faire une idée générale au sujet des éléments
+de la flore montagneuse. En effet, les indications données par une
+étude systématique de ces questions sont tellement nettes que — si
+imparfaites et si incomplètes que soient nos listes — les résultats
+généraux s’en dégagent néanmoins avec une évidence indiscutable,
+comme on a pu le voir déjà dans les chapitres qui précèdent.
+
+§ 1. ZONE INFéRIEURE à CARACTèRE STEPPIQUE. — Nous ne saurions
+donner de cette association une analyse détaillée basée sur nos
+exsiccata, car nous n’avons pas approfondi l’étude de ce groupe
+vu son peu d’intérêt.
+
+1) Dans la zone inférieure des montagnes, c’est avec toutes ses
+espèces accessoires le _steppe d’alfa_ qui remonte le long des
+pentes de la montagne. Il serait donc inutile de répéter ici la
+liste que nous en avons donnée, comme il nous a paru fastidieux d’y
+récolter à nouveau les mêmes plantes. Mais, à ces espèces déjà
+mentionnées, s’en joignaient d’autres dont la présence frappait
+au premier abord, parce que nous ne les avions pas rencontrées dans
+la plaine. C’étaient par exemple :
+
+ _Plantago Psyllium_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Linum strictum_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Glaucium corniculatum_ Curtis v. _phœniceum_ DC.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Rumex vesicarius_ L., d’Orient.
+
+ _Calendula ægyptiaca_ Pers., d’Orient.
+
+ _Echiochilon fruticosum_ Desf., d’Orient.
+
+ _Moricandia arvensis_ DC. v. _suffruticosa_ Coss., d’Orient.
+
+ _Astragalus Fontanesii_ Coss. et Dur., d’Algérie en Egypte.
+
+ _Centaurea melitensis_ L., d’Espagne et bassin méditerranéen
+ occidental.
+
+ _Erinacea pungens_ Boiss., d’Espagne et bassin méditerranéen
+ occidental.
+
+ _Catananche cœrulea_ L. v. _propinqua_ Hochr., du Maroc.
+
+ _Daucus sahariensis_ Murb. v. _elongatus_ Hochr., endémique dans
+ la région.
+
+ _Centaurea incana_ Desf. v. _Saharæ_ Hochr., endémique dans
+ la région.
+
+ _Crambe Kralikii_ Coss., endémique dans la région.
+
+Si l’on ajoute cela à l’association des steppes d’alfa, on
+verra que les rapports avec l’Orient restent très étroits ;
+les rapports avec l’Occident augmentent un peu, ainsi que les
+endémismes. Cette augmentation est très faible.
+
+Malgré le peu que nous savons au sujet de leur dispersion en Algérie
+même, nous remarquons que la plupart des espèces signalées dans
+la caractéristique de la région montagneuse inférieure, sont des
+plantes habitant surtout le Sahara et la chaîne de bordure. Les
+autres habitent les trois régions ou bien les deux régions
+méridionales. Cette observation est à retenir pour la comparaison
+avec les zones supérieures.
+
+2) Nous mentionnerons aussi dans la zone inférieure l’association
+dont nous avons déjà parlé et qui se rattache à la partie
+boisée des montagnes, c’est-à-dire les _plantes qui descendent
+presque jusque dans la plaine_ en suivant les ouadis (Voy. Pl. XIII,
+fig. 19). Mais nous ne pouvons pas tenir compte de la liste que nous
+allons donner pour élucider les affinités de la zone montagneuse
+la plus inférieure ; c’est pourquoi pour la discussion de ces
+affinités nous rattacherons les éléments de cette association à
+leurs zones naturelles respectives. Nous y avons noté à côté des :
+
+ _Juniperus phœnicea_ L.
+
+ » _Oxycedrus_ L.
+
+les plus fréquents et
+
+ _Quercus Ilex_ L. v. _Ballota_ DC.
+
+ _Juniperus macrocarpa_ Sibth. et Sm. v. _globosa_ Neilreich.
+
+les espèces suivantes :
+
+ _Chrysanthemum macrotum_ Ball.
+
+ _Achillea odorata_ L.
+
+ _Silene amurensis_ Pomel.
+
+ _Dianthus longicaulis_ Ten.
+
+ _Atractylis cæspitosa_ Desf.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam.
+
+ _Linaria heterophylla_ Desf. v. _aurasiaca_ Hochr.
+
+Il va sans dire que cette association est en outre fortement
+imprégnée d’espèces de la zone inférieure steppique telles que :
+
+ _Erinacea pungens_ Boiss.
+
+ _Astragalus Fontanesii_,
+
+etc., etc.
+
+§ 2. ZONE MOYENNE PLUS OU MOINS BOISéE. — Cette zone qui commence
+vers 1400 ou 1500 m. suivant les régions, s’étend jusqu’à 1700
+ou 1800 m. Les essences y sont les mêmes que dans la zone supérieure,
+mais les proportions y sont un peu différentes :
+
+ _Juniperus Oxycedrus_ L.
+
+ » _phœnicea_ L.
+
+dominent, tandis que :
+
+ _Quercus Ilex_ L. v. _Ballota_ et
+
+ _Juniperus macrocarpa_
+
+sont en plus petit nombre. Nous n’avons jamais observé le pin
+d’Halep dans cette région.
+
+Tous ces arbres ont une forme très caractéristique ; ils possèdent
+presque toujours un ou plusieurs troncs parfois très gros mais
+branchus jusqu’à la base, de telle sorte qu’isolés, comme ils
+le sont, ils ont plus ou moins la forme d’une sphère. On pourrait
+comparer ces forêts singulières au steppe ; elles sont aux forêts
+denses ce que le steppe est à la prairie.
+
+Entre ces individus arborescents se trouve toute une flore herbacée,
+suffrutescente ou même frutescente, à organisation plus ou moins
+steppique. Elle peut devenir parfois assez dense pour former dans
+les clairières de petites prairies.
+
+Les espèces herbacées qu’on observe dans cette région, et qui
+accompagnent les essences ligneuses mentionnées, sont :
+
+ _Scrophularia canina_ L., plus ou moins cosmopolite[23].
+
+ _Veronica Anagallis_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Scirpus Holoschœnus_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Lamium amplexicaule_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Sonchus asper_ Hill, plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Ranunculus macrophyllus_ Desf. v. _macrophyllus_ Hochr., plus
+ ou moins cosmopolite.
+
+ _Convolvulus arvensis_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Scorzonera laciniata_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Lolium perenne_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Elymus caput-medusæ_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Bromus tectorum_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Bromus squarrosus_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Linaria arvensis_ Desf. v. _parviflora_ Hochr., plus ou moins
+ cosmopolite.
+
+ _Arenaria serpyllifolia_ L. v. _tenuior_ Koch, plus ou moins
+ cosmopolite.
+
+ _Sideritis montana_ L. v. _ebracteata_ Briq.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Hedypnois cretica_ Willd., circumméditerranéen.
+
+ _Papaver somniferum_ var. _setigerum_ Webb., circumméditerranéen.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso., circumméditerranéen.
+
+ _Plantago albicans_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Teucrium Polium_ L. v. _flavovirens_ Briq., circumméditerranéen.
+
+ _Ceratocephalus falcatus_ Pers. v. _incurvus_ Boiss.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Schismus calycinus_ Coss., circumméditerranéen.
+
+ _Bromus rubens_ L. v. _canescens_ Coss., circumméditerranéen.
+
+ _Lygeum Spartum_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Rosmarinus officinalis_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Thlaspi perfoliatum_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Carrichtera Vellæ_ DC., circumméditerranéen.
+
+ _Satureia rotundifolia_ Briq., circumméditerranéen.
+
+ _Echinaria capitata_ Desf., circumméditerranéen.
+
+ _Fumaria densiflora_ DC., circumméditerranéen.
+
+ _Herniaria cinerea_ DC., circumméditerranéen.
+
+ _Micropus bombycinus_ Lag., circumméditerranéen.
+
+ _Stipa barbata_ Desf., d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Echinospermum patulum_ Lehm. v. _genuinum_ Hochr., d’Espagne
+ en Orient par la Barbarie.
+
+ _Erodium glaucophyllum_ L’Hérit du Maroc en Orient par la
+ Barbarie.
+
+ _Ononis Columnæ_ All., d’Espagne en Orient, mais aussi dans
+ l’Europe méridionale.
+
+ _Convolvulus cantabricus_ L., d’Espagne en Orient, mais aussi
+ dans l’Europe méridionale.
+
+ _Alsine setacea_ Mert. et Koch[24] v. _genuina_ Boiss., Europe
+ méridionale et Algérie.
+
+ _Helichrysum scandens_ Murb.[24], Baléares, Sicile, Maroc
+ à Tunisie.
+
+ _Centaurea Battandieri_ Hochr., endémique dans la région.
+
+ _Erucastrum leucanthum_ Coss. et Dur., endémique dans la région.
+
+ _Festuca cynosuroides_ Desf., endémique dans la région.
+
+ _Centaurea incana_ Desf. v. _monocephala_ Hochr., endémique dans
+ la région.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso. v. _oranensis_ Debeaux, endémique
+ dans la région.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC. v. _Aïssæ_ Hochr., endémique dans
+ la région.
+
+ _Erucastrum leucanthum_ Coss. et Dur. v. _elongatum_ Hochr.,
+ endémique dans la région.
+
+ _Sisymbrium runcinatum_ Lag. v. _hirsutum_ Coss., endémique dans
+ la région.
+
+ _Linum Munbyanum_ Boiss. et Reut. v. _meridionale_ Hochr.,
+ endémique dans la région.
+
+ _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_ Hochr., endémique dans
+ la région.
+
+ _Asperula hirsuta_ Desf., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Chrysanthemum macrotum_ Ball., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Stipa tenacissima_ L., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Marrubium supinum_ L., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Erysimum Kunzeanum_ Boiss. et Reut., d’Espagne en Algérie.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC., d’Espagne en Algérie.
+
+ _Festuca unilateralis_ Schrad. v. _aristata_ Coss. et Dur.,
+ d’Espagne en Algérie.
+
+ _Nepeta Nepetella_ L. v. _amethystina_ Briq., d’Espagne en
+ Algérie.
+
+ _Populus alba_ L. v. _integrifolia_ Ball, d’Espagne en Algérie.
+
+ _Asphodelus cerasifer_ Gay, d’Espagne en Tunisie et en Europe
+ méridionale, manque en Orient.
+
+ _Fumaria spicata_ L., d’Espagne en Tunisie et en Europe
+ méridionale, manque en Orient.
+
+ _Rosa Pouzini_ Trattinick, d’Espagne en Tunisie et en Europe
+ méridionale, manque en Orient.
+
+ _Crepis taraxacifolia_ Thuill, d’Espagne en Tunisie et en Europe
+ méridionale, manque en Orient.
+
+ _Sisymbrium Sophia_ L., d’Espagne en Tunisie et en Europe
+ méridionale, manque en Orient.
+
+ _Coronilla juncea_ L. v. _Pomeli_ Hochr., d’Espagne en Tunisie
+ et en Europe occidentale, manque en Orient.
+
+ _Atractylis cæspitosa_ Desf., du Maroc en Tunisie.
+
+ _Polycnemum Fontanesii_ Dur. et Moq., du Maroc en Algérie.
+
+Pour être complet et pour avoir des proportions qui correspondent à
+la flore de cette zone, il est nécessaire d’ajouter à notre liste
+une série d’espèces habitant la zone supérieure mais descendant
+toujours plus ou moins bas, dans la zone moyenne.
+
+Ces plantes communes aux deux zones sont :
+
+ _Asperugo procumbens_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Androsace maxima_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam., plus ou moins cosmopolite.
+
+ » » » v. _dasycarpa_ Andrz, plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Alyssum campestre_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Juniperus phœnicea_ L., circumméditerranéen.
+
+ » _Oxycedrus_ L., circumméditerranéen.
+
+ » _macrocarpa_ Sibth. et Sm., circumméditerranéen.
+
+ _Triticum triaristatum_ Gr. et God., circumméditerranéen.
+
+ _Launæa spinosa_ Sch. Bip., d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Helianthemum hirtum_ Pers. v. _deserti_ Coss., endémique.
+
+ _Polycarpon Bivonæ_ Hay, d’Italie en Asie mineure, du Maroc
+ en Tunisie.
+
+ _Quercus Ilex_ L. v. _Ballota_ DC., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L.[25], d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Helianthemum papillare_ Boiss., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Anthemis punctata_ Vahl, d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Linum suffruticosum_ L., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Helianthemum pilosum_ Pers., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Ephedra fragilis_ Desf. v. _Desfontainii_ Stapf.[26], d’Espagne
+ en Tunisie.
+
+ _Chrysanthemum Gayanum_ Ball, au Maroc et en Algérie occidentale.
+
+ _Chrysanthemum Maresii_ Ball, au Maroc et en Algérie occidentale.
+
+Si nous envisageons l’ensemble de ces listes, nous remarquons
+d’abord que la proportion des cosmopolites est fortement augmentée,
+à cause de l’association des sources de montagne dont nous avons
+fait rentrer la liste dans l’énumération ci-dessus. Les six
+premières espèces sont des plantes de point d’eau et pour ne pas
+troubler nos résultats, nous n’en tiendrons pas compte dans les
+proportions à établir. Nous avons cependant voulu les énumérer
+pour être complet.
+
+Une première remarque s’impose tout d’abord, c’est que le
+nombre total des espèces et variétés observées est beaucoup plus
+grand que dans le steppe ou dans la région inférieure.
+
+En faisant abstraction des cosmopolites de marécage, il s’élève
+à 77, parmi lesquelles :
+
+A. 34 cosmopolites ou circumméditerranéennes, c’est-à-dire
+le 44 %. 8 ou 10 sont des espèces habitant l’Europe centrale
+et constituent un élément spécial dont nous aurons à parler
+plus tard. Il reste donc comme proportion de cosmopolites ou de
+circumméditerranéennes vraies, environ 30 %, une proportion un peu
+plus forte que dans le steppe de la plaine.
+
+B. 6 orientales, c’est-à-dire le 8 %. Notons ici la diminution
+énorme de cet élément.
+
+C. 12 endémiques, en y comptant l’_Atractylis cæspitosa_ qui
+s’étend d’un côté au Maroc, de l’autre en Tunisie. Cela
+fait une proportion de 16 % de plantes particulières à la région,
+par conséquent à peine plus faible que dans le steppe ; mais vu
+l’imperfection de nos statistiques, nous ne saurions baser de
+conclusion sur une différence aussi minime.
+
+D. 23 à aire occidentale, c’est-à-dire environ le 30 %.
+
+E. 3 de ces plantes enfin, c’est-à-dire un peu plus du 3 %,
+présentent une aire disjointe, en ce sens qu’elles se trouvent dans
+l’Europe méridionale, la Sicile en particulier, et en Algérie,
+tout en faisant défaut, d’une part en Espagne et au Maroc, d’autre
+part en Orient.
+
+En gros nous pouvons dire que, par rapport à la zone inférieure
+et au steppe, les affinités avec l’Orient ont diminué dans une
+très forte mesure au profit de l’affinité avec l’Occident dont
+l’influence devient prépondérante.
+
+Il nous reste à examiner rapidement quelques-unes des associations
+les plus typiques de cette zone.
+
+1. =Forêts de genévriers et de chênes-verts.= — Dans les
+intervalles entre les arbres, sur un terrain rocheux ou sur des
+éboulis plus ou moins recouverts de terre, se trouve une série
+de petites espèces chétives pourvues souvent d’assez jolies
+fleurs où butinent de nombreux insectes. Il peut s’y ajouter un
+végétal remarquable à cause de ses petits buissons bas et très
+verts, c’est le _Rosmarinus officinalis_ qui donne une physionomie
+vraiment particulière à l’association quand il s’y trouve en
+grand nombre. A côté des arbres précités et du romarin nous avons
+noté les espèces suivantes :
+
+ _Fumaria densiflora_ DC.
+
+ _Helichrysum scandens_ Murb.
+
+ _Ephedra fragilis_ Desf. v. _Desfontainii_ Stapf.
+
+ _Chrysanthemum Gayanum_ Ball.
+
+ » _Maresii_ »
+
+ _Launæa spinosa_ Sch. Bip.
+
+ _Alsine setacea_ Mert. et Koch.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L.
+
+ _Helianthemum papillare_ Boiss.
+
+ _Anthemis punctata_ Vahl.
+
+ _Centaurea Battandieri_ Hochr.
+
+ _Erucastrum leucanthum_ Coss. et Dur.
+
+ » » » v. _elongatum_ Hochr.
+
+ _Erysimum Kunzeanum_ Boiss. et Reut.
+
+ _Coronilla juncea_ L. v. _Pomeli_ Hochr.
+
+ _Sisymbrium Sophia_ L.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso v. _oranensis_ Debeaux.
+
+ _Lygeum Spartum_ L.
+
+etc., etc.
+
+Et plutôt dans les éboulis grossiers, quelque peu recouverts
+de terre :
+
+ _Veronica rosea_ Desf.
+
+ _Linum suffruticosum_ L. v. _squarrosum_ Munby.
+
+ _Helianthemum hirtum_ Pers. v. _deserti_ Coss.
+
+ » _pilosum_ Pers.
+
+ _Arenaria serpyllifolia_ L. v. _tenuior_ Koch.
+
+ _Asperula hirsuta_ Desf.
+
+ _Polycarpon Bivonæ_ Gay.
+
+Cette dernière série forme en quelque sorte une sous-association,
+car elle affectionne les endroits plutôt ombreux ; toutefois elle
+se combine de toutes manières avec la série précédente et avec
+la suivante.
+
+Parmi les espèces se rattachant toujours à l’association des
+forêts de genévriers et de chênes-verts, nous tenons à mentionner
+à part les espèces suivantes, récoltées toutes dans les pierres
+du chemin et dont nous attribuons la présence en grande partie au
+passage des troupeaux. En effet toutes ou presque toutes sont des
+plantes à dispersion étendue, cosmopolite ou circumméditerranéenne
+et plusieurs possèdent des appareils de dissémination adhéreurs :
+
+ _Echinaria capitata_ Desf.
+
+ _Triticum triaristatum_ Gr. et Godr.
+
+ _Elymus caput-medusæ_ L.
+
+ _Bromus squarrosus_ L.
+
+ » _tectorum_ L.
+
+ » _rubens_ L. v. _canescens_ Coss.
+
+ _Lolium perenne_ L.
+
+ _Ceratocephalus falcatus_ Pers. v. _incurvus_ Boiss.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _genuina_.
+
+ » » » v. _dasycarpa_ Andrez.
+
+ _Herniaria cinerea_ DC.
+
+ _Thlaspi perfoliatum_ L.
+
+ _Alyssum campestre_ L.
+
+ _Asperugo procumbens_ L.
+
+ _Androsace maxima_ L.
+
+ _Ononis Columnæ_ All.
+
+ _Linaria arvensis_ Desf. v. _parviflora_ Hochr.
+
+ _Satureia rotundifolia_ Briq.
+
+ _Erodium glaucophyllum_ L’Hérit.
+
+2. =Prairies-clairières.= — Il nous est très difficile de donner
+un aperçu même fragmentaire de cette association, parce qu’elle est
+fort rare dans la zone moyenne. Elle est beaucoup plus fréquente dans
+la zone supérieure ; d’autre part dans quelque zone qu’elle se
+trouve, elle sert presque toujours de pâturage aux herbivores et ces
+derniers ne laissent pas une plante entière. Dans certains cas même,
+là où il y a une tribu dans le voisinage, il ne reste absolument rien
+qu’un gazon tondu ras, piétiné, où aucune détermination n’est
+possible. Quoiqu’il en soit, nous mentionnerons cependant quelques
+espèces récoltées dans la clairière d’Aïn-Aïssa (Voy. Pl. XIII,
+fig. 20) afin de donner une idée du caractère de ces associations :
+
+ _Hedypnois cretica_ Wild.
+
+ _Papaver somniferum_ var. _setigerum_ Webb.
+
+ _Convolvulus arvensis_ L.
+
+ _Scorzonera laciniata_ L.
+
+ _Convolvulus cantabricus_ L.
+
+3. =Pentes herbeuses déboisées.= — Lorsqu’elles sont suffisamment
+recouvertes de terre végétale, l’alfa domine de beaucoup, et
+elles constituent un steppe très serré de _Stipa tenacissima_. Il
+peut s’y ajouter comme sur les pentes sud-est du Djebel Morghad :
+
+ _Crepis taraxacifolia_ Thuill.
+
+ _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_ Hochr.
+
+ _Linum Munbyanum_ Boiss. et Reut. v. _meridionale_ Hochr.
+
+Lorsque la pente est surtout rocailleuse, l’alfa est en moins grande
+quantité, il forme des touffes plus petites et plus espacées. Il
+s’y ajoute des touffes de :
+
+ _Atractylis cæspitosa_ Desf.
+
+ _Polycnemum Fontanesii_ Dur. et Moq.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso.
+
+Et, dans les intervalles, se trouvent en très grand nombre des
+espèces plus petites :
+
+ _Carrichtera Vellæ_ DC.
+
+ _Echinospermum patulum_ Lehm. v. _genuinum_ Hochr.
+
+ _Schismus calycinus_ Coss.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC. v. _Aïssæ_ Hochr.
+
+ _Sisymbrium runcinatum_ Lag. v. _hirsutum_ Coss.
+
+ _Fumaria spicata_ L.
+
+A une altitude supérieure, nous avons observé l’association
+suivante, qui devrait rentrer dans la zone supérieure si l’on ne
+prenait en considération que l’altitude de 1700 à 1800 mètres
+(Voy. Pl. XIV, fig. 21). La formation est toujours steppique :
+
+ _Stipa tenacissima_ L.
+
+ _Artemisia Herba-alba_ Asso.
+
+ _Chrysanthemum macrotum_ Ball.
+
+ _Festuca cynosuroides_ Desf.
+
+ _Centaurea incana_ Desf. v. _monocephala_ Hochr.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC.
+
+ _Festuca unilateralis_ Schrad. v. _aristata_ Coss. et Bur.
+
+ _Stipa barbata_ Desf.
+
+ _Teucrium Polium_ L. v. _flavovirens_ Briq.
+
+ _Plantago albicans_ L.
+
+ _Papaver somniferum_ var. _setigerum_ Webb.
+
+ _Micropus bombycinus_ Lag.
+
+Malgré des données incomplètes sur la phytogéographie de
+l’Algérie, on ne peut qu’être frappé du grand nombre de plantes
+répandues dans le Tell et dans la chaîne de bordure saharienne, mais
+manquant sur les hauts plateaux. C’est environ le 30 % des végétaux
+au sujet desquels nous avons trouvé quelques renseignements. Et
+même, dans cette série de 30 %, plus de la moitié sont indiqués
+expressément comme habitant les hauts sommets du Tell et plusieurs
+du Djurdjura. Une très grande quantité aussi (à peu près la même
+proportion) est indiquée comme habitant le Tell, les hauts plateaux
+et la bordure saharienne.
+
+Par rapport aux précédents, un très petit nombre au contraire
+(environ le 10 %) est indiqué pour les hauts plateaux et dans la
+bordure saharienne ; le reste serait constitué par des plantes de
+la bordure saharienne et du Sahara. On pourrait déjà tirer une
+conclusion de cette constatation mais elle ressortira avec plus de
+clarté encore de l’étude de la zone supérieure.
+
+§ 3. ZONE SUPéRIEURE BOISéE. — La zone supérieure commence à
+1700 ou 1800 m., elle est toujours boisée, au moins sur les montagnes
+que nous avons visitées. Lorsque le déboisement a eu lieu, c’est
+généralement la zone moyenne qui s’élève jusqu’à la limite
+des forêts. Cependant il peut arriver qu’en certains endroits il
+reste quelques arbres et alors, au milieu du steppe indiqué comme
+caractéristique de la zone moyenne, on observe des îlots de plantes
+se rattachant par tous leurs caractères à la zone supérieure.
+
+Au sommet des montagnes, ce ne sont plus les genévriers qui dominent,
+mais bien les chênes-verts ; il s’y ajoute les _Juniperus
+macrocarpa_ en assez grand nombre. On y rencontre aussi, mais
+moins fréquents que dans la zone moyenne, le _Juniperus Oxycedrus_
+et _J. phœnicea_. Enfin un arbre que nous avons rencontré dans
+cette zone seule, et qui lui donne un faciès caractéristique, la
+séparant du coup de toutes les associations de la région, c’est
+le _Pinus Halepensis_. Nous en avons observé plusieurs groupes,
+parfois assez étendus, sur les pentes du Djebel Aïssa ; ce sont
+des arbres extrêmement vieux, très élevés et dont les formes
+tourmentées sont des plus pittoresques (Voy. Pl. XV, fig. 23). Il
+est évident que cette essence est en voie d’extinction, et ces
+bouquets de bois de haute futaie sont les restes d’une ancienne
+splendeur. Nous ne doutons pas qu’autrefois, les pins d’Halep
+n’aient recouvert la plupart des montagnes de la région.
+
+Quant aux autres essences, ce sont des arbres identiques à ceux de la
+zone moyenne, mais plus on s’élève, plus les exemplaires deviennent
+exubérants, plus ils se rapprochent aussi ; au point que, sur les
+hauts sommets, au Djebel Morghad par exemple (2136 m.), ils forment
+de petits bois très denses, où les couronnes entrent en contact les
+unes avec les autres et constituent un dôme ombreux continu. Ce même
+phénomène peut s’observer aussi dans le voisinage des sources ;
+dans ce cas il est tout à fait localisé ; ailleurs les arbres sont
+toujours plus ou moins espacés comme dans la zone moyenne.
+
+Un autre caractère de cette zone supérieure est la présence de
+prairies-clairières comme nous en avons mentionné déjà dans la zone
+moyenne où elles sont fort rares du reste. Dans la zone supérieure,
+au contraire, elles sont la règle, tandis que la formation steppique
+type y fait défaut.
+
+Dans ces forêts de la zone supérieure comme dans ses clairières,
+nous avons relevé les espèces suivantes :
+
+ _Bromus tectorum_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Lolium perenne_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Triticum triaristatum_ Gr. et Godr., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Poa bulbosa_ L., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Muscari comosum_ Mill., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Sedum album_ L. v. _micranthum_ DC., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Reseda Luteola_ L. v. _Gussonii_ J. Müll., plus ou moins
+ cosmopolite.
+
+ _Myosotis collina_ Hoffm., plus ou moins cosmopolite.
+
+ _Linaria arvensis_ Desf. v. _parviflora_ Hochr., plus ou moins
+ cosmopolite.
+
+ _Herniaria glabra_ L., circumméditerranéen s’étendant en
+ Europe centrale ou boréale.
+
+ _Galium spurium_ L. v. _Vaillantii_ Gr. et Godr.,
+ circumméditerranéen s’étendant en Europe centrale ou boréale.
+
+ _Camelina sylvestris_ Wallr., circumméditerranéen s’étendant
+ en Europe centrale ou boréale.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _genuina_, circumméditerranéen
+ s’étendant en Europe centrale.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _dasycarpa_ Andrz.,
+ circumméditerranéen s’étendant en Europe centrale.
+
+ _Hutchinsia petræa_ R. Br., circumméditerranéen s’étendant
+ en Europe centrale.
+
+ _Arenaria serpyllifolia_ L. v. _tenuior_ Koch,
+ circumméditerranéen s’étendant en Europe centrale ou boréale.
+
+ _Ruscus aculeatus_ L., circumméditerranéen s’étendant en
+ Europe centrale.
+
+ _Asperugo procumbens_ L., circumméditerranéen s’étendant en
+ Europe centrale ou boréale.
+
+ _Androsace maxima_ L., circumméditerranéen s’étendant en
+ Europe centrale ou boréale.
+
+ _Alyssum campestre_ L., circumméditerranéen s’étendant en
+ Europe centrale ou boréale.
+
+ _Silene conica_ L., circumméditerranéen s’étendant en Europe
+ centrale.
+
+ _Lactuca viminea_ J. et K. Presl, circumméditerranéen
+ s’étendant en Europe centrale.
+
+ _Osyris alba_ L., circumméditerranéen s’étendant en Europe
+ centrale.
+
+ _Xeranthemum inapertum_ Willd., circumméditerranéen s’étendant
+ en Europe centrale.
+
+ _Juniperus phœnicea_ L., circumméditerranéen.
+
+ » _Oxycedrus_ L., circumméditerranéen.
+
+ » _macrocarpa_ Sibth. et Sm. v. _globosa_ Neilreich,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Pinus Halepensis_ Mill., circumméditerranéen.
+
+ _Paronychia capitata_ Lam., circumméditerranéen.
+
+ _Thlaspi perfoliatum_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Silene colorata_ Poir. v. _pteropleura_ Coss.[27],
+ circumméditerranéen.
+
+ _Jasminum fruticans_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Lithospermum incrassatum_ Guss., circumméditerranéen.
+
+ _Sedum nicæense_ All., circumméditerranéen.
+
+ _Cynosurus elegans_ Desf., circumméditerranéen.
+
+ _Bromus rubens_ L. v. _canescens_ Coss., circumméditerranéen.
+
+ _Ruta chalepensis_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Avena barbata_ Brot. v. _genuina_ Willk. et L.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Reseda alba_ L. v. _firma_ J. Müll., circumméditerranéen.
+
+ _Melica ciliata_ L. v. _nebrodensis_ Parlat.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Oryzopsis cœrulescens_ Batt. et Tr., circumméditerranéen.
+
+ _Clematis Flammula_ L. v. _cæspitosa_ Reich.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Adonis æstivalis_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Plantago Lagopus_ L., circumméditerranéen.
+
+ _Hippocrepis ciliata_ Willd., circumméditerranéen.
+
+ _Salvia Verbenaca_ L. v. _clandestina_ Briq.,
+ circumméditerranéen.
+
+ _Cotoneaster nummularia_ Fisch. et M., d’Orient.
+
+ _Launæa spinosa_ Sch. Bip., d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Stipa parviflora_ Desf., d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Rochelia disperma_ Hochr., d’Espagne en Algérie et en Orient
+ par l’Europe centrale.
+
+ _Pimpinella Tragium_ Vill., d’Espagne en Algérie et en Orient
+ par l’Europe centrale.
+
+ _Valerianella Auricula_ DC., d’Espagne en Algérie et au Caucase
+ par l’Europe méridionale.
+
+ _Colutea arborescens_ L., d’Espagne en Algérie et au Caucase
+ par l’Europe méridionale.
+
+ _Filago Heldreichii_ Batt. et Tr., aire disjointe, Europe
+ méridionale et Algérie[28].
+
+ _Polycarpon Bivonæ_ Gay., aire disjointe, Europe méridionale
+ et Algérie.
+
+ _Lamium hybridum_ Vill., aire disjointe, Europe méridionale
+ et Algérie.
+
+ _Lathyrus articulatus_ L., aire disjointe, Europe méridionale
+ et Algérie.
+
+ _Anthemis montana_ L.[29], aire disjointe, Europe méridionale
+ et Algérie.
+
+ _Jurinea humilis_ DC.[29], aire disjointe, Europe méridionale
+ et Algérie.
+
+ Formes endémiques en Algérie :
+
+ _Festuca ovina_ L. ss. _infesta_ Hochr., dont l’espèce est
+ circumméditerranéenne.
+
+ _Anthriscus vulgaris_ Pers. f. _depauperata_[30], dont l’espèce
+ est circumméditerranéenne.
+
+ _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_ Hochr., dont l’espèce
+ est circumméditerranéenne.
+
+ _Senecio leucanthemifolius_ Poir. v. _leucanthemifolius_ Batt.[31],
+ dont l’espèce est circumméditerranéenne.
+
+ _Cistus incanus_ L. v. _Reichenbachii_ Hochr.[31], dont l’espèce
+ est circumméditerranéenne.
+
+ _Linaria heterophylla_ Desf. v. _aurasiaca_ Hochr., dont
+ l’espèce a une aire disjointe.
+
+ _Linum Munbyanum_ Boiss. et Reut. v. _meridionale_ Hochr.,
+ espèce en Barbarie seulement.
+
+ _Helianthemum hirtum_ Pers. v. _deserti_ Coss., espèce en
+ Barbarie seulement.
+
+ _Silene oranensis_ Hochr., l’espèce est elle-même endémique.
+
+ _Cerastium echinulatum_ Coss. et Dur., l’espèce est elle-même
+ endémique.
+
+ _Verbascum atlanticum_ Batt., l’espèce est elle-même
+ endémique.
+
+ _Silene amurensis_ Pomel, l’espèce est elle-même endémique.
+
+ _Thymus hirtus_ Willd. v. _albiflorus_ Briq., espèce en Espagne
+ et Algérie.
+
+ _Sisymbrium crassifolium_ Cav. v. _giganteum_ Hochr., espèce en
+ Espagne et Algérie.
+
+ _Sisymbrium crassifolium_ Cav. v. _scaposum_ Hochr., espèce en
+ Espagne et Algérie.
+
+ _Crepis taraxacifolia_ Thuill. v. _Aïssæ_ Hochr., espèce
+ méditerranéenne occidentale.
+
+ _Linum suffruticosum_ L. v. _squarrosum_ Munby, espèce
+ méditerranéenne occidentale.
+
+ * * * * *
+
+ _Anthyllis Vulneraria_ L. v. _coccinea_ L., du Maroc en Tunisie.
+
+ _Polygala rupestris_ Pourr. v. _saxatilis_ Murb., du Maroc
+ en Tunisie.
+
+ _Chrysanthemum Gayanum_ Ball, du Maroc en Algérie.
+
+ » _Maresii_ Ball, du Maroc en Algérie.
+
+ _Anacyclus depressus_ Ball, du Maroc en Algérie.
+
+ _Simbuleta fruticosa_ Hochr., du Maroc en Algérie.
+
+ _Delphinium Balansæ_ Boiss. et Reut., du Maroc en Algérie.
+
+ _Dactylis glomerata_ L. v. _spiciformis_ Hochr., du Maroc en
+ Algérie.
+
+ _Alyssum montanum_ L. v. _Aïssæ_ Hochr., Europe centrale
+ méridionale et Barbarie, manque en Orient.
+
+ _Alyssum montanum_ L. v. _atlanticum_ Boiss., Europe centrale
+ méridionale et Barbarie, manque en Orient.
+
+ _Erodium cicutarium_ L’Hérit. v. _Jacquinianum_ Hochr., Europe
+ centrale méridionale et Barbarie, manque en Orient.
+
+ _Rhamnus lycioides_ L., Europe occidentale, Espagne, Barbarie.
+
+ _Centranthus Calcitrapa_ Dufr., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Crupina vulgaris_ Cass., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Tulipa Celsiana_ DC., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Inula montana_ L. v. _calycina_ Batt. et Tr.[32], partie
+ occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Sedum dasyphyllum_ L. v. _glanduliferum_ Gr. et G., partie
+ occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Helianthemum rubellum_ Presl[33], partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Erysimum grandiflorum_ Desf., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Anacyclus valentinus_ L., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Phillyrea angustifolia_ L. v. _angustifolia_ Hochr., partie
+ occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Ephedra fragilis_ Desf. v. _Desfontainii_ Stapf[34], partie
+ occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Helianthemum pilosum_ Pers., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Ephedra nebrodensis_ Tineo v. _Villarsii_ Stapf[32], partie
+ occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Anthemis punctata_ Vahl, partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Helianthemum papillare_ Boiss., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Quercus Ilex_ L. v. _Ballota_ DC., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Helianthemum virgatum_ Pers., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Rubia lævis_ Poir., partie occidentale du bassin méditerranéen.
+
+ _Asperula hirsuta_ Desf., partie occidentale du bassin
+ méditerranéen.
+
+ _Marrubium supinum_ L., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Astragalus tenuifolius_ Desf., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Linaria tristis_ Mill., d’Espagne en Algérie.
+
+ _Geum heterocarpum_ Boiss., d’Espagne en Algérie.
+
+ _Berberis australis_ Hochr., d’Espagne en Algérie.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC. v. _Aïssæ_ Hochr., d’Espagne en
+ Algérie.
+
+ _Santolina rosmarinifolia_ L. v. _canescens_ Boiss., d’Espagne
+ en Algérie, non mentionné au Maroc.
+
+ _Veronica rosea_ Desf., d’Espagne en Algérie, non mentionné
+ au Maroc.
+
+ _Armeria allioides_ Boiss., d’Espagne en Algérie, non mentionné
+ au Maroc.
+
+ _Festuca triflora_ Desf., d’Espagne en Algérie, non mentionné
+ au Maroc.
+
+ _Chenopodium foliosum_ A. et G. v. _minus_ A. et G., dispersion
+ à nous inconnue.
+
+ _Lotus commutatus_ Guss. v. _collinus_ Brand, dispersion à
+ nous inconnue
+
+et, à l’état sporadique, l’alfa (_Stipa tenacissima_).
+
+Remarquons tout d’abord la richesse de cette région dans laquelle
+nous avons récolté plus de 118 espèces ou variétés différentes ;
+quoique nous y ayons herborisé bien moins souvent que dans la
+plaine. Parmi les plantes récoltées il y a :
+
+A. — 45 espèces ou variétés cosmopolites ou
+circumméditerranéennes, c’est-à-dire le 30 % ; 15 sont
+des espèces circumméditerranéennes mais répandues dans
+l’Europe centrale. Il reste donc en fait de cosmopolites ou de
+circumméditerranéennes vraies environ le 25 %, proportion un peu
+plus faible que dans la zone précédente.
+
+B. — 3 orientales, c’est-à-dire le 2 %, donc diminution nouvelle
+de cet élément par rapport à la zone précédente.
+
+C. — 19 endémiques, en y ajoutant l’_Anthyllis Vulneraria_
+L. v. _coccinea_ L. et le _Polygala rupestris_ Pourr. v. _saxatilis_
+Murb. qui se retrouvent au Maroc et en Tunisie. Cela fait une
+proportion d’environ 16 % de plantes particulières à la région.
+
+D. — 39 qui ont une aire plus ou moins étendue du côté de
+l’Occident (33 vont au moins jusqu’en Espagne), ce qui fait le
+33 % de plantes occidentales ; donc une augmentation de cet élément
+par rapport à la zone précédente. On pourrait ajouter encore ici 4
+plantes orientales, qui habitent seulement le Caucase ou les montagnes
+du Nord de la Perse, et qui ont pénétré en Algérie par la voie
+de l’Europe méridionale où on les retrouve partout, et non par
+l’Arabie et l’Egypte où elles font défaut. En comptant ces 4
+espèces cela fait une proportion de 36 % de plantes orientales.
+
+E. — 6 de ces plantes enfin, c’est-à-dire le 5 %, présentent
+une aire disjointe dans l’Europe méridionale, en particulier en
+Sicile, et en Algérie. Elles manquent au moins dans l’Espagne
+méridionale et au Maroc, ou bien en France et en Espagne. En gros
+nous pouvons donc dire que les affinités avec l’Occident et avec
+le Nord ont augmenté au détriment des affinités avec l’Orient
+méridional. Enumérons les principales associations de cette zone :
+
+1. =Forêts de chênes-verts et de genévriers espacés.=
+(Voy. Pl. XVI, fig. 26). — C’est une association semblable à
+celle que nous avons vue dans la zone moyenne, mais les chênes-verts
+sont en plus grand nombre et les espèces de sous-bois sont un peu
+différentes. Suivant que nous nous trouvons à la partie inférieure
+de la zone ou à une altitude plus considérable l’association
+varie quelque peu.
+
+A 1700 ou 1800 m. nous avons observé sur les pentes du Ras Chergui
+et près du col de Merbah au Djebel Morghad, les espèces suivantes :
+
+ _Helianthemum rubellum_ Presl, dans les deux stations et un peu
+ partout à cette altitude.
+
+ _Helianthemum pilosum_ Pers., dans les deux stations et un peu
+ partout à cette altitude.
+
+ _Helianthemum papillare_ Boiss., dans les deux stations et un
+ peu partout à cette altitude.
+
+ _Helianthemum hirtum_ Pers. v. _deserti_ Coss., dans les deux
+ stations et un peu partout à cette altitude.
+
+ _Linum suffruticosum_ L. v. _squarrosum_ Munby, dans les deux
+ stations et un peu partout à cette altitude.
+
+ _Sedum nicæense_ All., dans les deux stations et un peu partout
+ à cette altitude.
+
+ _Ephedra fragilis_ Desf. v. _Desfontainii_ Stapf., dans les deux
+ stations et un peu partout à cette altitude.
+
+ _Veronica rosea_ Desf., dans les deux stations et un peu partout
+ à cette altitude.
+
+ _Chrysanthemum Maresii_ Ball, dans les deux stations et un peu
+ partout à cette altitude.
+
+ _Chrysanthemum Gayanum_ Ball, dans les deux stations et un peu
+ partout à cette altitude.
+
+ _Polycarpon Bivonæ_ Gay, dans les deux stations et un peu partout
+ à cette altitude.
+
+ _Anthemis punctata_ Vahl, dans les deux stations et un peu partout
+ à cette altitude.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L., dans les deux stations et un peu
+ partout à cette altitude.
+
+ _Coronilla juncea_ L. v. _Pomeli_ Hochr., dans les deux stations
+ et un peu partout à cette altitude.
+
+ _Diplotaxis virgata_ DC. v. _Aïssæ_ Hochr., dans les deux
+ stations et un peu partout à cette altitude.
+
+ _Launæa spinosa_ Sch. Bip., récolté seulement au Ras Chergui.
+
+ _Erodium cicutarium_ L’Hérit. v. _Jacquinianum_ Hochr.,
+ seulement au Col de Merbah.
+
+ _Astragalus tenuifolius_ Desf., seulement au Col de Merbah.
+
+Au Djebel Aïssa, à la même altitude mais dans une exposition plus
+favorable, nous avons noté dans la même formation :
+
+ _Cistus incanus_ L. v. _Reichenbachii_ Hochr.
+
+ _Colutea arborescens_ L.
+
+ _Xeranthemum inapertum_ Willd.
+
+ _Crepis taraxacifolia_ Thuill. v. _Aïssæ_ Hochr.
+
+ _Ruta chalepensis_ L.
+
+ _Chrysanthemum Maresii_ Ball.
+
+ _Verbascum atlanticum_ Batt.
+
+ _Coronilla juncea_ L. v. _Pomeli_ Hochr.
+
+Enfin, les espèces suivantes que nous rapportons avec doute à cette
+association, parce que nous les avons récoltées sur le chemin
+muletier et, comme nous l’avons dit pour la zone moyenne, elles
+nous paraissent en relation avec le passage des troupeaux :
+
+ _Triticum triaristatum_ Gr. et Godr.
+
+ _Alyssum campestre_ L.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _genuina_.
+
+ » » Lam. v. _dasycarpa_ Andrz.
+
+ _Asperugo procumbens_ L.
+
+ _Androsace maxima_ L.
+
+A 1900 mètres environ, nous avons noté au Dj. Aïssa, toujours dans
+les bois de chênes-verts et de genévriers :
+
+ _Ephedra nebrodensis_ Tineo v. _Villarsii_ Stapf.
+
+ _Poa bulbosa_ L.
+
+ _Dactylis glomerata_ L. v. _spiciformis_ Hochr.
+
+ _Festuca ovina_ L. ss. _infesta_.
+
+ _Tulipa Celsiana_ DC.
+
+ _Silene colorata_ Poir. v. _pteropleura_ Coss.
+
+ _Alyssum montanum_ L. v. _Aïssæ_ Hochr.
+
+ _Camelina sylvestris_ Wallr.
+
+ _Sisymbrium crassifolium_ Cav. v. _scaposum_ Hochr.
+
+ _Reseda alba_ L. v. _firma_ J. Müll.
+
+ _Helianthemum papillare_ Boiss.
+
+ _Armeria allioides_ Boiss.
+
+ _Lithospermum incrassatum_ Guss.
+
+ _Linaria tristis_ Mill.
+
+ » _arvensis_ Desf. v. _parviflora_ Hochr.
+
+ » _heterophylla_ Desf. v. _aurasiaca_ Hochr.
+
+ _Veronica rosea_ Desf.
+
+ _Senecio leucanthemifolius_ Poir. v. _leucanthemifolius_ Batt.,
+
+etc. Voy. aussi l’association de la forêt de pins.
+
+A 1950 mètres sur le dôme buissonneux du Djebel Morghad (Voy. Pl. XV,
+fig. 24), nous voulons mentionner trois espèces récoltées dans la
+station même qui est figurée par nous :
+
+ _Santolina rosmarinifolia_ L. v. _canescens_ Boiss.
+
+ _Inula montana_ L. v. _calycina_ Batt. et Tr.
+
+ _Filago Heldreichii_ Batt. et Tr.
+
+2. =Petits rochers isolés dans les forêts.= — Çà et là nous
+rencontrons dans la montagne de petits accidents de terrain qui se
+traduisent par de faibles parois de rochers ou par de gros blocs
+isolés. En connexion avec eux nous avons rencontré les espèces
+suivantes, soit au Djebel Aïssa, soit au Djebel Morghad, soit à la
+fois dans ces 2 stations :
+
+ _Myosotis collina_ Hoffm.
+
+ _Ruscus aculeatus_ L.
+
+ _Hutchinsia petræa_ R. Br.
+
+ _Rubia lævis_ Poir.
+
+ _Anthyllis Vulneraria_ L. v. _coccinea_ L.
+
+ _Sedum album_ L. v. _micranthum_ DC.,
+
+auxquelles s’ajoutent les suivantes rencontrées aussi dans
+d’autres associations :
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _genuina_.
+
+ » » Lam. v. _dasycarpa_ Andrz.
+
+ _Thlaspi perfoliatum_ L.
+
+ _Lithospermum incrassatum_ Guss.
+
+ _Arenaria serpyllifolia_ L. v. _tenuior_ Koch.
+
+ _Bromus rubens_ L. v. _canescens_ Coss.
+
+ » _tectorum_ L.
+
+Nous tenons à mentionner à part les espèces récoltées dans la
+paroi de rochers qui limite l’arête du Djebel Morghad du côté du
+S.-E., parce que cette paroi est une formation continue et qu’elle
+se distingue, comme on le voit, par une association d’espèces tout
+à fait particulières. (Voy. Pl. XIV, fig. 22 à droite en haut).
+
+ _Sedum album_ L. v. _micranthum_ DC.
+
+ » _dasyphyllum_ L. v. _glanduliferum_ Gr. et Godr.
+
+ _Osyris alba_ L.
+
+ _Helianthemum virgatum_ Pers.
+
+ _Polygala rupestris_ Pourr. v. _saxatilis_ Murb.
+
+3. =Sommets buissonneux.= (Pl. XVI, fig. 25). — Nous avons en
+vue ici surtout le sommet du Ras Chergui, mais la même formation
+se représente au col de Merbah avec une association à peu près
+semblable. Ce sont des chênes-verts formant des buissons étendus
+mais très rabougris, de 1.50 m. de haut tout au plus. Dans l’ombre
+épaisse de ces buissons, au milieu de l’entrelacement des branches,
+se trouvent régulièrement :
+
+ _Galium spurium_ L. v. _Vaillantii_ Gr. et Godr.
+
+ _Anthriscus vulgaris_ Pers. f. _depauperata_.
+
+ _Xeranthemum inapertum_ Willd.
+
+ _Lithospermum incrassatum_ Guss.
+
+ _Centranthus Calcitrapa_ Dufr.
+
+ _Muscari comosum_ Mill.
+
+et dans les fentes de rochers entre les buissons, on observe également
+presque toujours :
+
+ _Jurinea humilis_ DC.
+
+ _Helianthemum rubellum_ Presl.
+
+ _Thymus hirtus_ Willd. v. _albiflorus_ Briq.
+
+ _Erysimum grandiflorum_ Desf.
+
+ _Paronychia capitata_ Lam.
+
+ _Alyssum montanum_ L. v. _atlanticum_ Boiss.
+
+ _Dactylis glomerata_ L. v. _spiciformis_ Hochr.
+
+qui donnent l’impression d’une formation alpine.
+
+4. =Sommets à dôme ombreux.= — Nous avons ici en vue
+particulièrement le sommet du Djebel Morghad, où les chênes-verts
+sont si denses qu’ils forment un dôme continu avec un sous-bois
+ombreux tout couvert de _Geum heterocarpum_ Boiss. Cette station
+est vraiment remarquable en ce sens que sa végétation tranche sur
+toutes les formations ordinaires du pays. On a l’impression très
+nette que le _G. heterocarpum_ ne possède que les restes d’une
+ancienne dispersion et qu’il est en voie d’extinction. Presque
+tous les pieds d’ailleurs sont attaqués par des champignons. Dans
+les environs immédiats de cette association, mais sur un terrain
+plus rocheux, nous avons noté le _Berberis australis_ Hochr. —
+qui accompagne aussi le _Geum_ dans les Pyrénées — puis le
+_Cotoneaster nummularia_ et le _Tulipa Celsiana_. Il s’y ajoute de
+nombreux lichens et quelques mousses.
+
+5. =Bois de pins d’Halep.= (Pl. XV, fig. 23). — On y trouve
+les espèces suivantes que l’on serait en droit d’ajouter à
+l’association des forêts de chênes-verts et de genévriers, parce
+que ces pins se trouvent dans la même région et que nous avons revu
+la plupart de ces espèces dans l’association mentionnée.
+
+ _Festuca triflora_ Desf.
+
+ _Cynosurus elegans_ Desf.
+
+ _Silene amurensis_ Pomel.
+
+ _Herniaria glabra_ L.
+
+ _Polycarpon Bivonæ_ Gay.
+
+ _Lotus commutatus_ Guss. v. _collinus_ Brand.
+
+ _Lathyrus articulatus_ L.
+
+ _Jasminum fruticans_ L.
+
+ _Chrysanthemum Gayanum_ Ball.
+
+ _Anthemis montana_ L.
+
+6. =Prairies.= (Voy. Pl. XIII, fig. 20 qui représente une prairie de
+la zone moyenne). — A cette altitude, dans les bois de chênes-verts,
+on rencontre çà et là des clairières qui sont occupées par des
+prairies à végétation dense et qui servent souvent de pâturages
+pour les troupeaux des nomades.
+
+Nous avons déjà parlé de cette formation dans la zone moyenne ;
+mais, dans la zone supérieure, elle est beaucoup plus caractéristique
+tant à cause de son apparence que pour les espèces qui s’y trouvent
+associées. Nous avons observé cette formation : au Djebel Morghad,
+à Hassin-Sarah et plus haut, sous le sommet ; au Djebel Mekter,
+près du col de la Fourche et au-dessus de la source de Ras Chergui,
+et enfin au Djebel Aïssa. Cependant ce n’est que dans ce dernier
+endroit que nous avons pu étudier les associations de cette formation
+à cause de l’absence des troupeaux.
+
+Dans une clairière, à 1800 m., nous avons récolté :
+
+ _Lolium perenne_ L.
+
+ _Chenopodium foliosum_ Asch. et Græbn.
+
+ _Arabis auriculata_ Lam. v. _dasycarpa_ Andrz.
+
+ _Reseda Luteola_ L. v. _Gussonii_ J. Müll.
+
+ _Hippocrepis ciliata_ Willd.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L.
+
+ _Salvia Verbenaca_ L. v. _clandestina_ Briq.
+
+ _Marrubium supinum_ L.
+
+ _Simbuleta fruticosa_ Hochr.
+
+ _Plantago Lagopus_ L.
+
+ _Valerianella Auricula_ DC.
+
+ _Anacyclus valentinus_ L.
+
+A 2000 m., sur le col, nous avons observé une vaste prairie ;
+elle était remarquable par la prédominance presque exclusive du
+_Sisymbrium crassifolium_ v. _giganteum_, dont les hautes tiges lui
+donnaient l’aspect d’un champ prêt pour la moisson. Cette plante
+était accompagnée des espèces et variétés suivantes :
+
+ _Sisymbrium crassifolium_ Cav. v. _scaposum_ Hochr.
+
+ _Adonis æstivalis_ L.
+
+ _Cerastium echinulatum_ Coss. et Dur.
+
+ _Silene conica_ L.
+
+ _Asperugo procumbens_ L.
+
+ _Cynoglossum cheirifolium_ L.
+
+ _Lamium hybridum_ Vill.
+
+ _Anacyclus depressus_ Ball.
+
+7. =Pentes à Phillyrea angustifolia L. v. angustifolia.=
+(Voy. Pl. XIV, f. 22). — Nous avons ici en vue une pente buissonneuse
+qui s’étendait immédiatement au-dessous de la grande paroi
+du Djebel Morghad. L’association que nous y avons rencontrée
+était caractérisée par le buisson sus-mentionné et par plusieurs
+_Graminées_ du Tell, c’est pourquoi nous avons tenu à relater
+cette formation à part.
+
+ _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_ Hochr.
+
+ _Linum Munbyanum_ Boiss. et Reut. v. _meridionale_ Hochr.
+
+ » _suffruticosum_ L. v. _squarrosum_ Munby.
+
+ _Inula montana_ L. v. _calycina_ Batt. et Tr.
+
+ _Oryzopsis cœrulescens_ Batt. et Tr.
+
+ _Stipa parviflora_ Desf.
+
+ _Melica ciliata_ L. v. _nebrodensis_ Parlat.
+
+ _Avena barbata_ Brot. v. _genuina_ Willk. et L.
+
+8. =Sur les sommets déboisés= comme le Djebel-Aïssa, versant
+S.W., on rencontre encore parfois dans des expositions favorables
+quelques buissons plus ou moins élevés de genévriers. Dans ces
+endroits et sur des rochers exposés au Nord mais tout environnés
+par la formation steppique de la région moyenne, nous avons noté
+les espèces suivantes qui se rattachent certainement à la zone
+supérieure. — C’étaient sur les pentes du Djebel Aïssa, près
+du télégraphe optique, à une altitude d’environ 1800 m. :
+
+ _Lactuca viminea_ J. et K. Presl.
+
+ _Clematis Flammula_ L. v. _cæspitosa_ Reich.
+
+ _Delphinium Balansæ_ Boiss. et Reut.
+
+ _Pimpinella Tragium_ Vill.
+
+ _Rhamnus lycioides_ L.
+
+ * * * * *
+
+La dispersion en Algérie de beaucoup des espèces mentionnées
+ci-dessus est trop mal connue pour que nous osions en tirer des
+conclusions détaillées ; cependant nous ne pouvons nous empêcher de
+signaler le grand nombre d’espèces mentionnées comme fréquentes
+sur les montagnes du Tell et sur les hauts sommets de la chaîne de
+bordure saharienne, et manquant sur les hauts plateaux : 25 environ
+sont dans ce cas, et plus de la moitié sont signalées aussi sur
+les hauts sommets du Djurdjura.
+
+On est aussi frappé du très petit nombre d’espèces qui sont
+signalées sur les hauts plateaux et dans le Sud mais qui manquent au
+Tell. Il n’y a guère plus de 2 plantes qui soient dans ce cas, donc,
+par rapport à la zone précédente, on peut dire que l’affinité
+avec les hauts plateaux a diminué et que les rapports avec les
+montagnes du Tell ont augmenté.
+
+Un nombre assez faible de plantes est signalé expressément comme
+se trouvant dans le Tell, sur les hauts plateaux et dans le Sud. Une
+quinzaine environ sont dans ce cas et, parmi elles, quelques-unes des
+plantes les plus typiques des montagnes du Sud, telles par exemple :
+_Jurinea humilis_ DC., _Helianthemum rubellum_ Presl, _Tulipa Celsiana_
+DC. Parmi ces espèces, il n’y en a pas une seule dont l’aire de
+dispersion s’étende du côté de l’Orient.
+
+Les formes endémiques nous donnent des indications intéressantes. Un
+grand nombre d’entre elles sont constituées par des variétés
+spéciales à la région, mais dont l’espèce se retrouve sur
+les hauts plateaux et dans le Tell. C’est le cas par exemple
+du _Thymus hirtus_ Willd. habitant les 3 régions, mais dont la
+variété _albiflorus_ semble particulière aux montagnes de la
+bordure saharienne ; tel est le cas aussi pour le _Diplotaxis
+virgata_ DC. v. _Aïssæ_ Hochr., _Linum Munbyanum_ Boiss. et
+Reut. v. _meridionale_ Hochr., _Linum suffruticosum_ L. v. _squarrosum_
+Munby, _Anthriscus vulgaris_ Pers. f. _depauperata_, etc.
+
+Le _Linum Munbyanum_ Boiss. et Reut. en particulier offre un intérêt
+très grand en ce sens qu’on retrouve une forme analogue à la
+v. _meridionale_ Hochr. dans les montagnes près de Tlemcen et Sidi
+bel Abbès. Il est un exemple typique de l’apparition de formes
+polytopiques.
+
+§ 4. CONCLUSIONS. — De l’examen de la flore montagneuse dans son
+ensemble, nous pouvons tirer un certain nombre d’enseignements :
+tout d’abord, plus on s’élève sur les flancs des montagnes,
+plus la flore devient riche en espèces et en variétés, plus aussi
+les affinités avec l’Orient diminuent et plus les rapports avec
+l’Occident augmentent au contraire.
+
+D’autre part, la grande majorité des plantes de montagnes se
+retrouvent dans le Tell ; parmi celles-ci, un assez grand nombre
+habitent les hauts plateaux et ont une aire continue, d’autres
+habitent les hautes montagnes du Tell, le Djurdjura en particulier
+et les hauts sommets du Sud. Leur aire est discontinue, mais il est
+évident que, à une époque fort peu éloignée, elles devaient se
+trouver, comme les précédentes, aussi sur les hauts plateaux.
+
+Enfin, un dernier groupe est formé par des espèces qui habitent
+les 3 régions, mais qui ont varié parallèlement en s’élevant
+d’une part sur les flancs des montagnes du Sud et, d’autre
+part, sur les sommets des montagnes du Tell où elles ont formé
+des variétés parfois distinctes et parfois très voisines. Le cas
+le plus caractéristique est celui de l’_Alyssum montanum_ L. qui
+se trouve sur tous les hauts sommets en des stations parfaitement
+isolées et qui, à cause de cela, forme presque dans chaque station
+une variété spéciale.
+
+Les endémiques vrais forment aussi une assez forte proportion et sont
+constitués par des espèces très caractéristiques, spéciales à
+la région, ou bien se retrouvant sur les hautes montagnes du Maroc.
+
+Il est donc hors de doute pour nous que la flore des montagnes du
+Sud se compose :
+
+1. D’un très petit nombre de plantes steppiques orientales qui
+s’élèvent plus ou moins haut sur le flanc des montagnes, mais
+qui n’atteignent jamais les plus hauts sommets.
+
+2. D’espèces habitant les montagnes du Tell. Leur aire de
+dispersion est parfois continue à travers les hauts plateaux,
+ou bien l’espèce a été détruite dans la région des plaines,
+ou bien enfin, l’aire de l’espèce est continue mais l’espèce
+elle-même est représentée sur les montagnes du Sud par une variété
+spéciale. Toutes les plantes de cette catégorie ont une affinité
+occidentale.
+
+3. Un certain nombre d’espèces spéciales à la région et se
+continuant le long de la même chaîne jusque dans l’intérieur
+du Maroc. Ces espèces sont en général très typiques, telles
+par exemple : les _Chrysanthemum Maresii_ Ball, _C. Gayanum_ Ball,
+_Cerastium echinulatum_, _Simbuleta fruticosa_ Hochr. etc.
+
+En outre on peut distinguer 2 catégories dans ce dernier groupe :
+
+Les plantes qui sont localisées sur les hauts sommets comme les
+précédentes.
+
+Les plantes qui habitent les montagnes mais aussi les rochers de
+la plaine, par exemple : le _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_
+Hochr. et le _Carduncellus Duvauxii_ que M. Battandier a découvert au
+col de Founassa et que nous avons retrouvé dans les rochers de Mograr.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE V
+
+ =Rochers désertiques du Sud=
+
+
+Ces rochers désertiques, comme nous l’avons déjà dit dans notre
+introduction, paraissent dépourvus de végétation à première vue,
+mais si on les visite de près, on y trouve une foule de plantes du
+plus haut intérêt. Je dirais même que c’est dans cette région
+que le botaniste risque le plus de faire une récolte abondante en
+types curieux et rares. Cette flore xérophile à l’extrême est
+caractérisée surtout par la rose de Jéricho (_Odontospermum
+pygmæum_) et par des _Composées_ épineuses. Ses affinités
+sont fort restreintes et le très grand nombre de ses endémismes,
+qui comptent même des genres monotypes, fait qu’elle doit être
+considérée comme une flore très ancienne et autochtone. A cette
+association que nous avons observée d’une façon typique au Raz
+ed Dib près Duveyrier (Voy. Pl. VIII, f. 13), et dans les rochers
+du Mograr Foukani, on peut rattacher aussi la flore de certaines
+petites chaînes rocheuses, exposées en plein Sud, telles que la
+petite arête de Tiout et les rochers près d’Aïn-el-Hadjej.
+
+Dans ces deux endroits le _Warionia_ a été signalé et quoique à
+Tiout les rochers en question soient envahis dans une large mesure
+par les plantes du steppe environnant, nous croyons cependant que
+la présence de quelques espèces spéciales des rochers du Sud,
+permet de les classer dans une même catégorie.
+
+Du reste une brève énumération des membres de cette association
+illustrera ce que nous venons d’exposer :
+
+ _Andropogon hirtus_ L. v. _genuinus_ Hack., circumméditerranéen.
+
+ _Odontospermum graveolens_ Sch., circumméditerranéen.
+
+ _Plantago amplexicaulis_ Cav., circumméditerranéen.
+
+ _Rhus oxyacantha_ Cav., circumméditerranéen.
+
+ _Orobanche cernua_ Lœfl., circumméditerranéen.
+
+ _Statice pruinosa_ L., du Maroc en Orient.
+
+ _Dianthus crinitus_ Sm. v. _typicus_ Sm. et v. _tomentellus_
+ Boiss., du Maroc en Orient.
+
+ _Andropogon laniger_ Desf., du Maroc en Orient.
+
+ _Helianthemum Lippii_ Pers. v. _ellipticum_ Boiss., du Maroc
+ en Orient.
+
+ _Statice Bonduelli_ Lestib., d’Algérie au Fezzan.
+
+ _Globularia Alypum_ L. v. _eriocephala_ Bonn. et Barr.,
+ d’Algérie en Egypte.
+
+ _Atractylis serratuloides_ Sieb., d’Algérie en Orient.
+
+ _Odontospermum pygmæum_ O. Hoffm., d’Algérie en Orient.
+
+ _Paronychia Cossoniana_ Gay, d’Algérie en Orient.
+
+ _Carlina corymbosa_ L. v. _libanotica_ Boiss., d’Orient.
+
+ _Aristida adscentionis_ L. v. _cœrulescens_ Dur. et Schinz,
+ d’Espagne en Orient par la Barbarie.
+
+ _Calendula ægyptiaca_ Pers., d’Espagne en Orient par la
+ Barbarie.
+
+ _Lolium Trabuti_ Hochr., endémique.
+
+ _Pennisetum orientale_ Rich. v. _Parisii_ Battandier, endémique.
+
+ _Daucus sahariensis_ Murb., endémique.
+
+ _Urginea nodiflora_ Batt. et Tr., endémique.
+
+ _Carduncellus Duvauxii_ Batt., endémique.
+
+ _Atractylis Babelii_ Hochr., endémique.
+
+ _Perralderia Dessignyana_ Hochr., endémique.
+
+ _Anthemis lonadioides_ Hochr., endémique.
+
+ _Phagnalon purpurascens_ Schultz-Bip., endémique.
+
+ _Pallenis spinosa_ Cass. v. _cuspidata_ Hochr., endémique.
+
+ _Warionia Saharæ_ Benth. et Coss., endémique.
+
+ _Anvillea radiata_ Coss. et Dur., endémique.
+
+ _Antirrhinum ramosissimum_ Coss. et Dur., endémique.
+
+ _Satureia Hochreutineri_ Briq., endémique, mais aussi au Maroc.
+
+ _Picris Saharæ_ Hochr., endémique, mais aussi au Maroc.
+
+ _Centaurea maroccana_ Ball, endémique, mais aussi au Maroc.
+
+ _Pappophorum scabrum_ Kunth[35], en Algérie méridionale et
+ au Cap.
+
+ _Cladanthus arabicus_ Cass., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Eryngium illicifolium_ Lam., d’Espagne en Tunisie.
+
+ _Fœniculum vulgare_ Mill., d’Espagne en Tunisie et en Orient
+ par l’Europe méridionale.
+
+ _Periploca lævigata_ Ait., d’Espagne en Tunisie et en Orient
+ par l’Europe méridionale.
+
+ _Ephedra fragilis_ Desf., Méditerranée occidentale.
+
+Pour donner une idée de l’association vivant sur les rochers de
+Tiout, nous citerons à côté de :
+
+ _Satureia Hochreutineri_ Briq.
+
+ _Anthemis lonadioides_ Hochr.[36].
+
+ _Warionia Saharæ_ Benth. et Coss.[36]
+
+ _Urginea noctiflora_ Batt. et Tr.[36]
+
+qui sont des plantes spéciales aux rochers désertiques, les suivantes
+qui sont des échappées du steppe :
+
+ _Zizyphus Lotus_ Lam.
+
+ _Suæda fruticosa_ Forsk.
+
+ _Atriplex parviflorus_ Lowe.
+
+ _Leyssera capillifolia_ DC.
+
+ _Argyrolobium uniflorum_ Jaub. et Spach.
+
+ _Haloxylon articulatum_ Bunge.
+
+Envisageant seulement les plantes des stations typiques du Raz ed Dib
+et Mograr, on peut voir que sur 39 espèces ou variétés récoltées,
+il y a :
+
+A. 5 espèces circumméditerranéennes, c’est-à-dire le 13 %. Mais,
+parmi elles, toutes, sauf le _Rhus oxyacantha_, sont des plantes
+triviales se rencontrant dans toute sorte d’autres formations. Quant
+au _Rhus_, c’est une espèce qui paraît fort ancienne car il se
+trouve dans des stations isolées et fort éloignées les unes des
+autres autour de la Méditerranée.
+
+B. 12 orientales, c’est-à-dire le 31 %, dont la majorité sont
+des plantes steppiques ou désertiques.
+
+C. 16 endémiques ou particulières au Sud du Maroc et de
+l’Algérie. Cela fait le 41 %, dont la majorité est formée
+par des espèces tout à fait caractéristiques, par des genres
+monotypes même, qui ne présentent aucune affinité avec les types
+méditerranéens. Si même nous ajoutons à cela le _Pappophorum
+scabrum_ qui est localisé dans les stations analogues du Sud
+de l’Algérie et de la Tunisie, cela ferait 43 % d’espèces
+spéciales. D’autre part le _Pappophorum_, par sa présence dans
+le Sud de l’Afrique, nous donne une indication précieuse au sujet
+de ce groupe de plantes dont les affinités sont si obscures.
+
+D. 5 espèces à dispersion occidentale ou du moins venues des
+montagnes septentrionales de l’Orient par l’Europe méridionale ;
+cela fait 13 % de plantes occidentales ou boréales.
+
+Parmi les espèces précitées sur lesquelles nous avons des
+renseignements, la majorité se trouve seulement dans l’extrême
+Sud. Les autres habitent les 3 régions, mais elles sont toutes
+des plantes circumméditerranéennes ou orientales. Pas une seule
+des plantes particulières à l’Algérie ne dépasse la bordure
+saharienne vers le N., sauf peut-être le _Centaurea maroccana_
+qui est indiqué sur les hauts plateaux mais qui ne se trouve là
+qu’à l’état de relique, si nos suppositions sont exactes.
+
+La flore des rochers désertiques du Sud se compose donc :
+
+1. De plantes empruntées aux associations voisines, en particulier
+le steppe. Ces plantes ont des affinités orientales ou occidentales
+ou sont des espèces circumméditerranéennes.
+
+2. D’espèces ou de genres même, spéciaux à la région,
+constituant le reste d’une flore très ancienne. Parmi ces plantes
+plus ou moins endémiques, les unes sont typiques pour les rochers du
+Sud, comme les _Warionia_ et les _Anvillea_ ; les autres se retrouvent
+dans la montagne ainsi que nous l’avons déjà indiqué à propos
+de cette forme de végétation.
+
+_Remarque._ Nous voudrions rattacher à cette flore des rochers
+2 espèces récoltées à 1800 m. d’altitude dans les parois
+de rochers exposées en plein Sud près du télégraphe optique du
+Djebel Aïssa. Ce sont les seules espèces que nous ayons observées
+dans cette station très spéciale. Comme elles n’ont rien à faire
+avec la flore des montagnes, il est préférable de les rapprocher
+de l’association des rochers désertiques ; ce sont :
+
+ _Pituranthus virgatus_ Hochr.
+
+ _Asparagus stipularis_ Forsk.
+
+ * * * * *
+
+
+ CHAPITRE VI
+
+ =Conclusions générales=
+
+
+§ 1. MIGRATION DES FLORES. — Considérant les données générales
+sur la géographie botanique de l’Algérie, exposées de façon
+magistrale par Cosson, et les quelques indications fournies par Debeaux
+sur la flore des plus hauts sommets du Tell, nous avons cherché une
+théorie qui put satisfaire aux observations que nous venons de relater
+et qui s’adaptât en même temps à ce que nous savons sur le reste
+de l’Algérie. Nos observations et nos herborisations ne sont pas
+assez complètes et la connaissence des associations végétales de
+l’Algérie est beaucoup trop peu développée (on pourrait même
+dire qu’elle est inconnue) pour qu’il soit possible de se faire
+une opinion ferme. Cependant il nous a semblé intéressant de faire
+connaître les idées que nous ont suggéré ces études parce que
+l’évidence nous en paraît très grande. Quelles que soient les
+modifications profondes apportées par des études ultérieures,
+nous serions étonné que nos résultats fussent modifiés au point
+d’en être transformés.
+
+1. Nous croyons à l’existence d’une =ancienne flore=, probablement
+antérieure aux temps glaciaires, et qui habitait tout ou partie
+de l’Algérie et, en tout cas, la bordure saharienne. Il n’en
+reste plus que des traces, et les plus précises sont celles que nous
+avons mentionnées dans les rochers désertiques du Sud. A cette flore
+appartiennent ces genres singuliers tels que : _Warionia_, _Anvillea_,
+_Perralderia_, _Pappophorum_, et peut-être faudrait-il y ajouter
+certaines espèces très localisées et à port caractéristique,
+vivant, dans le steppe comme : _Anabasis aretioides_, _Limoniastrum
+Feei_ et _Pistacia atlantica_, ou sur le sommet des montagnes comme :
+_Cerastium echinulatum_, _Chrysanthemum Gayanum_, _C. Maresii_, etc.,
+etc. Cette flore ancienne est en voie d’extinction, témoin la
+_Pistacia atlantica_ et surtout le _Warionia_ qui en est un élément
+plus incontestable. Ce dernier genre en effet, se trouvait près de
+Tiout, où il a disparu, et sur les rochers d’Aïn-el-Hadjej où
+il est devenu rare. En outre tous les pieds que nous avons observés
+étaient très âgés.
+
+Cette flore paraît avoir quelques relations avec le Sud de
+l’Afrique, relations indiquées dans nos collections par le
+_Pappophorum_. Ce dernier en effet, quoiqu’il ait été trouvé
+dans des endroits sablonneux près de Biskra et de Ghardaïa, n’est
+pas une plante dunique ; selon nous, il serait une relique des temps
+préglaciaires. Au moment de la grande extension des glaciers en
+Europe, il est probable que le climat, devenu plus humide, a rendu
+possible à cette plante le passage du Sahara.
+
+Refoulés par l’arrivée d’une invasion végétale au moment de
+la période glaciaire, il est possible que beaucoup d’éléments
+de cette ancienne flore aient pénétré aussi dans le Sahara. Mais
+pendant la période subséquente, xérothermique, ils ont péri,
+ou bien ils n’ont pas pu comme le _Pappophorum_ et quelques autres
+peut-être, étendre impunément fort loin leurs limites. D’autre
+part, durant l’invasion que nous supposons avoir eu lieu pendant la
+période glaciaire, ces éléments primitifs ont résisté seulement
+dans des endroits très arides, grillés du soleil, et où la flore
+envahissante, ne pouvait plus leur disputer la place. Ces stations
+étaient situées, ou bien dans les rochers sahariens ou bien dans
+la bordure saharienne même. Là, dans des stations privilégiées
+situées à une certaine altitude, se retrouvent des conditions
+d’existence semblables à celles des rochers désertiques[37]. Aussi
+ces plantes ont-elles pu subsister jusqu’à aujourd’hui dans
+ces régions.
+
+Pendant la période xérothermique, peut-être ont-elles récupéré
+une aire plus considérable jusqu’au moment où elles ont été
+de nouveau refoulée par l’invasion de la flore orientale. Cette
+invasion se produit encore aujourd’hui et amènera, nous le croyons,
+la disparition graduelle de tous ces éléments anciens.
+
+2. =Invasion d’une flore boréale.= — Après ce que nous avons
+dit sur les relations de la flore des montagnes avec l’Espagne,
+l’Europe méridionale, même l’Europe centrale et le Caucase ;
+considérant aussi l’observation très juste de Cosson sur la
+flore du Tell, homologue à celle du rivage méditerranéen boréal
+correspondant, il est hors de doute qu’à un moment donné de
+nombreux éléments ont passé du Nord de la Méditerranée en
+Barbarie. Vu les rapports signalés par M. Briquet[38] entre la
+flore de la Corse et de la Sardaigne et celles de la Barbarie ou de
+l’Europe méridionale, vu aussi les relations entre la Sicile et la
+Tunisie, il est incontestable que cette migration s’est opérée
+par terre au moment où la Méditerranée n’occupait pas encore
+son lit actuel.
+
+Ces relations par terre sont admises et ont été signalées déjà
+nombre de fois en zoologie, en géologie, comme en botanique. Une
+migration a donc pu se produire et elle s’est faite du Nord au Sud ;
+on pourrait même dire du N.-E., car nous l’avons vu, plusieurs
+espèces présentent encore entre le Caucase et l’Algérie des
+stations isolées qui jalonnent le parcours qu’elles ont effectué.
+
+Il va de soi qu’une telle migration n’a pas eu lieu en sens inverse
+car, nous l’avons vu, la flore primitive de l’Algérie avait des
+caractères tout à fait différents et ces types autochtones ne se
+trouvent nulle part ailleurs. S’ils avaient émigré, ce serait
+plutôt vers le Sud qu’ils se seraient dirigés comme nous l’avons
+dit dans le paragraphe précédent.
+
+Quelles ont été les raisons de cette immigration venue du N. ? Pour
+ce qui est du parcours suivi depuis le Nord de la Méditerranée jusque
+vers le Sud, nous serions enclins à l’attribuer à l’influence de
+la période glaciaire en Europe. Quant au parcours depuis le Caucase
+dans l’Europe centrale, nous nous l’expliquons mal, mais il a
+été si souvent constaté pour un grand nombre d’espèces alpines
+d’Europe que nous pouvons bien l’admettre sans autre.
+
+Cette hypothèse permet de nous expliquer aussi comment les espèces
+de l’Europe centrale ont pu être refoulées par l’avancement des
+glaciers jusque sur les isthmes qui reliaient encore les deux rives
+de la Méditerranée[39]. Ces espèces accompagnées de beaucoup de
+plantes méditerranéennes ont donc envahi le Tell d’où elles ont
+chassé, en grande partie, la flore autochtone.
+
+Quels chemins ont-elles pris pendant leurs migration vers le Sud ? Il
+est difficile de le dire. Pour quelques-unes d’entre elles manquant
+en Espagne et se trouvant en Sicile, en Corse et en Sardaigne,
+nous avons vu que la voie suivie était sûrement l’isthme qui
+s’étendait entre ces pays et la Barbarie. Pour d’autres se
+trouvant en Espagne et passant par le Maroc, nous avons admis la
+voie occidentale. Mais il ne faudrait pas nous croire plus absolu que
+nous sommes ; et même pour les espèces dont l’aire est continue
+par l’Espagne et le Maroc, il est possible qu’il y ait eu une
+émigration parallèle par la Tyrrhénis et ses prolongements. Rien
+ne prouve en effet que les exemplaires d’Algérie proviennent de la
+même lignée que ceux du Maroc occidental. Néanmoins dans le cas
+d’une aire continue par l’Espagne, en l’absence de documents
+plus précis, il était tout naturel de classer ces plantes avec
+celles d’origine occidentale.
+
+Et puisque nous parlons de l’élément occidental, nous tenons
+à ajouter une remarque : parmi les plantes qui s’étendent
+d’Espagne en Algérie, il est très difficile, sinon impossible de
+faire le départ entre l’élément autochtone se prolongeant par
+les montagnes du Maroc jusqu’à la Sierra Nevada et l’élément
+boréal. En effet les rapports étroits de la flore montagneuse de
+la Sierra Nevada, du Maroc et de l’Algérie nous montrent qu’il
+y a eu là autrefois une région phytogéographique. D’autre part,
+il est très possible que, lors de la migration vers le Sud, au moment
+des temps glaciaires (?), un certain nombre d’espèces répandues
+dans l’Europe centrale, méridionale et en Espagne aient disparu
+partout, sauf dans la péninsule ibérique et en Barbarie.
+
+A la fin des temps glaciaires, les relations cessant avec le littoral
+nord de la Méditerranée et le climat se modifiant dans le sens de
+ce qui existe actuellement, les plantes boréo-méditerranéennes,
+immigrées dans la Tell, s’y sont établies à demeure et les
+plantes européennes ont tendu à occuper les hauteurs. Pour cela,
+elles se sont enfoncées vers le Sud. Elles étaient accompagnées
+par les plantes méditerranéennes les plus aptes à supporter un
+climat continental, c’est-à-dire celles qui, en Europe, après le
+retrait des glaciers, ont été susceptibles d’émigrer le plus
+loin vers le Nord ; tels sont par exemple : le _Ruscus aculeatus_,
+l’_Arabis auriculata_, l’_Osyris alba_, que l’on cueille encore
+non loin de Genève et que nous avons rencontrés un peu partout sur
+les montagnes de l’extrême Sud. Ces espèces, accompagnées du
+pin d’Halep, ont envahi les hauts plateaux et la chaîne de bordure
+saharienne, mais au-delà, les conditions climatériques étaient trop
+différentes et dans les rochers désertiques de l’extrême Sud,
+la flore autochtone pouvait leur faire concurrence avec succès.
+
+Au bout d’un certain temps, ainsi qu’on l’a démontré souvent
+pour l’Europe, une période chaude et sèche a succédé à la
+période glaciaire, ce fut la période xérothermique. Son influence
+s’est fait sentir aussi dans le Nord de l’Afrique et, comme
+dans l’Europe centrale, on vit apparaître sur les hauts plateaux
+et dans les vallées de l’Algérie une formation steppique. Les
+arbres disparurent peu à peu, ils se réfugièrent sur le sommet des
+montagnes où ils pouvaient trouver une humidité relative. C’est
+ainsi que les montagnes du Sud furent envahies par le pin d’Halep et
+par la flore méditerranéenne aussi bien que par les quelques types
+répandus dans l’Europe centrale qui ont été signalés plus haut.
+
+Ces éléments détruisirent peu à peu la flore autochtone réfugiée
+sur les montagnes du Tell et les envahirent à leur tour. Il en fut de
+même pour les montagnes du Sud, mais d’une façon moins complète.
+
+On vit se différencier alors des variétés ou même des espèces
+particulières, dues à l’influence du nouveau milieu où elles
+se trouvaient. C’est dans cette catégorie que rentrent les
+nombreuses variétés ou espèces affines, spéciales aux montagnes
+du Sud. Pendant ce temps une bonne partie des types subsistaient dans
+la plaine. A cette époque, les espèces si nombreuses que nous avons
+notées comme habitant les montagnes du Tell ainsi que celles de la
+bordure saharienne et manquant sur les hauts plateaux, avaient une
+aire continue.
+
+3. =Arrivée de l’élément oriental.= — Bientôt cependant,
+grâce à l’influence continue de cette période xérothermique,
+grâce aussi à l’établissement de l’isthme de Suez qui assura
+une communication avec les steppes et les déserts de l’Orient,
+la flore de ces régions commença son émigration vers l’Occident,
+passant par l’Egypte, la Tripolitaine et la Tunisie, elle envahit
+les hauts plateaux, fit disparaître de ces plaines une quantité
+d’espèces méditerranéennes ou européennes et occupa bientôt une
+place considérable. Toutefois elle ne put jamais s’élever bien
+haut sur les flancs des montagnes où l’élément méditerranéen
+boréal lui disputait la place avec avantage.
+
+Pendant cette même période, le Sahara devenait le désert que nous
+connaissons et refoulait la flore autochtone, d’une part vers la
+bordure saharienne, d’autre part vers le Sud. Il est question ici
+seulement d’une partie de cette ancienne flore, celle qui avait pu
+se réfugier dans la région désertique pendant les temps glaciaires.
+
+Dans ces conditions d’aridité xérothermique, des dunes
+commençaient à se former. Avec l’onde de sécheresse qui se fit
+sentir d’abord en Orient et s’avança peu à peu vers l’Occident,
+la flore des dunes de l’Orient longeant la Barbarie pénétra aussi
+jusqu’en Algérie et vint peupler les montagnes de sable du Sahara.
+
+Avec ces évènements, nous arrivons au commencement de la période
+historique. La période xérothermique se fait de moins en moins sentir
+en Europe, mais en Algérie, où la colonisation romaine étendit si
+avant ses ramifications, dans les endroits pauvres en forêts, comme
+les hauts plateaux et la bordure saharienne, elle eut pour résultat
+de battre en brèche les bois de pins de l’extrême Sud. Puis vint
+la civilisation arabe qui détruisit les forêts de haute futaie dans
+une plus large mesure encore, contribuant ainsi au maintien du climat
+xérothermique. Si bien qu’actuellement encore, sous l’influence
+de cette sécheresse et de ces violents courants atmosphériques,
+la flore d’Orient gagne peu à peu du terrain et le pin d’Halep
+tend à disparaître de la bordure saharienne.
+
+En même temps qu’elle dispute la place à l’élément d’origine
+boréale, cette flore d’Orient fait une concurrence ruineuse au
+reste de l’élément autochtone. Ces espèces orientales en effet,
+sont des espèces steppiques et désertiques ; ce sont donc les plus
+redoutables concurrents des anciens types qui, lors de l’arrivée
+de l’élément boréal, s’étaient maintenus précisément dans
+les endroits les plus désolés, inaccessibles à la flore boréale.
+
+4. =Les plantations modernes.= — Malgré des pronostics aussi
+fâcheux pour la fertilité de cette contrée, nous ne croyons pas
+qu’elle soit destinée actuellement à devenir un désert comme
+ceux de la Perse ou de l’Arabie. Des efforts immenses sont faits
+dans toute la Barbarie pour le reboisement et ils paraissent devoir
+aboutir. Lentement les cultures progressent du Nord vers le Sud ;
+partout où s’établit un Européen, s’élèvent quelques
+arbres. En certains endroits même l’administration militaire a
+créé de toutes pièces de véritables forêts, et nous ne serions
+pas étonnés qu’au bout de nombreuses années d’efforts continus
+dans ce sens, la période xérothermique prît fin dans cette contrée.
+
+Le climat de l’Algérie aurait été déjà un peu modifié par
+ce qui a été fait (si peu que ce soit en comparaison de ce qui
+reste à faire) : c’est l’avis de nombreux colons qui nous en ont
+parlé. Pour nous, nous devons dire que nous avons été stupéfait par
+l’état atmosphérique du Sud-Oranais pendant notre voyage. Quoique
+ce fut au mois de mai et au commencement de juin, il ne s’est pas
+passé de jour pour ainsi dire que nous n’ayons observé de nuages
+au ciel, au point qu’à plusieurs reprises nous en avons été
+beaucoup gêné pour nos photographies. La pluie et les orages ont
+été fréquents. Jamais nous n’aurions pensé à des précipitations
+atmosphériques si nombreuses après ce que nous avions lu et entendu
+au sujet de cette contrée. Faut-il admettre que c’était une année
+exceptionnelle ou que le climat tend à se modifier ? Nous n’osons
+pas nous prononcer. Cependant les rapports de quelques vieux colons
+tendraient à nous faire pencher pour la seconde alternative.
+
+Nous sommes persuadé que l’homme peut influer sur le climat
+comme sur la flore d’un pays. Pour cette dernière, il suffit
+de se reporter à ce que nous avons dit au sujet des oasis et des
+points d’eau pour constater l’immigration probablement toute
+récente des plantes aquatiques triviales. Ces cosmopolites ne
+pourront donc que progresser avec l’augmentation de l’humidité
+et des cultures. Si même on arrêtait l’envahissement de la flore
+d’Orient, l’ancienne flore autochtone du pays serait donc malgré
+tout appelée à s’éteindre.
+
+§ 2. INFLUENCES LOCALES. — 1. On a déjà signalé plusieurs fois
+dans les Alpes, à une certaine altitude, la présence d’espèces
+vivant au bord de la Méditerranée. On attribua cela au fait
+qu’en montagne, dans des stations bien exposées, l’insolation
+est beaucoup plus vive que dans la plaine à la même latitude. Aussi
+la flore méditerranéenne, ayant couvert toute la région pendant
+la période xérothermique, elle a pu se maintenir dans ces stations
+privilégiées après le refroidissement du climat général[40].
+
+Nous avons fait une observation parallèle dans le Sud-Oranais, où
+nous avons relevé sur les deux versants de la vallée d’Aïn-Sefra,
+au Djebel-Aïssa comme au Djebel-Mekter, à une altitude d’environ
+1400 à 1600 m. des espèces que nous avons été stupéfait de
+revoir en grande quantité dans les plaines de climat nettement
+saharien, près de Mograr, Djenien-bou-Rezg et Duveyrier à 800
+ou 900 m. Ce sont : _Carrichtera Vellæ_, _Rumex vesicarius_,
+_Calendula ægyptiaca_, _Echiochilon fruticosum_. On pourrait ajouter
+la station d’_Anabasis aretioides_ que nous avons rencontrée dans
+le Faidjet-el-Betoum à 1200 m. d’altitude, mais elle se trouvait en
+plaine et l’influence stationelle n’était pas si évidente. Dans
+les montagnes, ces plantes se trouvaient en petit nombre et très
+localisées. Nous avons été frappé de leur analogie avec les
+colonies xérothermiques de la Suisse et de la Savoie.
+
+Faut-il attribuer la présence de ces espèces à une dissémination
+fortuite par l’intermédiaire du vent ou des animaux, ou
+bien devons-nous en conclure à un léger refroidissement de la
+température générale à la suite de la période xérothermique ? Il
+est bien difficile de se prononcer, car les espèces que nous avons
+mentionnées possèdent toutes des appareils de dissémination
+perfectionnés. Ce qu’il y a de certain, c’est que, sous la
+même latitude, c’est-à-dire dans la vallée d’Aïn-Sefra, nous
+n’avons jamais rencontré ces espèces en plaine, et avant de les
+avoir vues en grande quantité dans le Sud, nous les tenions pour
+des caractéristiques de la zone montagneuse moyenne.
+
+2. De même que des plantes du Sahara se trouvent à de hautes
+altitudes dans des stations isolées de la chaîne de bordure
+saharienne, de même aussi des espèces méditerranéennes se
+sont conservées à ces mêmes altitudes ou à des altitudes plus
+considérables encore dans ces montagnes. Elles s’y rencontrent aussi
+dans des stations abritées et elles se maintiennent là pour deux
+raisons : la première c’est qu’elles y trouvent une humidité
+plus considérable et la seconde c’est qu’elles y sont exposées
+à un climat plus doux que celui des hauts plateaux où elles font
+défaut ; en hiver, elles sont recouvertes plus longtemps par la neige.
+
+Nous avons mentionné déjà quelques-unes de ces espèces à
+propos de la migration de la flore boréale, mais nous avons
+tenu à faire ressortir le caractère spécial de ces stations de
+plantes méditerranéennes dans l’Extrême-Sud, pour les mettre en
+parallèle, non seulement au point de vue historique, mais au point
+de vue biologique avec les stations de plantes méditerranéennes que
+l’on rencontre dans les Alpes. Il est même une ou deux espèces
+qui sont communes à ces deux sortes de stations, et l’on sait
+que le _Ruscus aculeatus_ et l’_Arabis auriculata_ que nous avons
+cueillis sur les hautes montagnes du Sud-Oranais se retrouvent sur
+le littoral méditerranéen et peuvent être cueillis aussi sur les
+pentes bien exposées du Jura méridional.
+
+§ 3. COMPARAISON AVEC LA FLORE EUROPÉENNE. — Dans les études
+auxquelles nous nous sommes livré sur la flore d’Algérie,
+nous avons été frappé de voir combien les phénomènes
+phytogéographiques de cette contrée rappelaient ceux de l’Europe.
+
+Nous avons décelé les traces d’une ancienne flore autochtone qui
+rappelle l’élément ancien, primordial, de la flore des Alpes, par
+exemple. Nous avons noté ensuite l’arrivée d’une flore venant
+du Nord, ou du moins du Nord-Est, et cette flore est homologue de la
+partie de la flore des Alpes provenant de l’Himalaya, du Caucase
+et de l’Asie centrale.
+
+Nous avons enfin montré l’envahissement d’une flore d’Orient,
+steppique et dunique, et cette invasion est certainement parallèle
+à celle qui s’est opérée dans toute l’Europe et qui a peuplé
+nos prairies et nos champs d’espèces orientales.
+
+Le parallélisme n’est pas seulement dans l’histoire de la flore,
+mais encore dans sa distribution latitudinaire. Sur les deux bords de
+la Méditerranée, nous avons la flore méditerranéenne typique et,
+en nous éloignant dans le Sud de l’Algérie, nous rencontrons des
+éléments homologues à ceux que nous trouvons en nous éloignant du
+littoral septentrional de la Méditerranée vers le Nord. En effet,
+non seulement les hauts plateaux ressemblent aux plaines de l’Europe
+centrale par l’envahissement de la flore steppique d’Orient,
+mais encore par le climat très rude où la neige fait son apparition
+chaque hiver. Ils leur ressemblent même par le paysage de la partie
+Nord des hauts plateaux où, près de Aïn-el-Hadjar, nous avons
+observé des cultures, des arbres et des formes de végétation tout
+à fait semblables à ceux de l’Europe moyenne.
+
+Dans l’Extrême-Sud, sur le sommet des plus hautes montagnes,
+nous avons rencontré, comme sur les Alpes, des restes de la plus
+ancienne flore associée aux espèces venues des hautes montagnes
+européennes. Mieux que cela, nous avons été frappé par l’aspect
+alpin du paysage et par la formation de ces prairies que nous aurions
+voulu appeler des prairies alpines et qui invoquaient le souvenir de
+certains pâturages de nos Alpes. Il n’est pas même jusqu’à
+la présence de plantes méditerranéennes telles que le _Ruscus
+aculeatus_ ou l’_Arabis auriculata_ qui ne nous aient rappelé les
+stations de même nature des Alpes.
+
+Un parallélisme et des homologies aussi exactes sont assez
+surprenants, car la Méditerranée ne se trouve pas sous l’Equateur
+et en s’éloignant d’elle vers le Sud, nous nous rapprochions des
+Tropiques. Il faut donc croire que le climat plus ou moins continental
+d’une région du globe influe plus sur sa couverture végétale
+que des différences de latitude même considérables.
+
+Dernier résultat : nous avons pu voir que l’Afrique du Nord a
+ressenti dans une large mesure l’influence des transformations
+géologiques et climatologiques de l’Europe. Non seulement nous
+avons remarqué les échos de la période glaciaire, mais encore
+la période xérothermique y a fait sentir son influence et nous
+espérons que des études plus complètes de la phytogéographie
+de l’Algérie permettront de dresser un pronostic pour l’avenir
+agricole de ce pays et de donner des indications précieuses pour la
+culture et l’amélioration du climat.
+
+Les quelques études que nous avons faites sont trop incomplètes,
+et, par cela même, le degré de certitude de nos conclusions trop
+précaires pour qu’on ose en tirer des applications pratiques. Mais
+nous espérons que ces quelques indications serviront de stimulant
+pour des études ultérieures.
+
+Nous avons rapporté d’Algérie l’impression d’une colonie
+prospère ; nous avons vu là une race de colons qui permet de
+baser sur leur activité les plus grandes espérances ; nous avons
+vu aussi chez les indigènes tels qu’ils ont été organisés par
+l’administration française un élément de développement d’une
+puissance considérable ; c’est pourquoi nous sommes persuadé
+qu’avec des moyens aussi efficaces, on pourra à la longue influer
+d’une façon décisive même sur le climat inconstant de ces hauts
+plateaux qui ont dû être une contrée relativement fertile au
+commencement de l’ère chrétienne, mais qui ont été stérilisés
+par l’invasion de l’Islam.
+
+ * * * * *
+
+
+[Note 3 : Jean Massart, Un voyage botanique au Sahara (_Bulletin de
+la Société royale de botanique de Belgique_, XXXVII, 202-339, 1898).]
+
+[Note 4 : Village arabe fortifié.]
+
+[Note 5 : Il est bien entendu que nous parlons de la dispersion de
+la variété considérée et non de celle de l’espèce lorsqu’une
+variété particulière est mentionnée.]
+
+[Note 6 : Tous deux circumméditerranéens.]
+
+[Note 7 : Cette espèce peut être considérée comme
+circumméditerranéenne puisqu’elle ne manque qu’en France et
+en Italie.]
+
+[Note 8 : Il s’étend depuis l’Espagne, au S. jusqu’en Tunisie,
+au N. jusqu’en Piémont seulement.]
+
+[Note 9 : Nous rappelons que la dispersion occidentale se rapporte
+à la variété et non à l’espèce qui est circumméditerranéenne.]
+
+[Note 10 : Voir aussi à ce sujet les deux planches caractéristiques
+de Massart in _Bull. soc. bot. Belg._ XXXVII, t. V, f. 11 et 12.]
+
+[Note 11 : Voy. à ce sujet : Massart l.c. t. V, f. 13.]
+
+[Note 12 : Cette variété est une modification assez légère du
+type et doit être répandue ailleurs qu’en Algérie où elle
+est signalée ; c’est pourquoi nous envisagerons la dispersion de
+l’espèce seulement.]
+
+[Note 13 : Se retrouve en Grèce et en Crète.]
+
+[Note 14 : Cette variété, qui habite la Perse et le Béloutchistan
+n’a pas été indiquée dans des stations intermédiaires comme
+ses voisines. Il est probable cependant qu’elle s’y trouve.]
+
+[Note 15 : N’a pas encore été indiquée au Maroc, mais doit s’y
+trouver, puisqu’elle s’étend des Canaries à l’Orient.]
+
+[Note 16 : L’aire de la variété n’étant pas connue, nous nous
+en tenons à celle de l’espèce.]
+
+[Note 17 : L’aire de l’espèce s’étend du Maroc en Tunisie.]
+
+[Note 18 : L’aire de l’espèce s’étend d’Espagne en Orient
+par la Barbarie.]
+
+[Note 19 : L’espèce se retrouve en Tunisie.]
+
+[Note 20 : L’espèce se retrouve en Espagne.]
+
+[Note 21 : L’espèce s’étend d’Espagne en Tunisie et en
+Piémont.]
+
+[Note 22 : La détermination est incertaine car, dépourvue de fleurs,
+cette plante ne saurait être distinguée de l’_Anabasis articulata_
+Moq.]
+
+[Note 23 : Par _cosmopolites_ nous entendons ici des espèces
+répandues dans l’Afrique du Nord, en Europe, en Orient, parfois
+aussi sur une plus grande surface.]
+
+[Note 24 : Aire probablement disjointe chez ces deux espèces. Il faut
+les rapprocher des deux autres mentionnées dans la zone précédente
+et que nous avons appelées éléments à dispersion transversale
+par rapport à la Méditerranée.]
+
+[Note 25 : Se retrouve aussi en France et en Italie.]
+
+[Note 26 : C’est la dispersion de l’espèce que nous avons en
+vue et non celle de la variété.]
+
+[Note 27 : Nous ne tiendrons pas compte de cette plante dans
+l’établissement des statistiques afin d’avoir des proportions
+comparatives parce que nous avons oublié de la mentionner dans les
+deux zones inférieures où elle se trouve également.]
+
+[Note 28 : Ou en Barbarie.]
+
+[Note 29 : Se trouvent aussi en Espagne, il est vrai, mais seulement
+dans la partie boréale et manquent au Maroc, de sorte que l’aire est
+nettement disjointe. L’_Anthemis montana_ s’étend aussi jusqu’en
+Orient, mais seulement dans les montagnes du Nord de cette région.]
+
+[Note 30 : Cette forme est si caractéristique que nous pouvons la
+traiter comme une variété, d’autant plus qu’elle se retrouve
+ailleurs dans la barrière saharienne ainsi que nous l’avons
+indiqué.]
+
+[Note 31 : Manquent en Egypte d’après les auteurs.]
+
+[Note 32 : Nous parlons de la dispersion de l’espèce, celle de la
+variété nous étant insuffisamment connue.]
+
+[Note 33 : Pourrait bien avoir une aire disjointe aussi, mais des
+renseignements précis nous manquent.]
+
+[Note 34 : C’est de la dispersion de l’espèce dont il est
+question.]
+
+[Note 35 : A été signalé en Algérie seulement à Biskra, Metlili
+et à Ghardaïa, au Mzab.]
+
+[Note 36 : Nous n’avons pas récolté nous-même ces trois plantes
+en cet endroit, mais elles y sont indiquées par Battandier. Cet
+auteur croit cependant que le _Warionia_ a disparu de cette station,
+nous le pensons aussi parce que ce végétal est bien visible et nous
+n’en avons pas vu un seul pied.]
+
+[Note 37 : Nous aurons l’occasion de démontrer plus bas
+l’existence de stations de ce genre.]
+
+[Note 38 : Voy. Briquet, _Recherches sur la flore des montagnes de la
+Corse et ses origines_, p. 37-81 (_Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève_
+V, 1901).]
+
+[Note 39 : Voy. Briquet, op. cit. p. 72-76.]
+
+[Note 40 : Voy. Briquet, _Les colonies végétales xérothermiques
+des Alpes Lémaniennes_, p. 32-34 (_Bull. soc. Murith._ XXVII-XXVIII,
+ann. 1900) ; et _Recherches district sav. et jur. franco-suisse_
+(_Engl. Jahrb._ XIII, p. 52, ann. 1890).]
+
+
+
+
+ TROISIÈME PARTIE
+
+ =Énumération des espèces=
+ =accompagnée d’observations floristiques et biologiques.=
+
+ * * * * *
+
+
+ I. CRYPTOGAMES VASCULAIRES
+
+ =FOUGÈRES=
+
+ GYMNOGRAMME Desv.
+
+=G. leptophylla= Desv. _Journ. de bot._ I, 26 (1813) = _Polypodium
+leptophyllum_ L. _Sp. pl._ 1092 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 1).
+
+ CETERACH Willd.
+
+=C. officinarum= Willd. _Sp. pl._ V, 136 = _Asplenium Ceterach_
+L. _Sp. pl._ 1080 (1753).
+
+Hab. : Oran, dans les fentes de rochers, au vieux Saïda, alt. env. 950
+m. 10 mai (n. 133).
+
+ =LYCOPODIACEÆ=
+
+ SELAGINELLA Spring.
+
+=S. denticulata= Link _Filices Hort. Berol._ 159 = _Lycopodium
+denticulatum_ L. _Sp. pl._ 1106 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 2).
+
+ =EQUISETACEÆ=
+
+ EQUISETUM
+
+=E. ramosissimum= Desf. _Fl. atl._ II, 398 (1800).
+
+Hab. : Oran, jardins du Ksar d’Aïn Sefra, alt. ca. 1080 m. 30 mai
+(n. 527).
+
+
+ II. GYMNOSPERMES
+
+ =CONIFÈRES=
+
+ PINUS L.
+
+=P. halepensis= Mill. _Dict._ ed. VII n. 8 (1759).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.E., formant quelques groupes
+composés de vieux exemplaires, alt. 1700-2000 m. 19 mai (n. 355).
+
+ JUNIPERUS L.
+
+=J. macrocarpa= Sibth. et Sm. _Fl. græc. prodr._ II, 263 (1813) ;
+Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 494.
+
+var. =globosa= Neilreich in _Verh. der k. k. zool.-bot. Ges. in Wien_
+XIX, 780 (1869).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa à partir de 1400 m. et au-dessus ; plus
+bas aussi le long des ouadi 19 mai (n. 354) partout sur le sommet
+des montagnes de la région.
+
+_Obs._ — Au sujet de la distinction entre cette espèce et
+le _J. Oxycedrus_, il convient de renvoyer à Tommasini in
+_Oesterr. bot. Zeitschr._ XIII, 161 (1863).
+
+=J. phœnicea= L. _Sp. pl._ 1040 (1753).
+
+Hab. : Oran, en montant d’Aïn Sefra à Ras Chergui, fréquent à
+partir de 1500 m. 16 mai (n. 210).
+
+ =GNETACEÆ=
+
+ EPHEDRA L.
+
+=E. fragilis= Desf. _Fl. atl._ II, 372 (1800) var. =Desfontainii=
+Stapf _Art. d. Gatt. Eph._ p. 54 in _Denkschr. der math.-nat. Kl. der
+k. Akad. Wien_ LVI (1889).
+
+Hab. : Oran, en montant d’Aïn Sefra à Ras Chergui à partir de
+1500 m. 16 mai (n. 209 ♂) ; id. rochers arides au N. de l’oasis
+de Mograr Foukani, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 657 ♀).
+
+=E. nebrodensis= Tineo in Guss. _Fl. sicul. syn._ II, II, 637 (1844)
+var. =Villarsii= Stapf _Art. d. Gatt. Ephedra_ p. 78 l.c.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E. rochers herbeux et
+buissonneux alt. 1800-2000 m. 19 mai (n. 372 ♂) ; id. Djebel Mekter,
+versant sud, rochers herbeux, alt. ca. 1500 m. 5 juin (n. 671 ♀).
+
+
+ III. MONOCOTYLEDONEÆ
+
+ =POTAMOGETONACEÆ=
+
+ POTAMOGETON L.
+
+=P. natans= L. _Sp. pl._ 126 (1753).
+
+Hab. : Oran, dans l’oued de Tiout, alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 551).
+
+ ZANNICHELLIA L.
+
+=Z. palustris= L. _Sp. pl._ 969 (1753).
+
+Hab. : Oran, dans la source de Bellef Loufa, point d’eau dans le
+Faidjet el Betoum, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 459).
+
+ =GRAMINEÆ=
+
+ Trib. I. ANDROPOGONEÆ.
+
+ IMPERATA Cyrill.
+
+=I. cylindrica= P. de Beauv. _Agrost._ 8, t. V, f. 1 (1812) =
+_Saccharum cylindricum_ Lam. _Encycl._ I, 594 (1783) = _Lagurus
+cylindricus_ L. _Syst._ ed. X, 878 (1759).
+
+Hab. : Oran, près d’Aïn Sefra, dans le sable, au bord d’un oued
+à sec, avec l’_Iris Xiphium_, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 408).
+
+ ANDROPOGON L.
+
+=A. hirtus= (e sect. _Cymbopogon_) L. _Sp. pl._ 1046 (1753)
+var. =genuinus= Hack. in DC. _Monogr. phan._ VI, 619 (1889).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 4) ; Oran, rochers
+arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin
+(n. 649) ; id. Mograr, lit d’un oued alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 655).
+
+=A. laniger= (e sect. _Cymbopogon_) Desf. _Fl. atl._ II, 379 (1800)
+= _A. eriophorus_ Willd. _Sp. pl._ IV. 910 (1806).
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, sommet du Ras ed Dib, dans les fentes de
+rochers, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 629) ; rochers arides du N. de
+l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 648).
+
+ Trib. V. PANICEÆ.
+
+ PENNISETUM Pers.
+
+=P. orientale= Rich. in Pers. _Syn._ I, 72 (1805) var. =Parisii=
+Battandier in _Bull. soc. bot. Fr._ XXXIV, 391 (1887) = _P. Parisii_
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 136.
+
+Hab. : Oran, rochers arides du N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+lit d’un oued, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 656).
+
+ Trib. VI. ORYZEÆ.
+
+ LYGEUM L.
+
+=L. Spartum= L. _Gen. pl._ ed. V, 31 (1754) ; id. _Cent. pl._ in
+_Amœn. acad._ IV, 264 (1755).
+
+Hab. : Oran, Le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 169) ; id. Djebel Mekter, versants N. rochers herbeux,
+alt. ca. 1500 m. 5 juin (n. 674).
+
+ Trib. VII. PHALARIDEÆ.
+
+ PHALARIS L.
+
+=P. canariensis= L. _Sp. pl._ 54 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 111).
+
+ Trib. VIII. AGROSTIDEÆ.
+
+ ARISTIDA L.
+
+=A. adscentionis= (e. sect. _Chætaria_) L. _Sp. pl._ 82 (1753)
+var. =cœrulescens= Dur. et Schinz _Consp. Fl. Afric._ V, 799 (1895)
+= _A. cœrulescens_ Desf. _Fl. Atl._ I, 109, t. 21, f. 2. (1798) =
+_A. vulgaris var. cœrulescens_ Trin. et Rup. in _Mem. Acad. Petersb._
+ser. 6, V, 135 (1842).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 645).
+
+=A. obtusa= (e. sect. _Stipagrostis_) Delile _Fl. d’Eg._ 31, t. 13,
+f. 2 (1813).
+
+Hab. : Oran, près d’Aïn Sefra, dans le sable le long de la voie
+ferrée, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 416).
+
+_Obs._ — Cette espèce est très remarquable par sa biologie qui
+rappelle celle de l’anastatique. Elle forme de petites touffes dont
+les feuilles arquées se mettent en boules qui sont facilement roulées
+par le vent. Dès qu’il y a de l’eau les feuilles s’étalent
+un peu et l’on voit poindre de grosses racines qui pénètrent dans
+le sol et y fixent momentanément la plante.
+
+Cette dernière pousse alors ses hampes florales et mûrit ses
+fruits. Puis ces longs pédoncules très fragiles se brisent, les
+racines se dessèchent et la plante peut rouler plus loin.
+
+=A. pungens= (ejusd. sect.) Desf. _Fl. atl._ I, 107, t. 35 (1898).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra sur la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 201).
+
+_Obs._ — Notre plante coïncide avec le type de Desfontaines et
+aussi avec la var. _scoparia_ de Boissier (_Fl. or._ V, 498) ; nous
+pensons donc que la forme envisagée par Boissier comme la plante
+type est plutôt une forme subépineuse et à inflorescence plus dense.
+
+Cette espèce est remarquable à cause de ses rhizomes et de
+ses racines très longues qui plongent à de grandes profondeurs
+dans le sable. En outre, comme d’autres espèces des steppes,
+l’_A. pungens_ couronne généralement de petites éminences, et
+cela provient du fait que ces touffes, faisant obstacle au vent,
+arrêtent le sable et tendent à être enterrées, mais plus le
+sable s’accumule et plus les tiges s’allongent pour échapper
+à l’enfouissement.
+
+Enfin, il est intéressant de noter que ces deux espèces comme
+plusieurs autres vivant aussi dans le sable ont des racines couvertes
+du haut en bas d’un épais revêtement de poils absorbants.
+
+ STIPA L.
+
+=S. tenacissima= L. _Cent. pl._ I, 6 ; _Amœn. acad._ IV, 266.
+
+Hab. : Oran, pentes herbeuses du Djebel Aïssa, alt. ca. 1800 m. 2 juin
+(n. 600) et partout dans le steppe.
+
+=S. parviflora= Desf. _Fl. atl._ I, 98, t. 29 (1798).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête, alt. ca. 1950
+m. 25 mai (n. 500).
+
+=S. gigantea= Lag. _Elenchus pl._ 3.
+
+Hab. : Oran, le Kreider dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 170).
+
+=S. barbata= Desf. _Fl. atl._ I, 97, t. 27 (1798).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, pentes herbeuses au delà du télégraphe
+optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 604).
+
+ ORYZOPSIS Michaux.
+
+=O. miliacea= Richt. _Pl. Europ._ 33 (1890) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+II, 166 = _Agrostis miliacea_ L. _Sp. pl._ 61 (1753) = _Piptatherum
+miliaceum_ Coss. _Pl. crit._ 129 (1851) = _Piptatherum multiflorum_
+P. de Beauv. _Agrost._ 18 (1812) = _Milium multiflorum_ Cav. _Desc._
+36 ; Reich. _Ic._ I, f. 162.
+
+Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, terrain humide près de
+la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 302).
+
+=O. cœrulescens= Richt. _Pl. europ._ 34 (1890) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ II, 460. = _Milium cœrulescens_ Desf. _Fl. atl._ I,
+66, t. 12 (1798). = _Piptatherum cœrulescens_ P. de Beauv. _Agrost._
+18 (1812).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête, alt. ca. 1950
+mètres, 26 mai (n. 499).
+
+ POLYPOGON Desf.
+
+=P. monspeliensis= Desf. _Fl. atl._ I, 67 (1798) = _Alopecurus
+monspeliensis_ L. _Sp. pl._ 61 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, dans la vase de la source,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 297) ; id. Tircount, point d’eau du
+Faidjet el Betoum, sable humide, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 439).
+
+ Trib. IX. AVENEÆ.
+
+ AIRA L.
+
+=A. caryophyllea= L. _Sp. pl._ 66 (1753) var. =Cupaniana= Coss. et
+Dur. _Explor. sc. Alg._ II, 95 (1854-67) ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._
+461 ; Ball _Spic._ 717. = _A. Cupaniana_ Guss. _Syn. fl. sic._ I,
+145 (1842) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 171.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 30).
+
+ AVENA L.
+
+=A. barbata= Brot. _Fl. lusit._ I, 108 (1804) var. =genuina= Willk. et
+L. _Prod. fl. hisp._ I, 68.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 90) ; Oran, Djebel
+Morghad, rochers de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 502).
+
+ Trib. X. CHLORIDEÆ.
+
+ CYNODON Pers.
+
+=C. Dactylon= Pers. _Syn._ I, 85. = _Panicum Dactylon_ L. _Sp. pl._
+58 (1758).
+
+Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, terrain humide près de
+la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 289).
+
+ Trib. XI. FESTUCEÆ.
+
+ PAPPOPHORUM Schreb.
+
+=P. scabrum= Kunth _Enum._ I, 255 (1833) = _Enneapogon scaber_
+Lehm. _Pug._ III, 41 (1831).
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, pentes de rochers au sommet du Ras ed Dib,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 633).
+
+_Obs._ — A noter spécialement la répartition curieuse de cette
+espèce en Barbarie et au Cap. Cette _Graminée_ rare n’était
+connue en Barbarie qu’à Biskra, Metlili et Ghardaïa au Mzab. Nous
+sommes convaincu qu’une exploration dans ces régions montrera des
+stations intermédiaires entre des points si éloignés.
+
+ ECHINARIA Desf.
+
+=E. capitata= Desf. _Fl. atl._ II, 385 (1800) = _Cenchrus capitatus_
+L. _Sp. pl._ 1049 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, rochers,
+alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 240).
+
+ AMPELODESMA P. de Beauv.
+
+=A. mauritanica= Dur. et Schinz _Consp. Fl. af._ V, 874 (1895) ;
+Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 469 (1896) = _Arundo mauritanica_
+Poir. _Voy. en Barb._ II, 105 (1789). = _Arundo tenax_ Vahl
+_Symb. bot._ II, 25 (1791) = _A. tenax_ Link _Hort. berol._ I, 136
+(1827) ; Ball _Spicil._ 716 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 106.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 10), élément
+caractéristique de la brousse du Tell.
+
+ KŒLERIA Pers.
+
+=K. pubescens= P. de Beauv. _Agrost._ 85 (1812) = _Phalaris pubescens_
+Lam. _Encycl._ I, 92 (1783) = _Airochloa villosa_ Link _Hort. berol._
+I, 128 (1822) = _K. villosa_ Pers. _Syn._ I, 382 (1805).
+
+Var. =Salzmanni= Hochr. = _K. Salzmanni_ Boiss. et Reut. _Pugill._ 123
+(1852) = _K. pubescens_ var. _longearistata_ Coss. _Expl. sc. Alg._
+II, 122 (1854-67) = _K. hispida_ Salzm. (non DC.).
+
+Hab. : Oran, Bou Ktoub, près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 950
+m. 11 mai (n. 174).
+
+ CUTANDIA Willk.
+
+=C. divaricata= Benth. in _Journ. linn. Soc._ XIX, 118 (1881) =
+_Festuca divaricata_ Desf. _Fl. atl._ I, 89, t. 22 (1798).
+
+Hab. : Oran, non loin des monuments préhistoriques, près d’Aïn
+Sefra, dans le sable, alt. ca. 1080 m. 18 mai (n. 277).
+
+=C. memphitica= Benth. in _Journ. linn. Soc._ XIX, 118 (1881) =
+_Dactylis memphitica_ Spreng. _Nachtr. bot. Gart. Halle_ I, 20 (1799)
+= _Scleropoa memphitica_ Boiss. _Diagn._ ser. 1, XIII, 62 (1853).
+
+Hab. : Oran, ravin dans la dune d’Aïn Sefra, alt. ca. 1100 m. 5 juin
+(n. 679).
+
+_Obs._ — La plante vit dans le sable et ses racines sont couvertes
+de poils de haut en bas.
+
+ MELICA L.
+
+=M. ciliata= L. _Sp. pl._ 66 (1753) var. =nebrodensis=
+Coss. _Expl. sc. Alg._ II, 133 (1854-67) = _M. nebrodensis_
+Parlat. _Fl. Palerm._ I, 120 (1845) ; Batt. et Trab. _Fl. Alg._ II,
+202. = _M. ciliata var. rupestris_ Batt. et Tr. _Fl. d’Alger_ 78
+(1884).
+
+Hab. : Oran, rochers de l’arête du Djebel Morghad, alt. ca. 1950
+m. 25 mai (n. 501).
+
+ BRIZA L.
+
+=B. maxima= L. _Sp. pl._ 70 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 14).
+
+ DACTYLIS L.
+
+=D. glomerata= L. _Sp. pl._ 71 (1753) var. =spiciformis= Hochr.,
+var. nov. — A typo et var. aliis differt paniculis spiciformibus ;
+a typo differt etiam foliis plicatis, angustis, ut in var. _juncinella_
+Ball. Caules 25-55 cm. alti, inflorescentia 5-10 cm. longa. Pseudospica
+basi interdum interrupta 5-8 cm. longa et 0,5-1,2 cm. crassa.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, ca. 1600 m. alt. 16 mai
+(n. 207) ; id. Djebel Aïssa versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 367) et répandu à mi-côte.
+
+_Obs._ — Le port de cette plante frappe au premier abord. Elle
+fut distinguée déjà par Boissier qui l’a classée dans son
+herbier sous la rubrique : « panicula spiciformi ». Là se trouvent
+deux plantes : une de Haussknecht d’Orient, laquelle est assez
+détériorée et n’offre rien de caractéristique et l’autre
+d’Ibrahim du Djebel Touka au S.-W. de la ville de Maroc. Cette
+dernière est exactement notre plante.
+
+ CYNOSURUS L.
+
+=C. elegans= Desf. _Fl. atl._ I, 82, 17 (1798).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., dans le bois de pins,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 353).
+
+ LAMARCKIA Mœnch.
+
+=L. aurea= Mœnch _Method._ 201 (1794) = _Cynosurus aureus_
+L. _Sp. pl._ 73 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse près du vieux Saïda,
+alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 116).
+
+ SCHISMUS P. de Beauv.
+
+=S. calycinus= Coss. in Coss. et Dur. _Expl. sc. Alg._ II, 138
+(1854-67) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 205 = _Festuca calycina_
+L. _Amœn. acad._ III, 400 (1756) = _S. marginatus_ P. de
+Beauv. _Agrost._ t. 15, f. 5 (1812), forme typique.
+
+Hab. : Oran, pentes rocheuses près du télégraphe optique du Djebel
+Aïssa, alt. ca. 1600 m, 2 juin (n. 572).
+
+ POA L.
+
+=P. bulbosa= L. _Sp. pl._ 70 (1753), forme vivipare.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 371).
+
+ FESTUCA L.
+
+=F. ovina= L. _Sp. pl._ 73 (1753) emend. Hackel, subsp. =infesta=
+Hochr. = _F. infesta_ Hack. in Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 213 (1895).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 360).
+
+_Obs._ — Cette plante qui paraît être spéciale à cette localité
+possède le port du _F. ovina subsp. indigesta_ Hack. _Monogr. Fest._
+99 et doit lui être coordonnée. Mais elle s’en distingue nettement
+par ses feuilles très scabres.
+
+=F. elatior= L. _Sp. pl._ ed. II, 111 emend. Hackel,
+subsp. =arundinacea= Hackel _Monogr. Fest._ 152 var. =genuina= Hackel
+l.c. 153 = _F. arundinacea_ Schreb. _Spicil. Fl. lips._ 57 (1771).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide près de
+la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 306) ; id. Saïda, au bord de
+la route, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 101).
+
+Var. =Fenas= Hackel l.c. = _F. Fenas_ Lag. _gen._ 4 (1816).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près Aïn Sefra, terrain humide de la source,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 307) ; id. Tircount, point d’eau dans
+le Faidjet el Betoum, sable humide, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 438).
+
+=F. triflora= Desf. _Fl. atl._ I, 87, t. 20 (1798) ; Hackel _Monogr._
+163.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., forêt de pins,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 346).
+
+=F. unilateralis= (e. sect. _Nardurus_) Schrad. in _Cat. hort. Gœtt._
+(1814) ; Coss. et Dur. _Expl. sc. Alg._ II, 180 = _Triticum
+unilaterale_ L. _Mant. pl._ I, 35 (1767) = _Nardurus unilateralis_
+Boiss. _Voy. Esp._ II, 677 (1845) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 234.
+
+Var. =aristata= Coss. et Dur. l.c. = _Nard. unilateralis var. aristata_
+Boiss. l.c.
+
+Hab. : Oran, pentes herbeuses au-delà du télégraphe optique du
+Djebel Aïssa, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 591).
+
+=F. cynosuroides= (ejusd. sect.) Desf. _Fl. atl._ I, 88, t. 21 (1798)
+= _Nardurus cynosuroides_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 234 (1895) =
+_Vulpia cynosuroides_ Parl. _Pl. nov._ 52 (1842).
+
+Hab. : Oran, steppe d’alfa, au-delà du télégraphe optique du
+Djebel Aïssa, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 599).
+
+ SCLEROPOA Griseb.
+
+=S. rigida= Griseb. _Spicil. Fl. rumel._ II, 431 (1844) = _Poa rigida_
+L. _Amœn. acad._ IV, 265 (1759).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, oued, 4 mai (n. 11).
+
+ BROMUS L.
+
+=B. rigidus= Roth in Rœm. et Ust. _Mag. bot._ 4, X, 21 (1790) ;
+Murb. _Contr._ IV, 26 = _B. villosus_ Forsk. _Fl. æg.-arab._ 23
+(1775) ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 484 (non Scop.) = _B. maximus_
+Desf. _Fl. atl._ I, 95, t. 26 (1798).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers, 2 mai (n. 37).
+
+=B. rubens= L. _Amœn. acad._ IV, 265 (1759).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 115), forme type à épillets glabres.
+
+Var. =canescens= Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ XII, 280 (1865) =
+_B. canescens_ Viv. _Fl. lib. spec._ 5 (1824).
+
+Hab. : Oran, Tafaroua, au N. des hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11
+mai (n. 154) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 230) ; id. Djebel Aïssa versant S.-E.,
+rochers, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 365).
+
+_Obs._ — Cosson aurait pu rectifier la description de Viviani
+en disant que chez la forme velue, comme chez la forme glabre, les
+épillets peuvent être teintés de violet.
+
+=B. tectorum= L. _Sp. pl._ 77 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 231) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E.,
+rochers, alt. ca. 1850 m. 9 mai (n. 364).
+
+=B. squarrosus= L. _Sp. pl._ 76 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 232).
+
+ BRACHYPODIUM P. de Beauv.
+
+=B. distachyum= P. de Beauv. _Agrost._ 101 (1812) = _Bromus distachyus_
+L. _Amœn. acad._ IV, 304 (1759).
+
+Var. =genuinum= Willk. et Lange _Prod. fl. hisp._ I, 112.
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout, près de l’oued, alt. ca. 1050 m. 31
+mai (n. 561).
+
+ Trib. XII. HORDEÆ.
+
+ LOLIUM L.
+
+=L. perenne= L. _Sp. pl._ 122 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra à mi-côte, alt. ca. 1500
+m., 16 mai (n. 214) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière
+à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 396) très abondant.
+
+=L. Trabuti= Hochr. sp. nov. — Planta perennis multicaulis,
+innovationibus prædita. Culmi erecti vel arcuati ascendentes, glabri,
+striati, basi vaginis siccis numerosis quasi incrassati. Folia
+± longa subulata, acuta, sicca involuta, infer. ± lata ; vagina
+lævis, striata, mox scariosa ; ligula sæpe obliqua, ± truncata vel
+lobata. Inflorescentia ut in _Lolio_ sed _condensata_, sæpissime apice
+attenuata, ita ut inflorescentiam _Catapodii loliacei_ æmulet. Gluma
+unica, lata, ± striata, apice obtusa, dimidiam partem spiculæ
+florentis vix attingens, apice vix scariosa. Spiculæ solitariæ,
+ante anthesin lineares, florentes ovatæ, ad excavationes rachidis
+solitariæ ; inferiores 9-10-flores, superiores interdum 1-3-flores vel
+ultra. Flores dorso rachidem spectantes. Glumella inferior obtusa vel
+± acuta, apice latissime scarioso-marginata, præcipue in floribus
+inferioribus spiculæ ; glumella superior oblonga, acuta, binervis,
+in parte media scariosa, glumella inferiore paulo brevior.
+
+Culmi 13-18 cm. longi. Inflorescentia 7-9 cm. longa et media parte
+0,3-1 cm. lata, apice basique attenuata. Spiculæ mediæ 0,7-1,4
+cm. longæ, gluma 0,4-0,5 cm. longa.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, dans les fentes de rochers, au sommet du Ras
+ed Dib alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 621).
+
+_Obs._ — Cette espèce ressemble beaucoup comme port à certains
+_Lolium perenne_ et au _Catapodium loliaceum_. Cependant elle
+se distingue du premier par ses glumes très courtes, par son
+inflorescence atténuée au sommet et à la base et très condensée
+au milieu, enfin par ses tiges courtes, épaissies et tortueuses,
+geniculées à leur base. Elle se distingue du second par ses
+épillets exactement alternes qui sont adossés au rachis et qui
+ne portent qu’une seule glume à leur base. Enfin on ne peut la
+rapprocher du _Lolium multiflorum_, dont la glume est très courte,
+à cause de l’inflorescence extrêmement allongée de ce dernier.
+
+ AGROPYRUM Gärtn.
+
+=A. orientale= (e. sect. _Eremopyrum_) Rœm. et Sch. _Syt. veg._ II,
+757 (1817) = _Secale orientale_ L. _Sp. pl._ 84 (1753) = _Eremopyrum
+orientale_ Jaub. et Spach _Ill._ V, 26, t. 319 (1842-43) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ II, 242.
+
+Hab. : Oran, El Archaïa, près Mécheria, dans le sable, alt. ca. 1200
+m. 11 mai (n. 178).
+
+ TRITICUM L.
+
+=T. triaristatum= Gr. et Godr. _Fl. Fr._ III, 602 (1854-56) = _Ægilops
+triaristata_ Willd. _Sp. pl._ IV, 943 (1805).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra le long du chemin de 1400-2000
+m. d’alt. 16 mai (n. 213).
+
+ HORDEUM L.
+
+=H. murinum= L. _Sp. pl._ 85 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse près du vieux Saïda,
+alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 124) ; id. Mir Abd el Kader près Saïda,
+alt. 1085 m. 11 mai (n. 152).
+
+ ELYMUS L.
+
+=E. caput-medusæ= L. _Sp. pl._ 84 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte, alt. ca. 1500
+m. 16 mai (n. 215).
+
+ =CYPERACEÆ=
+
+ CYPERUS L.
+
+=C. lævigatus= (e sect. _Juncellus_) L. _Mant. pl._ 179
+(1771) var. =distachyos= Hochr., comb. nov. = _C. distachyos_
+All. _Fl. ped. auct._ 48, t. 2, f. 5 (1789) = _C. junciformis_
+Desf. _Fl. atl._ I, 42, t. 7, f. 1 (1798) = _C. lævigatus_
+var. _junciformis_ C. B. Clarke in _Journ. linn. Soc._ XXI, 79 (1884).
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 449).
+
+=C. rotundus= (e sect. _Eucyperus_) L. _Sp. pl._ 67 (1753), typique.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, dans la petite mare,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 299).
+
+=C. conglomeratus= (e sect. _Eucyperus_) Rottb. _Descr. et Ic._ 21,
+t. 15, f. 7 (1773) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 94 = _C. pungens_
+Clarke in _Journ. linn. Soc._ XXI, 113 (1886), etc. [Voy. à ce sujet
+la note de Murbeck (_Contrib._ III, p. 26) que nous pouvons confirmer,
+notre plante étant identique au n. 944 de Balansa cité par Murbeck].
+
+Hab. : Oran, dune d’Aïn Sefra dans une coupure transversale d’un
+oued, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 678).
+
+_Obs._ — Remarquable par ses racines couvertes d’un tomentum
+dense et continu formé de longs poils enchevêtrés.
+
+ SCIRPUS L.
+
+=S. Holoschœnus= L. _Sp. pl._ 72 (1753) = _S. australis_
+L. _Syst. veg._ ed. XIII, 85 (= var. _australis_ Koch).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, source à l’E. du sommet,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 274) ; id. Tiloula près d’Aïn Sefra,
+dans la mare alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 300) et ailleurs près
+de l’eau.
+
+ CAREX L.
+
+=C. divisa= Huds. _Fl. Angl._ 348 (1762).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide près de
+la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 290).
+
+ =LEMNACEÆ=
+
+ LEMNA L.
+
+=L. minor= L. _Sp. pl._ 970 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tiloula, dans la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 296).
+
+ =JUNCACEÆ=
+
+ JUNCUS L.
+
+=J. maritimus= Lam. _Encycl._ III, 325 (1780) var. =arabicus=
+Asch. et Buch. ex Boiss. _Fl. or._ V, 324 (1884) ; Asch. et
+Schw. _Illustr. Fl. Æg._ 155.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, au bord du ruisseau
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 298).
+
+=J. Fontanesii= J. Gay ap. Laharpe _Monogr. Junc._ 130 (1825) =
+_J. articulatus_ Desf. _Fl. atl._ I, 313 (1798) [non L.]. = _J. repens_
+Requien ap. Guerin _Descr. Vaucl._ ed. II, 253 [non Mich.].
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout dans l’oued, alt. ca. 1050 m. 31 mai
+(n. 559) ; id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 437).
+
+_Obs._ — Ces joncs produisent des stolons démesurés qui
+s’enracinent par place et donnent naissance à des rejets dressés
+comme l’indiquent Bonnet et Barratte (_Cat. Tun._ 424), de sorte
+que l’eau diminuant, la plante peut la suivre en s’avançant
+toujours plus loin et en gardant son habitat préféré sur le rivage
+immédiat. Nous avons sous les yeux un de ces stolons qui mesure
+1,50 m.
+
+=J. bufonius= L. _Sp. pl._ 328 (1753) var. =hybridus= Coss. et
+Dur. _Fl. Alg. Glum._ 275 (1854-67) ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 475 =
+_J. hybridus_ Brot. _Fl. lusit._ I, 513 (1804) = _J. mutabilis_ Savi
+_Fl. pisan._ I, 364 (1798) [non Cav. nec Lam.] = _J. fasciculatus_
+Bertol. _Fl. ital._ IV, 190 (1839) = _J. congestus_ Schousb. ex
+Mey. _Syn. Junc._ 60 (1822) = _J. bufonius_ var. _congestus_
+Wahlbg. _Fl. Gothob._ 38 (1820) [= var. _fasciculatus_ Koch _Syn._
+732 (1837)].
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra au bord du ruisseau,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 301).
+
+ =LILIACEÆ=
+
+ ASPHODELUS L.
+
+=A. cerasifer= Gay in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 610 (1857).
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près de la source, alt. ca. 1600 m. 20 mai
+(n. 336).
+
+ ALLIUM L.
+
+=A. pallens= L. _Sp. pl._ ed. II, 427 (1762).
+
+Hab. : Oran, dans la plaine près d’Ain Sefra, non loin des
+sculptures préhistoriques, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 276).
+
+ TULIPA L.
+
+=T. Celsiana= DC. ap. Red. _Liliacées_ I, t. 38 ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ II, 74 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 407 =
+_T. sylvestris_ Poir. _Voy._ II, 147 = _T. fragrans_ Munby in
+_Bull. soc. bot. Fr._ XIII, 256.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., rochers buissonneux,
+alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 363) ; id. Djebel Morghad, rochers ombreux
+près du sommet, alt. ca. 2100 m. 25 mai (n. 518).
+
+_Obs._ — Le n. 363 est la variété à fleurs roses et blanches,
+le n. 518 est la forme à fleurs entièrement jaunes. Comme on le
+voit, le sud n’héberge pas exclusivement la forme rose ainsi que
+l’indique Battandier.
+
+ URGINEA Steinh.
+
+=U. noctiflora= Batt. et Trab. in _Assoc. fr. av. des sc._ 505 (1893) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 250.
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 634).
+
+ ORNITHOGALUM L.
+
+=O. sessiliflorum= Desf. _Fl. atl._ I, 295 (1793).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 186).
+
+ MUSCARI Mill.
+
+=M. comosum= Mill. _Gard. Dict._ ed. VIII, n. 2 (1768) = _Hyacinthus
+comosus_ L. _Sp. pl._ 318 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, sous les buissons du sommet,
+alt. 2000 m. 16 mai (n. 273).
+
+ ASPARAGUS L.
+
+=A. stipularis= Forsk. _Fl. alg.-arab._ 72 (1775) ; Bonn. et
+Barr. _Cat. Tun._ 420 = _A. horridus_ L. f. _Suppl._ 203 (1781) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 49.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, dans les parois de rochers du versant
+S.-E. au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin
+(n. 606).
+
+=A. albus= L. _Sp. pl._ 314 (1753).
+
+Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 950 m. 10 mai (n. 121).
+
+ RUSCUS L.
+
+=R. aculeatus= L. _Sp. pl._ 1041 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E. dans une fente d’un rocher
+surplombant, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 362) ; id. Djebel Morghad,
+rochers ombreux sur l’arête, versant N., alt. ca. 1950 m. 25 mai
+(n. 482).
+
+ =IRIDACEÆ=
+
+ IRIS L.
+
+=I. Xiphium= L. _Sp. pl._ 40 p.p. (1753) ; Ehrh. _Beitr._ VII, 139
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ II, 42 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 396.
+
+Hab. : Oran, au N. d’Aïn Sefra, dans le sable près d’un oued
+à sec, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 407).
+
+=I. Sisyrinchium= L. _Sp. pl._ 40 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, au bord de l’oued, alt. ca. 250 m. 10 mai
+(n. 107).
+
+ =ORCHIDACEÆ=
+
+ OPHRYS L.
+
+=O. apifera= Huds. _Fl. angl._ I, 340 (1762) var. =Muteliæ= Mutel
+in _Ann. sc. nat._ ser. 2, III, 243, t. 8 b, f. 2 (1835) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ II, 24.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 72).
+
+ SERAPIAS L.
+
+=S. occultata= Gay in _Ann. sc. nat._ ser. 2, VI, 110 (1836).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 88).
+
+
+ DICOTYLEDONEÆ
+
+ =SALICACEÆ=
+
+ POPULUS L.
+
+=P. alba= L. _Sp. pl._ 1034 (1753) var. =subintegerrima= Willk. et
+Lang. _Prod. fl. hisp._ I, 233 (1861) = _var. integrifolia_ Ball
+_Spic._ in _Journ. linn. soc._ XVI, 668 (1878).
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa sur le Djebel Aïssa, alt. ca. 1600 m. 20 mai
+(n. 328).
+
+ =FAGACEÆ=
+
+ QUERCUS L.
+
+=Q. lusitanica= (e sect. _Lepidobalanus_ et subsect. _Gallifera_)
+Lam. _Dict._ I, 719 (1783) ; Boiss. _Fl. or._ IV, 1166 = _Q. Mirbeckii_
+Dur. ap. Duchartre _Rev. bot._ II, 426 (1846) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 820 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 391 = _Q. infectoria_ Oliv. _Voy._
+I, 252 (1801).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 67).
+
+=Q. Ilex= L. _Sp. pl._ 995 (1753) var. =Ballota= A. DC. _Prod._ XVI,
+II, 39 = _Q. Ballota_ Desf. in _Mem. acad. sc. Paris_ 394 (1790).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet, formant des
+buissons de 1 m., alt. 2000 m. 16 mai (n. 268) ; id. Ras Chergui,
+à mi-côte, formant de petits arbres de 2-4 m., alt. ca. 1600 m. 16
+mai (n. 269) ; Djebel Aïssa versant S.-E. alt. ca. 1800 m. 19 mai
+(n. 361) arbre de 2-4 m. à feuilles peu dentées et parfois entières.
+
+ =URTICACEÆ=
+
+ PARIETARIA L.
+
+=P. officinalis= L. _Sp. pl._ 1052 (1753) ; Boiss. _Fl. Or._
+IV, 1149 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 811 = _P. erecta_ Koch et
+Mert. _Deutsch. Fl._ I, 825 (1823) ; Murb. _Contr._ III, 19.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers près de la mer,
+2 mai (n. 16).
+
+Var. =judaica= Hochr. = _P. judaica_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1492 =
+_P. diffusa_ Mert. et K. _Deutsch. Fl._ I, 827 = _P. officinalis_
+var. _diffusa_ Batt. et Tr. l.c.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 8).
+
+ =SANTALACEÆ=
+
+ OSYRIS L.
+
+=O. alba= L. _Sp. pl._ 1022 (1753).
+
+Hab. : Oran, arête du Djebel Morghad, alt. ca. 1950 m. 25 mai
+(n. 504).
+
+ =BALANOPHORACEÆ=
+
+ CYNOMORIUM Micheli in L.
+
+=C. coccineum= L. _Sp. pl._ 970 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, alt. ca. 1200 m. 18 mai
+(n. 311).
+
+_Obs._ — Les indigènes le mangent en salade.
+
+ =POLYGONACEÆ=
+
+ RUMEX L.
+
+=R. thyrsoides= Desf. _Fl. atl._ I, 321 (1898).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 125).
+
+=R. tingitanus= L. _Syst._ ed. X, 991 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I,
+775 var. =lacerus= Batt. et Tr. l.c.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, sur la dune, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 537).
+
+=R. vesicarius= L. _Sp. pl._ 336 (1753) ; Murb. _Contr._ III, 10.
+
+Hab. : Oran, pentes rocailleuses en montant au télégraphe optique du
+Djebel Aïssa, alt. ca. 1500 m. 2 juin (n. 570) et en grand nombre
+dans les rochers près de Aïn el Hadjej à 1000 m. à peine,
+où elle fut récoltée par Bonnet et Maury (var. _planivalvis_
+Murb.) conjointement avec le _R. simpliciflorus_ M.
+
+ =CHENOPODIACEÆ=
+
+ POLYCNEMUM L.
+
+=P. Fontanesii= Dur. et Moq. in DC. _Prod._ XIII, II, 335 (1849) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 759.
+
+Hab. : Oran, rocailles près du télégraphe optique du Djebel Aïssa,
+alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 578) ; Faidjet el Betoum, steppe d’alfa
+au pied du Djebel Morghad, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 433).
+
+ CHENOPODIUM L.
+
+=C. murale= L. _Sp. pl._ 219 (1752) var. =microphyllum=
+Boiss. _Fl. or._ IV, 903.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, sous les arbres de
+l’oasis, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 288).
+
+=C. foliosum= Asch. et Græbn. _Fl. Nordostdeutsch._ 282 (1898-99)
+= _Blitum virgatum_ L. _Sp. pl._ 4 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 754 [non = _C. virgatum_ Thunb. ex Japon.]
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum dans le
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 443).
+
+Var. =minus= Asch. et Gr. l.c. = _Blitum virgatum_ var. _minus_
+Moquin in DC. _Prod._ XIII, II, 83 (1849).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., clairière à mi-côte
+alt. ca. 1800 m. 29 mai (n. 401).
+
+ ATRIPLEX L.
+
+=A. parvifolius= Lowe _Prim._ 16 (1831) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 757 = _A. mauritanicus_ Boiss. et Reut. _Pug._ 106 (1852) =
+_A. alexandrinus_ Boiss. _Fl._ IV, 914 (1879) = _A. palestinus_
+Boiss. _Diagn. or._ ser. 1, XII, 96 (1853).
+
+Hab. : Oran, Le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 183) ; id. rochers de l’oued près de l’oasis de Tiout,
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 552).
+
+ BASSIA All.
+
+=B. muricata= All. _Misc. taur._ III, t. 4 = _Salsola muricata_
+L. _Mant._ 24 = _Kochia muricata_ Schrad. _Neu. Journ._ III, 3, 86 =
+_Echinopsilon muricatum_ Moq. in DC. _Prod._ XIII, 134 ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 758, etc.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, sable de la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai
+(n. 197).
+
+ SUÆDA Forsk.
+
+=S. vermiculata= Forsk. _Fl. æg.-arab._ 70 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 761.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, steppe sablonneux près de l’oued,
+alt. ca. 800 m. 4 juin (n. 614).
+
+=S. fruticosa= Forsk. _Fl. æg.-arab._ 70 = _Salsola fruticosa_
+L. _Sp. pl._ 2. ed. 324.
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout, rochers au-dessus de l’oued,
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 558).
+
+ HALOXYLON Bunge
+
+=H. articulatum= Bunge in _Act. hort. petrop._ VI, 439 ;
+Boiss. _Fl. or._ IV, 949 = _Caroxylon articulatum_ Moq. ap. DC. _Prod._
+XIII, II, 175 = _Salsola articulata_ Cav. _Ic._ III, t. 284 [non
+Forsk.]
+
+Var. =scoparium= Hochr. = _H. scoparium_ Pomel _Nouv. Mat._ 335 =
+_H. articulatum_ var. Reut. in Hb. Boiss.
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout, rochers au-dessus de la source
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 556).
+
+ SALSOLA L.
+
+=S. Kali= L. _Sp. pl._ 222 (1753) var. =Tragus= Moq. in DC. _Prod._
+XIII, II, 187 (1849) ; Boiss. _Flor. or._ IV, 954 (1879) = _S. Tragus_
+L. _Cent. Pl._ II, 13.
+
+Hab. : Oran, environs immédiats d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 30
+mai (n. 521).
+
+ ANABASIS L.
+
+=A. articulata= Moq. ap. DC. _Prod._ XIII, II, 212 = _Salsola
+articulata_ Forsk. _Fl. æg.-arab._ 55.
+
+Hab. : Oran, El Archaïa près Mecheria, dans le sable, alt. ca. 1200
+m. 11 mai (n. 179), et répandue dans les dépressions.
+
+=A. aretioides= Moq. et Coss. in _Bull. Soc. bot. Fr._ IX, 299 (1862)
+= _Noæa aretioides_ Moq. et Coss. ap. Bourgeau _Pl. alger. exsicc._
+n. 20 a. (1856).
+
+Hab. : Oran, Faidjet et Betoum steppe sablonneux, alt. ca. 1200 m. 24
+mai (n. 420), et répandu à Mograr, Djenien bou Rezg, Duveyrier.
+
+_Obs._ — Cette plante très singulière forme des mammelons
+hémisphériques irrégulièrement disséminés sur la plaine nue
+et ressemblant de loin à de grosses taupinières dont le dessin de
+Cosson l.c. ne donne qu’une idée fort inexacte. Cette plante est
+appelée par les soldats de la région le « champignon du désert »
+
+ =CARYOPHYLLACEÆ=
+
+ SILENE L.
+
+=S. conica= (e sect. _Conosilene_) L. _Sp. pl._ 418 (1753) ;
+Rohrb. _Monogr._ 81.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, clairière sur le col dans les bois de
+chênes-verts, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 387 et 388).
+
+_Obs._ — Le n. 387 est la forme typique, et le n. 388 est une
+plante uniflore à entre-nœuds beaucoup moins proéminents, mais dont
+nous ne saurions faire une variété. Dans les herbiers, nous avons
+vu en effet cette forme provenant de tous les points de l’aire
+de l’espèce. Ce sont plutôt des spécimens mal développés et
+cela tient, dans le cas particulier, à ce qu’ils vivaient sur la
+lisière de la clairière à l’ombre d’un chêne.
+
+=S. gallica= (e sect. _Cincinnosilene_) L. _Sp. pl._ 417 (1753) =
+_S. quinquevulnera_ L. l.c. = _S. anglica_ L. l.c., etc. [De syn. vide
+Rohrbach _Monogr. Silen._ 97 (1868)].
+
+Hab. : Environs d’Alger : Fort de l’Eau, 2 mai (n. 20) ; Pointe
+Pescade, ravin. 5 mai (n. 70).
+
+_Obs._ — Nous avons hésité à appeler cette espèce
+_S. quinquevulnera_, car les deux noms sont contemporains et,
+d’après l’art. 35 des Lois de la Nom., lorsqu’on réunit deux
+espèces de ce genre, l’auteur de la réunion choisit le nom. Or,
+à notre connaissance, le premier auteur qui établit cette synonymie
+fut Bentham [_Cat. pl. Pyrénées_ 122 (1826)] et il conserve comme
+nom d’espèce _S. quinquevulnera_ ; il a été suivi en cela par
+Chaubard _Fl. Pelop._, p. 27 (1838). Mais tous les auteurs subséquents
+ont adopté le terme _S. gallica_, témoin Grenier et Godron _Fl. Fr._
+I, 206 ; Burnat _Fl. Alp. marit._ I, 200 ; Boiss. _Fl. or._ I, 590 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 132 ; Bonnet et Barr. _Cat. Tun._ 52 ;
+Rohrb. _Monogr. Silene_ 96 ; Rouy et Fouc. _Fl. Fr._ III, 116 ;
+Murbeck _Contr._ I, 27 ; Pax in Engl. et Pr. _Nat. Pf. fam._ III,
+1, 6, 71, etc. Ce nom est fort connu et l’autre ne l’est pas du
+tout. En outre, comme dans tous les cas pareils, il est difficile
+d’affirmer qu’il n’y ait pas eu, avant Bentham, un floriste
+ou un observateur quelconque qui aurait établi la même synonymie
+en conservant le nom de _S. gallica_. Par conséquent, vu ce léger
+doute et considérant que la clarté n’a rien à y perdre mais tout
+à y gagner, dans ce cas nous conservons le nom le plus connu (voir
+Lois de la Nom., art. 3 et son comm. ainsi que le comm. de l’art. 4).
+
+=S. tridentata= (e sect. _Cincinnosilene_) Desf. _Fl. atl._ I, 349 ;
+Bonnet et Barr. _Cat. Tun._ 52 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 130 ;
+Rohrb. _Monogr. Silene_ 99.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 149).
+
+=S. nocturna= (e sect. _Cincinnosilene_) L. _Sp. pl._ 416 (1753)
+var. =genuina= Rohrb. _Monogr. Silene_ 100 (1868).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 150), et répandu au N. des hauts plateaux.
+
+Var. =permixta= Rohrb. _Monogr. Silene_ 101 (1863) = _S. permixta_
+Jord. _Pug. pl. nov._ 32 (1852) ; Willk. _Ic._ t. 50.
+
+Hab. : Oran, plaine rocailleuse entre le Djebel Mekter et les rochers
+de Mograr, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 664).
+
+_Obs._ — Notre plante coïncide exactement avec la planche de
+Willkomm, et la présence de cette plante dans l’Extrême-Sud nous
+fait croire qu’elle a dû être méconnue probablement dans le Tell,
+car elle n’est indiquée qu’en France et en Espagne.
+
+=S. imbricata= (e sect. _Cincinnosilene_) Desf. _Fl. atl._ I, 349 ;
+Rohrb. _Monogr._, p. 109.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 48).
+
+=S. colorata= (e sect. _Cincinnosilene_) Poir. _Voy. en Barb._ 163
+(1789) ; Rohrb. _Monogr._ p. 114. = _S. bipartita_ Desf. _Fl. atl._
+I, 352, t. 100 (1798) ; Boiss. _Fl. or._ I, 597.
+
+Var. =pteropleura= Coss. in Bourg. _Pl. Alg. exsicc._ n. 224 (1856)
+= _S. pteropleura_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 134.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne,
+alt. ca. 1150 m. 16 mai (n. 266) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E.,
+rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 382).
+
+_Obs._ — Cette variété qui n’est connue qu’à El Abiod
+(Cosson) à Djelfa (Reboud) et à Boghar (Debeaux in Billot) est fort
+intéressante, car elle se relie par des formes intermédiaires au
+type de Poiret. Notre n. 266 serait une de ces formes. En outre, comme
+le remarque avec raison Boissier (_Fl. or._ I, 597), les spécimens
+vivant à de hautes altitudes ont des feuilles linéaires, tandis
+que ceux qui vivent dans les sables maritimes les ont obovées. Cela
+est vrai aussi pour notre variété, en ce sens que le n. 382 est
+_stenophylle_, tandis que le n. 266, récolté dans le voisinage
+immédiat de la dune, a des feuilles très larges. Il semble donc que
+ce ne soient pas seulement les sables maritimes, mais la présence
+du sable pur et simple qui implique l’élargissement des feuilles.
+
+A relever aussi cette indication de Rohrbach [in _Linnæa_ XXXVI, II,
+259 (1869)], d’après une lettre du Dr Marcucci : « Intéressant
+ist das massenhafte Auftreten einer kleinen etwa 15 cm. hohen 1-3
+blütigen Form bei Limbara nell Altipiana im nördlichen Sardinien
+wo sie ganze Strecken weiss färbt ».
+
+C’est absolument ce que nous avons observé pour notre n. 382 qui
+répond exactement à la définition de l’auteur.
+
+=S. rubella= (e sect. _Dichasiosilene_ sect. _Atocia_) L. _Sp. pl._
+419 ; Rohrb. _Monogr._ 155.
+
+Hab. : Oran, Aïn-el-Hadjar près Saïda, sur la voie ferrée,
+alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 151).
+
+=S. Battandierana= Hochr., sp. nov. (e sect. _Dichasiosilene_
+sect. _Atocia_ Rohrb. _Monogr._, p. 71). — Annua. Caulis
+erectus parvus simplex vel ± ramosus, inferne pilis longis,
+albis, confervoideis vestitus, superne pilis brevibus recurvis
+puberulo-tomentosus, eglandulosus. Folia obovata vel lanceolata, ut
+rami superiores pilis brevibus recurvis puberula, integra, basin versus
+margine ciliata, apice acuta, interdum mucronulata. Inflorescentia
+dichotome ramosa, ramis dichasii subæqualibus, laxe corymbifera,
+interdum pauci-, etiam bi-flora ; bracteæ anguste lanceolato-ovatæ,
+margine ciliolatæ ; pedunculi ut caules puberuli, calyce
+plerumque multoties breviores, raro subæquantes. Calyx tubulosus
+(fructifer clavatus) pilis recurvis minutissimis puberulo-tomentosus,
+eglandulosus, decem-nervius, nervis plerumque fuscescentibus, apice
+non contractus, 5-dentatus, dentibus lobuli-formibus apice obtusis,
+sinubus ± rotundatis, margine dense ciliatis. Corolla speciosa,
+magna ; petalorum ungues ± exerti ; limbi rubri ad ½ vel ad ⅓
+infer. 2-partiti, lobis ± angustis et spatulatis ; appendices
+longæ, profunde bilobatæ, atro-purpureæ sed albo-marginatæ
+tubum efformantes. Filamenta glabra ; stigmata 3. Carpophorum
+capsulam æquans ; capsula ovoidea, calycem non superans. Semina
+rotundato-reniformia brunnea, faciebus profunde excavata, striolata,
+dorso profunde canaliculata. — Caules quos vidi 6-16 cm. alti. Folia
+17 × 5 vel 11 × 3 vel 5 × 1 mm. longa et lata ; pedunculi 2-9
+mm. longi vel etiam breviores ; calyx florifer 10-11 mm. longus et
+fauce 2-3 mm. latus, lobis 1,5-1,75 mm. longis, basi ad 1 mm. latis ;
+petalorum ungues ad 12-13 mm. longi, limbi ca. 5 mm. longi, ita
+ut corolla ad 10-12 mm. in diam. lata fiat, appendices ad 1,5
+mm. longi. Carpophorum 4 mm. longum ; capsula matura 5 mm. longa,
+4-5 mm. lata.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, gazon au bord de la mer,
+2 mai (n. 21).
+
+_Obs._ — Nous avons hésité longtemps à considérer cette plante
+comme espèce distincte, mais elle se différencie par des caractères
+si importants des espèces voisines que nous ne pouvons l’identifier
+à aucune.
+
+Elle se rapproche le plus du _S. rubella_ qui en diffère cependant
+par son calice à nervures peu visibles, par l’absence totale de
+ces longs poils sinueux (zottig) à la base de tiges, par ses lobes
+calicinaux moins longs et plus larges, enfin par sa corolle beaucoup
+plus petite. On peut aussi comparer notre espèce au _S. fuscata_, mais
+ce dernier est toujours glanduleux-visqueux alors que nous n’avons
+jamais observé de glandes sur aucune partie de notre plante. En
+outre, le _S. fuscata_ a ses pétales beaucoup moins lobés. Ces deux
+caractères séparent donc notre espèce du _S. fuscata_ et à plus
+forte raison du _S. tunetana_ Murb. Enfin, notre espèce diffère du
+_S. Pseudo-Atocion_ dont les dents calicinales sont aiguës acuminées.
+
+=Silene oranensis= Hochr., sp. nov. (e sect. _Dichasiosilene_ et
+ser. _Leiocalycinæ_ Rohrb.). — Annua. Caulis simplex, superne
+ramosus, glaberrimus, sed parte superiore internodii cujusque
+viscosissimus. Folia anguste lanceolata vel linearia, acuta, integra,
+glabra, margine scabra. Inflorescentia laxa, iteratim dichotome
+ramosa ; dichasii rami æquales, vel paululum inæquales ; bracteæ
+lineares dorso ± viscosæ ; pedunculi longi, viscosi. Calyx 10-venosus
+nervis viridibus, vix anastomosantibus, intus extusque viscosus,
+umbilicatus, apice ± contractus, 5-lobus ; lobis ovatis, obtusis,
+margine late albo-membranaceis. Corolla minima ; petalorum ungues
+liberi, non exserti ; limbi breves, lineares, erecti, apice bilobati,
+albi ; appendices minimæ, luteo-virides, truncato-bidentatæ. Stamina
+10 (5 longiora) ; filamenta glabra. Capsula immatura oblonga, apice
+tuberculis quasi nectariis sessilibus coronata, basi pedicellata ;
+pedicellus capsula æquilongus. Styli 3. Semina matura non vidi.
+
+Caulis ca. 20 cm. altus, radix ca. 5 cm. longa. Folia adulta 2-2,7
+cm. longa et 0,3-0,4 cm. lata, folia superiora vel bracteæ 0,5-1
+cm. longa 0,1-0,05 cm. lata ; pedunculi 1-2 cm. longi ; pedicelli
+supra bracteam ultimam 0,1-0,2 cm. longi. Calyx 0,8 cm. longus apice
+0,25 cm. latus ; dentes 0,1 cm. longi et basi 0,125 cm. lati ; petala
+vix 1 cm. longa, limbi dentes 0,05-0,1 cm. longi, ligula ca. 0,075
+cm. longa vel minor. Capsula immatura 0,25 cm. longa, carpophorum
+ca. totidem longum.
+
+Hab. : Oran, rochers herbeux du versant N. du Djebel Aïssa, au delà
+du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 602).
+
+_Obs._ — Cette espèce dont nous n’avons malheureusement qu’un
+seul échantillon, est nettement distincte du _S. muscipula_, par ses
+fleurs blanches et fort petites, ses sépales obtus, ses pétales peu
+émarginés et par la forme de la ligule de ces pétales. Ainsi qu’il
+ressort d’une comparaison avec l’original[41], elle se distingue
+aussi nettement de la sous-espèce _S. deserticola_ Murb. (_Contrib._
+I, 34) par sa tige simple, ses fleurs incomparablement plus petites
+et ses pétales dressés et relativement très petits. Néanmoins,
+c’est dans le voisinage immédiat du _S. muscipula_ que doit
+se classer notre espèce et elle ressemble particulièrement au
+_S. deserticola_ par la forme de la ligule à peine émarginée et
+par les tiges parfaitement glabres.
+
+=S. amurensis= (e sect. _Botryosilene_ Rohrb. ser. _Italicæ_) Pomel
+_Nouv. Mat._ 209 (1874).
+
+Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa, à 50 km. d’Aïn Sefra, au bord
+de l’oued sous les genévriers, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 323) ;
+Djebel Aïssa, versant S.-E., alt. ca. 1800 m., forêt de Pins,
+sous-bois. 19 mai (n. 358).
+
+_Obs._ — Cette espèce nous paraît être distincte du _S. italica_,
+surtout par le calice qui est complètement glabre, tandis qu’il
+est velu et glanduleux chez le _S. italica_. Néanmoins ce sont deux
+espèces proche-parentes. Notre n. 323 est tout à fait dépourvu
+d’anthocyane, son calice verdâtre présente des nervures
+blanchâtres. Le n. 358, au contraire, a des tiges et des calices
+brunâtres et les nervures du calice, en particulier, sont brunes.
+
+ DIANTHUS L.
+
+=D. velutinus= Guss. _Ind. sem. hort. Boccad._ (1825) ; Williams in
+_Journ. linn. soc. Lond._ XXIX, 466.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 5).
+
+_Obs._ — Quelques échantillons très réduits de cette plante
+nous porteraient à croire qu’elle est seulement une variété du
+_D. prolifer_ L. Sur ces spécimens, en effet, on aperçoit à peine
+huit ou dix poils glanduleux à l’un des entre-nœuds ; sur une de
+nos plantes même, il n’y en a que des rudiments ; or ce caractère
+seul serait absolument distinctif entre les deux espèces (voir Burnat,
+_Fl. alp. mar._ I, 221).
+
+=D. longicaulis= Ten. _Cat. hort. neap._ (1819), _app. alt._, p. 77 ;
+_Fl. neap._ II, 379 (verisim. var. _D. Caryophylli_ L.).
+
+Hab. : Oran, pied du Djebel Morghad, steppe pierreux, alt. ca. 1200
+m. 24 mai (n. 461) ; Djebel Aïssa, au delà du télégraphe optique,
+steppe, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 603) ; Djebel Mekter, versant sud,
+bois de genévriers, alt. ca. 1600 m. 5 juin (n. 672).
+
+=D. crinitus= Sm. in _Trans. Lin. Soc._ II, 300 (1794). _Forma inter_
+var. =typicus= Sm. l.c. et v. =tomentellus= Boiss. _Fl. or._ I,
+496, _intermedia_.
+
+Hab. : Oran, monuments préhistoriques près d’Aïn Sefra, dans les
+rochers, alt. 1050 m. 18 mai (n. 279) ; lit d’un oued desséché
+près de Mograr Foukani, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 659).
+
+_Obs._ — Nos plantes sont intermédiaires entre les deux variétés
+précitées en ce sens qu’elles sont velues dans les entre-nœuds
+et chez les feuilles inférieurs et complètement glabres dans leur
+partie supérieure.
+
+ STELLARIA L.
+
+=S. media= Cirill. _Char. Comm._ 36 (1784) = _Alsine media_
+L. _Sp. pl._ 212 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse. 4 mai (n. 63) ; Oran,
+Aïn-el-Hadjar près Saïda, voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai
+(n. 144).
+
+ CERASTIUM L.
+
+=C. glomeratum= Thuill. _Fl. Par._ ed. II, 226 (I799) = _C. viscosum_
+L. _Sp. pl._ 437 (1753) [non herb. sec. Smith] = _C. vulgatum_
+L. herb. sec. Smith.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse. 3 mai (n. 62).
+
+=C. echinulatum= Coss. et Dur. ex Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 148
+(1888) ; Coss. et Dur. ined. ex Debeaux _Cat. Boghar._ in _Actes
+soc. lin. Bordeaux_ XXIII (1860) nomen.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, clairière sur le col, alt. ca. 2000. 19
+mai (n. 386).
+
+_Obs._ — Cette plante très remarquable semble particulière à
+notre région. Elle n’avait pas été retrouvée je crois depuis
+qu’elle fut découverte près de Boghar.
+
+ ALSINE Wahlb.
+
+=A. setacea= Mert. et Koch in Rœhl. _Deut. Fl._ III, 286 (1831)
+= _Arenaria setacea_ Thuill. _Fl. Par._ 218 (1790) var. =genuina=
+Boiss. _Fl. or._ I, 680.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin rocailleux amenant
+à la source, rochers, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 241).
+
+=A. geniculata= Hochr., comb. nov. = _Arenaria geniculata_
+Poir. _Voy. Barb._ II, 166 (1789) = _Cherleria sedoides_
+Forsk. _Cat. pl. æg._, p. 66 (1775) [non L. nec Sibth. et Sm. nec
+Turcz.] = _Arenaria procumbens_ Vahl _Symb._ II[42], 50, t. 33
+(1791) = _Aren. herniariifolia_ Desf. _Fl. atl._ I, 358 (1798) =
+_Alsine procumbens_ Fenzl _Verbr. Alsin._ in tab. ap. p. 57 (1833) ;
+Endl. _Gen._ n. 5227 (1836-40) ; Boiss. _Fl. or._ I, 671 (1867) =
+_Rhodalsine procumbens_ Gay in _Ann. sc. nat._ ser. III, IV, 25 in
+adnot. (1845).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide près
+de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (303 _bis_) ; Oran, Saïda,
+prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 120), forme réduite.
+
+_Obs._ — Il est certain que, dans ce cas, le plus ancien binôme
+concorde avec l’usage, mais le nom le plus ancien est sans conteste
+celui de Vahl. Le nom de Forskal est encore plus ancien, mais c’est
+un nom mort-né puisque Linné avait déjà utilisé ce binôme pour
+une autre plante. En outre, il est à remarquer qu’il y a déjà
+des _Arenaria_ et _Alsine sedoides_ s’appliquant à d’autres
+espèces. De sorte que quand même les noms sont considérés comme
+synonymes, créer un _Alsine sedoides_ serait augmenter encore la
+confusion.
+
+=A. campestris= Fenzl _Verbr. Alsin._ tab. ad p. 57 (1833) ;
+Willk. _Ic._ 108, t. 70, = _Minuartia campestris_ L. _Sp. pl._ 89
+(1753) ; Lœfl. _Iter. hisp._ [p. 117 in trad. 1766] (1758).
+
+Hab. : Oran, Tafaroua au N. des hauts plateaux, sur la voie du chemin
+de fer, alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 155).
+
+_Obs._ — Cette espèce est _certainement_ distincte de l’_Alsine
+(Minuartia) montana_ Fenzl, ainsi que l’indiquent Batt. et
+Tr. (_Fl. Alg._ I, 155), mais il est deux caractères très distinctifs
+qui ont été généralement omis par les auteurs.
+
+C’est : 1o la glandulosité du calice que Willkomm représente
+exactement dans sa planche et 2o la forme subulée des familles
+qu’aucun auteur n’a relevée. En effet, chez notre plante, les
+feuilles sont trinerviées à la base et aciculaires sans qu’aucune
+nervure soit visible dans les deux tiers supérieurs. Au contraire,
+chez l’_A. montana_, les feuilles sont plus larges et les trois
+nervures sont distinctes jusqu’au sommet, elles sont ordinairement
+sous-nerviées à la base et le calice est dépourvu de glandes.
+
+Il nous semble que ces deux plantes, telles que nous les admettons,
+correspondent bien à l’idée que s’en faisait Lœfling, car
+la planche de ce dernier indique bien chez le _M. montana_ la forme
+caractéristique des feuilles comme nous l’avons relatée. Le port
+plus ramassé et la dimension ordinairement plus restreinte de ce
+végétal sont également indiqués par la planche de Lœfling.
+
+ ARENARIA L.
+
+=A. serpyllifolia= L. _Sp. pl._ 423 (1753) var. =tenuior= Koch _Syn._,
+p. 128 (1837) = _A. serpyllifolia_ var. _leptoclados_ Reich. _Ic._ V,
+t. 216, n. 4941 β. (1841) = _A. leptoclados_ Guss. _Fl. sic. syn._
+II, 824 (1843) ; Boiss. _Fl. or._ I, 701 (1867) ; Murb. _Contrib._
+I, 36 (1897).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, le long du chemin de la
+source, dans les rochers, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 257) ; Oran,
+Djebel Morghad, rochers ombreux près de l’arête, versant N.-W.,
+alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 487).
+
+_Obs._ — Il est matériellement impossible de séparer
+l’_A. serpyllifolia_ var. _leptoclados_ Reich. comme espèce
+distincte de l’_A. serpyllifolia_. Or, le nom de variété le
+plus ancien est sans conteste celui de Koch. Si même on voulait
+conserver cette plante comme espèce distincte, il faudrait l’appeler
+_A. tenuior_ Gürke.
+
+En outre, il convient de remarquer que l’_A. leptoclados_ Guss. est
+la même plante que l’_A. leptoclados_ Boiss. et non une plante
+différente comme on pourrait le croire d’après l’_Index Kew._
+
+ SPERGULARIA Pers.
+
+=S. diandra= Heldr. et Sart. _Herb. græc. norm._ n. 492 (1855)
+= _Arenaria diandra_ Gussone _Prod. fl. sic._ I, 515 (1827) =
+_Spergula diandra_ Murb. _Contrib._ I, 44 (1897) = _Lepigonum
+salsugineum_ Kindb. _Syn. Lepig._ 7 (1856) = _Arenaria salsuginea_
+Bunge ap. Ledeb. _Fl. alt._ II, 163 (1880).
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 436).
+
+=S. media= Pers. _Syn._ I, 504 = _Tissa media_ Dumort. ex Pax in
+Engler _Nat. Pflanzf._ III, I, 1 b, 85 (gen. _Tissa_ prescrit).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terre humide près de la
+source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 303).
+
+_Obs._ — Nous n’avons pas étudié de près et comparativement
+les deux genres _Spergula_ et _Spergularia_ ; mais les arguments
+donnés par Murbeck ne nous paraissant pas absolument péremptoires,
+nous conserverons ces deux genres admis depuis longtemps.
+
+ TELEPHIUM L.
+
+=T. Imperati= L. _Sp. pl._ 338 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable
+humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 446).
+
+ POLYCARPON L.
+
+=P. Bivonæ= Gay in Duch. _Rev. bot._ II, 372.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, chemin de la source dans
+les rochers, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 223) ; Djebel Aïssa versant
+S.-E. dans la forêt de pins, alt. ca. 1780 m. 19 mai (n. 350).
+
+ GYMNOCARPOS Forsk.
+
+=G. fruticosus= Pers. _Syn._ I, 262 (1805) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I,
+167 ; Boiss. _Fl. or._ I, 747 ; Murb. _Contr._ I, 50 = _G. decandrum_
+(_sic_) Forsk. _Fl. æg.-arab._ 65, t. 10 (1775) = _Trianthema
+fruticosa_ Vahl _Symb._ I, 32 (1790).
+
+Hab. : Oran, désert pierreux entre Tiloula et Aïn Sefra, en grande
+quantité, alt. ca. 1150 m. 18 mai (n. 287).
+
+_Obs._ — Comme Murbeck, nous admettons le nom de Persoon, de
+préférence à celui de Forskal, qui consacre une inexactitude
+(art. 60 al. 3 des Lois de la nomenclature).
+
+ PARONYCHIA Juss.
+
+=P. capitata= Lam. _Fl. fr._ III, 229 (1778) = _Illecebrum capitatum_
+L. _Sp. pl._ 299 (1753) = _P. nivea_ DC. in _Dict. Encycl._ V, 25
+(1804).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet dans les fentes de
+rochers, alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 248) ; Djebel Morghad, rochers
+ombreux, douar des Ouled Chami, alt. ca. 1900 m. 25 mai (sine num.).
+
+=P. argentea= Lam. _Fl. fr._ III, 230 = _Illecebrum Paronychia_
+L. _Sp. pl._ 206 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer. 2 mai
+(n. 33).
+
+=P. Cossoniana= Gay ex Webb in Balansa _Pl. d’Alg. exsicc._
+n. 1002 ; Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 486 (1857) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 166 (1888) = _Herniaria Cossoniana_ J. Gay in
+Balansa _Pl. d’Alg. exsicc._, n. 708 (1852).
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, sommet du Raz ed Dib dans les fentes de
+rochers, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 625).
+
+_Obs._ — Gay a créé cette espèce sous le nom de _Herniaria
+Cossoniana_ et, si nous ne nous trompons pas, c’est Webb qui a
+transféré le premier cette espèce dans le genre _Paronychia_ ;
+comme il l’a fait dans un exsiccata connu à étiquettes imprimées
+et datées, ce nom doit être valable.
+
+ HERNIARIA L.
+
+=H. mauritanica= Murbeck _Contrib._ I, 47 (1897) = _H. fruticosa_
+var. Balansa _Pl. Alg. exsicc._ n. 585 (1852) = _H. Fontanesii_
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 168 (1888) [non Gay in Duchartre _Rev. bot._
+II, 371 (1846)].
+
+Hab. : Oran, Le Kreider, sur les hauts plateaux, dans le sable,
+alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 166).
+
+=H. cinerea= DC. _Fl. fr._ V, 375 (1815) = _H. annua_ Lag. _Gen. et
+sp._ 12 (1816).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, dans les
+pierres, alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 261) ; Faidjet el Betoum, sous
+un rocher près de Bellef-Louffa, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 422) ;
+Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide sous
+les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 447).
+
+=H. glabra= L. _Sp. pl._ 218 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux à l’orée
+de la forêt de pins, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 349).
+
+ =RANUNCULACEÆ=
+
+ DELPHINIUM L.
+
+=D. pubescens= DC. _Fl. Fr._ V, 641.
+
+Hab. : Oran, steppe sablonneux à environ 10 km. au N. d’Aïn Sefra,
+alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 409), répandu ailleurs dans la plaine.
+
+=D. Balansæ= Boiss. et Reut. in Boiss. _Diagn._ fasc. 2, n. 5., p. 12.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant N., au delà du télégraphe
+optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 583).
+
+ CLEMATIS L.
+
+=C. Flammula= L. _Sp. pl._ 544 (1753) var. =cæspitosa= Reich. _Ic._
+IV, n. 4666 (1840) = _C. cæspitosa_ Scop. _Fl. carn._ 2, vol. I,
+389 (1772) = _C. Flammula_ var. _genuina_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I,
+4 (1888).
+
+Hab. : Oran, versant N. du Djebel Aïssa, rochers au delà du
+télégraphe optique, alt. ca. 1750 m. 2 juin (n. 582).
+
+ RANUNCULUS L.
+
+=R. macrophyllus= Desf. _Fl. atl._ I, 437 (1798-1802)
+var. =macrophyllus= Hochr., comb. nov. = _R. palustris_
+L. var. _macrophyllus_ Coss. _Comp._ I, 28.
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa près Aïn Sefra, terrain marécageux,
+alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 331).
+
+_Obs._ — Le _R. palustris_ L. sec. Rees _Cycl._ est une plante
+douteuse et l’espèce que l’on avait toujours désignée sous
+ce nom doit porter celui de _R. macrophyllus_ Desf., ainsi que l’a
+démontré Freyn (_Flora_ 1880, 220). Les variétés que nous admettons
+doivent donc être transférées dans l’espèce de Desf. Nous aurons
+à côté de la forme déjà mentionnée, la var. =procerus= Hochr.,
+comb. nov. = _R. palustris_ var. _procerus_ Coss. _Comp. atl._ =
+_R. procerus_ Moris _Fl. Sard._ I, 45.
+
+ CERATOCEPHALUS Mœnch
+
+=C. falcatus= Pers. _Syn._ I, 341 = _Ranunculus falcatus_
+L. var. _incurvus_ Boiss. _Fl. or._ I, 58 = _C. incurvus_
+Stev. _Bull. soc. Mosc._ XXI, II, 269 (1848) = _C. incanus_ Batt. et
+Tr. _Fl. alg._ I, 6 (1888) sphalmate.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, chemin de la source, pierres, alt. ca. 1550
+m. 16 mai (n. 219).
+
+ ADONIS L.
+
+=A. æstivalis= L. _Sp. pl._ ed. II, 771.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, dans une clairière du bois de
+chênes-verts, couvrant le col. alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 390).
+
+_Obs._ — C’est une forme identique à certains exemplaires du
+Valais. J’ai noté cette plante également dans la même région
+sur une clairière à 1650 m.
+
+Var. =provincialis= Hochr., comb. nov. = _A. dentata_
+var. _provincialis_ DC. _Syst._ I, 224 (1818) = _A. æstivalis_
+var. _squarrosa_ Boiss. _Fl. or._ I, 18 (1867) = _A. æstivalis_
+var. _dentata_ Cosson. _Comp. atl._ II, 12 (1883-87) = _A. squarrosa_
+Stev. in _Bull. soc. Mosc._ II, 272 (1848) ; [non = _A. dentata_
+Delile _Fl. Eg._ (1812) qui est l’_A. microcarpa_ DC.].
+
+Hab. : Oran, Mir Abd-el-Kader, entre Saïda et le Kreider, alt. 1078
+m. 11 mai (n. 184) et répandu le long de la voie ferrée jusqu’à
+Méchéria.
+
+_Obs._ — Cette forme très typique est très répandue sur les
+hauts plateaux de la province d’Oran. Elle a été incorrectement
+nommée par plusieurs auteurs. Au point de vue de la synonymie,
+nous nous rattachons absolument à ce qu’en dit Cosson dans son
+_Compendium_ ; mais si l’_A. dentata_ Delile type (appelé par
+DC. var. _orientalis_) est synonyme de l’_A. microcarpa_ DC., on
+ne saurait reprendre le nom de Delile pour notre variété ; il faut
+donc avoir recours au nom de la var. candollienne : _provincialis_
+qui est de beaucoup le nom le plus ancien, puisque l’_A. squarrosa_
+ne date que de 1843.
+
+D’autre part, si le nom de l’_A. dentata_ Del. type, doit être
+retiré de la synonymie de l’_A. æstivalis_, il doit être rangé
+parmi les synonymes de l’_A. microcarpa_ DC., comme le fait Cosson,
+à titre de variété.
+
+Mais alors le nom de Delile (1812) étant de beaucoup antérieur au
+nom de DC., il en résulte que le nom de Delile doit être appliqué
+à l’espèce collective et le nom de DC. appliqué à la variété
+qui fut la forme type de l’_A. microcarpa_. Il y aurait donc :
+=A. dentata= Del. _Fl. Eg._ t. 522 (1812) = _A. microcarpa_ DC. _Syst._
+I, 224 (1818) et syn. — α. var. =orientalis= DC. _Syst._ I, 224 =
+_A. dentata_ Del. sensu str. = _A. microcarpa_ var. _dentata_ Coss. et
+Kral. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 55 (1857). — β. var. =microcarpa=
+Hochr., comb. nov. = _A. microcarpa_ DC. l.c. sensu stricto.
+
+ =BERBERIDACEÆ=
+
+ BERBERIS L.
+
+=B. australis= Hochr., comb. nov. = _B. vulgaris_ L. var. _australis_
+Boiss. _Voy. bot. Esp._ I, 15 (1839) excl. syn. = _B. hispanica_
+Boiss. et Reut. _Pug. pl. afr._ 3 (1852).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers buissonneux près du sommet,
+alt. ca. 2000 m. 25 mai (n. 510).
+
+_Obs._ — Le nom de la variété créée par Boissier en 1839,
+a évidemment la priorité et doit être conservé. On peut en outre
+remarquer que l’expression de _australis_ s’applique mieux à cette
+espèce qui habite l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie,
+que le nom trop restreint de _hispanica_.
+
+Boissier a déjà observé dans son _Voy. en Esp._ l.c. que cette
+espèce est souvent accompagnée du _Geum heterocarpum_ qui croit
+à son ombre. C’est une association exactement semblable que nous
+avons observée au sommet du Djebel Morghad.
+
+ =PAPAVERACEÆ=
+
+ PAPAVER L.
+
+=P. somniferum= L. _Sp. pl._ 726 (1853) var. =setigerum= Webb _Can._
+I, 58 (1836-47) = _P. setigerum_ DC. _Fl. fr._ V, 585 (1815) =
+_P. somniferum_ var. _nigrum_ DC. _Fl. fr._ IV, 633 ex Cosson
+_Comp. atl._ II, 62 (1883-87).
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près d’Aïn Sefra, petite prairie sèche,
+alt. ca. 1500 m. 19 mai (n. 333) ; Djebel Aïssa, pentes herbeuses du
+versant N., au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin
+(n. 601).
+
+_Obs._ — En réalité, DC. _Fl. fr._ IV, 633 a créé non pas une
+var. _nigrum_ mais une var. β, anonyme, dont la diagnose est :
+« semine nigro ». Le nom repris par Cosson n’a donc aucune
+valeur. S’il en avait une, il devrait primer la var. _setigerum_,
+puisqu’il est dans le corps de l’ouvrage, tandis que cette
+dernière figure au Supplément.
+
+ GLAUCIUM Juss.
+
+=G. corniculatum= Curtis _Fl. Lond._ 6, t. 32 (1772-98) = _Chelidonium
+corniculatum_ L. _Sp. pl._ 724 (1753) = _G. phœniceum_ Crantz
+_Stirp. austr._ ed. I, fasc. II, 133 (1763) var. =phœniceum=
+DC. _Syst._ II, 96 (1821) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 22.
+
+Hab. : Oran, steppe à l’entrée du ravin d’Aïn Aïssa,
+alt. ca. 1300 m. 20 mai (n. 320).
+
+_Obs._ — Nous pouvons remarquer ici encore à propos de cette
+espèce, dont le nom est fort connu, que les partisans du plus ancien
+binôme devraient adopter le nom inusité de Crantz. MM. Rouy et
+Foucaud, quoique partisans de cette méthode du plus ancien binôme,
+ont conservé le nom de Curtis dans leur _Flore de France_. M. Burnat,
+_Fl. des Alpes mar._ I, 62, quoique d’un avis opposé, a repris le
+nom de _G. phœniceum_, par inadvertance probablement, ayant négligé
+le nom de Linné.
+
+=G. luteum= Scop. _Fl. carn._ I, 369.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 83).
+
+ FUMARIA L.
+
+=F. officinalis= L. _Sp. pl._ 700 (1753) var. =scandens=
+Reich. _Ic. germ._ III, n. 4454 (1838-39) ; Batt. et Tr. _Fl. alg._
+I, 28 (1888) = _F. officinalis_ var. _banatia_ Hausskn. in _Flora_
+(1873), p. 422 p.p.
+
+Hab. : Oran, Saïda dans une haie au bord de la route, alt. ca. 850
+m. 10 mai (n. 106).
+
+_Obs._ — C’est par erreur que Battandier attribue cette variété
+à Hammar dont l’ouvrage date de 1857 et qui cite lui-même
+Reichenbach. C’est à tort aussi que Haussknecht débaptisa cette
+variété pour l’appeler _banatia_.
+
+=F. densiflora= DC. _Cat. hort. monsp._ 113 ; DC. _Syst._ et _Prod._
+p.p. = _F. micrantha_ Lagasca _Elench. matrit._ 21 (1816).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte sur terrain rocheux,
+alt. ca. 1600 m., 16 mai (n. 256).
+
+_Obs._ — Voir au sujet de la synonymie : Ascherson in _Verh. des
+bot. Ver. Brandenburg_ 1863, p. 223 ; Haussknecht in _Flora_ 1873,
+p. 507 ; Cosson _Comp. atl._ II, 85.
+
+=F. capreolata= L. _Sp. pl._ 701 (1753) var. =intermedia= Hausskn. in
+_Flora_ (1873) 541, p. 69 du tiré-à-part.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord d’une haie,
+2 mai (n. 18).
+
+_Obs._ — Cette forme était connue seulement au fort l’Empereur
+au-dessus d’Alger par la plante de Fauché que nous avons vue dans
+l’Hb. Boissier, qui est identique à la nôtre et qui a servi à
+la description de Haussknecht.
+
+=F. spicata= (e sect. _Platycapnos_) L. _Sp. pl._ 700 (1753) =
+_Platycapnos spicatus_ Bernh. in _Linnæa_ VIII, 471 (1833).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, pente rocailleuse et sèche près du
+télégraphe optique, alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 573).
+
+ =CRUCIFERÆ=
+
+ LEPIDIUM L.
+
+=L. subulatum= L. _Sp. pl._ 644 (1753) ; Cosson _Comp._ I, 266.
+
+Hab. : Oran, hauts plateaux, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950
+m. 11 mai (n. 160).
+
+ BISCUTELLA L.
+
+=B. lyrata= L. _Mant._ 254 var. =algeriensis= Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 38 = _B. algeriensis_ Jordan _Diagn._ I. 318.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, partout, 4 mai (n. 7).
+
+_Obs._ — On peut encore faire rentrer le _B. lyrata_ dans le
+_B. didyma_ L. à titre de variété, mais alors il importerait de
+conserver le nom de var. _lyrata_ au lieu de var. _raphanifolia_
+Coss. _Comp._ II, 286.
+
+ THLASPI L.
+
+=T. perfoliatum= L. _Sp. pl._ 641 (1753) = _T. Tineanum_ Huet du
+Pav. _Pl. sic. exs._ (1855) = _T. Tinnœanum_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 40, sphalmate.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte, au bord du chemin pierreux,
+alt. ca. 1500 m. 16 mai (n. 235) ; Djebel Morghad, rochers ombreux
+de l’arête versant N.-O., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 485).
+
+_Obs._ — Nous croyons avec Cosson (_Comp._ 1, 250) que
+le _T. Tineanum_ ne constitue pas même une variété du
+_T. perfoliatum_. Dans notre région cependant on observe une
+variation, due probablement à l’altitude, car notre n. 485 cadre
+exactement avec la plante de Huet tandis que le n. 235, récolté
+plus bas, se rapproche plutôt des spécimens d’Europe.
+
+ SISYMBRIUM L.
+
+=S. Irio= L. _Sp. pl._ 659 (1753) ; Cosson _Comp._ II, 143.
+
+Hab. : Oran, Saïda, au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 105) ; id. (n. 138) ce dernier à feuilles plus larges, à lobes
+plus développés.
+
+=S. Sophia= L. _Sp. pl._ 659 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, terrain rocheux à mi-côte, alt. ca. 1500
+m., 16 mai (n. 218).
+
+=S. Reboudianum= Verlot _Cat. jard. Grenoble_ 94 (1857) et in
+_Bull. soc. bot. Fr._ IV, 726 = _S. Kralikii_ Fourn. _Cruc._ et
+_Sisymb._ 74 (1869) = _S. Irio_ var. _pubescens_ Coss. in Hb. et
+ap. Bourg. _Exsic. alg._ sine num. (1856) = _S. irioides_ Cosson
+_Comp. atl._ II, 144 (1883-87) pro parte [non Boiss.].
+
+Hab. : Oran, Bou-Ktoub près du Kreider, dans le sable alt. ca. 950
+m. 11 mai (n. 175).
+
+_Obs._ — Nous reconnaissons avec Cosson et Fournier qu’il y a
+lieu de distinger du _S. Irio_ l’espèce présente caractérisée
+surtout par la présence d’une nervure longitudinale au milieu du
+septum des siliques. Mais le _S. irioides_ Boiss. in _Ann. sc. nat._
+ser. II, XVII, 76 (1842) ne présente pas ce caractère, ainsi que
+nous avons pu le constater sur les échantillons de l’Hb. Boiss. Il
+y a donc lieu d’exclure ce nom et nous proposons de prendre pour
+notre espèce le nom le plus ancien en date à savoir _S. Reboudianum_.
+
+Nous laissons de côté le nom de variété de Cosson publié dans
+l’exsiccata de Bourgeau parce que les étiquettes de ce dernier ne
+sont pas numérotées. (V. Lois de la nom. art. 42).
+
+=S. crassifolium= Cav. _Præl._ 437 (1802) ; Cosson _Comp._ II,
+146 var. =giganteum= Hochr., var. nov. — Caulis ad 1,10 m. altus,
+ramesissimus, foliosus, glaberrimus, glaucus. Folia radicalia et
+basilaria 16-30 cm. longa et ad 8 cm. lata, ± profunde runcinata,
+pinnatipartita, glabra. Flores ochroleuci, fere albi.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, clairière dans les bois de chênes-verts
+sur le col, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 384). Cette clairière
+était une véritable prairie presqu’exclusivement composée par
+cette plante.
+
+Var. =scaposum= Hochr., var. nov. — Caulis 30-70 cm. longus,
+parce ramosus, glaucus, parte inferiore villosus et fere omnino
+efoliatus. Folia radicalia 5-7 cm. longa et ad 2,2 cm. lata,
+runcinato-pinnatipartita vel saltem repando-dentata, margine
+ciliata. Flores pallide sulfurei.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 380) ; Djebel Aïssa,
+sur le col, au bord de la clairière où se trouvait la
+var. précéd. ca. 2000 m. 19 mai (n. 385).
+
+_Obs._ — Ces deux variétés sont très distinctes et, si nous
+n’avions vu de nombreuses formes intermédiaires dans les herbiers,
+nous eussions été persuadé que ces deux plantes constituaient
+deux espèces n’ayant aucun rapport entre elles. Cela paraissait
+d’autant plus vraisemblable que nous les avons récoltées l’une
+à côté de l’autre et par conséquent il n’était pas possible
+d’attribuer leur apparition à l’influence de milieux différents.
+
+Les formes de passage font défaut dans la contrée et pour les
+observer, il faut revenir jusqu’au Tell ou même en Europe. La
+forme-type est intermédiaire — en ce qui concerne la taille et
+l’indument — entre nos deux variétés.
+
+=S. runcinatum= Lag. ap. DC. _Syst._ II, 478 (1821) ; Coss. _Comp._
+II, 148.
+
+Var. =hirsutum= Coss. _Pl. crit._ 95 (1851) ; Batt. et Tr. _Fl. alg._
+I, 63 = _S. hirsutum_ Lag. ap. DC. l.c. = _S. runcinatum_
+var. _xerophilum_ Fourn. _Crucif. et Sisym._ 88 (1865) =
+_S. runcinatum_ var. _villosum_ Boiss. _Fl. or._ I, 220 (1867) =
+_S. villosum_ Spreng. _Syst._ II, 901 (1825).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, pente rocailleuse près du télégraphe
+optique, alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 574).
+
+_Obs._ — Nous no saurions distinguer encore entre les sous-variétés
+_indivisum_ et _laciniatum_ Cosson l.c. parce qu’on trouve presque
+sur chaque exemplaire, à la fois des bractées laciniées et
+d’autres entières.
+
+ ERUCARIA Gärtn.
+
+=E. uncata= Boiss. _Diagn._ I, VIII, 47 (1849) = _E. Aegiceras_ Gay ex
+Boiss. _Fl. or._ I, 367 (1867) ; Cosson _Comp._ II, 215 (1883-87) ; Gay
+in herb. sine diagn. et collect. num. (1826) ; Steud. _Nom._ éd. II,
+I, 590, nomen solum (1840) = _Hussonia uncata_ Boiss, _Diagn._ l.c. =
+_H. Aegiceras_ Coss. et Dur. in Bal. _Pl. alg. exs._ n. 994 (1853).
+
+Hab. : Oran, Aïn-el-Hadjej près Aïn-Sefra ; steppe rocailleux,
+aride, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 607). — Ce numéro est la
+forme typique à fleurs blanches et petites. — Tircount près Aïn
+Sefra, sable humide, sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai
+(n. 451). — Cette plante se rapproche de la var. _Souisii_ Cosson
+_Comp._ II, 216, par ses pétales violets et 3 fois plus longs que
+les sépales, mais nous ne saurions distinguer là une variété,
+c’est plutôt une forme conditionnée par l’habitat. Sur le même
+exemplaire nous avons observé des fleurs bien différentes les unes
+des autres.
+
+ CARRICHTERA DC.
+
+=C. Vellæ= DC. _Syst._ II, 642.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rocailles près du télégraphe optique
+alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 577), et en quantité près de Mograr à
+ca. 850 m. d’alt.
+
+ ERUCA Lam.
+
+=E. sativa= Lam. _Fl. Fr._ II, 496.
+
+Var. =stenocarpa= Coss. in _Ann. sc. nat._ ser. 4, I, 233.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, sable de la dune, alt. ca. 1850 m. 15 mai
+(n. 194).
+
+_Obs._ — Il nous semble que, vu la forme de la silique et de ses
+graines nettement unisériées, cette variété peut être facilement
+distinguée, nous croyons donc que Cosson a été trop loin en la
+confondant avec le type. D’autre part nous ne saurions y voir une
+espèce distincte comme Boissier.
+
+Var. =pinnatifida= Coss. _Cat. Tun._ 50.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 153).
+
+ DIPLOTAXIS DC.
+
+=D. virgata= DC. _Syst._ II, 631.
+
+Formæ inter f. _brachycarpa_, _saharensis_ et _longisiliqua_
+Coss. _Comp._ II, 165, intermediæ.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, dans l’alfa, au-delà du télégraphe
+optique, alt. ca. 1650 m. 2 juin (n. 588) ; id. steppe d’alfa au
+pied du Djebel Morghad alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 426).
+
+_Obs._ — Notre plante ne ressemble guère à aucune des formes que
+nous avons vues dans les herbiers, sauf aux spécimens récoltés au
+Maroc par Balansa. Elle réunit les caractères de plusieurs des formes
+admises par Cosson, et pour qu’on puisse s’en convaincre, nous
+indiquerons quelques caractères pris sur un seul et même exemplaire.
+
+Plante haute, rameuse, pourvue de feuilles radicales et caulinaires ;
+siliques de longueur très variable égalant le pedicelle ou quatre
+fois plus longues que lui ; valves parfois très convexes, parfois
+± applaties, style linéaire ou ové, dans ce dernier cas souvent
+séminifère et caréné.
+
+Par contre, notre plante a des feuilles plus velues qu’aucun des
+autres exemplaires vus par nous.
+
+Var. =Aissæ= Hochr., var. nov. — Planta annua, humilis vel
+paulo elata, ramosa vel simplex. Caulis 5-17 cm. longus, parce
+hirsutus vel hirsutissimus, inferne vel usque ad medium, et ultra,
+foliatus. Folia dense villosa basi exauriculata, lyrato-pinnatisecta,
+segmentis pinnati-partitis vel-dentatis. Flores lutei apice ramorum
+congesti ; pedunculi 3-5 mm. longi ; pedunculi fructiferi ad 7
+mm. longi. Siliquæ maturæ lineares, crassæ, 11 mm. longæ et 2
+mm. latæ usque. ad 9 mm. longæ et 1,5 mm. latæ, rostro ± conico,
+seminifero, 1-2 mm. longo.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rocailles près du télégraphe optique,
+alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 575) ; Oran, Col de Merbah, Djebel Morghad,
+rocailles, alt. ca. 700 m. 24 mai (n. 475).
+
+_Obs._ — Cette plante nous semble très caractéristique et se
+distingue au premier coup d’œil de toutes les autres formes
+du _D. virgata_ ; en particulier, les feuilles très découpées,
+les siliques très ramassées, comme trapues, et l’indument très
+fourni ne laissent aucun doute à cet égard. Mais la variabilité
+extrême de ce groupe nous empêche de considérer cette plante comme
+une espèce. D’autre part, il serait possible de la rapprocher
+de certaines formes de l’_Erucastrum Cossonianum_ Reuter. Les
+échant. de Kralik _Pl. Alg. exs._ n. 5, et d’autres plantes
+de Cosson, provenant de la même localité, Batna, offrent une
+ressemblance frappante de port avec nos spécimens. Mais les semences
+placées nettement sur deux rangs, les valves bombées de la silique
+font de notre plante un _Diplotaxis_ et ses fleurs jaune vif et ses
+siliques trapues empêchent de l’assimiler à la plante de Reuter.
+
+Au reste, pour montrer l’incertitude qui règne dans ce genre, nous
+citerons deux auteurs sagaces, Cosson et Reuter, qui ont classé une
+plante d’Espagne de Bourgeau (n. 1032), l’un comme _Diplotaxis
+virgata_, l’autre comme _Erucastrum Cossonianum_.
+
+=D. muralis= DC. _Syst._ II, 634.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie près de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 126).
+
+=D. Harra= Boiss. _Fl. or._ I, 388 (1867) = _Sinapis Harra_
+Forsk. _Fl. æg.-arab._ 118 (1775) = _Sisymbrium pendulum_
+Desf. _Fl. atl._ II, 82, t. 156 (1798-1800) = _Sisymbrium hispidum_
+Vahl _Symb._ II, 77 (1791) = _D. pendula_ DC. _Syst._ II, 630 ;
+Batt. _Fl. Alg._ I, 63.
+
+Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant S., rochers boisés, alt. ca. 1400
+m. 5 juin (n. 669).
+
+ ERUCASTRUM Presl
+
+=E. varium= Durieu in _Expl. sc. Alg._ t. 75.
+
+Var. =montanum= Cosson _Comp._ II, 174.
+
+Hab. : Oran, Tircount près d’Aïn Sefra, dans le sable humide,
+alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 444).
+
+Forme extrêmement allongée et exubérante rappelant la forme typique.
+
+=E. leucanthum= Coss. et Durieu in _Ann. sc. nat._ ser. 4, I, 239.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, chemin à mi-côte, alt. ca. 1700 m. 16 mai
+(n. 259).
+
+Var. =elongatum= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus
+elongatis, ad 60 cm. longis, parce vel non ramosis, foliosis, foliis
+magnis ad 12 cm. longis, foliis radicalibus paucis vel nullis,
+siliquis ut in typo.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte, terrain rocheux, alt. ca. 1600
+m. 16 mai (n. 216).
+
+_Obs._ — Cette plante ressemble quelque peu à certaines formes de
+l’_Erucastrum Cossonianum_, mais ce dernier est assez litigieux
+comme nous l’avons vu, tandis que notre spécimen a exactement
+les siliques et le rostre de l’_E. leucanthum_. Il en possède
+également les fleurs blanches et l’indument fourni, mais il en
+diffère par son port assez extraordinaire, dépourvu de rosette
+et à tiges pourvues de feuilles très grandes pennatiséquées,
+à segments grossièrement dentés. Du reste, nous avons une forme
+intermédiaire qui montre bien qu’il y a là seulement une variété.
+
+ MURICARIA Desvaux
+
+=M. Battandieri= Hochr., sp. nov. — Annua, a basi ramosissima. Caules
+diffusi, prostrati vel erecti, parce pubescentes, foliosi. Folia
+glaberrima, lanceolata, sinuato-dentata, vel pinnati-lobata,
+vel pinnati-partita, pinnulis integris rarissime 1-3 dentibus
+præditis. Racemi elongati, undulati, multiflori. Flores parvi,
+apice racemorum conferti ; sepala obovata, obtusa, persistentia,
+interdum accrescentia ; petala alba, integra, fauce purpurascentia vel
+lutescentia, calyce fere duplo longiora. Staminum filamenta libera,
+interdum apice rubella. Silicula coriacea, articulata, parte inferiore
+obsoleta pedicelliforme, parte superiore globosa, echinulis magnis,
+duris muricata, villoso-canescente. Stylus conicus, glaber, apice
+persistens. Pedicelli fructiferi filiformes, silicula longiores.
+
+Caules 15-35 cm. longi ; folia 1,2 × 0,4 ad 1 × 0,7 et 4,3 × 1,
+etiam 3,5 × 0,5 cm. longa et lata ; pedicelli floriferi 0,3-0,5
+cm. longi, fructiferi ad 0,6 cm. longi, sepala 0,15-0,2 cm. longa,
+petala 0,2-0,4 cm. longa, in calyce fructifero sepala ad 0,3 cm. longa.
+
+α. var. =genuina= Hochr. — Folia pinnatipartita, flores minores :
+sepala ca. 1,5 mm. longa, accrescentia ca. 2 mm. longa, petala 2-3
+mm. longa ; silicula cum stylo ca. 3 mm. longa.
+
+Hab. : Oran, Bou-Ktoub, près Le Kreider, sur la rive du Chott Chergui,
+dans le sable sec, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 171).
+
+β. var. =subintegrifolia= Hochr., var. nov. — Folia lanceolata
+repando-dentata non lobata ; flores majores, sepala accrescentia ad
+3 mm. longa, petala ad 4 mm. longa silicula ad 5 mm. longa.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+salle humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 440).
+
+_Obs._ — D’après les descriptions et les exsiccata cités dans
+les différentes flores, il nous semble que la plupart des auteurs
+modernes ont pris notre espèce pour le _Muricaria prostrata_,
+fondé sur le _Bunias prostrata_ Desf. Ce dernier dont nous avons
+un original de Desfontaines à l’Herbier Delessert est une plante
+très particulière à feuilles bipinnatipartites dont les lobules
+de _second ordre_ sont parfois un peu dentés, assimilables en cela
+aux lobules de _premier ordre_ de notre plante. En outre, d’après
+sa planche, la plante de Desfontaines paraît être formée d’une
+rosette de feuilles du centre de laquelle s’échappent un petit
+nombre de tiges moins prostrées que dans notre espèce ; et ces
+feuilles si élégamment découpées sont pourvues de nombreux poils
+à leur surface supérieure. Rien de semblable chez notre espèce qui
+forme de grosses touffes à tiges très ramifiées et dont l’aspect,
+au moins dans la var. β, est plus ou moins celui d’une hémisphère
+toute couverte de fleurs.
+
+On pourrait objecter que nous ne saurions baser une distinction
+spécifique sur la forme des feuilles puisque ce caractère est
+utilisé par nous pour séparer nos deux variétés. Mais nous avons
+observé des formes de passage entre nos deux variétés, tandis
+que nous n’en connaissons pas entre notre var. _genuina_ et le
+véritable _Muricaria prostrata_ (= _Bunias pr._ Desf.). Puis il y a
+l’indument des feuilles et surtout le port qui est très différent ;
+aussi après avoir comparé avec l’original de Desfontaines, il ne
+subsiste pas de doute. Nous dirions même que la planche du _Fl. atl._
+est, quoiqu’exacte, moins caractéristique que l’original. Les
+feuilles de ce dernier sont si régulièrement découpées qu’elles
+rappellent un peu des feuilles de fougères.
+
+L’origine de cette confusion vient peut-être du fait que Desf. dit
+dans sa description « folia pinnatifida », alors que sa planche
+indique des feuilles bipinnatifides. Cosson (_Comp._ II, 311) donne
+une description qui correspond aux deux espèces, c’est-à-dire à
+notre var. _genuina_ et au _M. prostrata_. Battandier (in Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 34) donne bien une description correspondant à
+la plante de Desfontaines, mais il semble qu’il a en vue notre
+var. _genuina_ si l’on en juge par le n. 511 de son exsiccata :
+_Pl. d’Alg._ qui est un _M. Battandieri_ var. _genuina_. Chez
+cette plante quelques lobes primaires des feuilles présentent deux
+ou trois dents, généralement sur un seul de leur côté, de sorte
+qu’il n’y a pas de confusion possible avec le _M. prostrata_ Desv.
+
+ CRAMBE L.
+
+=C. Kralikii= Coss. in Kral. _Pl. Alg. exsicc._ n. 10 (1858) ; _Comp._
+II, 307 (1887) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 35 (1888).
+
+Hab. : Oran, Tircount près Aïn Sefra, sable humide, alt. ca. 1200
+m. 26 mai (n. 453) ; id., au pied du Djebel Morghad, au bord d’un
+oued à sec, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 463).
+
+ HUTCHINSIA R. Br.
+
+=H. petræa= R. Br. in _Hort. Kew._ ed. 2, IV, 82 ; Cosson _Comp._
+I, 258.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers ombreux de l’arête,
+alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 480).
+
+_Obs._ — Chose curieuse, notre plante présente seulement 3-7
+folioles à chaque feuille, tandis que les exemplaires européens
+en comptent généralement 11, 13 et quelque fois plus. Nous avons
+retrouvé cette particularité chez d’autres spécimens espagnols
+et africains seulement.
+
+ CAMELINA Crantz
+
+=C. silvestris= Wallr. _Sched._ 347 ; Boiss. _Fl. or._ I, 311 ;
+Batt. et Tr. _Fl. alg._ I, 51 = _C. sativa_ var. _sylvestris_ Coss. et
+Germ. _Fl. Paris_, 124 ; Coss. _Comp._ II, 248.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 368).
+
+_Obs._ — Cette petite plante ressemble fort peu à celles
+d’Europe ; nous n’avons pu la comparer qu’au n. 69 _bis_, de
+Reboud, provenant de Djelfa et à une plante récoltée en Perse par
+Buhse en 1847.
+
+ ARABIS L.
+
+=A. auriculata= Lam. _Encycl. méth._ I, 219 (1783).
+
+Var. =genuina= Hochr. — Siliquis glabris.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans le chemin pierreux à
+mi-côte, alt. ca. 1600 m., 16 mai (n. 237 _bis_) ; Djebel Aïssa
+versant S.-E., dans les pierres, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 376) ;
+Djebel Morghad, rochers ombreux de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai
+(n. 486 _bis_).
+
+Var. =dasycarpa= Andrz. ex. DC. _Prod._ I, 143 (1824) = var. _puberula_
+Koch. _Syn._ 2e éd. 41 (1843-44). — Siliquis pubescentibus hirtisve.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, chemin pierreux,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 237) ; Djebel Aïssa, clairière herbeuse
+à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 395) ; Djebel Morghad,
+rochers ombreux de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 486) ;
+Djebel Aïssa près du poste de télégraphie optique, alt. ca. 1700
+m. 2 juin (n. 583 _bis_).
+
+_Obs._ — Ces deux variétés quoique nettement tranchées, et
+sans formes de passage dans notre région, se ressemblent cependant
+beaucoup et comme elles croissent souvent mélangées nous les avions
+confondues au premier abord.
+
+ ERYSIMUM L.
+
+=E. Kunzeanum= Boiss. et Reut. in Boiss. _Diagn. or._ ser. II, I,
+27 (1853) = _E. strictum_ var. _micranthum_ J. Gay ap. Coss. in
+_Ann. sc. nat._ ser. IV, I, 233 (1854).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin pierreux, à mi-côte,
+alt. ca. 1680 m. 16 mai (n. 236).
+
+=E. grandiflorum= Desf. _Fl. atl._ II, 85 (1800) [non
+Bieb. _Fl. taur. cauc._ II, 117 (1808)] = _E. longifolium_ DC. _Prod._
+I, 199 (1824) etc. Voy. Cosson _Comp._ II, 150.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les rochers du sommet,
+alt. 2000 m. 16 mai (n. 249).
+
+_Obs._ — C’est la forme des montagnes mais que de légères
+différences de port ne sauraient séparer nettement de la forme des
+plaines, plus ligneuse et plus velue. Cette plante se retrouve sur
+d’autres Djebels à des altitudes élevées.
+
+ ALYSSUM L.
+
+=A campestre= L. _Syst._ ed. X, 1130 ; Coss. _Comp._ II, 233.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte et jusqu’au sommet, dans les
+pierres du chemin, alt. 1400-2000 m., 16 mai (n. 217) ; Saïda partout
+dans les pierres et répandu sur les hauts plateaux alt. ca. 850
+m. 10 mai (n. 147).
+
+=A. montanum= L. _Sp. pl._ 650 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 46
+var. =atlanticum= Boiss. _Voy. Esp._ 44 (1839-45) ; Batt. _Spicil._ in
+_Journ. linn. soc._ XVI, 320 (1878) = _A. atlanticum_ Desf. _Fl. atl._
+II, 71, t. 149 (1800).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, dans les rochers du sommet, alt. ca. 2000
+m. 16 mai (n. 247).
+
+Var. =Aïssæ= Hochr., var. nov. — Caules elongati, ± flexuosi ;
+folia sublinearia ; inflorescentia corymbosa, pedicelli ut calyces
+pilis stellatis interdum longissimis villosi, fere lanati ; flores
+magni, sulfurei vel lutei.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rochers de l’arête au-dessus d’Aïn
+Aïssa, al. ca. 1950 m. 19 mai (n. 373).
+
+ LOBULARIA Desv.
+
+=L. maritima= Desv. _Journ. bot._ III, 162 = _Clypeola maritima_
+L. _Mant._ 426 = _Alyssum maritimum_ Lam. _Encycl._ I, 98 = _Koniga
+maritima_ R. Br. in App. Denh. et Clapp. _Narr. Exp. Afr._ II, 214 ;
+Cosson _Comp._ II, 240.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai
+(n. 15) ; Oran, prairie rocheuse près du Vieux Saïda alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 129).
+
+_Obs._ — La plante des montagnes de Saïda est beaucoup plus
+ramassée et plus courte que celle du littoral mais à part cela ces
+spécimens ne diffèrent pas.
+
+ MALCOLMIA R. Br.
+
+=M. arenaria= DC. _Syst._ II, 442 (1821) ; Coss. _Comp._ II, 132 =
+_Hesperis arenaria_ et _ramosissima_ Desf. _Fl. atl._ II, 91, t. 162
+et 161, (1800) = _M. ramosissima_ Coss. in Hb.
+
+Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N., au pied de la montagne,
+alt. ca. 1150 m. 5 juin (n. 677).
+
+_Obs._ — Comme nous ne possédons pas ces deux plantes dans
+l’Herbier de Desfontaines, il nous est impossible de nous
+faire une opinion ferme au sujet de cette synonymie, mais nous
+inclinons à croire que Cosson est dans le vrai. Nous observerons
+seulement que notre plante ressemble beaucoup plus à la planche 161
+(_H. ramosissima_) de Desf. qu’à la pl. 162 (_H. arenaria_).
+
+ EREMOBIUM Boiss.
+
+=E. ægyptiacum= Hochr., comb. nov. = _Malcolmia ægyptiaca_
+Spreng. _Syst._ II, 898(1825) = _Matthiola linearis_ Delile in
+Laborde _Voy. Arab. petr._ p. 85 (1833) = _Hesperis ramosissima_
+Delile _Fl. æg. ill._ n. 595 (1812) [non Desf.] = _Hesperis diffusa_
+Decaisne _Fl. Sin._ in _Ann. sc. nat._ ser. 2, III, 271 (1885) =
+_E. lineare_ Boiss. _Fl. or._ I, 157 (1867).
+
+Var. =longisiliquum= Hochr., comb. nov. = _Malcolmia ægyptiaca_
+var. _longisiliqua_ Coss. ap. Bourg. _Exsicc. alg._ (1856) ;
+Coss. _Illust. fl. atl._ I, 23.
+
+Hab. : Oran, près d’Aïn Sefra dans le sable de la dune,
+alt. ca. 1050 m. 15 mai (n. 191).
+
+_Obs._ — Nous avons conservé le genre _Eremobium_, qui nous paraît
+suffisamment caractérisé par sa radicule dorsale, alors qu’elle est
+commissurale chez les _Malcolmia_ ; il y a aussi quelque différence
+dans la forme des semences (Voy. Engl. u. Pr. _Nat. Pflanzfam._ III,
+I, 2, 197 et 200).
+
+Nous croyons que ce genre renferme une seule espèce collective que
+nous appellerons _E. ægyptiacum_ d’après le nom le plus ancien
+de Sprengel. Nous laissons de côté le nom de _Hesperis ramosissima_
+parce que ce nom, quoique plus ancien, repose sur une erreur et qu’il
+ne pouvait être appliqué par Delile à une plante différente de
+celle de Desfontaines.
+
+Comme l’a indiqué Cosson, cette espèce unique présente 3
+variétés bien distinctes et nous transférons leurs noms sous le
+nouveau binôme. Outre la variété susmentionnée, nous établirons
+donc :
+
+Var. =ægyptiaca= Hochr. = _M. ægyptiaca_ var. _ægyptiaca_ Cosson
+_Ill. fl. atl._ I, 23 (1882) = _M. ægyptiaca_ var. _diffusa_
+Aschers. et Schweinf. _Ill. Fl. Eg._ 39 (1887).
+
+Var. =linearis= Hochr. = _M. ægyptiaca_ var. _linearis_ Cosson
+l.c. 22.
+
+ MATTHIOLA R. Br.
+
+=M. oxyceras= DC. _Syst._ II, 173 (1821) emend. Conti in
+_Mém. Herb. Boiss._ n. 18, p. 67 (1900) var. =livida= Conti l.c. =
+_M. livida_ DC. _Syst._ II, 174 (1821).
+
+Hab. : Oran, monuments préhistoriques dans la plaine rocheuse près
+d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 287).
+
+Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — Ab omnibus varietatibus a Conti
+enumeratis differt caulibus glandulosis sed pilis omnino destitutis,
+nisi in apice ramorum juxta alabastra. Tota planta viridis, folia
+lanceolata vel linearia, interdum paulum sinuata, glandulosa et
+minute pilosa.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet-el-Betoum, dans le
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 441).
+
+_Obs._ — Cette plante est évidemment une forme particulière du
+_M. oxyceras_ qui se trouve dans le steppe, mais c’est une forme
+profondément modifiée par le milieu. Au lieu de la plante chétive
+pourvue de quelques tiges florales grisâtres avec quelques fleurs
+très pâles, c’est une énorme touffe, formée d’un grand nombre
+de tiges et portant d’innombrables fleurs d’un beau violet. Nous
+n’avons pas vu de formes précisément intermédiaires, mais comme
+les modifications ne portent que sur des caractères variables dans
+cette espèce, nous sommes persuadé qu’il n’y a là qu’une
+variété.
+
+On peut rapprocher cette plante du _M. pseudooxyceras_ var. _viridis_
+Conti l.c. p. 72, mais la description très sommaire empêche une
+identification. Toutefois les filets des longues étamines sont
+fortement élargis ce qui est caractéristique, selon Conti, pour
+le _M. oxyceras_. Nous doutons de la valeur de ce caractère comme
+d’ailleurs de celle de l’espèce de Conti.
+
+ MORICANDIA DC.
+
+=M. arvensis= DC. _Syst._ II, 626 var. =suffruticosa= Coss. _Comp._
+II, 157 = _M. suffruticosa_ Coss. et Dur. in _Ann. sc. nat._ ser. 4,
+IV, 282 = _Brassica suffruticosa_ Desf. _Fl. atl._ II, 94.
+
+Hab. : Oran, en montant d’Aïn Sefra à Ras Chergui, dans les pentes
+de rochers, répandue entre 1100 et 1500 m. d’altitude. 16 mai
+(n. 203).
+
+_Obs._ — Cette plante offre tant de termes de passage vers le
+_M. arvensis_ que l’on ne saurait la regarder comme une espèce
+particulière, néanmoins ses siliques très longues et très
+étroites, ses feuilles plus petites et ses tiges ligneuses en
+font une variété facile à distinger et caractéristique pour la
+région. Nous ne parlons pas des graines uni ou bisériées dans
+chaque loge, car ce caractère nous a paru inutile à mentionner à
+cause de son inconstance.
+
+C’est à tort que cette sous-espèce est attribuée à DC. par
+Battandier et Tr. (_Fl. Alg._ I, 64). DC. avait déjà reconnu, il
+est vrai, que le _Brassica suffruticosa_ Desf. était une variété du
+_M. arvensis_ DC., mais il avait gardé la dénomination _B. suffr._
+C’est Cosson qui, le premier, a établi une nomenclature admissible.
+
+ =CAPPARIDACEÆ=
+
+ CLEOME L.
+
+=C. arabica= L. _Amœn. acad._ IV, 281.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, sable de la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai
+(n. 192).
+
+ =RESEDACEÆ=
+
+ RANDONIA Cosson
+
+=R. africana= Cosson in Kralik _Pl. alg. exsicc._ n. 19 (1858) et in
+_Bull. soc. bot. Fr._ VI, 392 (1859).
+
+Hab. : Oran, steppe sablonneux dans le Faidjet el Betoum, à environ
+15 km. d’Aïn Sefra. 24 mai (n. 419).
+
+ RESEDA L.
+
+=R. alba= L. _Sp. pl._ 449 var. =lætevirens=
+J. Müll. arg. _Monogr. Resed._ 101 (1857) α =vulgaris=
+J. Müll. l.c. 102.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 85) ; Oran,
+Saïda, dans une haie, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 104).
+
+Var. =firma= J. Müll. arg. l.c., p. 104, _a_ =major= J. Müll. l.c.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers buissonneux,
+alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 370).
+
+_Obs._ — Nous ne saurions décider quel est le nom prior qui
+doit être appliqué à ces variétés, à cause de la synonymie
+si compliquée de ces formes. Après la plupart des noms cités par
+Müller se trouvent des restrictions. C’est pourquoi nous conservons
+les noms adoptés par cet auteur.
+
+=R. decursiva= Forsk. _Fl. ægypt._ 67 (1775) = _R. eremophila_
+Boiss. _Diagn._ ser. I, 8, 54 (1849).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 532).
+
+=R. arabica= Boiss. _Diagn._ I, 6 (1842).
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dépression limoneuse de la plaine
+d’alfa, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 421) ; Oran, Aïn el Hadjej,
+station au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4
+juin (n. 610).
+
+=R. Luteola= L. _Sp. pl._ 448 (1753) var. =Gussonii=
+J. Müll. arg. _Monogr. Resed._ 207.
+
+Hab. : Fort de l’Eau, près Alger. 2 mai (n. 22) ; Oran, Djebel
+Aïssa, versant S.-E., clairière à 1800 m., alt. 19 mai (n. 404).
+
+_Obs._ — La seconde de ces plantes est caractérisée par une racine
+ligneuse très épaisse, élargie au sommet et portant un grand nombre
+de tiges ainsi que les cicatrices des rejets des années précédentes.
+
+ =CRASSULACEÆ=
+
+ SEDUM L.
+
+=S. heptapetalum= Poiret _Voy. Barb._ II, 669 (1789) = _S. cœruleum_
+Vahl _Symb. bot._ II, 51 (1791).
+
+Hab. : Oran, Vieux Saïda, dans les rochers, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 142).
+
+=S. nicæense= All. _Fl. ped._ II, 122 (1785) = _S. altissimum_
+Poiret _Encycl._ IV, 634 (1791).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, alt. ca. 1800 m. 24 mai
+(n. 517), et ailleurs sur terrain rocheux, entre 1400 et 1900 m.,
+en particulier à Ras Chergui.
+
+=S. album= L. _Sp. pl._ 432 (1753) var. =micranthum= DC. _Prod._ III,
+406 (1828) = _S. micranthum_ Bast. ap. DC. _Fl. Fr._ II, 523 (1815).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux,
+alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 519) ; id. Djebel Morghad, rochers ombreux
+près de l’arête, versant N.-W., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 516).
+
+=S. dasyphyllum= L. _Sp. pl._ 431 (1753) var. =glanduliferum= Gr. et
+Godr. _Fl. Fr._ I, 624 = _S. glanduliferum_ Guss. _Prod._ I, 519
+(voir à ce sujet Briquet in _Ann. Cons._ et _J. bot. Gen._ V, 101).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, dans une fissure de la paroi de rochers,
+versant S.-E., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 515).
+
+ =ROSACEÆ=
+
+ COTONEASTER Med.
+
+=C. nummularia= Fisch. et M. _Ind. hort. petrop._ II, 34.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers sous le sommet, buissons étalés
+sur les rochers, alt. ca. 2100 m. 25 mai (n. 513).
+
+_Obs._ — En ce qui concerne la caractéristique du _C. tomentosa_,
+nous renvoyons à Burnat (_Fl. alp. mar._ III, 313).
+
+Cet auteur remarque avec raison que cette espèce présente
+généralement trois styles. Sur tous les échantillons examinés,
+nous avons observé ce nombre. Par contre, sur le _C. nummularia_ nous
+avons toujours vu deux styles. C’est le cas pour notre échantillon
+qui diffère cependant du type par ses feuilles plus grandes et ses
+fleurs un peu plus longuement pédicellées. Ce n’est cependant
+pas la var. _ovalifolia_ de Boiss., dont les feuilles sont ±
+lancéolées-aiguës et le port différent.
+
+ GEUM L.
+
+=G. heterocarpum= Boiss. _Voy. Esp._ II, 201, t. 58.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, sous les chênes verts du sommet, très
+localisé, alt. 2136 m. 25 mai (n. 511).
+
+_Obs._ — Cette espèce est fort intéressante à cause de sa
+dispersion surtout occidentale. Boissier l’a découverte en
+Espagne, elle se retrouve au Maroc. Ce dernier auteur (l.c., p. 728)
+la signale aussi en Carie, mais il reconnaît que c’est une forme
+différente. Il manque, en effet, à cette dernière, la présence
+caractéristique d’un méricarpe à la base du gynophore.
+
+Boissier signale cette plante en Espagne, en rapport avec le _Berberis
+cretica_, et c’est également dans une station toute voisine de
+cet arbuste que nous avons récolté notre échantillon.
+
+ ROSA L.
+
+=R. Pouzini= Trattinick _Ros._ II, 112 (1823-24).
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près Aïn Sefra, alt. ca. 1600 m. 20 mai
+(n. 327).
+
+ =LEGUMINOSÆ=
+
+ ARGYROLOBIUM Ekl. et Zeyh.
+
+=A. uniflorum= Jaub. et Spach in _Ann. sc. nat._ ser. II, XIX, 45 =
+_Cytisus uniflorus_ Decaisne in _Ann. sc. nat._ ser. II, III, 365.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 535) ; Tiout, rochers au-dessus de l’oued, alt. ca. 1050 m. 31
+mai (n. 548).
+
+_Obs._ — L’_A. microphyllum_ Ball est, suivant la description
+de l’auteur, une simple variété de l’_A. uniflorum_. Notre
+n. 535 se rapproche beaucoup de la plante décrite par Ball. Mais
+toutes les fleurs de notre spécimen n’ont pas des dimensions
+aussi considérables que celles signalées par cet auteur. Aussi en
+l’absence d’un original permettant une identification précise,
+nous envisageons notre plante comme une forme intermédiaire.
+
+ GENISTA L.
+
+=G. Rætam= Forsk. _Fl. æg.-ar._ 214 = _Retama Rætam_ Webb
+_Phyt. canar._ II, 56 = _Spartium Rætam_ Spach in _Ann. sc. nat._
+ser. II, XIX, 288.
+
+Hab. : Oran, à 10 km. d’Aïn Sefra, dans le sable, près de la
+voie ferrée, alt. c. 1150 m. 24 mai (n. 418).
+
+=G. sphærocarpa= Lam. _Encycl._ II, 616 (1786) = _Retama sphærocarpa_
+Boiss. _Voy. Esp._ II, 144 (1839-45) = _Spartium sphærocarpum_
+L. _Mant._ II, 571 (1771).
+
+Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, dans la salle, près de
+l’oasis, alt. ca. 1150 m. 18 mai (n. 286).
+
+=G. saharæ= Coss. et Dur., in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 247 (1855)
+= _Spartium saharæ_ Pomel _Nouv. Mat._ 173 (1874).
+
+Hab. : Oran, dune d’Aïn Sefra, à 15 km. à l’W. de cette
+localité, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 681).
+
+ ERINACEA Adans.
+
+=E. pungens= Boiss. _Voy. Esp._ 145 = _Anthyllis Erinacea_ L. _Sp. pl._
+720 (1753).
+
+Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa, en grosses touffes entre les
+pierres, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 326).
+
+ CALYCOTOME Link
+
+=C. spinosa= Link _Enum. hort. berol._ II, 225 = _Spartium spinosum_
+L. _Sp. pl._ 709 (1753).
+
+Hab. : Oran, près Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 113).
+
+ ONONIS L.
+
+=O. biflora= Desf. _Fl. atl._ II, 143 (1800) = _O. geminiflora_
+Lag. _Nov. gen. et sp._ 22 (1816).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du Vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 119).
+
+=O. glabrescens= Hochr. = _O. angustissima_ var. _glabrescens_
+Barr. in Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 104 (1896), p.p. = _O. polyclada_
+Murb. _Contrib._ I, 59 (1897), (p. subsp.).
+
+Hab. : Oran, vallon au pied du Djebel Morghad dans le steppe d’alfa,
+alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 465).
+
+Var. =minor= Hochr. var. nov. — A typo differt caulibus minoribus
+paucifloris, foliolis angustioribus, petiolis foliis plerumque multo
+longioribus, breviter aristatis, floribus minoribus. Ab _O. filifolia_
+(subsp. Murb.) differt foliis omnibus trifoliolatis vel superioribus
+interdum unifoliolatis, stipulis petiolum ca. æquantibus, pedunculis
+longioribus, floribus multo minoribus.
+
+Caules 8-22 cm. longi ; foliorum inferiorum foliola ad 18 mm. longa
+et 4 mm. lata, fol. aliorum foliola plerumque 7-15 mm. longa et
+1-1,5 mm. lata ; fol. super. foliolum interdum unicum 4-8 mm. longum
+et 0,5-0,75 mm. latum ; pedunculi 12-20 mm. longi ; corolla 8-12
+mm. longa. Legumen quod vidi 12 mm. longum.
+
+Hab. : Oran, plaine d’alfa entre Tiloula et Aïn-Aïssa près Aïn
+Sefra, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 317) ; vallon au pied du Djebel
+Morghad dans le steppe d’alfa, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 464).
+
+_Obs._ — Nous estimons que M. Murbeck aurait dû conserver le nom
+de Bonnet et Barr. alors même que ces derniers avaient confondu deux
+choses différentes. Il aurait fallu conserver le nom princeps pour
+l’une au moins des deux formes.
+
+Au point de vue systématique nous ne saurions nous prononcer
+au sujet de la distinction spécifique entre l’_O. Natrix_ et
+l’_O. angustissima_, mais il nous semble pratique de séparer
+l’_O. glabrescens_ de l’_O. angustissima_. Ce dernier possède
+en effet comme sa var. _falcata_ (= _O. falcata_ Murb. l.c.) des
+légumes velus et des semences muriquées couvertes de petites perles
+très serrées, alors que le premier a des légumes glabres et des
+semences muriquées aussi, mais à perles espacées. Vu l’absence
+de formes intermédiaires, ces caractères, dont l’un est indiqué
+très nettement par Murbeck (Pl. III), nous paraissent suffisamment
+importants pour impliquer une distinction spécifique. Le port de
+la plante, petite et glabre dans l’_O. glabrescens_, plus haute et
+velue dans l’_O. angustissima_, permet en outre de distinguer ces
+deux espèces presqu’au premier coup d’œil, et nous n’avons
+jamais hésité pour l’identification. Par contre nous ne saurions
+considérer comme espèce notre variété _minor_ reliée au type par
+des intermédiaires, de même, d’après la description, nous pensons
+que M. Murbeck rapproche avec raison ses _O. polyclada_ et _filifolia_.
+
+Notre variété _minor_ diffère du type de M. Murbeck par son port
+moins élevé, par ses pédoncules moins longuement aristés, par
+ses fleurs plus petites et en moins grand nombre.
+
+=O. Columnæ= All. _Fl. ped._ I, 318 (1785) = _O. parviflora_
+Lam. _Dict._ 510 (1783) non Berg. _Descr. pl. cap._ 214 (1767).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 220).
+
+=O. alba= Poir. _Voy._ II, 210 (1789) = _O. monophylla_
+Desf. _Fl. atl._ II, 145, t. 188 (1800).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 66).
+
+ MEDICAGO L.
+
+=M. sativa= L. _Sp. pl._ 778 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, dans un champ cultivé, mais probablement
+indigène en Algérie où on le rencontre dans les 3 régions que
+j’ai parcourues, 10 mai (n. 103).
+
+=M. littoralis= Rhode ex Lois. _Notice sur les plantes à ajouter à
+la Fl. de Fr._ 118 (1810) ; Hornem. _Hort. Hafn. Suppl._ 85 (1819).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau au bord de la mer, 2 mai
+(n. 34).
+
+_Obs._ — La citation princeps est bien Loiseleur, et non Hornemann
+comme l’indique à tort l’_Index Kew._
+
+ MELILOTUS L.
+
+=M. macrocarpa= Coss. et Dur. _Cat. gr. Bord._ 27 (1866) ;
+_Bull. soc. bot. Fr._ XIV, Bibliog. 39 = _M. physocarpa_ Pomel
+_Nouv. mat._ 181 et 321 (1874).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued à sec, 4 mai
+(n. 61).
+
+=M. indica= All. _Fl. ped._ n. 1121 (1785) = _Trifolium Melilotus
+indica_ var. δ L. _Sp. pl._ ed. II, 1077 (1763) = _M. parviflora_
+Desf. _Fl. atl._ II, 192 (1800).
+
+Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, terrain humide au voisinage
+de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 305).
+
+ TRIFOLIUM L.
+
+=T. stellatum= L. _Sp. pl._ 769 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, gazon au bord de la mer,
+2 mai (n. 36).
+
+=T. angustifolium= L. _Sp. pl._ 769 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 45).
+
+Var. =intermedium= Gib. et Belli _Rev. crit. Trif. Lagop._ 100 in
+_Mem. r. Acad. Torino_ ser. II, XXXIX (1888) ; Burnat _Fl. Alp. mar._
+II, 137 = _T. intermedium_ Guss. _Cat. pl. in Boccadif._ 82,
+ann. 1821 ; Batt. et Tr. _Fl. alg._ I, 233.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 3).
+
+=T. scabrum= L. _Sp. pl._ 770 (1753).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 130).
+
+=T. tomentosum= L. _Sp. pl._ 771 (1753).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 131).
+
+ ANTHYLLIS L.
+
+=A. Vulneraria= L. _Sp. pl._ 719 (1753) var. =coccinea= L. _Fl. suec._
+ed. II, 250 (1755) = _A. vulneraria_ β. L. _Sp. pl._ 719 ; Schultes
+_Oesterr. Fl._ 2me ed. II, 317 (1814) = _A. Dillenii_ Schult. ms. ex
+DC. _Prod._ II, 170 (1825) ; Steud. _Nom._ ed. 1, 56 (1821) absque
+descr. et syn. = _A. Vulneraria_ var. _rubriflora_ DC. _Prod._
+l.c. ; Boiss. _Fl. or._ II, 158 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 122 =
+_A. vulneraria_ var. _Dillenii_ Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._
+XVI, 421 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 249 ; Rouy et
+Fouc. _Fl. Fr._ IV, 228 = _A. rubra_ Gouan _Herbor._ 173 (1796)
+nomen nud.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., au pied d’une petite
+paroi de rochers, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 381), retrouvé au
+Djebel Morghad.
+
+_Obs._ — Le vrai nom de cette variété est bien _coccinea_ ; il
+a été donné par Linné qui indique une courte diagnose et cite la
+figure de Dillenius. Remarquons en passant que le nom d’_A. Dillenii_
+ne se trouve pas dans Schult. _Oesterr. Fl._ l.c. comme l’indiquent
+par erreur Rouy et Foucaud. La première citation valable de ce nom est
+DC. _Prod._ Steudel dans son _Nomenclator_ ne donne qu’un nom sans
+aucune indication qui permette de savoir à quoi il l’applique. Il
+est donc nul et non avenu.
+
+ LOTUS L.
+
+=L. commutatus= Guss. _Prod. fl. sic._ II, 545 (1827-28)
+var. =collinus= Brand in Engl. _Bot. Jahrb._ XXV, 208 (1898) =
+_L. creticus_ var. _collinus_ Boiss. _Fl. Or._ II, 164 (1872) =
+_L. cytisoides_ subsp. _collinus_ Murb. _Contrib._ I, 68 (1897) =
+_L. prostratus_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 247 [non Desf.].
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., à la lisière de la forêt
+de pins, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 348).
+
+_Obs._ — Cette plante correspond tout à fait à la description
+qu’en donne M. Murbeck, c’est la forme à grandes fleurs de
+la rég. médit. occid. Nous adoptons la nomenclature de Brand
+(_Monogr. der Gatt. Lotus_) parce qu’il nous paraît plus clair de
+prendre comme nom de l’espèce à rostre droit le _L. commutatus_
+de Guss. au sujet duquel il n’y a pas de discussion, tandis que
+l’enchevêtrement des formes se rapportant aux _L. creticus_ L. et
+_cytisoides_ est tel qu’il est impossible de fixer leur limite
+comme la comprenait leur auteur. Cette conclusion est d’autant plus
+nécessaire que l’on sera peut-être amené à réunir ces deux
+espèces qui ne diffèrent que par la forme du rostre. En effet chez
+notre plante le rostre est long et ± sinueux, il est légèrement
+infléchi en arrière, puis dans sa partie supérieure il est un peu
+recourbé en avant, de sorte que l’on peut se demander s’il y a
+là une forme particulière ou une forme intermédiaire entre le rostre
+droit du _L. commutatus_ et le rostre recourbé du _L. creticus_.
+
+=L. corniculatus= L. _Sp. pl._ 775 (1753) var. =aff. L. tigrensi=
+Baker.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, terrain marécageux dans l’oued
+alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 539 forme rampante à petites feuilles) ;
+id. (n. 540) forme ascendante à folioles plus grands lanceolés.
+
+_Obs._ — Vu la confusion qui règne pour les formes du
+_L. corniculatus_[43] nous renonçons à identifier cette variété
+mais il est intéressant de signaler ses particularités.
+
+Nous avons observé notre plante sous ses deux aspects, fort
+différents, qui croissaient mélangés les uns à côté des autres en
+même temps que toutes les formes de passage entre eux. Ce qui paraît
+être le caractère le plus intéressant de cette plante c’est
+qu’elle présente des bractées possédant seulement 1 ou 2 folioles
+comme les _L. tigrensis_ et _Scholleri_ de l’Afrique orientale
+et australe. Selon Brand, l. infra c. p. 193, ce caractère serait
+particulier à ces espèces. Nous avons cru au début avoir à faire
+à un _L. decumbens_ Poiret, dont Brand (_Monogr._ in Engler _Jahrb._
+XXV, 210, 1898) fait une variété du _L. uliginosus_ Schk. Mais
+quoique notre plante présente quelques stolons ± caractérisés,
+son port et surtout l’absence de nervation visible des folioles
+(carnet. diagnost. de Brand) nous la fait ranger sans hésitation
+parmi les _L. corniculatus_.
+
+ COLUTEA L.
+
+=C. arborescens= L. _Sp. pl._ 723 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant E., rochers herbeux et buissonneux,
+alt. ca. 1750 (rare) 19 mai (n. 340).
+
+ ASTRAGALUS L.
+
+=A. Gombo= (e sect. _Chronopus_ Bunge) Coss. et Dur. in Balansa
+_Pl. alg. exsicc._ n. 549 (1852) ; id. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV,
+136 (1857) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 261.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra dans le sable de la dune autour de la redoute,
+alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 533).
+
+_Obs._ — Cette plante s’étend beaucoup plus loin à
+l’Orient qu’on ne le pense, témoin le n. 333 de Barbey
+(_Herbor. au Levant_, p. 131), d’Egypte, Abou Elfein, lequel est
+un _A. Gombo_ et non un _A. sparsus_ comme l’indique M. Barbey
+l.c. et Boiss. _Fl. or. suppl._ 181. — Battandier et Trabut comme
+Bonnet et Barr. croyaient cette espèce particulière à l’Algérie,
+à la Tunisie et au Maroc.
+
+=A. cruciatus= (e sect. _Oxyglottis_ Bunge) Link _Enum._ II, 256,
+var. =polyactinus= Hochr. = _A. polyactinus_ Boiss. _Fl. or._ II, 226.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 308).
+
+_Obs._ — Sans admettre que l’_A. polyactinus_ soit une espèce
+distincte, il nous semble cependant qu’on peut le distinguer assez
+facilement de l’_A. radiatus_ pour ne pas identifier tout à fait
+ces deux plantes. En effet, outre la fleur qui est plus petite chez
+la plante de Link, le fruit a une apparence assez différente. Il est
+couvert de longs poils soyeux et plus ou moins érigés chez notre
+plante, tandis qu’il est presque glabre ou pourvu de quelques poils
+appliqués dans l’espèce de Link.
+
+=A. Fontanesii= (e. sect. _Poterion_ Bunge) Coss. et Dur. ex Bunge
+_Astrag._ 126 in _Mem. Acad. St-Petersb._ ser. 7, V, XI, n. 16 (1868).
+
+Hab. : Oran, ravin du Djebel Aïssa près Aïn Aïssa et dans la
+plaine jusqu’à Tiloula alt. ca. 1200-1500 m. 20 mai (n. 325).
+
+_Obs._ — Cette plante, quoique très épineuse, passe pour être
+le met favori des chameaux.
+
+=A. tenuifolius= Desf. _Fl. atl._ II, 186 ; Bunge _Astrag._ II, 179.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, terrain rocheux,
+alt. ca. 1800 m. 24 mai (n. 471).
+
+Var. =austro-oranensis= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus
+longioribus, erectis ; foliolis numerosioribus — plerumque 17 —
+latioribus, ovatis vel ellipticis ; pedunculis longioribus, sæpe quam
+folium duplo longioribus ; inflorescentia elongata, floribus numerosis.
+
+Foliola ad 2,4 mm. lata et 5 mm. longa ; pedunculi cum infrutescentia
+ad 8 cm. longi.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune aux environs du village alt. ca. 1050
+m. 15 mai (n. 193).
+
+_Obs._ — Cette plante est fort différente du type que nous avons
+trouvé sur les montagnes de la région. Si les caractères touchant
+la largeur des folioles et leur nombre ainsi que le port des tiges
+sont variables, la longueur relative des pédoncules par contre est
+regardée comme distincte dans ce groupe. Nous aurions donc volontiers
+considéré cette plante comme une espèce nouvelle si nous n’avions
+observé dans un ou deux cas des stades intermédiaires entre elle et
+le type. En outre il y a une parfaite ressemblance en ce qui concerne
+la forme de la fleur et surtout celle de l’étendard et du calice.
+
+En tout cas, c’est une plante qui rappelle un peu
+l’_A. Kotschianus_[44] Boiss. mais elle n’a pas les fruits courts
+de ce dernier.
+
+ SCORPIURUS L.
+
+=S. sulcatus= L. _Sp. pl._ 745 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie près de l’oued alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 127).
+
+=S. subvillosus= L. _Sp. pl._ 745 (1753) var. =acutifolius= Hochr. =
+_S acutifolius_ Viv. _Fl. Lyb. Spec._ 43 t. 19, f. 4 (1824) =
+_S. subvillosus_ var. _eriocarpa_ Moris _Fl. sardoa_ I, 534 (1837) ;
+Gren. et Godr. _Fl. Fr._ I, 493 = _S. subvillosus_ var. Coss. in
+_Bull. Soc. bot. Fr._ XII, 277 (1865).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea ravin d’un oued, 4 mai (n. 60).
+
+ CORONILLA L.
+
+=C. juncea= L. _Sp. pl._ 742 (1753) var. =Pomelii= Hochr., comb. nov. =
+subsp. _C. Pomeli_ Batt. in _Bull. soc. bot. Fr._ XXXIII, 353 (1886)
+= _C. Pomeli_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 286 (1889).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte alt. ca. 1500
+m., manque au sommet et à la base de la montagne, terrain rocheux,
+16 mai (n. 211).
+
+_Obs._ — Cette variété est assez distincte de l’espèce. Ce
+qui frappe au premier abord c’est qu’elle est presque aphylle
+et que ses feuilles ne possèdent qu’une foliole. Mais on peut
+observer aussi sur des échantillons du _C. juncea_ type une forte
+réduction des folioles ; certaines feuilles même sont réduites
+à une seule foliole. La dimension des pédoncules n’est pas
+sensiblement différente, ils sont généralement un peu plus épais
+chez la variété, ce qui les fait paraître plus courts. Les fruits
+et les graines de la variété sont en général bien plus longs chez
+la variété que chez le type mais, chez les deux plantes, il y a de
+grandes variations de sorte qu’on ne saurait baser une espèce sur
+ce caractère. C’est pourquoi nous considérons le _C. Pomelii_
+comme variété du _C. juncea_. M. Battandier qui en avait fait une
+sous-espèce a modifié sa façon de voir et dans sa Flore il en fait
+une espèce de second ordre. Cette plante étant peu connue, il est
+intéressant de citer les exsiccata qui la renferment. Tels sont :
+
+Sahara algérien entre Sidi Makhlour et Laghouat (Reboud n. 142
+_bis_) ; in alluviis Oued Bummel in Oued en Nza confluentis, Berrian
+inter Guerrara, prov. Alger. austr. 1835 (Cosson) ; in ead. st. (Kralik
+n. 36).
+
+=C. scorpioides= Koch _Syn._ 289 = _Ornithopus scorpioides_
+L. _Sp. pl._ 734 (1753) = _Astrolobium scorpioides_ DC. _Prod._ II,
+311 = _Ornithopus trifoliatus_ Lam. _Fl. fr._ II, 659.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, plaine d’alfa au pied du Djebel
+Morghad, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 430).
+
+ HIPPOCREPIS L.
+
+=H. ciliata= Willd. in _Mag. Gesell. Nat._ p. 173 (1808) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 289.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière herbeuse à
+mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 400).
+
+=H. bicontorta= Loisel. _Fl. Gall._ II, 162, t. 28 ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 289 = _H. cornigera_ Boiss. _Diagn._ ser. I, 2, 102.
+
+Var. =sinuosissima= Pomel _Nouv. mat._ 195 (1874) ; Batt. et Tr. l.c.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar. alt. ca. 1085 m. 30 mai
+(n. 534).
+
+ EBENUS L.
+
+=E. pinnata= Ait. _Hort. Kew._ III, 27 (1789) ; Desf. in
+_Act. soc. nat. par._ 2, t. 3 (1792) ; id. _Fl. atl._ II, 152 (1800)
+= _Hedysarum sericeum_ Vahl _Symb._ II, 83, t. 41 (1791).
+
+Hab. : Oran, plaine d’alfa entre Tiloula et Aïn Aïssa à env. 40
+km. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 318).
+
+_Obs._ — C’est à tort que Bonnet et Barr. (_Cat. Tun._ p. 140)
+Batt. et Tr. (_Fl. Alg._ I, 290) et Boissier (_Fl. or._ II, 556)
+attribuent ce nom à Desfontaines qui lui-même cite Aiton.
+
+ VICIA L.
+
+=V. disperma= DC. _Cat. hort. monsp._ 154 = _Cracca disperma_ Gr. et
+Godr. _Fl. Fr._ I, 472.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued près
+Deux-Moulins, 4 mai (n. 27).
+
+ LATHYRUS L.
+
+=L. articulatus= L. _Sp. pl._ 731 (1753) = _L. tenuifolius_
+Desf. _Fl. atl._ II, 160.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., forêt de pins, alt. ca. 1750
+m. 19 mai (n. 352).
+
+Var. =ligusticus= Burnat _Fl. Alg. mar._ II, 196 (1896).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea brousse, 4 mai (n. 44) ; id. Pointe
+Pescade ravin, 5 mai (n. 71).
+
+_Obs._ — Battandier et Trabut (_Fl. Alg._ I, 277) mentionnent le
+_L. Clymenum_ en Algérie. Nous doutons un peu de cette affirmation
+parce que le _L. articulatus_ L. ressemble énormément à
+l’espèce précitée et que dans les herbiers, il est toujours
+confondu avec elle. En outre tous les échantillons étiquetés
+_L. Clymenum_ et provenant d’Afrique examinés par nous étaient
+des _L. articulatus_. Même l’exemplaire du _L. Clymenum_ de
+l’Hb. Desfontaines est un _L. articulatus_. En ce qui concerne
+la distinction à faire entre ces deux espèces, nous renvoyons
+à Burnat _Fl. Alp. marit._ II, 194 indication complétée par
+des notes publiées à la fin du Vol. III. Le stigmate brièvement
+mucroné ou obtus nous semble constituer en regard de l’appendice
+longuement subulé du _L. Clymenum_ un caractère spécifique
+très net. D’après ce que nous avons vu dans l’Hb. Boissier, le
+_L. Clymenum_ serait localisé en Europe, Corse, Sicile, Constantinople
+(Noë n. 263) tandis que le _L. articulatus_ s’étendrait surtout
+en Algérie, Espagne, Sardaigne, Corse et au sud de la France. Ex. :
+Espagne (Bourgeau sine n.), Fl. ætnensis (Gabriel Strobl), Corse et
+Toulon (Bourgeau), Constantine (Hb. Fauché), Espagne mérid. (Boiss.),
+Alger (Fauché) id. (Bové n. 52), Sardaigne (Bula), Crète (Raulin
+n. 694).
+
+ =GERANIACEÆ=
+
+ ERODIUM L’Hérit.
+
+=E. cicutarium= L’Hérit. _Geraniol._ 5, n. 12 = _Geranium
+cicutarium_ L. _Sp. pl._ 680 (1753).
+
+Var. =allotrichum= Hochr., comb. nov. = _E. allotrichum_ Steud. in
+Schimper _Iter abyssin._ sect. III, n. 1488 (1844) ; Rich. _Fl. Abyss._
+I, 116 (1847) = _E. alsiniflorum_ Delile _Ind. sem. hort. Monsp._ 7
+(1847) ; _Ann. sc. nat._ ser. 3, IX, 329 (1848) = _E. pallidiflorum_
+Jord. _Cat. gr. jard. Gren._ 2 (1849).
+
+Hab. : Oran, limite sept. des hauts plateaux, Aïn el Hadjar, voie
+ferrée, alt. ca. 1000 m., 11 mai (n. 143).
+
+Var. =Jacquinianum= Hochr., comb. nov. = _E. Jacquinianum_ Fisch. et
+Mey. _Ind. Hort. Petrop._ IX, Supp. (1844) ; Rouy _Illustr._ p. 44,
+t. 132 (non 122 ut in R. _Fl. Fr._) = _E. hirtum_ Jacq. _Ecl._
+I, 58 (1811-1816) [non Willd. _Sp. pl._ III, 632 (1800)] fide
+Fisch. et Mey. ips. = _E. staphylinum_ Bertol. _Fl. ital._ VII, 185
+(1847) = _E. tenuisectum_ Gren. et Godr. _Fl. Fr._ I, 311 (1848) =
+_E. cicutarium_ var. _hirtum_ Moris _Fl. sard._ I, 342 (1837).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, rocailles, alt. ca. 1800
+m. 24 mai (n. 473) ; plateau rocailleux entre le Djebel Mekter et
+les rochers de Mograr Foukani alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 665).
+
+_Obs._ — Nous ne saurions reprendre le nom de Jacquin qui est un
+nom mort-né comme pour la var. de l’espèce suivante.
+
+D’autre part nous devons remarquer que l’_E. Jacquinianum_ ne
+diffère que très peu de l’_E. cicutarium_ et qu’il est relié
+à lui par une série de formes intermédiaires. Cela ressort très
+nettement de l’examen de la planche originale et des nombreux
+exemplaires que nous avons eu sous les yeux.
+
+Le caractère différentiel donné par Rouy dans sa clef analytique est
+en réalité fort indistinct. Les feuilles sont toutes pennatiséquées
+et les segments sont bipennatipartites ou bipennatifides. En
+particulier les plantes citées par Rouy et photographiées par lui
+dans ses _Illustr._ sont démonstratives. La petite plante en haut
+à droite possède des segments foliaires bipennatipartites tout à
+fait semblables à ceux de l’_E. cicutarium_ type. Chez les autres
+échantillons ces segments sont un peu seulement plus profonds et
+plus étroits.
+
+Var. =subacaule= Hochr., comb. nov. = _E. Jacquinianum_
+var. _subacaule_ Boiss. et Reut. _Pug._ 26 (1852).
+
+Hab. : Oran, rocailles près du télégraphe optique du Djebel Aïssa,
+alt. ca. 1600 m., 2 juin (n. 579).
+
+_Obs._ — Cette variété à port rabougri et presqu’acaule est
+au moins aussi distincte de l’_E. Jacquinianum_ que ce dernier
+l’est de l’_E. cicutarium_, c’est pourquoi nous ne craignons
+pas de coordonner ces deux formes en les attribuant toutes deux comme
+variétés à l’_E. cicutarium_.
+
+=E. laciniatum= Willd. _Sp. pl._ III, 663 (1801) = _Geranium
+laciniatum_ Cav. _Diss._ IV, 228, t. 113, f. 3 (1790).
+
+Var. =Bovei=[45] Hochr., comb. nov. = _E. Bovei_ Delile
+_Ind. hort. monsp._ 6 (1838) ; Murbeck _Contr._ I, 53 (1897) =
+_Geranium pulverulentum_ Desf. _Fl. atl._ II, 111 (1800) [non Cav,
+(1790)] = _E. pulverulentum_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 126 (1888)
+= _E. arenarium_ Pomel _Nouv. mat._ 340 (1879) = _E. laciniatum_
+var. _pulverulentum_ Boiss. _Fl. Or._ I, 893 (1867) ; Bonn. et
+Bar. _Cat. Tun._ 85 (1896).
+
+Hab. : Oran, steppe pierreux au pied du Djebel Morghad, alt. ca. 1200
+m. 24 mai (sine num.).
+
+_Obs._ — Nous croyons que M. Murbeck a adopté avec raison le nom
+de _Bovei_ car la dénomination de Desfontaines (_G. pulverulentum_)
+était inexacte puisqu’il existait déjà une espèce de ce
+nom. C’était donc un nom mort-né.
+
+=E. glaucophyllum= L’Hérit. _Geraniol._ 10 n. 25 (1787-88) ;
+Ait. _Hort. Kew._ ed. I, II, 416 (1789) = _G. crassifolium_
+Forsk. _Fl. æg-arab._ 123.
+
+Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 167) ; Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 258).
+
+ =OXALIDACEÆ=
+
+ OXALIS L.
+
+=O. cernua= Thunb. _Dissert. de Oxal._ 12, t. 2 (1781) = _O. libyca_
+Viv. _Fl. libyc._ 24, t. 13 (1824).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 87).
+
+ =LINACEÆ=
+
+ LINUM L.
+
+=L. corymbiferum= Desf. _Fl. atl._ I, 279, t. 80.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Maison Carrée, dans une forêt de pins
+2 mai (n. 17).
+
+=L. Munbyanum= Boiss. et Reut. _Pug._ p. 24. var. =meridionale=
+Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus fertilibus
+elatioribus, numerosioribus, caulibus sterilibus deficientibus,
+foliis angustioribus, linearibus, uninerviis, semper acutis.
+
+Radix apice ad 1 cm. crassa ; folia 15-20 mm. longa et 0,5-2 mm. lata ;
+caules ca. 20 in apice radicis et ad 75 cm. alti.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, pentes herbeuses du versant
+S.-E. alt. ca. 1680 m. 26 mai (n. 427) et retrouvé à 1900 m.
+
+_Obs._ — Cette variété ne se distingue du type que par son port
+assez différent, les dimensions plus considérables de la plante
+et la forme des feuilles qui sont toutes semblables entre elles
+alors qu’elles sont plus larges et parfois un peu hétérophylles
+chez le _L. Munbyanum_. Nous avons eu l’original de ce dernier
+entre les mains. Notre variété est reliée au type par des formes
+intermédiaires ; telles sont par exemple : Plantes de Sidi-bel-Abbès
+(Lefranc n. 509 ; Warion, 8 juin 1876) ; Tlemcen (Bourgeau n. 162). Il
+est remarquable d’observer que ces dernières stations sont aussi
+intermédiaires entre Oran, où Munby découvrit le type, et le Djebel
+Morghad où nous avons récolté notre variété.
+
+=L. strictum= L. _Sp. pl._ 279 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad steppe rocailleux au pied de la montagne,
+alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 460).
+
+=L. angustifolium= Huds. _Fl. angl._ ed 2, 135 (1778) = _L. agreste_
+Brot. _Fl. lusit._ I, 481 (1804) = _L. marginatum_ Poir. in
+Ledeb. _Fl. ross._ (1842-53) = _L. cribrosum_ Reich. _Ic._ tab. 330,
+n. 5158 b. (1844).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 75).
+
+Var. =submicranthum= Hochr., var. nov. — A typo differt radice
+crassa lignosa, caulibus numerosioribus, ramosis, basi lignosis,
+nigris ; foliis parte inferiore caulium et ultra medium caducis ;
+pedicellis brevioribus, floribus et fructibus minoribus.
+
+Radix parte sup. 7 mm. crassa ; caules basi ad 2 mm. crassi. Pedicelli
+sub anthesi 2-5 mm. longi, fructiferi 7-10 mm. longi (rarissime 15
+mm.) ; sepala 3-5 mm. longa ; petala 6,5 mm. longa ; capsula ad 4
+mm. longa et 4,5 mm. lata.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune, alt. ca. 1050 m. 15 mai (n. 190).
+
+_Obs._ — Comme on le voit, notre plante est fort distincte du
+_L. angustifolium_[46], ses fleurs et ses fruits plus petits, ses
+tiges ligneuses et noires à la partie inférieure et défeuillées
+sur une grande longueur, frappent au premier abord. D’autres
+détails contribuent aussi à lui donner un port spécial ; ce sont,
+par exemple, les feuilles qui sont plus courtes et plus larges que
+celles de la moyenne des autres, échantillons examinés par nous.
+
+Nous aurions considéré cette plante comme une espèce nouvelle,
+si nous n’avions eu sous les yeux une plante de Welwitsch, _Iter
+lusitanicum_ n. 170, qui ressemble singulièrement à la nôtre sauf la
+dimension des capsules. Ces dernières sont d’une grosseur normale
+pour le _L. angustifolium_. On peut donc considérer cette plante
+comme une forme intermédiaire et il n’y avait plus lieu dès lors
+à la création d’une espèce nouvelle.
+
+=L. suffruticosum= L. _Sp. pl._ 279 (1753) var. =squarrosum= Munby
+_Cat._ II, 7 = _L. squarrosum_ Munby in _Bull. soc. bot. Fr._ II,
+283 (1855).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte dans les rochers,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 233) ; Djebel Morghad, col de Merbah,
+dans les fentes de rochers, alt. ca. 1800 m. 24 mai (n. 474) ; Djebel
+Morghad rochers de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 496).
+
+ =ZYGOPHYLLACEÆ=
+
+ FAGONIA L.
+
+=F. glutinosa= Delile _Fl. Eg._ 230, t. 28, f. 2.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, terrain pierreux, très commun, alt. ca. 1050
+m. 30 mai (n. 536) ; steppe rocheux au pied du Djebel Aïssa,
+alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 563) ; Aïn-el-Hadjej, station du ch. de
+f. au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4 juin
+(n. 611).
+
+ PEGANUM L.
+
+=P. Harmala= L. _Sp. pl._ 444 (1753).
+
+Hab. : Oran, Mécheria, dans le sable et un peu partout dans le Sud,
+alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 188) ; Aïn Sefra, environs du Ksar,
+partout dans les dépressions, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 522) ;
+Duveyrier, près de l’oued sous les lauriers, alt. ca. 800 m. 4 juin
+(n. 617).
+
+_Obs._ — Les Arabes grillent les graines et en respirent la vapeur
+pour se guérir des maladies de la gorge.
+
+ =RUTACEÆ=
+
+ RUTA
+
+=R. chalepensis= L. _Mant._ I, 69 (1767) = _R. angustifolia_ Persoon
+_Syr._ I, 464 (1801).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 343).
+
+ =MELIACEÆ=
+
+ MELIA L.
+
+=M. Azedarach= L. _Sp. pl._ 384 (1753).
+
+Hab. : Oran, Mecheria, cult. le long de la voie alt. ca. 1110 m. 11
+mai (n. 177) et cultivé un peu partout dans le Sud.
+
+ =POLYGALACEÆ=
+
+ POLYGALA L.
+
+=P. rupestris= Pourr. in _Mem. Acad. Toul._ III, 325 var. =saxatilis=
+Murbeck _Contr. fl. Tun._ 26 (1897) in _Act. Soc. Physiogr. Lund_
+VIII = _P. saxatilis_ Desf. _Fl. atl._ II, 128, t. 175.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête versant
+S.-E. alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 495).
+
+ =EUPHORBIACEÆ=
+
+ EUPHORBIA L.
+
+=E. Guyoniana= (e sect. _Tithymalus_ et subsect. _Galarrhaei_)
+Boiss. et Reut. _Pug._ 109.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, aux environs sur la dune, alt. 1050 m. 14 mai
+(n. 189).
+
+=E. calyptrata= (e sect. _Tithymalus_ et subsect. _Carunculares_)
+Coss. et Dur. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 495 (1857) ; id. in
+_Ann. sc. nat._ ser. 4, IV, 286 (1855) nomen.
+
+Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, dans le sable de la dune,
+alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 520) ; id. Aïn el Hadjej, stations près
+d’Aïn Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 612).
+
+=E. cornuta= (e sect. _Tithymalus_ et subsect. _Carunculares_)
+Pers. _Syn._ II, 17.
+
+Hab. : Oran, steppe rocailleux entre Tiout et Aïn Sefra, alt. ca. 1050
+m. 31 mai (n. 555).
+
+=E. terracina= (e sect. _Tithymalus_ et subsect. _Esulæ_) L. _Sp. pl._
+ed. II, 654 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 801 = _E. seticornis_ Poiret
+_Voy._ II, 173 = _E. heterophylla_ Desf. _Fl. atl._ I, 385 [non L.] =
+_E. provincialis_ Willd. _Sp. pl._ II, 914.
+
+Var. =trapezoidalis= Hochr. = _E. trapezoidalis_ Viv. _Fl. lib. spec._
+25, t. 4, f. 1 (1824) [non Boiss. in DC. _Prod._ XV, II, 158
+et 1268 (1862-66)] = _forma foliis floralibus e basi truncata
+triangulari-acuminatis_ Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ XII, 285 (1865)
+= _E. terracina_ var. _angustifolia_ Batt. et Tr. l.c. (1890).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, jardins du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 544).
+
+_Obs._ — Notre plante, qui paraît être annuelle, coïncide avec
+la planche de Viviani, regardée avec raison par Cosson comme une
+variété de l’_E. terracina_. D’autre part la plante appelée par
+Boissier _E. trapezoidalis_ est bien une espèce distincte si l’on
+en juge par ses graines brun-clair, la forme différente de leur
+caroncule, les tiges plus hautes à feuilles plus larges. C’est
+pourquoi, ce nom d’_E. trapezoidalis_ pouvant provoquer des
+confusions, nous proposons d’appeler l’espèce de Boissier
+=E. Edmondii=, rappelant le prénom de ce botaniste, puisqu’il y
+a déjà une espèce _E. Boissieri_ qui porte son nom.
+
+ =ANACARDIACEÆ=
+
+ PISTACIA L.
+
+=P. atlantica= Desf. _Fl. atl._ II, 364 (1800).
+
+Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, terrain rocheux non
+loin de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 309 ♂) ; ibidem
+l.c. (n. 310 ♀) et un peu partout dans la plaine mais en spécimens
+isolés et âgés.
+
+ RHUS L.
+
+=R. oxyacantha= Cav. _Icon._ III, 36 (1794) = _R. oxyacanthoides_
+Dum. _Cours Bot. cult._ III, 568 (1802) = _R. dioica_
+Brouss. ap. Willd. _Enum._ 325 (1809) = _R. zizyphina_ Tineo
+_Pl. rar. Pug._ 8 (1817) fide Boiss. et Ball = _R. syriaca_ Boiss. et
+Bl. ex Boiss. _Fl. or._ II, 5 (1872).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 641), commun dans la plaine où il forme
+souvent de petites éminences.
+
+ =RHAMNACEÆ=
+
+ ZIZYPHUS Juss.
+
+=Z. Lotus= Lam. _Encycl._ III, 317 = _Rhamnus Lotus_ L. _Sp. pl._
+194 (1753).
+
+Hab. : Oran, près de Tiout et un peu partout dans le steppe
+sablonneux, alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 550).
+
+ RHAMNUS L.
+
+=R. lycioides= L. _Sp. pl._ ed. II, I, 279 (1762).
+
+Hab. : Oran, versant N. du Djebel Aïssa, dans les fentes de rochers
+au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 586).
+
+ =MALVACEÆ=
+
+ LAVATERA L.
+
+=L. olbia= L. _Sp. pl._ 696 (1753) var. =hispida=
+Gr. et. Godr. _Fl. fr._ I, 293. = _L. hispida_ Desf. _Fl. atl._
+II, 118.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, ravin, 4 mai (n. 64).
+
+ MALVA L.
+
+=M. silvestris= L. _Sp. pl._ 689 (1753).
+
+Hab. : Oran, Bou-Ktoub près du Kreider et partout sur les hauts
+plateaux, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 182).
+
+=M. nicæensis= All. _Fl. ped._ II, 40.
+
+Hab. : Oran, Aïn-el-Hadjar près Saïda, voie du chemin de fer,
+alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 156).
+
+ =GUTTIFERÆ=
+
+ HYPERICUM L.
+
+=H. ciliatum= Lam. _Encycl._ IV, 170 (1797) = _H. montanum_
+Desf. _Fl. atl._ II, 216 [non L.] = _H. dentatum_ Loisel. _Fl. gull._
+499.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 9.).
+
+ =FRANKENIACEÆ=
+
+ FRANKENIA L.
+
+=F. pulverulenta= L. _Sp. pl._ 332 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable
+humide au bord d’un ruisseau, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 435) ;
+id. oasis de Tiout, rochers près de l’oued, alt. ca. 1050 m. 11 mai
+(n. 553).
+
+_Obs._ — Ces deux plantes sont assez différentes comme port. La
+première constituait une grosse touffe à branches dressées dans
+tous les sens, et à fleurs isolées. Chez la seconde au contraire
+(n. 553), nous voyons une plante ramassée, appliquée contre le sol
+et à fleurs condensées en glomérules rappelant un peu le port du
+_F. Boissieri_. Cette différence est due évidemment à l’influence
+du milieu. Il est remarquable de voir qu’ici la plante se défend
+de la sécheresse de la même façon que nos plantes alpines se
+défendent contre le froid en s’appliquant contre le sol.
+
+ =CISTACEÆ=
+
+ CISTUS L.
+
+=C. incanus= L. _Sp. pl._ 524 (1753) ; Murb. _Contr._ I, 13 =
+_C. villosus_ L. _Sp. pl._ ed. II, 736 (1763) ; Lam. _Encycl._
+II, 12, t. 477, f. 3 (1786) ; Desf. _Fl. atl._ I, 408 (1798) =
+_C. eriocephalus_ Viv. _Fl. cors. spec. nov._ 8 (1826) = _C. corsicus_
+Loisel. _Nouv. not._ 24 (1827) = _C. vulgaris_ Spach in _Ann. sc. nat._
+368 (1836) = _C. polymorphus_ Willk. _Icon._ II, t. 19 (1852-56).
+
+Var. =Reichenbachii= Hochr., nom. nov. = _C. villosus_ Reichb. _Ic._
+III, n. 4567 ; Murb.[47] _Contr._ l.c. [non L. nec Lam. nec Desf. nec
+auct. plur.].
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers buissonneux
+alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 338).
+
+_Obs._ — C’est à tort que l’on a donné à cette plante le
+nom de _C. polymorphus_ Willk., nom qui est de beaucoup postérieur
+au nom linnéen. Quoiqu’on ait fait — avec raison selon nous
+— une espèce collective du _C. incanus_ L., on n’en doit pas
+moins maintenir ce nom. A l’intérieur de cette espèce on peut
+distinguer plusieurs variétés. Elles ont été généralement
+méconnues et confondues grâce au fait que l’on a voulu voir
+une forme distincte dans le _C. villosus_ L. Quoiqu’on disent
+Willk. et Lange _Prodr. fl. hisp._ III, 708, on s’est aperçu que
+ce n’était pas le cas et la figure de Dalechamp (_Hist. des pl._)
+citée par Linné paraît démonstrative à cet égard. Mais comme
+il existait réellement une variété différente du _C. incanus_
+on l’a attribuée aux auteurs subséquents : Lamarck puis
+Desfontaines ; cependant ces derniers avaient en vue la plante de
+Linné. D’ailleurs, on peut s’en convaincre par la figure de
+Lamarck et par l’original de Desfontaines conservé à l’Herbier
+Delessert.
+
+En somme, c’est Reichenbach qui a débrouillé les formes
+principales du _C. incanus_ L. ; ses trois figures nos 4566, 4567,
+4568 sont exactes, mais, comme nous l’avons vu, le nom du n. 4567
+doit être changé, car le _C. villosus_ Lam., L. Desf. correspond
+au n. 4566. Nous proposons donc d’appeler la plante n. 4567 de
+Reich. var. _Reichenbachii_ ; c’est cette plante que nous avons
+récoltée dans le Sud-Oranais.
+
+La var. _Reichenbachii_ est caractérisée par ses gaines foliaires
+très développées, ses pétioles élargis comme chez la _C. incanus_
+type.
+
+A côté de cette variété il convient d’en distinguer trois autres
+comme le font Battandier et Trabut savoir :
+
+Var. =incanus= Hochr., comb. nov. = _C. polymorphus_ var. _incanus_
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 88 (1888) = _C. polymorphus_ var. _vulgaris_
+Willk. et _hisp._ III, 708 (1880). — C’est la forme typique du
+_C. incanus_ L. figuré par Reichenbach _Ic._ n. 4566.
+
+Var. =creticus= Hochr., comb. nov. = _C. polymorphus_ var. _creticus_
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 88 (1888) = _C. creticus_ L. _Syst._ X
+(1759) ; Reich. _Ic._ n. 4568.
+
+Var. =corsicus= Gr. et Godr. _Fl. Fr._ I, 162 (1848) = _C. corsicus_
+Lois. l.c.
+
+=C. monspeliensis= L. _Sp. pl._ 524 (1753) var. α. =vulgaris=
+Willk. et Lang. _Prodr. fl. hisp._ III, 708 (1880) = _C. monspeliensis_
+var. _major_ Rouy et F. _Fl. Fr._ II, 263 (1895).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers 4 mai (n. 79).
+
+ HELIANTHEMUM L.
+
+=H. papillare= Boiss. _Voy. Esp._ 63, t. 14 b. f. a.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, chemin pierreux alt. ca. 1650
+m. 16 mai (n. 262) ; Djebel Aïssa, rochers herbeux de l’arête,
+alt. ca. 1950 m. 19 mai (n. 374).
+
+=H. Lippii= Pers. _Syn._ II, 78 = _Cistus Lippii_ L. _Mant._ 245.
+
+Var. α. =ellipticum= Boiss. _Fl. or._ I, 443 = _Cistus ellipticus_
+Desf. _Fl. atl._ I, 418 ! = _Helianthemum ellipticum_ Pers. l.c. ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 96.
+
+Hab. : Oran, Aïn-el-Hadjij station du ch. de f. au S.-E. d’Aïn
+Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 613) ; Duveyrier,
+sommet du Raz-el-Dib, rochers, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 622).
+
+_Obs._ — Ces deux exemplaires sont de port très différents. L’un,
+le n. 613, est une forte plante à tiges allongées ascendantes et à
+feuilles très grandes ; l’autre, le n. 622, est une forme trapue
+à tiges courtes et à feuilles plus petites. Ce port doit être
+attribué selon nous à la position de la plante sur un sommet et
+au fait qu’elle est souvent broutée par les herbivores. Le n. 613
+provient d’un endroit beaucoup plus désert et retiré que le n. 622.
+
+Var. β. =sessiliflorum= Spach in _Ann. sc. nat._ ser. 2, VI p. 361
+(p.p.) = _H. Lippii_ var. _micranthum_ Boiss. _Fl. or._ I, 443 =
+_H. sessiliflorum_ Pers. l.c. ; Batt. et Tr. l.c.
+
+Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 168).
+
+_Obs._ — Dans notre région ces deux variétés, qui présentent
+ailleurs des formes intermédiaires, sont tout à fait tranchées et
+faciles à distinguer.
+
+=H. rubellum= Presl _Del. Prag._ 25 (1822) = _Cistus nummularius_
+Cav. _Ic._ II, 34, t. 142 (1793) ; Desf. _Fl. atl._ I,
+423 (1798) ! [nec L. (1753)] = _Helianthemum nummularium_
+Guss. _Cat. hort. Bocca._ 30 (1821) [nec Mill. _Dict._ ed. VIII
+(1768)].
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sommet, dans les fentes de rocher alt. 2000
+m. 16 mai (n. 251) ; Djebel Morghad, col de Merbah, fentes de rochers
+alt. 1800 m. 24 mai (n. 469).
+
+_Obs._ — Cette plante couvre les rochers un peu partout à
+cette altitude, elle répand un parfum exquis et très pénétrant
+connu des indigènes mais qui n’a jamais été signalé, à notre
+connaissance. Nous ne saurions comparer cette odeur à aucune autre
+qui nous soit connue. Peut-être pourrait-on en tirer une essence.
+
+=H. pilosum= Pers. _Syn._ II, 79 (1805-7) = _Cistus pilosus_
+L. _Sp. pl._ 528 (1753) = _Cistus racemosus_ L. _Mant._ I, 76 (1767) ;
+Desf. _Fl. atl._ I, 421 = _H. variabile_ var. _linearifolium_ Spach
+_Hist. veg._ VI, 26 pp. (1834-48).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sur tous les rochers à mi-côte, alt. 1600
+m. 16 mai (n. 229), se trouve un peu partout dans les montagnes sur
+les rochers entre 1500 et 2000 m.
+
+=H. virgatum= Pers. _Syn._ II, 79 (1805-7) ; Willk. _Ic._ 106
+(1854-56) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 100 (1888) = _Cistus virgatus_
+Desf. _Fl. atl._ I, 422 (1798).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête versant
+S.-E. alt. 1950 m. 25 mai (n. 503), fréquent à cette altitude,
+à côté du précédent.
+
+_Obs._ — Quoiqu’en disent Bonnet et Barr. (_Cat. Tun._ 44), nous
+croyons que les deux espèces précédentes sont bien distinctes ;
+nous en avons vu des milliers de spécimens et jamais nous n’avons
+hésité pour les attribuer à l’un ou à l’autre groupe. Nous
+n’avons pas vu de formes intermédiaires. Willkomm et Lange
+(_Prodr. fl. hisp._ III, 728) donnent une bonne nomenclature des
+petites formes.
+
+=H. hirtum= Pers. _Syn._ II, 79 (1805-7) var. =deserti=
+Coss. _Voy. d’Oran au Chott-el-Chergui_ 33 (1853) = _H. eremophilum_
+Pomel _Nouv. mat._ 94 (1874).
+
+Hab. : Oran, Le Kreider, sable près du Chott, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 159) ; Ras Chergui sur Aïn Sefra, rochers de 1500-2000 m. en
+grand nombre, 16 mai (n. 262) ; Djebel Morghad, col de Merbah, dans
+les fentes de rochers, alt. ca. 1800 m. 24 mai (n. 472).
+
+_Obs._ — Répandue dans les montagnes avec les précédentes cette
+plante n’est qu’une variété de l’_H. hirtum_. Les n. 252 et
+472 provenant des montagnes sont plus allongés et moins velus que
+le n. 159 provenant des bords du Chott, au centre des hauts plateaux.
+
+ =THYMELÆACEÆ=
+
+ THYMELÆA Endl.
+
+=T. microphylla= Coss. et Dur. ap. Kral. _Pl. tun. exsicc._ n. 333
+(1855) ; et in _Bull. soc. bot. Fr._ III, 744 (1855) = _Passerina
+microphylla_ Coss. et Dur. ap. Jamin _Pl. Alg. exsicc._ n. 256 (1852).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra sur la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 198),
+plante typique des dunes.
+
+ =UMBELLIFERÆ=
+
+ ERYNGIUM L.
+
+=E. triquetrum= Vahl _Symb._ II, 46 (1791) ; Desf. _Fl. atl._ I, 225,
+t. 54 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 338.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie sèche près de l’oued, alt. ca. 850
+m. 10 mai (n. 95).
+
+=E. ilicifolium= Lam. _Encycl._ IV, 757 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 340.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, Raz ed Dib, éboulis grillés très arides,
+alt. ca. 800 m. 4 juin (n. 619).
+
+ ANTHRISCUS Hoffm.
+
+=A. vulgaris= Pers. _Syn._ I, 320, forma =depauperata=.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet sous les buissons
+de chênes-verts, alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 244).
+
+_Obs._ — Ce n’est pas précisément une variété, mais c’est
+une forme très curieuse qui possède un certain degré de constance
+puisque nous l’avons revue, identique, dans l’Hb. Boiss. et
+récoltée par Cosson au Djebel Ksel près de Géryville. C’est
+une plante extrêmement délicate de 8-15 cm. de haut et possédant
+des ombelles ayant 1-3 rayons seulement. La seule plante qui rappelle
+notre forme et établit un intermédiaire entre elle et la forme type,
+provient du bois du Bando près Madrid (Bourgeau).
+
+ CAUCALIS L.
+
+=C. leptophylla= L. _Sp. pl._ 242 (1753) = _Torilis leptophylla_
+Reich. _Ic. flor. germ._ XXI, t. 169.
+
+Hab. : Oran, Saïda, au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai (112).
+
+ APIUM L.
+
+=A. nodiflorum= (e sect. _Helosciadium_) Reich. _Ic._ XXI, t. 15 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 352 = _Sium nodiflorum_ L. _Sp. pl._ 251
+(1753) = _Helosciadium nodiflorum_ Koch in _Nov. Act. Nat. cur._ XII,
+I, 126 (1824).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, au bord de la petite mare,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 291).
+
+ PITURANTHUS Viv.
+
+=P. virgatus= Hochr., comb. nov. = _Deverra virgata_ Coss. et Dur. in
+Balansa _Pl. d’Alg. exsicc._ n. 1004 (1853) = _Deverra scoparia_
+Coss. et Dur. in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 348 (1855) = _P. scoparius_
+Drude in Engl. _Nat. Pflanzenf._ III, VIII, 188 (1898). — Voy. Schinz
+in _Bull. Hb. Boissier_ II, 209.
+
+Hab. : Oran, arête du Djebel Aïssa, au delà du télégraphe optique
+dans les parois de rochers du versant S.-E., alt. ca. 1800 m. 2 juin
+(n. 605).
+
+ AMMI L.
+
+=A. majus= L. _Sp. pl._ 243 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie près de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 93).
+
+ BUNIUM L.
+
+=B. incrassatum= Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 346 (1889) = _Bulbocastanum
+incrassatum_ Willk. et Lang. _Prodr. fl. hisp._ III, 88 (1861-70) =
+_Carum incrassatum_ Boiss. _Voy. Esp._ 239, liv. 8 (1839) excl. syn.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie sèche, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 96).
+
+ PIMPINELLA L.
+
+=P. Tragium= Vill. _Hist. pl. Dauph._ II, 605 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 348.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, au delà du télégraphe optique, versant
+N. dans des rochers herbeux, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 584).
+
+ FŒNICULUM L.
+
+=F. vulgare= Mill. _Gard. Dict._ ed. VIII, n. 1 (1768) ;
+Gærtn. _Fruct._ 1, 105 (1788-91) ; Gren. et Godr. _Fl. Fr._ I, 712 =
+_F. officinale_ All. _Fl. ped._ II, 25 (1785) ; forma =elongata=.
+
+Hab. : Oran, oasis de Mograr Foukani, lit d’un oued, dans les
+rochers au N. de l’oasis, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 653).
+
+_Obs._ — C’est une forme très haute à tiges grêles avec des
+feuilles pourvues de lanières très longues ; probablement la forme
+signalée par Battandier (_Fl. Alg._ I, 362) et récoltée par Clary
+dans le Djebel Amour.
+
+ FERULA L.
+
+=F. communis= L. _Sp. pl._ 246 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 136) ; et en grande quantité sur la limite N. des hauts plateaux.
+
+_Obs._ — Les grosses tiges fendues servent à aiguiser les rasoirs.
+
+ THAPSIA L.
+
+=T. villosa= L. _Sp. pl._ 261 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 135).
+
+ DAUCUS L.
+
+=D. sahariensis= Murbeck _Contr._ I, 88 (1897) = _D. pubescens_ Munby
+_Cat._ 15 (1866) ; Bat. et Tr. _Fl. Alg._ I, 384 [non Koch _Umbell._
+in _Nov. Act. Acad. C. L. C. Nat. Cur._ XII, I, 77 (1824)].
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, plaine d’alfa, au pied du Djebel
+Morghad, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 431 forme chétive très
+réduite) ; id. steppe rocheux au pied du Djebel Aïssa, près
+d’Aïn Sefra, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 565) ; id. Duveyrier,
+sommet du Raz-el-Dib, dans les fentes de rochers, alt. ca. 950 m. 4
+juin (n. 624).
+
+Var. =elongatus= Hochr., var. nov. — A typo differt statura majore,
+caulibus longioribus, involucelli bracteis quam _pedicelli floriferi
+multo longioribus_ (in typo æquilongis Murb. l.c.). Caules 15-35
+cm. longi.
+
+Hab. : Oran, en montant d’Aïn Sefra à Ras Chergui, terrain rocheux,
+alt. ca. 1200 m. 16 mai (n. 202) ; Aïn el Hadjej, station du ch. de
+fer au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe pierreux et aride, alt. ca. 1000
+m. 4 juin (n. 608).
+
+ =PRIMULACEÆ=
+
+ ANDROSACE L.
+
+=A. maxima= L. _Sp. pl._ 141 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les pierres du chemin
+muletier de 1500-2000 m. 16 mai (n. 245).
+
+ SAMOLUS L.
+
+=S. Valerandi= L. _Sp. pl._ 171 (1753).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide de la source
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 292) ; id. Aïn Sefra, terrain marécageux
+près de l’oued, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 541).
+
+ =PLUMBAGINACEÆ=
+
+ ARMERIA Willd.
+
+=A. allioides= Boiss. _Voy. Esp._ II, 525 (1841) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 737.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 378).
+
+ STATICE L.
+
+=S. sinuata= L. _Sp. pl._ 276 (1723) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 726.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 38).
+
+=S. Bonduelli= Lestib. in. _Ann. sc. nat._ ser. III, XVI, 81 (1851).
+
+Hab. : Oran, plaine caillouteuse, dans l’alfa au delà de Tiloula
+près Aïn Sefra, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 313) ; id. lit d’un
+oued à sec près de Mograr Foukani, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 654).
+
+=S. Thouini= Viv. _Cat. hort. Neyro._ 34 (1802) ; _Fl. lyb. spec._
+18 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 727 = _S. ægyptiaca_ Pers. _Syn._
+I, 334 (1805).
+
+Hab. : Oran, Tiloula près Aïn Sefra, avec le précédent,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 312).
+
+=S. pruinosa= L. _Mant._ I, 59 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 728.
+
+Hab. : Oran, plaine rocailleuse entre le Djebel Mekter et les rochers
+de Mograr Foukani, alt. ca. 1000 m. 5 juin (n. 662).
+
+=S. cordata= L. _Sp. pl._ 275 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 734.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans le sable, alt. ca. 1150 m. 24 mai
+(n. 413) ; le spécimen n’étant pas en fleur il y a doute.
+
+ LIMONIASTRUM Mœnch
+
+=L. Feei= Hook. ex Pax in Engl. u. Pr. _Nat. Pfl. f._ IV, I, 125
+(1897) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 726 = _Bubania Feei_ de Gir. in
+_Mem. Acad. Montp._ I, 182 (1848).
+
+Hab. : Oran, près de Tiout, steppe rocailleux et limoneux,
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 554).
+
+ =OLEACEÆ=
+
+ PHILLYREA L.
+
+=P. angustifolia= L. _Sp. pl._ 7 (1753) = _P. latifolia_ L. l.c. 8 =
+_P. media_ L. _Syst._ ed. X, 887.
+
+Var. =angustifolia= Hochr., comb. nov. = _P. angustifolia_ L. sensu
+stricto = _P. vulgaris_ var. _angustifolia_ Caruel _Fl. tosc._ 445
+(1860).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers au S.-E. de l’arête, buissons
+rabougris sur la pente rocailleuse, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 498).
+
+_Obs._ — Nous reconnaissons avec Caruel qu’il y a toutes
+sortes de formes de passage entre les _P. media_, _latifolia_ et
+_angustifolia_ et qu’il y a lieu de réduire ces espèces au rang
+de variétés. Mais il est inadmissible de créer un nouveau nom
+lorsqu’on modifie seulement les limites d’une espèce. Il faut
+prendre le plus ancien nom. Comme les _P. latifolia_ et _angustifolia_
+sont de même date, nous avons cru préférable d’employer pour
+l’espèce collective celui des deux noms que Linné a inscrit en
+premier. Les deux autres formes seraient donc : =P. angustifolia=
+var. =latifolia= et var. =media=.
+
+ JASMINUM L.
+
+=J. fruticans= L. _Sp. pl._ 7 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rocher dans la forêt de
+pins alt. ca. 1780 m. 19 mai (n. 347) ; retrouvé au Djebel Morghad.
+
+ =GENTIANACEÆ=
+
+ ERYTHRÆA L. C. Rich.
+
+=E. Centaurium= Pers. _Syn._ I, 283 = _Gentiana Centaurium_
+L. _Sp. pl._ 229 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 55).
+
+ CHLORA L.
+
+=C. grandiflora= Viv. _Append. alt. ad Fl. cors. prod._ 4 (1830) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 590 ; Murb. _Contrib._ II, 3.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Maison carrée, forêt de pins, 2 mai
+(n. 80).
+
+_Obs._ — M. Murbeck l.c. doute que l’indication de cette plante
+en Europe soit exacte. Nous serions tenté de le croire, les deux
+seuls échantillons que nous ayons vus d’Europe ne semblent pas
+appartenir à l’espèce.
+
+ =APOCYNACEÆ=
+
+ NERIUM L.
+
+=N. Oleander= L. _Sp. pl._ 209 (1753).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, près d’un puits sur la dune, alt. ca. 1050
+m. 30 mai (n. 523), et partout où il y a de l’eau.
+
+ =ASCLEPIADACEÆ=
+
+ PERIPLOCA L.
+
+=P. lævigata= Ait. _Hort. Kew._ ed. I, I, 301 (1789) =
+_P. angustifolia_ Labill. _Ic. Syr._ II, 13, t. 9 (1791) =
+_P. punicæfolia_ Cav. _Ic._ III, 9, t. 217 (1794).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 642).
+
+ =CONVOLVULACEÆ=
+
+ CONVOLVULUS L.
+
+=C. lineatus= L. _Syst._ ed. X, 923 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I,
+592 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 289.
+
+Hab. : Oran, Saïda, partie limoneuse d’une prairie près du vieux
+Saïda, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 94).
+
+=C. cantabricus= L. _Sp. pl._ 158 (1753) ; Batt. et Tr. l.c. 593 ;
+Bonn. et Bar. l.c.
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa près d’Aïn Sefra, terrain pierreux près
+du sanatorium, alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 332).
+
+=C. supinus= Coss. et Kral. in Kralik _Pl. Tunet. exsicc._ n. 398
+(1854) ; id. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 400 (1857) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 593.
+
+Hab. : Oran, dans le sable aux environs d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050
+m. 15 mai (n. 195).
+
+=C. althæoides= L. _Sp. pl._ 156 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 592.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 74),
+comme partout dans la région.
+
+=C. arvensis= L. _Sp. pl._ 153 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 592.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dans les jardins du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30
+mai (n. 528) ; id. Aïn Aïssa, terrain pierreux près du sanatorium,
+alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 406).
+
+ CUSCUTA L.
+
+=C. planiflora= Ten. _Fl. Nap._ III, 250 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 596.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, alt. ca. 1800 m. sur
+l’_Helianthemum rubellum_, 24 mai (n. 470).
+
+ =BORRAGINACEÆ=
+
+ CYNOGLOSSUM L.
+
+=C. cheirifolium= L. _Sp. pl._ 434 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+615.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les pierres,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 267) ; id. Djebel Aïssa, clairière
+sur le col, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 392) ; id. Djebel Aïssa,
+clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 393).
+
+=C. pictum= Ait. _Hort. Kew._ I, 179.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea brousse, 4 mai (n. 40).
+
+ ECHINOSPERMUM[48] Swartz ap. Lehm.
+
+=E. patulum= Lehm. _Asperif._ 124 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 613 ;
+Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 302.
+
+Var. =genuinum= Hochr. — Fruct. non alatis.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rocailles près du télégraphe optique,
+alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 580).
+
+Var. =pterocarpum= Hochr., var. nov. — A typo eximie differt
+mericarpiis ± (interdum latissime) alatis, alis margine longe
+glochidiatis.
+
+Hab. : Oran, El Archaïa près Micheria, dans le sable, alt. ca. 1200
+m. 11 mai (n. 180) ; id. Faidjet el Betoum, dans le steppe rocailleux
+alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 424).
+
+_Obs._ — On pourra être étonné de voir une variété basée sur la
+présence d’un fruit ailé, alors que ce caractère est utilisé pour
+des distinctions génériques dans la famille des _Borraginacées_,
+mais la plante que nous avons sous les yeux ressemble tellement
+et en tous points à l’_E. patulum_ que nous ne saurions où la
+placer ailleurs. D’autre part, la présence sur un même exemplaire
+de fruits plus ou moins ailés et même de méricarpes dépourvus
+d’ailes et identiques à ceux de l’_E. patulum_, font que nous
+n’osons pas distinguer cette plante spécifiquement. Au reste,
+quelque soit le rang qu’on lui assigne, elle n’en est pas moins
+intéressante à deux points de vue.
+
+1o Elle constitue une forme exactement intermédiaire entre le
+genre _Paracaryum_ Boiss. et le genre _Echinospermum_ Sw. C’est au
+point que certains de ces méricarpes[49] sont identiques à ceux de
+l’_E. patulum_, tandis que d’autres sont ailés et forment même
+la cupule comme chez les _Paracaryum_.
+
+2o Il est remarquable de voir la variété aptère habiter les
+montagnes du Sud, le Tell couvrir en un mot toute l’aire de
+l’espèce et, d’autre part, la variété à fruits ailés
+localisée sur les hauts plateaux. Dans les montagnes en effet et dans
+les régions boisées, les herbivores sont beaucoup plus fréquents,
+tandis que sur les immenses étendues des hauts plateaux le vent balaie
+sans cesse la plaine ; il est là le principal agent de dissémination.
+
+ ASPERUGO L.
+
+=A. procumbens= L. _Sp. pl._ 138 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 263) ; id. Djebel Aïssa, clairière sur
+le col, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 389).
+
+ ANCHUSA L.
+
+=A. italica= Retz _Obs._ I, 12 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 600 =
+_A. officinalis_ Desf. _Fl. Alg._ I, 157, non L.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 28).
+
+ NONNEA Medik.
+
+=N. violacea= DC. _Fl. fr._ III, 626 (1805) ; Murb. _Contrib._ II, 8 ;
+Chevalier, _Notes_ in _Mém. Hb. Boiss._ VII, 12 (1900) = _Echioides
+violacea_ Desf. _Fl. atl._ I, 164 (1798) = _N. phaneranthera_ Ball
+_Spic._ in _Journ. linn. Soc._ XVI, 572 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I,
+601 ; Boiss. in Hb. [! non Viv. _Fl. lib. spec._ 9, t. I, f. 3] etc.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, sur le sable aux environs, alt. ca. 1050
+m. 14 mai (n. 196).
+
+_Obs._ — Il est incontestable que Viviani n’entend pas
+désigner la plante qui se trouve dans les herbiers sous le nom de
+_N. phaneranthera_ et il paraît bien d’après les explications de
+Murbeck que c’est la plante de Desf.
+
+ MYOSOTIS L.
+
+=M. collina= Hoffm. _Deutsch. Fl._ 61 (1791) ; Nym. _Consp._ 520 =
+_M. hispida_ Schlecht. in _Ges. Nat. Fr. Berl. Mag._ VIII, 230 (1814) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 604 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 295.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E. rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 377) ; id. Djebel Morghad,
+rochers ombreux de l’arête, versant S.-W., alt. ca. 1950 m. 25
+mai. (n. 483).
+
+ LITHOSPERMUM L.
+
+=L. incrassatum= Guss. _Ind. sem. hort. Boccad._ 6 (1826) ;
+_Prod. fl. sic._ I, 211.
+
+Hab. Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet sous les buissons
+de chênes-verts, alt. 2000 m. 16 mai (n. 254) ; id. Djebel Aïssa,
+versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19
+mai (n. 379) ; id. Djebel Morghad, rochers ombragés de l’arête
+versant N.-W., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 484).
+
+ CERINTHE L.
+
+=C. gymnandra= Gasparr. in _Rendic. Ac. sc. Nap._ I, 72 (1842) ;
+Murb. _Contrib._ II, 16 ; var. =macrosiphonia= Murb. l.c. 17 (1898).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers près de la mer,
+2 mai (n. 84).
+
+ ECHIUM L.
+
+=E. australe= Lam. _Illustr._ n. 1860 (1791) ; _Dict. Encycl._ VIII,
+672 ; Murb. _Contr._ II, 11 = _E. creticum_ DC. _Fl. fr._ III, 622 ;
+Gr. et Godr. _Fl. Fr._ II, 523 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 611 et fere
+omnes auct. recent. [non L. _Sp. pl._ 139 (1753)] = _E. grandiflorum_
+Desf. _Fl. atl._ I, 166, t. 46 (1798).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 78).
+
+_Obs._ — Au sujet de cette espèce nous nous rallions à ce qu’en
+dit M. de Boutigny in _Bulletin de la Soc. dauph. pour l’éch._
+p. 423 10me bull. n. 3822, opinion adoptée par M. Murbeck.
+
+ ECHIOCHILON Desf.
+
+=E. fruticosum= Desf. _Fl. atl._ I, 167, t. 47 (1798).
+
+Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N. rochers herbeux, alt. ca. 1300
+m. 5 juin (n. 675).
+
+_Obs._ — Notre spécimen est remarquable à cause de la coloration
+bleue intense de ses calices, bractées et de toute la partie
+supérieure de ses tiges. Souvent les bractées et le calice sont
+un peu colorés, mais sur aucun exemplaire nous n’avons vu cette
+coloration si vive. Elle est peut-être en relation avec l’altitude
+à laquelle nous avons récolté cette espèce exclusivement
+saharienne.
+
+ ROCHELIA Reichb.
+
+=R. disperma= Hochr., comb. nov. = _Lithospermum dispermum_
+L. _Sp. pl._ II ed. 191 (1762) = _Lith. retortum_ Pall. _Reise_ III,
+718 (1776) = _R. stellulata_ Reich. in _Flora bot. Z._ 243 (1824) ;
+_Iconogr. pl. crit._ II, 13, t. 123 (1824) ; Boiss. _Fl. or._ IV,
+244 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 612.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, pentes orientales, entre
+1700 et 2000 m. 16 mai (n. 255).
+
+_Obs._ — Il est indubitable que le nom linnéen ait la
+priorité. D’autre part nous avons été étonné de voir Reichenbach
+citer dans le _Flora_ son _Iconographie_, et dans son _Iconographie_
+son article de _Flora !_ Quelle est la citation princeps ? C’est
+difficile à dire.
+
+ =LABIATÆ= (auct. J. Briquet)[50]
+
+ AJUGA L.
+
+=A. Iva= Schreb. _Plant. vert. gen. et spec._ 24 (1774) ;
+Briq. _Lab. Alp. marit._ 110.
+
+Var. =pseudo-Iva= Benth. in DC _Prod._ XII, 600 = _A. pseudo-Iva_
+Rob. et Cast. in DC. _Fl. fr. suppl._ 395.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dépression limoneuse de la plaine
+d’alfa au pied du Djebel Morghad, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 428).
+
+ TEUCRIUM L.
+
+=T. Polium= L. _Sp. pl._ 566 (1753) ; Briq. _Lab. Alp. marit._
+141. Var. =vulgare= Benth. in DC. _Prod._ XII, 592.
+
+Hab. : Oran, au N. d’Aïn Sefra dans le sable près de la voie
+ferrée, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 412).
+
+Var. =angustifolium= Benth. in DC. l.c.
+
+Hab. : Oran, Djebel Mekter, rochers boisés du versant S.,
+alt. ca. 1400 m. 5 juin (n. 670).
+
+Var. =flavovirens= Briq. = _T. flavovirens_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 714.
+
+Hab. : Oran, pentes herbeuses du Djebel Aïssa au-delà du télégraphe
+optique, versant N., alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 587).
+
+ ROSMARINUS L.
+
+=R. officinalis= L. _Sp. pl._ 23 (1753) ; Briq. _Lab. Alp. marit._ 179.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source et un
+peu partout dans les rochers à partir de 1500 m. 16 mai (n. 234).
+
+ PRASIUM L.
+
+=P. majus= L. _Sp. pl._ 601.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, liane dans la brousse, 4 mai
+(n. 42).
+
+ LAVANDULA L.
+
+=L. Stœchas= L. _Sp. pl._ 573 (1753) ; Briq. _Lab. Alp. mar._ 460
+var. =platyloba= Briq. l.c. p. 463.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 47).
+
+ MARRUBIUM L.
+
+=M. vulgare= (e sect. _Decemdentata_) L. _Sp. pl._ 583 (1753) ;
+Briq. _Lab. Alp. mar._ 355.
+
+Hab. : Oran, murs ruinés du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 141).
+
+=M. supinum= (e. sect. _Quinquedentata_) L. _Sp. pl._ 584 (1753) =
+_M. sericeum_ Boiss. _Elench._ 77 (1838) ; _Voy. Esp._ 508, t. 148.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 397) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra,
+près de la source, terrain humide, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 227).
+
+=M. deserti= (e sect. _Quinquedentata_) de Noë ap. Balansa
+_Pl. Alg. exsicc._ n. 1001 (1853) ; et ap. Cosson in
+_Bull. Soc. bot. Fr._ IV, 472 et 490 (1857) = _Sideritis deserti_
+de Noë in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 582 (1855) = _Maropsis deserti_
+Pomel _Nouv. Mat._ 121 (1874).
+
+Hab. : Aïn Sefra, terrain rocheux et aride sur la place devant le
+Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 530).
+
+ SIDERITIS L.
+
+=S. montana= L. _Sp. pl._ 575 (1753) ; Briq. _Lab. Alp. mar._ 351.
+
+Var. =ebracteata= Briq. = _S. ebracteata_ Asso _Mant. Stirp. Arag._
+171 (1781) = _S. montana_ subsp. _ebracteata_ Murb. _Contrib._ II,
+35 (1898).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 226).
+
+_Obs._ — M. Murbeck (l.c.) arrête l’aire du _S. montana_
+(var. _genuina_ Briq.) à l’Italie septentrionale et envisage les
+localités de cette plante en Provence (Toulon, Marseille, etc.) comme
+dues à des importations. Mais nous avons montré déjà en 1893
+(_Lab. Alp. mar._ p. 351 et suiv.) que le _S. montana_ se trouve
+en plusieurs localités des Alpes maritimes françaises, jusque
+dans la région montagneuse, ce qui fait comprendre non seulement
+l’extension de cette plante dans les Basses-Alpes, connue dès
+1850 (Loret in _Bull. Soc. bot. France_ VI, 444 ; Murb. l.c. p. 36),
+mais encore dans le Var et les Bouches du Rhône. Nous ne pouvons
+voir dans le _S. ebracteata_ Asso une sous-espèce ; c’est une
+modification d’ordre inférieur qui réapparaît dans l’aire
+orientale de l’espèce (nous l’avons vue de plusieurs localités
+d’Asie Mineure et de Syrie). Nous avons été à plusieurs reprises
+embarrassé dans l’attribution d’échantillons douteux à l’une
+ou à l’autre des deux formes.
+
+ NEPETA L.
+
+=N. Nepetella= L. _Syst._ ed. X, n. 4 A (1759) ; _Sp. pl._ ed. II, 797.
+
+Var. =amethystina= Briq. _Lab. Alp. mar._ 369 (1893) = _N. amethystina_
+Poir. _Encycl. Supp._ II, 206 (1811) = _N. amethystina_ var. _genuina_
+Willk. in _Bot. Zeitg._ XV, 217 (1857).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 235).
+
+_Obs._ — Ce _Nepeta_ nous paraît identique avec la plante
+du Djebel-Mzi (Batt., Pl. d’Alg. n. 479 in H. Deless. !) dont
+MM. Battandier et Trabut (_Fl. d’Alg._ p. 691) ont fait leur
+_N. amethystina_ var. _atlantica_. Mais nous ne pouvons trouver
+de différences notables entre la plante espagnole et celle du
+sud-oranais. Les auteurs comparent leur _Nepeta_ oranais avec le
+_N. amethystina_ var. _alpina_ Willk. (in _Bot. Zeitg._ XV, 217 =
+_N. Nepetella_ var. _alpina_ Briq. l.c. p. 369). Mais ce dernier
+doit être couvert d’un tomentum laineux d’un blanc de neige,
+ce qui n’est pas le cas dans nos échantillons.
+
+ LAMIUM L.
+
+=L. amplexicaule= (e sect. _Amplexicaulia_) L. _Sp. pl._ 579 (1753) ;
+Briq. _Lab. Alp. mar._ 293.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 265).
+
+=L. hybridum= (e sect. _Purpurea_) Vill. _Hist. pl. Dauph._ I, 251
+(1786) ; Briq. _Lab. Alp. mar._ 301 = _L. incisum_ Willd. _Sp. pl._
+III, 89 (1801).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, clairière sur le col, alt. ca. 2000
+m. 19 mai (n. 383).
+
+_Obs._ — N’était indiqué en Algérie que d’après un
+échantillon de l’Herbier Pomel sans mention de localité !
+
+ BALLOTA L.
+
+=B. hirsuta= Benth. _Lab. gen. et sp._ 595 (1834) = _Marrubium
+hispanicum_ L. _Sp. pl._ 583 (1753) [non _Ballota hispanica_
+Benth. _Lab. gen. et sp._ 597 (1834)] = _Marrubium cinereum_ Desr. in
+Lam. _Encycl._ III, 719 (1789) verisimillime = _Pseudodictamnus acutus_
+Mœnch _Meth._ 400 (1794) pp. = _Marrubium crispum_ Desf. _Fl. atl._
+II, 24 (1800) = _B. cinerea_ Briq. in Engl. u. Pr. _Nat. Pflanzenfam._
+IV, III a, 260 (1896) [non D. Don (1825)] = _B. acuta_ Murb. _Contr._
+II, 36 (1898) [non Briq. in Engl. u. Pr. l.c. (1896)].
+
+Var. =hispida= Benth. _Lab. gen. et sp._ 595.
+
+Hab. : Oran, Saïda, au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai
+(n. 140)
+
+_Obs._ — Dans la revue sommaire du genre _Ballota_ insérée par
+nous en 1896 dans les _Pflanzenfamilien_, nous avions adopté les
+noms de _B. acuta_ Briq. pour le _B. rupestris_ Vis. (_B. italica_
+Benth.) d’après le _Pseudodictamnus acutus_ Mœnch, et celui
+de _B. cinerea_ Briq. pour le _B. hirsuta_ Benth. d’après
+le _Marrubium cinereum_ Desrousseaux. Il eût été plus correct
+d’ajouter le restrictif _pro parte_ après la citation de Mœnch,
+car si la description peut s’appliquer à la fois aux _B. rupestris_
+et _hirsuta_, les synonymes cités par Mœnch s’appliquent au seul
+_B. hirsuta_, ainsi que l’a depuis lors très justement fait observer
+M. Murbeck. Quant au _M. cinereum_, il ne nous avait pas paru douteux,
+d’après la description de Desrousseaux, que cette plante ne soit
+bien celle décrite plus tard par Bentham sous le nom de _B. hirsuta_.
+
+En 1898, cette question de nomenclature a été longuement reprise
+par M. Murbeck. Malheureusement cet auteur n’a pas eu connaissance
+de notre revue du genre _Ballota_ parue deux ans auparavant, ce qui
+a eu pour conséquence la création d’un imbroglio onomastique
+fâcheux. M. Murbeck crée un _B. acuta_ Murb. basé sur le
+_Pseudodictamnus acutus_ Mœnch, envisagé comme purement synonyme
+du _B. hirsuta_ Benth. Il existe donc maintenant deux _B. acuta_ : un
+_B. acuta_ Briq. (1896) qui est le _B. rupestris_ Vis. et un _B. acuta_
+Murb. (1898) qui est le _B. hirsuta_ Benth. ! M. Murbeck envisage
+le _Marrubium cinereum_ Desr. comme douteux et estime d’ailleurs
+que le nom spécifique _cinereus_ ne peut plus être utilisé dans
+le genre _Ballota_, à cause de l’existence d’un _B. cinerea_
+D. Don (ann. 1825 = _Roylea calycina_ (Roxb.) Briq., _R. elegans_,
+Wall.), en vertu du principe « once a synonym, always a synonym ».
+
+Après un nouvel examen de la question, nous ne pouvons partager
+ni l’une ni l’autre des opinions de M. Murbeck. Le _Marrubium
+cinereum_ Desr. nous paraît, d’après la description, représenter
+avec la plus grande vraisemblance le _B. hirsuta_ Benth., manière
+de voir défendue déjà par Bentham. Et d’autre part, il n’y a
+aucune chance quelconque que le _B. cinerea_ D. Don, vieux synonyme
+du _Roylea calycina_, puisse jamais être une cause de confusions
+dans le genre _Ballota_. Mais puisque des doutes ont été émis sur
+l’interprétation du _Marrubium cinereum_ Desr. et qu’il existe
+des divergences sur l’interprétation du _Pseudodictamnus acutus_
+Mœnch, il y a lieu d’appliquer l’article 3 des _Lois de la
+Nomenclature_ donnant comme principe essentiel : « d’éviter
+ou de repousser l’emploi de formes et de noms pouvant produire
+des erreurs, des équivoques, ou jeter de la confusion dans la
+science ». Nous abandonnons donc complètement les termes _B. acuta_
+Briq. et _B. cinerea_ Briq. utilisés par nous en 1896 et reprenons
+comme désignations valables : _B. rupestris_ (Biv.) Vis. (1847) =
+_B. italica_ Benth. (1848) pour l’espèce italienne, et _B. hirsuta_
+Benth. (1834) pour l’espèce hispano-africaine.
+
+ STACHYS L.
+
+=S. Ocymastrum= Briq. _Lab. Alp. mar._ 252 (1893) = _Galeopsis hirsuta_
+L. _Sp. pl._ 580 (1753) = _Sideritis Ocymastrum_ L. _Syst._ ed. X,
+1098 n. 4 A (1759) = _S. hirta_ L. _Sp. pl._ ed. 2 813 (1763).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, le long d’une haie,
+5 mai (n. 35).
+
+ SALVIA L.
+
+=S. Verbenaca= (e sect. _Plethiosphace_) L. _Sp. pl._ 25 (1753) ;
+Briq. _Lab. Alp. mar._ 510 ; var. =clandestina= Briq. l.c. 518.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 402), et un peu partout en montagne.
+
+_Obs._ — Voir pour la synonymie de cette variété et ses rapports
+avec les nombreuses autres formes du très polymorphe _S. verbenaca_
+notre monographie (op. cit.). Nos échantillons sont typiques, à
+fleurs cleistogames. Les spicastres possèdent une fleur terminale
+réduite et pélorisée ! Les feuilles ont un réticulum saillant à
+la face inférieure.
+
+ ZIZIPHORA L.
+
+=Z. hispanica= L. _Cent. pl._ I, 3 (1755).
+
+Hab. : Oran, Tafaroua au N. des hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11
+mai (n. 148).
+
+ SATUREIA L. emend. Briq.
+
+=S. græca= L. _Sp. pl._ 568 (1753) var. =græca=
+Briq. _Lab. Alp. mar._ 419 (1895).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 12).
+
+=S. rotundifolia= Briq. _Lab. Alp. mar._ 453 (1895) = _Acinos
+rotundifolius_ Pers. _Syn._ II, 131 (1807) = _Thymus graveolens_
+Marsch.-Bieb. _Fl. taur. cauc._ II, 60 (1808) = _Calamintha
+graveolens_, _purpurascens_ et _rotundifolia_ Benth. in DC. _Prod._
+XII, 231-232 (1848).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. terrain rocailleux, 16 mai (n. 238).
+
+Les différences indiquées par Bentham (op. cit.) entre
+les _C. graveolens_ et _rotundifolia_ sont purement
+individuelles. Willk. et Lange (_Prod. fl. hisp._ II, 415) ont
+fait observer avec raison à propos du _C. rotundifolia_ « Stirps
+ulterius observanda, foliorum figura excepta a specie præcedente
+(_C. graveolens_) vix diversa ». Quant au _C. purpurascens_ (_Acinos
+purpurascens_ Pers.), c’est une forme à feuilles violacées en
+dessous. Nos échantillons présentent tous les passages entre la
+forme à feuilles colorées et celle à feuilles vertes.
+
+=S. Hochreutineri= Briq., sp. nov. — Fruticulus caudice lignoso
+tortuoso, ramis herbaceis duris crebris virgatis, cinereo-virentibus,
+undique minute retrorsum puberulis. Folia dura, parva, subsessilia,
+integra ; basilaria ovata, apice obtusa vel ± acuta, marginibus
+basin versus convexioribus aliq. recurvis, basi rotundato-extenuata,
+nervis lateralibus vix vel non evidentibus ; ramealia elliptica
+vel elliptico-lanceolata ; suprema angustius lanceolata vel
+lanceolata, subacuta vel acuta ; omnia minutissime adpresse
+puberula. Verticillastri 6-10 flori, densi, folia superiora æquantes
+vel parum superantes, in racemos interruptos elongatos dispositi,
+breviter pedunculati, pedunculis minute adpresse puberulis, bracteolis
+linearibus pedicellos æquantibus ut et pedicellis breviter adpresse
+puberulis. Calix tubuloso-campanulatus, valide nervosus, sæpe
+violascens, breviter pubescens, pilis aliq. longioribus patulis
+commixtis ; dentes breves, lanceolati, angusti, subæquales,
+superiores 3 altius connati, maturitate subparelleli vel vix
+divergentes ; carpostegium constans ex pilis albo-niveis quam
+dentes brevioribus. Corolla minute dentes calicinos aliq. excedens,
+extus dense adpresse puberula. Nuculæ minimæ oblongæ fuscæ,
+apice obtusæ.
+
+Planta 15-30 cm. alta. Folia basilaria superficie ad 8 ×
+6 mm. Pedunculi 1-2 mm., pedicelli circa 1 mm. longi. Calicis 3
+mm. longi tubus 2,2 mm. profundus, dentes 0,8 mm. alti. Corolla calicis
+os circa 2 mm. excedens. Nuculæ sect. long. 0,8 — 1 × 0,3 mm.
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout, chaîne rocheuse au S. de l’oasis,
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 549) ; id. rochers arides au N. de
+l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 644).
+
+_Obs._ — Cette espèce est très voisine du _Satureia Battandieri_
+Briq. [in _Ann. conserv. et jard. bot. Genève_ II, 186, ann. 1898 =
+_Satureia filiformis_ Desf. (non _Micromeria filiformis_ Benth. !) =
+_Micromeria Fontanesii_ Pomel (non _Satureia Fontanesii_ Briq. !)],
+dont nous avons sous les yeux l’original de Desfontaines à
+l’Herbier Delessert et qui s’en distingue d’une façon constante
+par l’appareil végétatif couvert de poils raides, étalés,
+bien plus macrocytiques, par son calice à tube plus étroit,
+à dents plus finement sétacées, surtout les inférieures, ±
+divergentes à la maturité. Nous avons vu en outre cette plante des
+collines du barrage du Sig (leg. Durando : Union du Sig, ann. 1850,
+no 123 ; Durando, Fl. atl. exsicc. ann. 1851, sine no !) ; puis
+du Maroc : env. de Keïra, vers 1000 m. d’alt. (Balansa, pl. du
+Maroc ann. 1867 !) ; Siksaoua dans le Grand Atlas du sud-marocain
+(Hooker leg. ann. 1871 !) ; Djebel Sidi-Fars au sud de Maroc vers
+1600 m. (Balansa, Pl. du Maroc ann. 1867, p.p. !). Les localités
+marocaines appartiennent à une forme plus densément velue que le
+type algérien [var. _villosa_ (Benth.) Briq.].
+
+Outre les localités de M. Hochreutiner, nous avons vu le
+_S. Hochreutineri_ des provenances suivantes : Maroc : Djebel
+Sidi-Fars au sud de Maroc, vers 1600 m. (Balansa, Pl. du Maroc,
+ann. 1867, p.p. !) ; Aïn-Tarsib, entre Imtouga et Maroc (Balansa,
+Pl. du Maroc, ann. 1867 !) ; Algérie : rochers de grès près de
+Tiout, sud-ouest de la province d’Oran (leg. Kralik, in Bourgeau,
+Pl. d’Algérie ann. 1886 no 52 !).
+
+Ces diverses plantes sont rapportées par Cosson (in schedulis) et par
+Ball (_Spicileg. fl. marocc._ p. 613) au _S. microphylla_ Briq. (=
+_Thymus microphyllus_ Urv.), opinion déjà contenue dans Bentham
+(_Lab. gen. et spec._ p. 377 et in DC. _Prodr._ XII, 219). Mais ce
+dernier type (Malte, Sicile, Crète), qui se rapproche par l’indument
+raide et étalé du _S. Battandieri_ Briq., en diffère certainement
+par ses verticillastres à pédoncules et pédicelles allongés,
+ainsi que par ses dents calicinales deux fois plus longues.
+
+Le _S. Hochreutineri_ est voisin aussi d’une espèce décrite
+par Pomel (_Nouv. mat. fl. atl._ I, 122, ann. 1874) sous le
+nom de _Micromeria debilis_, et que nous appellerons =Satureia
+debilis= Briq. Mais cette plante, qui possède dans ses parties
+inférieures l’indument étalé du _S. Battandieri_ et dans le haut
+l’indument supprimé du _S. Hochreutineri_, se distingue de tous
+les deux, d’après la description, par les feuilles inférieures
+pétiolées et ovées-cordiformes, et surtout par ses dents calicinales
+_triangulaires_, presque égales, _à peine aiguës_. MM. Battandier et
+Trabut (_Fl. d’Alg._ p. 677) ont encore exagéré ces caractères en
+attribuant au calice des dents _obtuses_. Mais le _Micromeria debilis_
+de ces derniers auteurs embrasse, outre le _M. debilis_ Pomel, très
+probablement aussi, le _S. Hochreutineri_, puisqu’ils citent en
+synonyme le _S. microphylla_ Coss. « exsicc. vix Benth. », lequel,
+ainsi que nous l’avons vu plus haut appartient au _S. Hochreutineri_.
+
+La seule localité dans laquelle les _S. Battandieri_ et
+_Hochreutineri_ aient jusqu’à présent été constatés mélangés
+est celle du Djebel Sidi-Fars au sud de Maroc. Il n’y a d’ailleurs
+pas d’échantillons ambigus entre les deux formes. Dans toutes
+les autres localités les deux espèces paraissent s’exclure
+mutuellement. Néanmoins comme la distinction des _S. Battandieri_
+et _Hochreutineri_ est basée sur des caractères d’indument assez
+minutieux, il n’y aurait rien d’impossible à ce que de nouveaux
+matériaux n’entraînent à les envisager comme deux races d’une
+même espèce collective.
+
+ THYMUS L.
+
+=T. hirtus= Willd. _Enum. pl. hort. Berol._ 623 (1809)
+var. =albiflorus= Briq. = _T. albiflorus_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 674.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet dans les fentes
+de rochers, alt. 2000 m. 16 (n. 250), et un peu partout entre 1600
+et 2000 m.
+
+_Obs._ — Le _T. albiflorus_ Batt. et Trab., dont nous faisons ici
+une variété du _T. hirtus_, diffère uniquement du _T. algeriensis_
+Boiss. et Reut. (_Pug._ p. 95. ann. 1852), d’après les excellents
+échantillons de M. Hochreutiner, par sa corolle constamment blanche
+(rose dans le _T. algeriensis_) et son tube calicinal très faiblement
+hérissé à la face inférieure, d’ailleurs glabrescent, tandis
+qu’il est très fortement hérissé dans le _T. algeriensis_. Mais
+les variations dans l’intensité de l’indument hérissé du
+calice sont fréquentes dans le _T. algeriensis_ et formes voisines,
+de sorte que nous ne pouvons voir dans le _T. albiflorus_ qu’une
+intéressante race géographique.
+
+Le _T. pallidus_ Coss., mentionné sans description par son auteur (in
+_Bull. soc. bot. Fr._ XXII, 65, ann. 1875), des régions avoisinantes
+du Maroc, a été rapproché du _T. albiflorus_ par MM. Battandier
+et Trabut (l.c.), mais Ball (_Spicileg. fl. marocc._ p. 611) en fait
+une variété du _T. lanceolatus_ (Desf.) Benth., ce qui place cette
+plante dans un cercle d’affinités très différent.
+
+Le _T. algeriensis_ Boiss. et Reut. a été souvent rapporté comme
+variété ou sous-espèce au _T. ciliatus_ Benth. (= _Thymbra ciliata_
+Desf. _Fl. atl._ tab. 122), en particulier par MM. Battandier
+et Trabut (_Fl. Alg._ p. 674). Il faudrait, pour établir une
+systématique rationnelle des thyms du nord de l’Afrique, en
+faire une monographie complète. Voici, en attendant, quelques
+données sur les affinités des formes qui ont été rapprochées du
+_T. albiflorus_. Nos échantillons algériens du _T. algeriensis_
+(Durando, Fl. atlant. exsicc. ann. 1853, env. d’Alger ; Bové no
+253, env. d’Alger ; Balansa, Pl. d’Algérie ann. 1853, Batner)
+cadrent exactement avec la description de Boissier et Reuter. Il
+convient seulement de remarquer que les feuilles, abstraction faite
+des longs cils raides, ne sont pas toujours glabres, mais parfois
+finement pubescentes, caractère présenté par le _T. albiflorus_. De
+la sorte s’établit un passage graduel au _T. hirtus_ Willd., ce qui
+rend légitime, pour rendre exactement compte des faits actuels, la
+réunion de ces races en une espèce collective, opinion qui a été
+soutenue avec raison par MM. Bonnet et Baratte (_Cat. rais. Tun._
+p. 330) et par M. Murbeck (_Contrib. fl. nord-ouest Afr._ II, 30).
+
+En ce qui concerne le _T. ciliatus_, nous estimons avec M. Murbeck
+(l.c.) qu’il a des affinités beaucoup moins étroites avec les
+_T. hirtus_, _algeriensis_ etc. Il se distingue très facilement
+par ses capitules plus gros et plus allongés, à grandes bractées
+elliptiques-lancéolées ou ovées-lancéolées, dépassant les fleurs,
+par ses dents calicinales bien plus longuement subulées et par son
+tube corollin très saillant. — Le _T. Munbyanus_ Boiss. et Reut.,
+plus rapproché par l’organisation de sa fleur, s’écarte aussi des
+_T. algeriensis_, _hirtus_ et _albiflorus_ par ses grandes bractées
+ovées-lancéolées pubescentes-pubérulentes, à cils marginaux moins
+robustes. — En revanche, le _T, coloratus_ Boiss. et Reut. est bien
+plus voisin et devra ultérieurement être rattaché au groupe _hirtus_
+comme variété ; il ne diffère guère du _T. algeriensis_ que par ses
+bractées très colorées et largement ovées, son calice coloré et
+glabrescent. — Il en est de même pour le _T. zattarellus_ Pomel, à
+bractées plus larges et à labre calicinal plus brusquement relevé.
+
+Nous profitons de cette occasion pour donner la description d’un
+thym algérien voisin du _T. ciliatus_, qui a depuis longtemps attiré
+notre attention et qui nous paraît nouveau :
+
+=Th. leucostegius= Briq., sp. nov. — Frutex elegans, ramis
+ascendentibus vel erectis, virgatis, internodiis brevibus, dense
+breviter pubescentibus, superne tomentellis. Folia linearia,
+curvulo-patentia, apice obtusiuscula, margine recurva, basin versus
+ciliis rigidiusculis longis paucis ornata, cæterum minutissime
+subtomentello-puberula, juniora in axillis fasciculata minute
+griseo-tomentella, superiora infra capitula lineari-lanceolata et
+lanceolata ad bracteas transeuntia. Capitula ovata isodiametrica,
+rarius aliq. elongata, mediocria, apicalia. Bracteæ calices superantes
+ovato-lanceolatæ, apice acuminatæ, nervosæ, haud coloratæ, supra
+tomentellæ cinereæ, subtus dense breviter tomentosæ, pulchre
+candicantes, marginibus recurvis parce molliter ciliatis. Pedicelli
+breves, retrorsum hirtuli. Calix sæpe purpurascens, undique breviter
+adpresse puberulus, nunc subtomentellus, cæterum præsertim in
+nervis pilis patentibus longioribus rigidioribusque (in latere
+inferiore multo pulchrius evolutis quam in superiore) præditus,
+usque ad ⅔ bilabiatus ; labrum ultra tertiam partem tridentatus,
+dentibus triangulari-lanceolatis ; labiolum bidentatum, dentibus
+subulatis sublongioribus ; dentes omnes eximie pectinato-ciliati,
+fauce albo-villosa. Corolla purpurea tubo subexserto, calicis dentes
+superans, extus pubescens.
+
+Frutex 30-50 cm. altus. Internodia media 0,5-1,5 cm. longa. Folia
+ramealia circa 1 cm. longa. Capitula sect. long. 1-4 × 1,5cm. Bracteæ
+superficie circa 1 × 0,4-0,5 cm. Pedicelli 1-2 mm. longi. Calicis
+tubus 2-2.5 mm. longus, dentes 3-3,5 mm. longi. Corolla calicis os
+3-4 mm. excedens.
+
+Algérie : Affreville (Miliana), fl. juin (Battandier et Trabut,
+Pl. d’Algérie n. 361 in H. Delessert).
+
+MM. Battandier et Trabut rapportent cette espèce au _T. coloratus_
+Boiss. et Reut. Mais ce dernier en diffère très nettement par
+ses rameaux flagelliformes, par ses feuilles glabres (à part les
+cils marginaux nombreux), par ses capitules plus sphériques et plus
+denses, ses bractées glabres (à part les cils marginaux) et vivement
+colorées. Le _T. leucostegius_ est plus voisin, dans son apparence
+générale, du _T. ciliatus_ Benth., mais il s’en écarte par sa
+corolle à tube plus court et aussi (comme de toutes les espèces
+africaines voisines) par ses bractées blanches-tomenteuses en dessous.
+
+ =SOLANACEÆ=
+
+ SOLANUM L.
+
+=S. nigrum= L. _Sp. pl._ 186.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 454).
+
+ =SCROPHULARIACEÆ=
+
+ VERBASCUM L.
+
+=V. atlanticum= Batt. in Batt. et Trab. _Fl. Alg._ I, 626 (1890).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, un peu au-dessus du sanatorium où l’a découvert
+M. Battandier, 19 mai, alt. ca. 1750 m. (n. 345).
+
+ LINARIA L.
+
+=L. tristis= Mill. _Gard. Dict._ ed. VIII n. 8 (1768) = _L. marginata_
+Desf. _Fl. atl._ II, 43 (1800) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 638 =
+_L. melanantha_ Boiss. et Reut. _Pug._ 85 (1852) = _Antirrhinum
+ærugineum_ Gouan _Illustr._ 38 (1773).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers ombreux,
+alt. ca. 1700-2000, 19 mai (n. 357), se retrouve au Djebel Morghad
+à la même altitude.
+
+=L. arvensis= Desf. _Fl. atl._ II, 45 (1800) = _Antirrhinum arvense_
+L. _Sp. pl._ 614 (1753).
+
+Var. =parviflora= Hochr. = _Antirrhinum parviflorum_ Jacq. _Ic. rar._
+III, t. 499 (1786-93) = _Antirr. simplex_ Willd. _Sp. pl._ III,
+243 (1800) = _Linaria simplex_ DC. _Fl. Fr._ III, 588 (1805)
+= _L. arvensis_ var. _simplex_ Chav. _Mon. des Ant._ (1833) =
+_L. arvensis_ v. _flaviflora_ Boiss. _Fl. or._ IV, 375 (1879).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 239) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E.,
+rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 366). un
+peu partout à ces altitudes.
+
+=L. heterophylla= Desf. _Fl. atl._ II, 48, t. 140 (1800) ;
+Murb. _Contr._ II, 21 = _L. aparinoides_ Chav. _Mon. d. Ant._ 138 =
+_Antirrhinum aparinoides_ Willd. _Sp. pl._ III, 247 (1801)[51].
+
+Var. =aurasiaca= Hochr. = _L. aurasiaca_ Pomel _Nouv. mat._ 299
+(1874) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 641 ; Murb. _Contr._ II, 21.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E. alt. 1750-2000 m. rochers
+ombreux, et plus bas le long des ouadis, 19 mai (n. 356) retrouvé
+au Djebel Morghad.
+
+_Obs._ — Vu le principe que nous avons exposé in _Ann. Cons. et
+jard. bot. Genève_ VI, 50, et vu les nombreuses formes intermédiaires
+nous ne saurions maintenir le _L. aurasiaca_ autrement que comme
+variété.
+
+=L. reflexa= Desf. _Fl. atl._ II, 42 (1800) = _Antirrhinum reflexum_
+L. _Sp. pl._ II ed. 857 (1763).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 76).
+
+ ANTIRRHINUM L.
+
+=A. ramosissimum= Coss. et Dur. ap. Jamin _Pl. alger. exsicc._ n. 254
+(1852) ; _Bull. soc. bot. Fr._ II, 254 (1855) = _A. flexuosum_ Pomel
+_Nouv. mat._ 100 (1874).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 650).
+
+ SIMBULETA Forsk. (= Anarrhinum Desf.)
+
+=S. pedata= Hochr., comb. nov. = _Anarrhinum pedatum_ Desf. _Fl. atl._
+II, 51, t. 141 (1800).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 52).
+
+=S. fruticosa= Hochr. comb. nov. = _Anarrhinum fruticosum_
+Desf. l.c. 52, t. 142.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 403) ; id. Djebel Mekter, versant S.,
+bois de genévriers, alt. ca. 1600 m. 5 juin (n. 673).
+
+ SCROPHULARIA L.
+
+=S. lævigata= Vahl. _Symb. bot._ II, 67 (1791) var. =pellucida=
+Hochr. = _S. pellucida_ Pomel _Nouv. mat._ 101 (1874) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 632 ; Murb. _Contr._ II, 19.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 41).
+
+=S. canina= L. _Sp. pl._ 621 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au bord de la source, sur
+le versant oriental, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 224).
+
+ VERONICA L.
+
+=V. Anagallis= L. _Sp. pl._ 13 (1753) forma =pubescens= Bonn. et
+Bar. _Cat. Tun._ 323 ; Murb. _Contr._ II, 29.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, au bord du ruisseau,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 295) ; id. Aïn Aïssa, terrain
+marécageux, alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 330) ; id. Aïn Sefra au
+bord d’un ruisseau du Ksar, alt. 1050 m. mai 16 (n. 526).
+
+=V. rosea= Desf. _Fl. atl._ I, 13 (1798) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 649.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rocailles, alt. ca. 1600 m. 16
+mai (n. 222) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux,
+alt. ca. 1900 m, 19 mai (n. 375) et un peu partout entre 1500 et
+2000 m.
+
+_Variat flore albo_ : Ras Chergui, même station que le n. 222 (n. 221)
+
+=V. arvensis= L. _Sp. pl._ 13 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 31).
+
+ =OROBANCHACEÆ=
+
+ CISTANCHE Hoffm. et Link.
+
+=C. violacea= Beck v. Man. in Engler u. Pr. _Nat. Pfl. fam._ IV,
+III _b_, 129 = _Phelipæa violacea_ Desf. _Fl. atl._ II, 60, t. 145 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 656.
+
+Hab. : Oran, sur la route de Tiloula, près d’Aïn Sefra,
+alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 314).
+
+ OROBANCHE L.
+
+=O. Schultzii= Mutel _Fl. fr._ II, 352 (1835) ; Walp. _Rep._ III,
+463, Beck _Monogr. Orob._ 111 in _Bibl. bot._ 19 (1890) = _Phelipæa
+Schultzii_ F. Schultz ex Reut. in DC. _Prod._ XI, 7 ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 657 = _Phel. lavandulacea_ Reut. in DC. _Prod._
+XI, 7.
+
+Var. =typica= Beck, l.c. 112.
+
+Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 950 m. 10 mai (n. 132).
+
+=O. nana= Noë in Reich. _Herb. norm._ n. 1352 ; Beck _Monogr. Or._
+91 in _Bibl. bot._ 19 (1890) = _Phelipæa nana_ Reich. f. _Icon._
+XX, 88, t. 151 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 658.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 24).
+
+=O. Muteli= Schultz in Mutel _Fl. fr._ II, 353 ; Beck _Monogr. Or._
+95 = _Phelipæa Muteli_ Reut. in DC. _Prod._ XI, 8 ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 658.
+
+Hab. : Oran, Bou Ktoub près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 950
+m. 11 mai (n. 172).
+
+=O. fœtida= Poiret _Voy._ 195 (1786) ; Desf. _Fl. atl._ II, 59,
+t. 14 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 659 ; Beck _Monogr. Or._ 283.
+
+Hab. : Oran, dans le steppe d’alfa à l’entrée du ravin d’Aïn
+Aïssa, alt. ca. 1200 m. parasite sur l’_Ononis polyclada_ 18 mai
+(n. 315).
+
+=O. cernua= Lœfl. _Iter hisp._ 152 (1758) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 664 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 326 ; Beck _Monogr._ 143.
+
+Hab. : Oran, plateau rocailleux entre le Djebel Mekter et les rochers
+de Mograr Foukani, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 663).
+
+ =GLOBULARIACEÆ=
+
+ GLOBULARIA L.
+
+=G. Alypum= L. _Sp. pl._ 95 (1753) var. =eriocephala= Bonn. et
+Barr. _Cat. Tun._ 349 (1896) = _G. eriocephala_ Pomel _Nouv. mat._ 111.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, dans les fentes de rocher au sommet du Raz
+ed Dib, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 620).
+
+_Obs._ — Au sujet de cette variété qui pourrait bien être
+spécifiquement distincte du _G. Alypum_, nous renvoyons à la remarque
+de Barratte l.c. lequel fait remarquer avec raison la similitude très
+grande de cette plante avec le _G. arabica_ Jaub. et Spach _Illustr._
+III, 76, t. 240.
+
+ =PLANTAGINACEÆ=
+
+ PLANTAGO L.
+
+=P. amplexicaulis= (e sect. _Bauphula_) Cav. _Ic._ II, 22, t. 125
+(1793) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 740 = _P. lagopodioides_
+Desf. _Fl. atl._ I, 135 t. 39, f. 2 (1798).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 651).
+
+=P. Lagopus= (e sect. _Arnoglossum_) L. _Sp. pl._ 114 (1753) =
+_P. lusitanica_ Willd. _Sp. pl._ I, 644.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai
+(n. 25) ; Oran, prairie près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 128) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E. clairière à mi-côte,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 399).
+
+=P. maritima= (e sect. _Coronopus_) L. _Sp. pl._ 114 (1753)
+var. =chottica= Hochr. = _P. chotticus_ Pomel _Nouv. mat._ 124 (1874) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 743.
+
+Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai
+(n. 163).
+
+=P. serraria= (e sect. _Coronopus_) L. _Syst._ ed. X, 896.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai
+(n. 23).
+
+=P. Coronopus= (e sect. _Coronopus_) L. _Sp. pl._ 115 (1753) var
+=oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt statura maxima, foliis
+minus et irregularibus lobatis lobis distantibus vel o, laminis in
+petiolo longe attenuatis parce hirsutis, rache 3-5-nervato, caulibus
+floriferis longissimis ; a _P. prionota_ Pomel (quæ est var. ejusdem
+speciei) differt spica dense florifera foliis distincte nervatis ;
+a _P. Columnæ_ Gouan (id.) differt caulibus multo longioribus et
+foliis 5-nervatis.
+
+Caules ad. 56 cm. longi ; spica 13-14 cm. longa et 0,7 cm. crassa ;
+folia 20-28 cm. longa, rachis 1-1,7 cm. lata, lobi plerumque
+lanceolato-lineares 0,5 × 0,2 cm. — 3 × 0,5 cm. longi et lati.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable
+humide sous les lauriers-roses, alt. ca. 1200 m. 26 mars (n. 455).
+
+_Obs._ — Cette plante extraordinaire pourrait bien être monstrueuse
+en quelque mesure, ou bien, si nous avions constaté la présence
+des _P. Coronopus_ et _serraria_ dans la région, nous l’aurions
+sûrement considérée comme un hybride. Les feuilles immenses très
+irrégulièrement laciniées nous ont conduit à la rattacher au
+_P. Coronopus_ qui est très variable. On pourrait aussi la rapprocher
+du _P. serraria_ mais ce dernier est une plante habitant le littoral
+et de forme nettement définie.
+
+=P. albicans= (e sect. _Leucopsyllium_) L. _Sp. pl._ 114 (1753).
+
+Hab. : Oran, Aïn el Hadjar près Saïda, sur la voie ferrée,
+alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 165) ; id. Le Kreider, dans le sable,
+alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 164) ; id. Djebel Aïssa, pentes herbeuses
+au-delà du télégraphe optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 596).
+
+=P. Psyllium= (e sect. _Psyllium_) L. _Sp. pl._ 7 ed. 2, 167 (non
+ed. 1) ; L. _Hort. Upsal._ 28 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 357 =
+_P. afra_ L. l.c.
+
+Hab. : Oran, El Beïda entre Saïda et le Kreider sur la voie ferrée,
+alt. 1060 m. 11 mai (n. 162) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, au
+pied de la montagne près de la dune, alt. ca. 1150 m. 16 mai (n. 208).
+
+_Obs._ — C’est avec raison que Bonn. et Bar. (l.c.) citent
+la 2e ed. de Linné et non la première, car cette dernière se
+base sur le _Plantago caule ramoso, foliis integerrimis etc._, de
+l’_Hort. upsal._ lequel est évidemment une tout autre plante.
+
+ =RUBIACEÆ=
+
+ SHERARDIA L.
+
+=S. arvensis= L. _Sp. pl._ 102 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 13), répandue partout.
+
+ ASPERULA L.
+
+=A. hirsuta= Desf. _Fl. atl._ I, 127 = _A. repens_ Brot. _Phyt. lus._
+t. 10.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rochers au-dessus de la
+source, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 228) ; id. versant N. du Djebel
+Aïssa, au delà du télégraphe optique, rochers herbeux alt. ca. 1700
+m. 2 juin (n. 593) ; commun dans cette région.
+
+ GALIUM L.
+
+=G. ephedroides= (e. sect. _Platygalia_) Willk. in _Linnæa_ XXV,
+30 (1852) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 395 = _G. rupicolum_ Pomel
+_Nouv. mat._ 74 (1874).
+
+Hab. : Oran, dans les rochers à sculptures préhistoriques près
+d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 284).
+
+Var. =oranense= Hochr., var. nov. — A typo valde differt caulibus
+longissimis, internodiis elongatis, foliis lanceolatis vel linearibus,
+multo longioribus, paniculis amplioribus, pedicellis longioribus et
+præcipue angustioribus.
+
+Caules ad 40 cm. longi (in _G. ephedroide_ ad 20 cm. longi) ;
+internodia 2-5,5 cm. longa (in _G. ephed._ 1-3,5 cm. l.) ; folia 7-13
+mm. longa, 1,5-2 mm. lata, interdum f. infima 5-6 × 3-4 mm. longa
+et lata ; pedicelli ad 2 mm. lati, filiformes.
+
+Hab. : Oran, dans les rochers, eodem l. ut præc. 18 mai (n. 285).
+
+_Obs._ — Cette variété est extrêmement intéressante parce
+qu’elle diffère totalement de la plante précédente à côté de
+laquelle nous l’avons récoltée. A première vue on la placerait
+dans une section différente. Autant le type de l’espèce est trapu,
+ramassé, résistant autant la variété est gracile, allongée,
+divariquée, flexible. Mais nous avons pu observer dans cette même
+station tous les termes de passage entre ces deux plantes dont l’une,
+le type, croissait sur le rocher en pleine lumière et l’autre,
+la variété, dans une anfractuosité formant voûte. D’après
+la disposition des lieux, il était clair que la voûte, tournée
+au N., ne protégeait pas la plante contre l’humidité mais
+contre la lumière. C’est pourquoi nous supposons que c’est
+à l’atténuation de la lumière qu’est due cette variété
+singulière. Il semble qu’il y ait là un phénomène inverse de
+celui qui se produit aux voûtes du petit Salève près de Genève,
+où le manque d’eau amène la production de formes naines du
+_Capsella Bursa pastoris_. Et entre les deux extrêmes, comme pour
+notre _Galium_, on observe toute la série des formes intermédiaires.
+
+=G. spurium= L. _Sp. pl._ 106 (1753) var. =Vaillantii= Gr. et
+Godr. _Fl. Fr._ II, 44 (1850) = _G. Vaillantii_ DC. _Fl. fr._ IV,
+263 (1805).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, sommet sous les buissons de
+chênes-verts, alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 243).
+
+=G. murale= All. _Fl. ped._ I, 8, t. 77, f. 1 = _Sherardia muralis_
+L. _Sp. pl._ 103 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 32).
+
+ RUBIA L.
+
+=R. peregrina= L. _Sp. pl._ 109 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 26).
+
+=R. lævis= Poir. _Voy. Barb._ II, 111 = _Galium Poiretianum_ Ball
+in _Journ. linn. Soc._ XVI, 484.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers à l’ombre des buissons de
+chênes-verts, près de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 481).
+
+ =VALERIANACEÆ=
+
+ VALERIANELLA Haller (= Fedia Gärtn.)
+
+=V. Auricula= DC. _Fl. fr. Suppl._ 492 ; _Prod._ IV, 627.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière herbeuse à
+mi-côte, en grand nombre sous un chêne, alt. ca. 1800 m. 19 mai
+(n. 405).
+
+ FEDIA Mœnch (1794)
+
+=F. Cornucopiæ= DC. _Fl. fr._ IV, 240 = _Valeriana Cornucopiæ_
+L. _Sp. pl._ 39 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 89).
+
+ CENTRANTHUS DC.
+
+=C. Calcitrapa= Dufr. _Hist. Val._ 39 = _Valeriana Calcitrapa_
+L. _Sp. pl._ 31 (1753).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet sous les buissons,
+alt. 2000 m. 16 mai (n. 272) ; ailleurs encore entre 1700 et 2000 m.
+
+ =DIPSACACEÆ=
+
+ SCABIOSA L.
+
+=S. arenaria= Forskal _Fl. æg.-arab._ p. LXI ; Boiss. _Fl. or._
+III, 135.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans une dépression de steppe,
+alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 427) ; id. près d’Aïn Sefra au pied
+du Djebel Aïssa, steppe rocheux, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 564).
+
+=S. monspeliensis= Jacq. _Miscell._ II, 320 et _Ic. rar._ t. 24 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 416.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable
+humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 452).
+
+Var. =minor= Batt. et Tr. l.c.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans une dépression limoneuse sèche,
+alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 425).
+
+_Obs._ — C’est par erreur que Battandier et Trabut attribuent
+ce nom à Linné qui n’a jamais décrit de _S. monspeliensis_
+dans aucun de ses ouvrages.
+
+ =CUCURBITACEÆ=
+
+ BRYONIA L.
+
+=B. dioica= Jacq. _Fl. austr._ II, 59.
+
+Hab. : Oran, Saïda, haie vive, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 139).
+
+ =CAMPANULACEÆ=
+
+ CAMPANULA L.
+
+=C. dichotoma= L. _Cent. pl._ II, 10 ; _Amœn. acad._ IV, 306 ;
+Boiss. _Fl. or._ III, 929.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, ravin, 4 mai (n. 29).
+
+ =COMPOSITÆ=
+
+ NOLLETIA Cass.
+
+=N. chrysocomoides= Cass. in _Dict. sc. nat._ XXXVII, 479 (1825) =
+_Conyza chrysocomoides_ Desf. _Fl. atl._ II, 269 (1800).
+
+Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, sur la dune, alt. ca. 1050
+m. 14 mai (n. 199).
+
+ MICROPUS L.
+
+=M. bombycinus= Lag. _Gen. et sp._ 52.
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m,
+10 mai (n. 110) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source,
+alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 260) ; id. Djebel Aïssa, versant N.,
+au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 590).
+
+=M. supinus= L. _Sp. pl._ 927 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie limoneuse, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 100).
+
+ EVAX Gärtn.
+
+=E. pygmæa= Pers. _Syn._ II, 422 = _Filago pygmæa_ L. _Sp. pl._
+927 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse 4 mai (n. 56).
+
+Var. =linearifolia= Hochr. = _E. linearifolia_ Pomel in
+_Bull. soc. bot. Fr._ XXXV, 333 (1888) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 438.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse près de la voie ferrée,
+alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 99).
+
+Var. =argentea= Hochr. = _E. argentea_ Pomel _Nouv. mat._ p. 48.
+
+Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans le steppe, alt. ca. 1200 m. 26
+mai (n. 423).
+
+_Obs._ — M. Murbeck (_Contrib._ I, 95) considère l’_E. argentea_
+Pom. comme rentrant dans l’_E. desertorum_ Pom. Notre plante, qui
+correspond exactement à la description de Pomel, se distingue de
+l’_Evax pygmæa_ à première vue par son péricline argenté,
+mais nous ne saurions la considérer comme une espèce distincte,
+vu les intermédiaires qui la relient au type. Au nombre de
+ces intermédiaires, il faut mentionner en première ligne la
+var. _linearifolia_, ou tout au moins nos spécimens de Saïda. Il
+semble donc qu’on ait à faire là avec une modification
+climatologique : plus on s’élève dans le Sud plus le péricline
+de l’_E. pygmæa_ devient scarieux et argenté.
+
+=E. sp.= — Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr
+Foukani alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 640), spécimen defectueux.
+
+ FILAGO L.
+
+=F. Heldreichii= Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 439 = _Evax Heldreichii_
+Parlatore in _Giorn. tosc. sc. med. etc._ I, 183 (1840).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, dôme rocheux sur l’arête,
+alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 478).
+
+=F. spathulata= Presl. _Del. Prag._ 93 ; Boiss. _Fl. or._ III, 246 ;
+Gr. et Godr. _Fl. Fr._ II, 191.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 98),
+et répandue sur les hauts plateaux.
+
+Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus
+elongatis, ramosioribus, diffusioribus glabrescentibus ;
+foliis majoribus et præcipue latioribus, subglabrescentibus ;
+glomerulis lanuginosioribus canescentibus, bracteis intimis quoque
+lanuginoso-ciliatis ; capitulis minoribus.
+
+Caules ad 16 cm. longi, folia ad 7 mm. lata, capitula 4 mm. longa
+(5 mm. in typo).
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable
+humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 445).
+
+_Obs._ — Nous avons beaucoup hésité à faire de cette plante
+une espèce nouvelle, car elle diffère du _F. spathulata_ type
+justement par le caractère qui a servi à distinguer ce dernier du
+_F. germanica_. En effet la variété _oasicola_ frappe au premier
+abord par ses glomérules extrêmement laineux, dont les capitules
+sont presqu’entièrement immergés dans un tomentum blanc et
+aranéeux. Néanmoins, vu l’extrême variabilité du type, et vu
+que chez l’_oasicola_ le sommet des capitules dépasse la laine
+blanche entourant la base, nous considérerons cette plante comme
+une bonne variété ou, si l’on préfère, comme une sous-espèce
+du type précité.
+
+Notre plante est beaucoup plus haute et plus glabre que la
+var. _prostrata_ Boiss. (_Fl. or._ III, 246) dont on la distingue
+à première vue. Elle diffère également des _F. micropodioides_
+Lange par ses tiges plus longues et par les feuilles florales qui
+dépassent les glomérules.
+
+ PHAGNALON Cass.
+
+=Ph. saxatile= Cass. in _Bull. soc. philom._ 173 (1819) = _Conyza
+saxatilis_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1206.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers 4 mai (n. 50).
+
+=P. purpurascens= Schultz-Bip. in Webb _Phyt. canar._ II, 212, t. 82.
+
+Hab. : Oran, rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950
+m. 4 juin (n. 646).
+
+ HELICHRYSUM Gärtn.
+
+=H. scandens= Murb. _Contrib._ I, 93[52] = _Gnaphalium scandens_
+Sieb. Herb. Fl. cret. (1826) fide Boiss. = _H. decumbens_ Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 445 ! = _H. Fontanesii_ Bonn. et Barr. _Cat. Tun._
+212.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte, manque au sommet
+et au pied de la montagne, terrain rocheux, alt. ca. 1500 m. 16 mai
+(n. 212).
+
+ LEYSSERA L.
+
+=L. capillifolia= DC. _Prod._ VII, 279 (1839) ; Boiss. _Fl. or._
+III, 240 ; Hoffm. in Engl. et Pr. _Nat. Pflanz. fam._ IV, 5, 199 =
+_Gnaphalium leysseroides_ Desf. _Fl. atl._ II, 267 (1800).
+
+Hab. : Oran, oasis de Tiout, dans les cailloux près de l’oued,
+alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 547).
+
+ INULA L.
+
+=I. montana= L. _Sp. pl._ 884 (1753) var. =calycina= Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 431 (1890) = _Pulicaria calycina_ Presl _Del. Prag._
+96 (1822) = _I. montana_ Presl _Fl. sic._ XXIX (1826).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête, versant
+S.-E. alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 497) ; id. Djebel Morghad, rochers
+buissonneux près de Hassin Sarah, alt. ca. 1900 m. 25 mai (n. 479).
+
+_Obs._ — Battandier attribue cette variété à Linné, mais nous
+avons cherché en vain dans Linné l’indication de cette plante. Par
+contre Presl, qui a décrit le premier cette variété comme espèce
+distincte, semble la considérer comme une nouveauté. Boissier,
+dans son herbier, ramène l’_I. calycina_ au rang de variété,
+mais nous ne croyons pas qu’il ait jamais publié cela. C’est
+donc à Battandier que nous l’attribuerons jusqu’à plus ample
+informé. Cette variété qui est assez distincte de l’espèce est
+signalée en Sicile (Strobl) et en Italie, Mt S. Angelo.
+
+ PERRALDERIA Coss.
+
+=P. Dessignyana= Hochr., sp. nov. — Planta perennis. Rhizoma
+crassum, lignosum. Caules erecti, basi ramosi ± intricati ut,
+et folia glandulis pedicellatis (pedicellis basi tuberculatis) et
+pilis albis, lanuginosis præditi, præcipue in axilla foliorum,
+ubi pili numerosi pulvillum album efformant. Folia pinnati-vel
+bipinnatisecta, præcipue supra interdum dense lanuginoso-villosa,
+lobis linearibus vel filiformibus ; folia superiora interdum
+linearia simplicia. Capitula terminalia ; pedunculi elongati,
+erecti, fere efoliati, minute striati ; ut in _P. purpurascente_
+vel _coronopifolia_ folia elongata circum involucra non videre
+potes. Involucri bracteæ subulatæ acutissimæ _usque ad apicem
+glandulosæ_, basi ± villosæ, _apice non ciliatæ_ interdum dentatæ,
+capitulo fere æquilongæ. Calathidia mediocria ; flosculi apice rubri,
+omnes hermaphroditi, tubulosi, 5-dentati. Achænia a basi ad apicem
+dense longeque villosi, villis argenteis, apice ± contracta. Pappus
+biserialis ; setæ exteriores breves paleiformes, setæ inter. ca. 30,
+fragillimæ, scabro-barbellatæ, flosculum subæquantes, pallide
+flavescentes. Thalamus areolatus, paulo accrescens.
+
+Caules 20-30 cm. alti ; folia 3-6 cm. longa ; pedunculi defoliati
+ad 8,5 cm. longi ; capitula quæ vidi 1-1,5 cm. in diam. lata sed
+verisim. interdum ad 2 cm. ; involucri bracteæ 5-7 mm. longæ ;
+flosculi ca. 5 mm. longi ; achænia ca. 1,5 mm. longa ; pappi setæ
+interiores circ. 0,5 mm. longæ, exter. 5 vel 5,5 mm. longæ.
+
+Hab. : Oran, environs de l’oasis de Mograr Tahtani, récolté par
+le caïd de Mograr, 1 juin (n. 660).
+
+_Obs._ — Cette plante ressemble au _P. coronopifolia_ par son
+indument qui est surtout abondant à l’aisselle des feuilles
+où il forme de petites pelottes blanches. D’autre part le
+_P. Dessignyana_ diffère à la fois du _P. coronopifolia_ et du
+_P. purpurascens_ par ses pédoncules très allongés et presque
+défeuillés ; par ses capitules plus petits et par l’absence à
+la base de ceux-ci des feuilles allongées formant presqu’un 2me
+involucre extérieur dépassant de beaucoup le premier. Enfin notre
+plante diffère du _P. purpurascens_ plus particulièrement par ses
+bractées involucrales glanduleuses et non ciliées à l’extrémité
+(chez le _P. purpurascens_ elles sont ciliées et non glanduleuses,
+tandis que les feuilles non bractéiformes entourant l’involucre
+sont seules glanduleuses sur toute leur surface) ; par l’indument
+des akènes, lequel est d’un blanc d’argent (il est roux chez
+le _P. purpurascens_) ; et par les feuilles dont les lobes sont plus
+étroits et plus divariqués que chez le _P. purpurascens_. Ces deux
+derniers caractères évidemment sont moins importants que le premier.
+
+Nous pensons que M. Battandier (_Fl. Alg._ I, 430) a dû confondre
+le _P. purpurascens_ Coss. ined. ex Batt. et Tr. l.c. avec notre
+espèce. La plante de Cosson provenant du Maroc, et dont nous avons
+l’original sous les yeux diffère, comme nous l’avons indiqué,
+du _P. Dessignyana_. D’autre part, Battandier cite un spécimen
+de Bonnet et Maury provenant comme le nôtre de Mograr et qui doit
+être probablement notre plante.
+
+Nous avons dédié cette espèce au capitaine Dessigny, chef du bureau
+arabe d’Aïn Sefra, par l’intermédiaire duquel nous avons reçu
+cette plante fort connue des Arabes parce qu’elle empoisonne les
+chameaux.
+
+ PULICARIA Gärtn.
+
+=P. odora= Reich. _Fl. excurs._ 239 et _Ic._ XVI, t. II = _Inula odora_
+L. _Sp. pl._ 881 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 65).
+
+=P. inuloides= DC. _Prod._ V, 480 (1836) = _Erigeron inuloides_ Poiret
+in Lam. _Encycl. Supp._ V, 464 (1817) = _P. longifolia_ Boiss. _Diagn._
+ser. 2, III, p. 16 (1856) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 427.
+
+Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide au bord
+de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 294) ; id. Duveyrier dans
+l’oued, au bord de l’eau, alt. ca. 800 m. 4 juin (n. 616).
+
+ RHANTERIUM Desf.
+
+=R. adpressum= Coss. et Dur. ap. Balansa _Pl. alg. exsicc._ n. 1012
+(1853) ; et in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 252 (1855) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 432.
+
+Hab. : Oran, à ca. 10 km. au N. d’Aïn Sefra, près de la voie
+ferrée, formant des touffes dans le steppe sablonneux, alt. ca. 1200
+m. 24 mai (n. 411).
+
+_Obs._ — Nous ne saurions considérer Coss. et Dur. ap. Jamin
+_Pl. Alg. exsicc._ n. 270 (1852) comme citation princeps, quoique
+l’étiquette soit valable puisqu’elle est autographiée, datée
+et numérotée. Et cela parce que, sur cette étiquette, se trouve le
+nom de _R. Xeranthemum_ Coss. qui est biffé et corrigé à la main
+en _R. adpressum_. Si donc on voulait considérer absolument cette
+étiquette comme prior, il faudrait adopter le nom de _Xeranthemum_
+qui est imprimé et non _adpressum_ manuscrit seulement.
+
+ ANVILLEA DC.
+
+=A. radiata= Coss. et Dur. in Balansa _Pl. Alg. exsicc._ n. 964
+(1853) ; Coss. in _Ann. sc. nat._ ser. 4, IV, 284 (1855) nomen ;
+Coss. et Dur. in _Bull. soc. bot. Fr._ III, 742 (1856) description.
+
+Hab. : Oran, oasis de Mograr Foukani, rochers arides au N. de
+l’oasis, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 638).
+
+_Obs._ — Les capitules fructifères de cette espèce présentent la
+même particularité que ceux de l’_Odontospermum pygmæum_, ils
+sont entourés de bractées très coriaces, résistantes et pouvant
+s’ouvrir et se fermer par hygroscopicité. Ces capitules sont en
+outre pourvus de longues épines hérissées.
+
+ PALLENIS Coss.
+
+=P. spinosa= Cass. in _Bull. soc. philom._ p. 166 (1818) = _Buphtalmum
+spinosum_ L. _Sp. pl._ 904 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse près du vieux
+Saïda. alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 114).
+
+Var. =cuspidata= Hochr. = _P. cuspidata_ Pomel _Nouv. mat._ 38 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 434.
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, versant S.-E., rochers près de
+l’arête, alt. ca. 1950 m. (n. 492 petite plante peu rameuse 9-20
+cm.) ; id. Djebel Morghad, versant S.-E., pentes herbeuses depuis le
+pied de la montagne alt. ca. 1300-1900 m. 26 mai (n. 493) ; id. dans
+les rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, lit d’un oued,
+alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 652).
+
+_Obs._ — Il est bien exact de dire que la plante de l’extrême
+Sud diffère de la plante du Tell mais on ne saurait en faire une
+espèce distincte comme le voudrait Pomel. Vu les nombreux stades
+intermédiaires nous la considérons comme une variété. Néanmoins
+ce n’est pas seulement une variation stationnelle, car le spécimen
+que nous avons récolté à près de 2000 m. dans un endroit où nous
+avons trouvé de nombreuses espèces du Tell, diffère cependant
+du _P. spinosa_ type par la brièveté de ses feuilles cuspidées
+entourant le capitule comme un involucre extérieur.
+
+ ODONTOSPERMUM Neck.
+
+=O. pygmæum= O. Hoffm. in Engler _Nat. Pfl. fam._ IV, 5, 209 (1894)
+= _Asteriscus aquaticus_ var. _pygmæus_ ex p. DC. _Prod._ 287 (1839)
+= _Ast. pygmæus_ Coss. et Dur. ap. Balansa. _Pl. d’Alg. exsicc._
+n. 793 (1853) = _Saulcya hierochuntica_ Michon _Voy. relig. Or._ II,
+383 (1854).
+
+Hab. : Oran, entre Tiloula et Aïn Aïssa (près Aïn Sefra), plaine
+d’alfa, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 319) ; id. près de l’oasis
+de Tiout dans le steppe rocailleux, alt. ca 1050 m., 31 mai (n. 562)
+et partout dans les rocailles à Duveyrier.
+
+_Obs._ — Cette plante est très répandue depuis le Sahara
+algérien jusque dans le Beloutchistan (Stoks). Lorsqu’elle est en
+fruit ses capitules se ferment pendant la sécheresse et s’ouvrent
+largement à l’humidité. Selon Michon ce serait cette plante et non
+l’_Anastatica_ qui serait la véritable « Rose de Jéricho ». Du
+reste, c’est ainsi qu’on la nomme dans le Sud-Oranais.
+
+=O. graveolens= Sch. Bip. in Webb _Phyt. canar._ II, 232 = _Buphtalmum
+graveolens_ Forsk. _Fl. æg.-arab._ 151 = _Asteriscus graveolens_
+DC. _Prod._ V, 486.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, Ras ed Dib, pentes rocheuses grillées du
+soleil, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 623).
+
+ MECOMISCHUS (Coss.) Benth. et Hook.
+
+=M. halimifolius= Hochr., comb. nov. = _Anthemis halimifolia_ Munby
+in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 284 (1855) = _Cladanthus Geslini_ (e
+subgen. _Mecomischus_) Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 15 (1857) ;
+id. ap. Kralik in Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 190 et 191 _bis_
+(1856) = _Mecomischus Geslini_ Benth. et Hook. _Gen. pl._ II, 418
+(1873) = _Fradinia Geslini_ Pomel _Nouv. mat._ 52 (1874) = _Fradinia
+halimifolia_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 450 (1890).
+
+Hab. : Oran, dans le sable mouvant de la dune, sur les bords d’un
+oued qui la traverse à 15 km. W. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1100 m. 5
+juin (n. 680).
+
+_Obs._ — Il est hors de doute que le nom de genre ayant la
+priorité est _Mecomischus_, c’est aussi celui qui a été
+adopté par M. Hoffmann (_Nat. Pfl. fam._ IV, 5, 270 et _Nachtrag_
+p. 327). D’autre part, comme nous n’admettons pas le plus ancien
+binôme comme valable, c’est évidemment le nom spécifique
+_halimifolia_ qui a la priorité. Il nous a donc fallu créer ce
+binôme nouveau puisqu’il n’existait pas encore.
+
+ SANTOLINA L.
+
+=S. rosmarinifolia= L. _Sp. pl._ 842 (1753) var. =canescens=
+Boiss. _Voy. Esp._ II, 316 (1839) = _S. canescens_ Lag. _Gen. et Sp._
+p. 25 (1816) = _S. rosmarinifolia_ var. _leptophylla_ Webb _It. hisp._
+(1838).
+
+Hab. : Oran, Djebel Morghad, près Hassin Sarah, dôme rocheux couvert
+de chênes-verts, alt. ca. 1950 m. 25 mai, (n. 476), et un peu partout
+à de hautes altitudes sur les montagnes du Sud.
+
+ ANTHEMIS L.
+
+=A. montana= L. _Sp. pl._ ed. III, 1261 ; une des innombrables formes.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt de pins,
+alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 359) retrouvé au Djebel Morghad.
+
+=A. punctata= Vahl _Symb. bot._ II, 91, t. 46 (1791).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte et jusqu’au
+sommet, 1500-2000 m. d’alt. 16 mai (n. 242).
+
+=A. lonadioides= Hochr., comb. nov. = _Rhetinolepis lonadioides_
+Coss. ap. Kralik in Bourgeau _Pl. Alger. exsicc._ n. 202 (1856) ; in
+_Bull. soc. bot. Fr._ III, 708 (1856 Dec.) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 451.
+
+Hab. : Oran, versant S. du Djebel Mekter, rochers boisés,
+alt. ca. 1400 m. 5 juin (n. 668).
+
+_Obs._ — Cette espèce qui n’avait été signalée qu’en deux
+endroits, entre Tiout et Asla et à la Brézina, semble plus commune
+qu’on aurait pu le croire.
+
+ ANACYCLUS L.
+
+=A. cyrtolepidioides= Pomel _Nouv. mat._ 54 (1874) ; Murb. _Contrib._
+I, 97 = _A. alexandrinus_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 452 p.p.
+
+Hab. : Oran, Bou-Ktoub près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 920
+m. 11 mai (n. 176) ; id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el
+Betoum, dans le sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200
+m. 26 mai (n. 442).
+
+_Obs._ — Cette espèce paraît être à peine distincte de
+l’_A. alexandrinus_ d’Orient dont elle est peut-être seulement
+une variété.
+
+=A. depressus= Ball in _Journ. bot._ p. 365 (1873) ;
+id. _Spicil. marocc._ p. 503 t. XXIV.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, sur le col, clairière dans les bois de
+chênes-verts alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 391).
+
+_Obs._ — Il est remarquable de voir dans ce genre deux espèces
+dont l’une, orientale, habite la plaine tandis que l’autre,
+occidentale, habite le sommet des montagnes de notre région.
+
+=A. valentinus= L. _Sp. pl._ 892 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte,
+alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 398).
+
+ ACHILLEA L.
+
+=A. odorata= L. _Syst._ ed. X. 1225 = _A. microphylla_ Willd. _Sp. pl._
+III, 2210.
+
+Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa à 50 km. d’Aïn Sefra, en
+grosses touffes au bord de l’oued, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 322).
+
+_Obs._ — Cette espèce était là avec d’autres descendues du
+sommet en suivant le bord de la rivière. Il est vrai que nous ne
+l’avons pas revue plus haut, mais M. Battandier la signale au sommet
+du Djebel Mzi, c’est-à-dire à près de 2000 m.
+
+ CLADANTHUS Cass.
+
+=C. arabicus= Cass. in _Bull. soc. philom._ 199 (1816) ;
+id. _Dict. sc. nat._ IX, 342 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 450 =
+_Anthemis arabica_ L. _Sp. pl._ 896 (1753).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de Mograr Foukani, alt. ca. 950
+m. 4 juin (n. 639).
+
+ CHRYSANTHEMUM L.
+
+=C. macrotum= (e sect. _Coleostephus_) Ball _Spic._ in
+_Journ. linn. Soc._ XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 463 =
+_Coleostephus macrotus_ Dur. in Duchartre _Rev. bot._ I, 363 (1845-46)
+= _Myconia macrotus_ Sch. Bip in Walp. _Ann._ I, 421 (1848-49) =
+_Glossopappus chrysanthemoides_ Kunze in _Flora_ XXIX, 748 (1846).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant N. au-delà du télégraphe optique
+sur les pentes herbeuses, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 589) ; id. vallon
+au pied du Djebel Morghad, près de l’oued sec, alt. ca. 1200 m. 26
+mai (n. 466) ; id. ravin d’Aïn Aïssa, alt. ca. 1400 m. 20 mai
+(n. 321).
+
+=C. Myconis= (e sect. _Coleostephus_) L. _Sp. pl._ ed. II, 1254 =
+_Coleostephus Myconis_ Cass. in _Dict. sc. nat._ XII, 43.
+
+Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 73).
+
+=C. Maresii= (e sect. _Pyrethrum_) Ball in _Journ. Bot._ XI, 366
+(1873) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 466 = _Pyrethrum Maresii_ Coss. in
+Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 198 (1856) ; in _Bull. soc. bot. Fr._
+IV, 17 (1857).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, terrain rocheux commun de
+1600 à 2000 m. 16 mai (n. 205) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E.,
+rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 344).
+
+=C. Gayanum= (e sect. _Pyrethrum_) Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._
+XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 466 = _Pyrethrum Gayanum_
+Coss. et Dur. in Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 226 (1856) ; et
+in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 15 (1857) = _C. Mawii_ Hook. fil. in
+_Bot. Mag._ t. 5997 (1872).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, répandu depuis 1500 à 1900
+m. 16 mai (n. 204) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt
+de pins, alt. ca. 1780 m. 19 mai (n. 351).
+
+_Obs._ — _C. Mawii_ est seulement le plus ancien nom binaire.
+
+ ARTEMISIA L.
+
+=A. Herba-alba= (e sect. _Seriphidium_) Asso _Syn. Arag._ 117.
+
+Hab. : Oran, pentes herbeuses N. du Djebel Aïssa, alt. ca. 1500 m. 2
+juin (n. 571), et un peu partout dans les régions limoneuses.
+
+Var. =oranensis= Debeaux _Assoc. fr., Congrès d’Oran_ 307 (1888).
+
+Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N., pentes herbeuses au delà du
+télégraphe optique, alt. ca. 1300 m. 5 juin (n. 676).
+
+=A. arborescens= L. _Sp. pl._ ed. II, 1188.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 58).
+
+ SENECIO L.
+
+=S. leucanthemifolius= Poiret _Voy. Barb._ II, 238 (1789) =
+_S. humilis_ Desf. _Fl. atl._ II, 271, t. 233 (1800).
+
+Var. =leucanthemifolius= Batt. in Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 472.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 369), c’est la forme type.
+
+Var. =humilis= Batt. l.c. = _S. humilis_ Desf. sensu stricto ;
+Murb. _Contrib._ I, 101 (pro subsp.).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, dans le gazon du bord de
+la mer, 2 mai (n. 19).
+
+=S. coronopifolius= Desf. _Fl. atl._ II, 273 var. =genuinus= Hochr.
+
+Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, dans le sable de la dune,
+alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 200).
+
+Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt habitu
+majore, caulibus elongatioribus, ramosioribus, crassioribus, foliis
+angustioribus, lobulis rarioribus et brevioribus, foliis inferioribus
+fere integris linearibus, capitulis majoribus, ligulis majoribus
+et numerosioribus.
+
+Planta ca. 1 m. alta, ramosa ; caules ad 3-4 mm. crassi ; capit. discus
+ad 1,2 cm. in diam. latus ; ligulæ ca. 1 cm. longæ, ita ut capitula
+maxima plus quam 3 cm. in diam. metiant.
+
+Hab. : Oran, dans les jardins du Ksar d’Aïn Sefra, sur le sable
+humide, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 545).
+
+_Obs._ — C’est une forme très exubérante du _S. coronopifolius_,
+mais qui en diffère autant, si ce n’est plus, que la
+var. _subdentatus_ Boiss. _Fl. or._ I, 390. Notre plante diffère
+en outre de cette dernière par sa taille très élevée et ses gros
+capitules. Elle constitue évidemment une des nombreuses adaptations
+de plantes du bled au climat des oasis.
+
+ CALENDULA L.
+
+=C. ægyptiaca= Pers. _Synops._ II, 492 (1807) ; Murb. _Contr._
+I, 101 = _C. platycarpa_ Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ III, 564
+(nomen nudum) = _C. stellata_ var. _hymenocarpa_ Coss. l.c. IV,
+282 etc. (Voy. Murbeck l.c.).
+
+Hab. : Oran, pentes rocailleuses en montant au télégraphe optique
+du Djebel Aïssa, alt. ca. 1400 m. 2 juin (n. 569) ; id. Duveyrier,
+sommet du Ras ed Dib, dans les fentes de rochers, alt. ca. 950 m. 4
+juin (n. 631) ; id. Aïn el Hadjar près Saïda au N. des hauts
+plateaux, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 145) ;
+id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide
+sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 448).
+
+_Obs._ — Les n. 569 et 631 ont des akènes ailés et un rostre
+court, le n. 145 a des akènes aptères mais un rostre plus long et
+le n. 448 est une forme très haute à feuilles et à fleurs très
+grandes, comme toutes les plantes oasicoles. Toutefois vu l’extrême
+variabilité de cette plante, nous ne saurions en faire une variété
+du n. 448. Nous avons vu en effet des spécimens cultivés dans le
+jardin de Boissier et présentant un port analogue.
+
+ ECHINOPS L.
+
+=E. spinosus= L. _Mant._ I, 119 = _E. Bovei_ Boiss. _Diagn._ ser. I,
+VI, 99.
+
+Hab. : Oran, dune près du Ksar d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 30
+mai (n. 531), très commun dans la région.
+
+_Obs._ — C’est bien le type qui habite surtout l’Egypte ;
+l’_E. Bovei_ est une forme à feuilles un peu plus larges.
+
+ XERANTHEMUM L.
+
+=X. inapertum= Willd. _Sp. pl._ III, 1902 (1801) = _X. annuum_ β
+_inapertum_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1201 (1763) = _X. erectum_ Presl
+_Del. Prag._ 106 (1822) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 484.
+
+Hab. : Oran, dans les rochers du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai
+(n. 122) ; id. Tafaroua, station du chemin de fer dans la partie N. des
+hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 157) ; id. Ras Chergui
+sur Aïn Sefra, sous les buissons, entre 1600 et 2000 m. d’alt. 16
+mai (n. 246) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 341).
+
+_Obs._ — Il est très intéressant de remarquer la différence
+considérable qu’il y a entre la plante de Saïda et celle des
+montagnes de l’extrême Sud. La première est subacaule quoique
+polycéphale et haute de 4 à 7 cm. ; la seconde est caulescente,
+ramifiée mono- ou polycéphale et atteint 30 cm. de hauteur. D’autre
+part, on peut remarquer que plus on descend vers le Nord et plus la
+plante devient courte, car le spécimen de Tafaroua (n. 157) tient
+le milieu entre les n. 122 de Saïda et 246 et 341 provenant de 1900
+à 2000 m. d’alt. C’est en somme exactement l’inverse de ce qui
+se produit pour nos plantes alpines qui se raccourcissent d’autant
+plus qu’elles croissent à de plus hautes altitudes. Voici comment
+nous nous expliquons ce phénomène car le nanisme xérophytique doit
+être exclu. Ces plantes deviennent gazonnantes pour se protéger du
+froid des nuits ; elles s’appliquent contre le sol pour échapper
+au rayonnement nocturne très intense. Or la partie septentrionale
+des hauts plateaux est incontestablement plus froide que la partie
+méridionale et, en outre, dans les montagnes du Djebel Amour,
+ces plantes trouvent des expositions plus abritées que sur une
+plaine dépourvues d’arbres. (V. à ce sujet ma communication sur
+la dune d’Aïn Sefra in _Comptes rendus de l’Acad. des Sc. de
+Paris_ 1903 l.c.). Enfin, dans le Sud, ces plantes, pour trouver
+une humidité suffisante, sont forcées de se réfugier sur les
+sommets, où elles croissent à l’ombre des chênes-verts et des
+genévriers. Ces derniers font donc aussi office d’écrans nocturnes
+et l’espèce y présente son port élancé habituel. Dans ce dernier
+cas l’étiolement pourrait aussi jouer un rôle.
+
+ CARLINA L.
+
+=C. corymbosa= L. _Sp. pl._ 828 (1753).
+
+Var. =libanotica= Boiss. _Fl. or._ III, 450 (1875) = _C. libanotica_
+Boiss. _Diagn._ ser. 1, X, 95.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, pentes d’éboulis du Ras ed Dib, alt. ca. 850
+m. 4 juin (n. 627) ; id. rochers arides au N. de l’oasis de Mograr
+Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 643).
+
+_Obs._ — Cette espèce est d’un polymorphisme vraiment
+extraordinaire et notre plante se rapproche évidemment le plus
+de la var. de Boissier, laquelle n’avait pas été signalée
+en Algérie. Ce n’est assurément pas la var. _brachylepis_ de
+Battandier, car on y chercherait en vain des écailles obtuses et
+tachées de noir.
+
+ ATRACTYLIS L.
+
+=A. cæspitosa= Desf. _Fl. atl._ II, 254, t. 225.
+
+Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa, en grosses pelotes dans les rochers
+très secs, alt. ca. 1500 m. 20 mai (n. 324) ; id. rocailles près
+du télégraphe optique du Djebel Aïssa, alt. ca. 1680 m. 2 juin
+(n. 576), et très commun dans les stations analogues et élevées
+de la région.
+
+=A. prolifera= Boiss. _Diagn._ ser. 1, X, 96 ; id. _Fl. or._ I, 452.
+
+Hab. : Oran, dans la plaine près d’Aïn Sefra, croissant dans
+le sable entre les grosses touffes de végétation du steppe,
+alt. ca. 1100, 24 mai (n. 410) ; id. steppe rocailleux au pied du
+Djebel Aïssa, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 568), et très répandu
+dans la plaine.
+
+=A. cancellata= L. _Sp. pl._ 830 (1753) ; Boiss. _Fl. or._ III, 452.
+
+Hab. : Oran, dans la plaine près d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18
+mai (n. 283) ; id. steppe rocailleux près d’Aïn Sefra, au pied du
+Djebel Aïssa, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 567), et remontant encore
+sur les pentes rocailleuses.
+
+_Obs._ — Commun dans la plaine avec l’espèce précédente.
+
+=A. serratuloides= Sieb. ap. Cass. in _Dict. sc. nat._ L, 58
+(1826-34) ; Boiss. _Fl. or._ III, 453 = _A. microcephala_ Coss. et
+Dur. ap. Kralik _Pl. tunet. exsicc._ n. 374 (1854).
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 635).
+
+=A. flava= Desf. _Fl. atl._ II, 254, (1800).
+
+Var. =citrina= Hochr. = _A. citrina_ Coss. et Kral. in
+Schmitt. _Fragm. Fl. Alg. exsicc._ n. 148 (1856) ; id. in
+_Bull. soc. bot. Fr._ IV, 361 (1857) = _A. flava_ var. _glabrescens_
+Boiss. _Fl. or._ III, 452 (1875) ; Aschers. et Schweinfurth
+_Ill. Fl. Eg._ in _Mem. inst. ég._ II, 93 (1887).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 538).
+
+=A. Babelii=[53] Hochr. sp. nov. — Planta annua, acaulis,
+villosissima, radix simplex tenuis sed longa. Caulis brevis, dense
+foliosus, folia sessilia, lanceolata, spinescentia, supra ut subtus
+dense pilosa, sed non arachnoidea. Capitulum multiflorum unicum,
+foliis mutatis cinctum, eadem folia profunde lyrato-lobata, rache
+lineare, _dorso parte medio viscoso-glanduloso_ lobis spinescentibus,
+linearibus, pilosis, ita approximatis et rachi perpendicularibus
+ut scalam æmulent. Involucri bracteæ capitulo æquilongæ
+exter. late, inter. angustissime lanceolatæ, virides apice pilosæ,
+longe acuminato-mucronatæ, mucrone apice brunneo. Flores sulfurei,
+exter. ligulati inter. tubulosi. Achænia pilis longis, _crispulis_,
+lanuginosis, argenteis vestita. Pappus multiradiatus ; radii plumosi
+infima basi solum coaliti, argentei, floribus fere æquilongi.
+
+Caulis (vel melius planta) 4-6 cm. alta ; folia 3-5 cm. longa et spinis
+neglectis 0,7-1 cm. lata ; folia bracteiformia 2,5-3 cm. longa, rachis
+0,2-0,3 cm. lata, lobi 0,5-0,8 cm. longi et basi ca. 0,075 cm. lati ;
+involucri bracteæ mucrone neglecto 1 × 0.5 — 1,5 × 0,1 cm. longæ
+et latæ ; mucro setaceus, brunneus ca. 0,5 cm. longus. Corollæ
+tubus ca. 1 cm. longus, ligulæ 0,3-0,6 cm. longæ. Achænium
+ca. 0,5 cm. longum, achæniorum villi ad 0,7 cm. longi ; pappus ca. 1
+cm. longus. Capitulum 1,7-2 cm. longum et 0,8-1,2 cm. in diam. latum,
+ligulis neglectis.
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, pentes d’éboulis du Raz ed Dib, alt. ca. 850
+m. 4 juin (n. 628).
+
+_Obs._ — Cette fort jolie espèce est extrêmement
+caractéristique. Il est incontestable qu’elle ressemble le plus
+à l’_A. flava_, mais elle s’en distingue à première vue,
+par son port acaule et monocéphale, par son indument, par la forme
+très curieuse des feuilles entourant immédiatement le capitule et
+ressemblant à une échelle à un seul montant, par la zone visqueuse
+glanduleuse occupant la partie moyenne et dorsale de ces feuilles,
+et enfin par les poils de l’akène qui sont très élégamment
+crépelés, soyeux et d’un blanc d’argent, alors qu’ils sont un
+peu brunâtres et absolument droits chez l’_A. flava_. Ce dernier
+n’a pas des feuilles bractéales de la même forme et ces feuilles
+ne sont jamais glanduleuses sur le dos.
+
+ JURINEA Cass.
+
+=J. humilis= DC. _Prod._ VI, 677 (1837) = _Serratula humilis_
+Desf. _Fl. atl._ II, 244, t. 220 (1800) = _Serratula mollis_ Cav. _Ic._
+I, t. 90, f. 1 (1791) [non = _J. mollis_ Reich. = _Carduus mollis_
+L.] = _J. Bocconi_ Guss. _Fl. Sic. Syn._ II, 448 (1844) = _Serratula
+Bocconi_ Guss. _Ind. Sem. h. Boccad._ (1825).
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rochers du sommet,
+alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 253), et un peu partout à cette altitude.
+
+On admet que le _Carduus mollis_ Gouan _Illustr._ 63 est synonyme
+du _Jur. humilis_ (V. _Ind. Kew._ 425). Cela nous paraît au moins
+douteux, car la planche de Clusius sur laquelle se base Gouan ne
+ressemble en rien à notre plante.
+
+ CARDUUS L.
+
+=C. pteracanthus= Dur. in Duchartre _Rev. bot._ I, 361 (1845-46).
+
+Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 930 m. 10 mai (n. 118).
+
+ ONOPORDON L.
+
+=O. arenarium= Pomel _Nouv. mat._ 20 (1874) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 520 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 241 = _O. Sibthorpianum_ Boiss. et
+Held. ex Boiss. _Fl. or._ I, 561 (1875) = _Carduus arenarius_
+Desf. _Fl. atl._ II, 247 (1800).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, un peu partout dans le sable, alt. ca. 1050
+m. 30 mai (n. 525).
+
+_Obs._ — Les Arabes de la région appellent cette plante le _hakka_
+et ils s’en servent pour faire du fromage. Ils arrachent les
+fleurs, les mâchent et les crachent ensuite dans le lait pour le
+faire cailler.
+
+ CRUPINA Cass.
+
+=C. vulgaris= Cass. _Dict._ XLV, 39 = _Centaurea Crupina_ L. _Sp. pl._
+909 (1753).
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rochers herbeux du versant N. au delà
+du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 592).
+
+ CENTAUREA L.
+
+=C. pullata= (e sect. _Melanoloma_) L. _Sp. pl._ 911 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, près de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 91).
+
+=C. Battandieri= (e sect. _Acrocentron_) Hochr., nom. nov. =
+_C. Cossoniana_ Batt. in _Bull. soc. bot. Fr._ XXXV, 341 (1888) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 497 [non Ball in _Journ. Bot._ 369 (1873) ;
+_Spic._ in _Journ. Lin. soc. Lond._ XVI, 527 (1878)].
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les rocailles à
+mi-côte, alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 271).
+
+=C. acaulis= (e sect. _Acrocentron_) L. _Sp. pl._ 914 (1753) ;
+Desf. _Fl. atl._ II, 302, t. 243.
+
+Hab. : Oran, Aïn el Hadjar, près Saïda, sur la voie du chemin de
+fer, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 187).
+
+_Obs._ — Comme l’indiquent Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 246, les
+Arabes tirent de la racine une matière colorante jaune.
+
+=C. incana= (e sect. _Acrocentron_) Desf. _Fl. atl._ II, 301 (1800)
+[non Lag. nec Ten.] = _C. pubescens_ Willd. _Sp. pl._ III, 2322
+(1801) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 497.
+
+Var. =saharæ= Hochr. comb. nov. = _E. pubescens_ var. _saharæ_
+Batt. et Tr. l.c. = _C. saharæ_ Pomel _Nouv. mat._ 30 (1874).
+
+Hab. : Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne,
+alt. ca. 1200 m. 16 mai (n. 275).
+
+Var. =monocephala= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus
+simplicibus non ramosis, capitulo unico terminali ; caudice apice,
+inter petiolos foliorum radicalium, glabro.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, steppe d’alfa sur l’arête au delà
+du télégraphe optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 597).
+
+_Obs._ — Le nom de Desfontaines doit primer, parce qu’il est
+antérieur puisqu’il est cité par Willdenow.
+
+=C. eriophora= (e. sect. _Mesocentron_) L. _Sp. pl._ 916 (1753).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 117).
+
+=C. maroccana= (e sect. _Mesocentron_) Ball in _Journ. Bot._
+370 (1873) ; id. _Spic._ in _Journ. linn. Soc._ XVI, 530 (1878)
+= _C. pterodonta_ Pomel _Nouv. mat._ p. 28 (1874) ; Batt. et
+Tr. _Fl. Alg._ I, 499.
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 636) a été aussi récolté à El Kantara
+(Sahari) 3° 21′ long E. par E. G. Paris _Iter bor. Afric._ n. 466.
+
+=C. melitensis= (e sect. _Mesocentron_) L. _Sp. pl._ 917 (1753) =
+_C. apula_ Lam. _Encycl._ I, 674.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne,
+près de la dune, alt. ca. 1150 m. 16 mai (n. 264).
+
+=C. Calcitrapa= (e sect. _Calcitrapa_) L. _Sp. pl._ 917 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, rives de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 92).
+
+=C. algeriensis= (e sect. _Calcitrapa_ sed aff. sect. _Seridia_ fide
+Coss.) Coss. et Dur. _Notes pl. crit._ p. 136 (inter 1851 et 1852).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 97).
+
+=C. dimorpha= (e sect. _Seridia_) Viv. _Fl. lyb. spec._ 58, t. 24 f. 3
+(1824) ; Boiss. _Fl. or._ III, 692 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 504 ;
+Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 243.
+
+Var. =lævibracteata= Hochr., var. nov. — A typo differt caudice
+plerumque caulem unicum gerente, caule elongato ± ramoso et præcipue
+involucro capitulorum juniorum quoque, glaberrimo nec arachnoideo.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dans le sable, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 524).
+
+_Obs._ — Viviani a appelé son espèce _bimorpha_, ce que les auteurs
+subséquents ont changé correctement en _C. dimorpha_. Mais il n’y
+a pas là deux espèces comme paraît l’indiquer l’_Ind. Kew._
+
+=C. crupinoides= (e sect. _Amberboa_) Desf. _Fl. atl._ II, 293 =
+_Amberboa crupinoides_ DC. _Prod._ VI, 559 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._
+I, 506. = _Volutarella bicolor_ Cass. in _Dict. sc. nat._ L., 250.
+
+Hab. : Oran, Aïn el Hadjej, station au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe
+pierreux, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 609).
+
+ CARTHAMUS L.
+
+=C. calvus= Batt. et Tr. in _Bull. assoc. fr. avanc. sc._ 489
+(1889) ; _Fl. Alg._ I, 510 (1890) = _Carduncellus calvus_ Boiss. et
+Reut. _Pugill._ 64.
+
+Hab. : Oran, Saïda, prairie, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 137).
+
+_Obs._ — Les soies du pappus sont simples, c’est pourquoi nous
+classons cette espèce dans ce genre et non parmi les _Carduncellus_
+qui ont des soies plumeuses.
+
+ CARDUNCELLUS Juss.
+
+=C. Duvauxii= Batt. in _Bull. soc. bot. Fr._ XXXV, 341 et 390 (1888) ;
+id. _Fl. Alg._ I, 515.
+
+Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani,
+alt. ca. 1000 m. 5 juin (n. 661).
+
+_Obs._ — M. Battandier a découvert cette espèce au col de Founassa
+mais elle avait été déjà distribuée dans l’exsicc. de Bourgeau
+_Pl. d’Alg._ n. 67 (1856) sous le nom de _C. atractyloides_. En tous
+cas l’échantillon de l’Hb. Boiss. appartient à l’espèce de
+M. Battandier.
+
+ WARIONIA Benth. et Coss.
+
+=W. saharæ= Benth. et Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ XIX, 165 (1872).
+
+Hab. : Oran, Duveyrier, dans les fentes de rochers au sommet du Ras ed
+Dib, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 632), et retrouvée dans les rochers
+arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani.
+
+_Obs._ — Ce genre monotype n’a été vu que dans cette région
+où il semble assez rare. Comme il est fort peu connu, il est bon de
+faire, d’après la photographie que nous avons rapportée, quelques
+rectifications à la description de Cosson.
+
+Ce végétal est un fort bel arbuste de 1,5 à 3 m. de haut, fortement
+ramifié dès la base et dont les feuilles, d’un beau vert, tranchent
+sur l’écorce qui est d’un blanc d’argent. Les branches sont
+épaisses, surtout à leur partie inférieure, mais elles sont
+extrêmement légères et fragiles à cause du grand développement
+de la moelle et du liège. La plante répand une odeur _sui generis_
+et renferme en petite quantité un suc laiteux, elle est connue des
+indigènes qui l’utilisent, mais je n’ai pu savoir pourquoi.
+
+ CATANANCHE L.
+
+=C. cœrulea= L. _Sp. pl._ 812 (1753).
+
+Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 950 m. 10 mai (n. 123).
+
+Var. =propinqua= Hochr. = _C. propinqua_ Pomel _Nouv. mat._ 19 (1874)
+= _C. cærulea_ var. _tenuis_ Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._
+XVI, 533 (1878).
+
+Hab. : Oran, vallon au pied du Djebel Morghad, dans le steppe d’alfa,
+alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 462).
+
+_Obs._ — Le nom de Pomel étant antérieur de 4 ans à celui de
+Ball nous paraît devoir être conservé.
+
+ KŒLPINIA Pallas
+
+=K. linearis= Pallas _Reise_ III, 755 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 533.
+
+Hab. : Oran, El Archaïa près Méichéria, dans le sable,
+alt. ca. 1200 m. 11 mai (n. 181).
+
+ RHAGADIOLUS Juss.
+
+=R. stellatus= Gärtn. _Fruct._ II, 354 (1791) ; Willd. _Sp. pl._
+III, 1625 (1801) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 532.
+
+Hab. : Oran, Aïn el Hadjar près Saïda, sur la voie ferrée,
+alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 146).
+
+ HEDYPNOIS Schreb.
+
+=H. cretica= Willd. _Sp. pl._ III, 1617 (1800) = _Hyoseris cretica_
+L. _Sp. pl._ 810 (1753) = _H. polymorpha_ DC. _Prod._ VII, 81 (1839).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers au bord de la mer,
+2 mai (n. 86), forme _pendula_ de Batt. _Fl. Alg._ I, 531 ; environs
+d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 69) ; Oran, Aïn Aïssa près
+Aïn Sefra, sur l’emplacement du sanatorium, alt. ca. 1600 m. 19 mai
+(n. 335), plante très courte et très velue, à poils glochidiés ;
+Oran, steppe rocheux près d’Aïn Sefra, au pied du Djebel Aïssa,
+alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 566), à feuilles sinuées pennatifides.
+
+Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt statura maxima,
+caulibus elongatis erectis, foliis maximis parcissime ciliatis ;
+radice tenuissima. Involucri bracteæ hispidæ.
+
+Radix ca. 2 cm. longa ; planta fere 40 cm. alta ; folia infer. 7-10
+cm. longa 1-1,5 lata, suprema 3-4 cm. longa et 0,3-0,6 cm. lata ;
+pedunculi nudi, glabri 8-12 cm. longi et ad 2,5-3 mm. crassi.
+
+Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 450).
+
+_Obs._ — C’est évidemment là une des innombrables formes de
+l’_Hedypnois_ mais sa stature vraiment extraordinaire et son port
+si absolument différent nous ont induit à la distinguer comme
+variété. Peut-être n’est-ce qu’une simple variation stationelle.
+
+ HYPOCHÆRIS L.
+
+=H. ætnensis= (e sect. _Seriola_) Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._
+XVI, 542 (1878) = _Seriola ætnensis_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1139 ;
+Benth. et Hook. _Gen._ II, 520 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 537.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 53) ;
+id. Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 77).
+
+ UROSPERMUM Scop.
+
+=U. Dalechampii= F. W. Schmidt _Samml. phys. Aufs._ I, 276 (1795) =
+_Tragopogon Dalechampii_ L. _Sp. pl._ 790 (1753).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 43).
+
+=U. picroides= F. W. Schmidt l.c. = _Tragopogon picroides_ L. l.c.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 51).
+
+ LEONTODON L.
+
+=L. Salzmanni= (e sect. _Kalbfussia_[54]) Ball _Spic._
+in. _Journ. linn. Soc._ XVI, 545 (1878) = _Kalbfussia Salzmanni_
+Schultz Bip. in _Flora_ XVI, 724 (1833) = _Apargia verna_ Salzm. in
+Delile _Ind. Sem. hort. Monsp._ (1836).
+
+Var. =Muelleri= Ball l.c. = _K. Muelleri_ Schultz. l.c.
+
+Hab. : Oran, El Beida, entre Saïda et le Kreider, dans le gravier
+de la voie ferrée, alt. ca. 1060 m. 11 mai (n. 161).
+
+_Obs._ — Nous pensons, avec Ball, que ces deux plantes peuvent être
+considérées comme variétés d’une même espèce. Remarquons en
+outre combien il est anormal d’accoler le nom du sous-genre au
+nom de l’espèce comme le font Batt. et Tr. l.c. qui appellent
+_K. Muelleri_ une espèce rangée par eux-mêmes dans le genre
+_Leontodon_. Il en est de même pour les _Picris_. Cet arrangement
+est absolument contraire à la méthode linnéenne.
+
+ PICRIS L.
+
+=P. saharæ= (e sect. _Spitzelia_) Hochr., comb. nov. = _Spitzelia
+saharæ_ Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 369 et 397 (1857) ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 543 = _S. lyrata_ Coss. et Dur. non
+Schultz. Bip.
+
+Hab. : Oran, dans le sable, près de la voie ferrée à env. 10
+km. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1150 m. 2 mai (n. 415) ; id. Duveyrier,
+sommet du Raz ed Dib, dans les pierres, alt. ca. 950 m. 4 juin
+(n. 626).
+
+Var. =oranensis= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus
+elongatis, foliatis, erectis, parte superiore paulo ramosis ; foliis
+maximis fere integris, infer. vix rosulatis ; floribus maximis
+sulfureis. Caules 12-27 cm. longi ; folia ad 10 cm. longa et 1,2
+cm. lata ; capitula ad 3 cm. in diam. lata.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, pierres sculptées préhistoriques dans la
+plaine rocheuse, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 282).
+
+_Obs._ — Notre n. 415 est évidemment la plante appelée _S. getula_
+par Pomel (_Nouv. mat._ p. 267). Nous ne saurions la distinguer du
+type, même comme variété, car alors notre variété _oranensis_
+devrait être considérée, toutes proportions gardées, comme une
+espèce de premier ordre. Or ce n’est pas le cas, cette dernière
+constitue bien plutôt une modification curieuse du _P. saharæ_
+dont elle a l’indument, les bractées involucrales et tous les
+détails du fruit. Cependant son port, ressemblant beaucoup à celui
+de l’_Hagioseris galilæa_ type, de Boissier, ferait croire au
+premier abord à une espèce très distincte.
+
+=P. cupuligera= (e. sect. _Spitzelia_) Walp. _Ann._ I, 461 (1848-49)
+= _Spitzelia cupuligera_ Dur. in Duch. _Rev. bot._ II, 431 (1846)
+= _P. pilosa_ Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._ XVI, 536 (1878)
+[non Delile (1813)].
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 134) ; id. Bou-Ktoub, près du Kreider, dans le sable,
+alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 173).
+
+_Obs._ — Nous croyons, avec Battandier, qu’il n’est pas possible
+d’identifier notre plante avec le _P. pilosa_ de Delile, dont la
+planche représente les akènes extérieurs pourvus d’un pappus
+fimbrié et non cupuliforme.
+
+ SCORZONERA L.
+
+=S. laciniata= L. _Sp. pl._ 791 (1753).
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près d’Aïn Sefra, dans la petite prairie
+sèche où était le sanatorium, alt. ca. 1600 m. 19 mai (n. 334).
+
+_Obs._ — C’est une forme acaule, décombante et très courte de
+cette espèce si polymorphe.
+
+=S. undulata= Vahl _Symb._ II, 86 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 548.
+
+Var. =alexandrina= Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 262 (1896) ;
+Murb. _Contr._ I, 111 = _S. alexandrina_ Boiss. _Fl. or._ III, 760
+(1875).
+
+Hab. : Oran, près Tiloula, dans la plaine d’alfa, alt. ca. 1200
+m. 18 mai (n. 316).
+
+ ANDRYALA L.
+
+=A. integrifolia= L. _Sp. pl._ 808 (1753).
+
+Var. =integrifolia= Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 567 (1890).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer 2 mai
+(n. 81).
+
+=A. Chevalieri= Barr. ap. Cheval. _Notes sur la Fl. du Sahara_ in
+_Mém. Hb. Boiss._ VII, 10 (1900).
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, dans le sable mouvant de la dune, près du
+Ksar, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 543).
+
+ LAUNÆA Cass.
+
+=L. resedifolia= O. Kuntz. ex Hoffm. in Engler u. Pr. _Nat. Pfl. fam._
+IV, 5, 370 = _Zollikoferia resedifolia_ Coss. _Not. Crit._ 120 =
+_Scorzonera resedifolia_ L. _Sp. pl._ 1198 = _Zoll. chondrilloides_
+DC. _Prod._ VII, 183 = _Z. chondrilloides_ Hook. _Fl. brit. Ind._
+III, 415.
+
+Var. =viminea= Hochr., comb. nov. = _Zollikoferia resedifolia_
+var. _viminea_ Lange _Pugill._ 149.
+
+Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai,
+(n. 158) ; id. près d’Aïn Sefra, en touffes dans le sable,
+près de la voie ferrée, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 417) ; id. Aïn
+Sefra près du Ksar, sur la limite de la dune au pied des peupliers,
+alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 529) _forma elongata_.
+
+=L. spinosa= Sch. Bip. in Webb _Phyt. canar._ II, 428 = _Prenanthes
+spinosa_ Forsk. _Fl. æg-arab._ 144 = _Zollikoferia spinosa_
+Boiss. _Fl. or._ III, 826.
+
+Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, formant de grosses touffes
+dans les fentes de rochers, alt. ca. 1500 m. 16 mai (n. 206).
+
+ SONCHUS L.
+
+=S. oleraceus= L. _Sp. pl._ 794 (1753).
+
+Hab. : Oran, Saïda, dans une haie au bord de la route, alt. ca. 850
+m. 10 mai (n. 102).
+
+=S. asper= Hill. _Herb. brit._ I, 47 (1769) ; Vill. _Hist. Pl. Dauph._
+III, 158 (1789) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 555.
+
+Hab. : Oran, Aïn Aïssa, terrain marécageux près de la source,
+alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 337).
+
+=S. tenerrimus= L. _Sp. pl._ 794 (1753).
+
+Var. =glandulosus= Lange _Ind. Sem. hort. hafn._ 19 (1853) ;
+id. _Pugill._ 150.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 49).
+
+Var. =lævigatus= Lange _Pugill._ p. 150 (1860-65).
+
+Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 68).
+
+_Obs._ — Cette espèce semble absolument inconstante au point de
+vue de la durée, elle est indifféremment annuelle ou vivace.
+
+=S. maritimus= L. _Syst._ ed. X, 1192.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, jardins du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai
+(n. 542).
+
+ LACTUCA L.
+
+=L. viminea= (e sect. _Phœnixopus_) J. et K. Presl. _Fl. cech._
+160 (1819) ; Link _Enum._ II, 281 (1822) = _Prenanthes viminea_
+L. _Sp. pl._ 797 (1753).
+
+Hab. : Oran, rochers herbeux sur le versant N. du Djebel Aïssa,
+au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 581).
+
+ REICHARDIA Roth.
+
+=R. picroides= Roth _Bot. Abh._ 35 (1787) = _Picridium vulgare_
+Desf. _Fl. atl._ II, 221 (1800) = _Scorzonera picroides_ L. _Sp. pl._
+792 (1753).
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900
+m. 10 mai (n. 108).
+
+Var. =intermedium= Hochr., comb. nov. = _Picridium
+vulgare_ var. _intermedium_ Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 268 =
+_Picrid. intermedium_ Schulz Bip. ap. Webb _Phyt. canar._ II, 451 ;
+Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 559.
+
+Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 46).
+
+=R. orientalis= Hochr., comb. nov. = _Scorzonera orientalis_
+L. _Sp. pl._ ed. II, 1113 (1763) = _Picridium orientale_ DC. _Fl. fr._
+IV, 16 (1805) ; Murb. _Contr._ I, 112 = _Picr. discolor_ Pomel
+_Nouv. mat._ 6 = _P. saharæ_ Pomel l.c. 262, etc.
+
+Hab. : Oran, Aïn Sefra, pierres sculptées préhistoriques, rochers,
+alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 280) ; id. au pied du Djebel Mekter,
+versant sud, rochers herbeux, alt. ca. 1200 m. 5 juin (n. 666).
+
+_Obs._ — Nous renvoyons au sujet de la synonymie de cette espèce
+à la dissertation de M. Murbeck, en ajoutant toutefois qu’on ne
+saurait séparer les _P. discolor_ et _saharæ_ de Pomel.
+
+ CREPIS L.
+
+=C. taraxacifolia= (e sect. _Barkhausia_) Thuill. _Fl. Par._ 409
+(1799) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 563 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._
+268.
+
+Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10
+mai (n. 109) ; id. Aïn el Hadjar, près Saïda, sur la voie ferrée,
+alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 185) ; id. Djebel Morghad, versant S.-E.,
+pentes herbeuses, dans l’alfa, alt. ca. 1600 m. 26 mai (n. 468).
+
+_Obs._ — Ces plantes appartiennent à la forme appelée
+_C. taraxacoides_ par Desf.
+
+Var. =Aïssæ= Hochr., var. nov. — A typo differt caule
+subscapiforme ; foliis caulinis minimis, linearibus ; inflorescentia
+depauperata ca. 3-capitata ; involucro canescente, bracteis margine
+fere non scariosis.
+
+Caulis ca. 38 cm. altus ; folia radicalia ca. 10 × 1,7 cm. longa et
+lata, lyrato-pinnatilobula.
+
+Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et
+buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 343).
+
+
+[Note 41 : Original prêté obligeamment par M. Murbeck.]
+
+[Note 42 : Et non I comme l’indique par erreur l’_Ind. Kew._]
+
+[Note 43 : Brand lui-même ne paraît pas très au clair au
+sujet de la systématique de ce groupe difficile, puisque dans sa
+_Monogr._ l.c. p. 212 il cite le _L. tenuifolius_ var. _odoratus_
+Boiss. mss. comme syn. du _L. corniculatus_ var. _major_ Br. et que
+dans l’Hb. Boissier il a placé une annotation identifiant cette
+plante au _L. uliginosus_ var. _decumbens_ Br. Voir aussi ce que dit
+de ce groupe Burnat (_Fl. des Alp. marit._ II, 148).]
+
+[Note 44 : Habite l’Orient, la Syrie, la Perse.]
+
+[Note 45 : Nous ne pouvons malheureusement pas attribuer ce nom
+à M. Murbeck car il applique aux sous-espèces une dénomination
+binaire ce qui est en contradiction avec les lois de la Nomenclature
+(art. 38.)]
+
+[Note 46 : Le _L. angustifolium_ a des pétales de 9-15 mm. de
+longueur.]
+
+[Note 47 : Les synonymes étant exclus.]
+
+[Note 48 : _Lappula_ Mœnch touché par la prescription
+cinquantenaire. V. Engler _Nat. Pfl. f. Nachtr._ 289.]
+
+[Note 49 : Nous disons méricarpes et non fruit, parce que dans un
+même fruit nous avons observé un ou deux méricarpes ailés et deux
+ou trois méricarpes aptères.]
+
+[Note 50 : M. J. Briquet, le monographe des _Labiées_, a bien voulu
+étudier cette famille et rédiger les notes qui la concernent.]
+
+[Note 51 : V. Kunze _Rev._ I, CXXXIV.]
+
+[Note 52 : On trouvera dans Murbeck l.c. des détails au sujet de la
+synonymie de cette espèce.]
+
+[Note 53 : Dédié à M. A. Babel, président du Conseil administratif
+de la Ville de Genève, lequel a donné à notre voyage le caractère
+d’une mission scientifique et n’a épargné aucune démarche pour
+faciliter notre expédition.]
+
+[Note 54 : et non _Kalfbussia_ (Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 538, 539,
+540 et in Indice).]
+
+
+
+
+ APPENDICE
+
+ * * * * *
+
+
+ =Énumération des Mousses récoltées par M. Hochreutiner en
+ Algérie=
+
+ PAR
+ =_J. CARDOT_=
+
+ * * * * *
+
+
+1. =Timmiella Barbula= Limpr. (_Trichostomum Barbula_ Schw.).
+
+Environs d’Alger : Bouzarea, brousse, n. 6 ; fert.
+
+_Distrib._ : Toute la région méditerranéenne, d’où il s’avance
+jusqu’en Perse ; Madère, Canaries. Indiqué aussi en Abyssinie.
+
+2. =Crossidium squamigerum= Jur. (_Barbula squamigera_ Viv., _Tartula
+membranifolia_ Hook., _Barbula membranifolia_ Schultz).
+
+Province d’Oran : Djebel Morghad, rochers de l’arête, dans une
+fente de la paroi S.-E., alt. environ 1950 m. ; n. 491 in parte.
+
+_Distrib._ : Toute la région méditerranéenne, d’où il s’avance
+jusqu’en Perse et dans l’Europe moyenne : France, Allemagne,
+Belgique. Indiqué aux Etats-Unis dans les Montagnes Rocheuses.
+
+Seulement quelques tiges stériles au milieu d’un gazon
+d’_Encalypta vulgaris_. En l’absence de la fructification, il est
+impossible de décider si ces tiges appartiennent au type ou bien à
+la var. _griseum_ (_Crossidium griseum_ Jur.).
+
+3. =Tortula montana= Lindb. (_Syntrichia montana_ Nees, _S. intermedia_
+Brid., _Barbula intermedia_ Milde., _B. ruralis_ var. _rupestris_
+Br. eur.).
+
+Province d’Oran : Djebel Morghad, rochers ombreux près de
+l’arête, versant N.-W., alt. env. 1950 m. ; n. 488 in parte ; stér.
+
+_Distrib._ : Toute la région méditerranéenne, d’où il s’avance
+jusqu’en Perse ; Europe moyenne ; Suède, îles Britanniques ;
+Etats-Unis de l’Ouest. Indiqué au Cap de Bonne-Espérance.
+
+4. =Schistidium pulvinatum= Brid. (_Grimmia sphærica_ Sch.).
+
+Province d’Oran : Djebel Morghad, rochers ombreux près de
+l’arête, versant N.-W., alt. env. 1950 m. ; n. 488 in parte ; fert.
+
+_Distrib._ : Répandu dans une grande partie de l’Europe moyenne
+et dans le Caucase ; indiqué aussi en Abyssinie et au Canada.
+
+Forme à opercule convexe-déprimé, absolument dépourvu d’apicule.
+
+5. =Schistidium confertum= Br. eur. (_Grimmia conferta_ Funck).
+
+Province d’Oran : Djebel Morghad, rochers ombreux près de
+l’arête, versant N.-W., alt. env. 1950 m. ; n. 488 in parte ; fer.
+
+_Distrib._ : Répandu en Europe et dans l’Amérique du Nord ;
+Caucase, Perse, Abyssinie.
+
+Nouveau pour l’Algérie.
+
+6. =Grimmia pulvinata= Sm.
+
+Province d’Oran : Djebel Aïssa, sous un rocher, alt. env. 1800 m. ;
+n. 688 ; fert.
+
+_Distrib._ : Commun dans toute l’Europe ; Perse, Caucase, Açores,
+Canaries, Abyssinie, Tunisie ; Amérique du Nord : versant du
+Pacifique ; Australie, Nouvelle-Zélande, Tasmanie. Espèce
+cosmopolite.
+
+7. =Encalypta vulgaris= Hedw.
+
+Province d’Oran : Djebel Morghad, rochers de l’arête, dans une
+fente de la paroi S.-E., alt. env. 1950 m. ; n. 491 ; une capsule.
+
+_Distrib._ : Largement répandu en Europe, en Asie et dans
+l’Amérique du Nord ; Tunisie. Indiqué au Cap de Bonne Espérance
+et en Tasmanie.
+
+Forme à feuilles obtuses, à nervure forte, d’un brun-rouge,
+percurrente ou subexcurrente.
+
+8. =Bartramia stricta= Brid.
+
+Province d’Oran : Djebel Aïssa, sous un rocher ; alt. env. 1800 m. ;
+n. 687 ; quelques capsules.
+
+_Distrib._ : Toute la région méditerranéenne ; Madère,
+Canaries. Indiqué en Australie.
+
+9. =Bryum Donianum= Grev.
+
+Environs d’Alger : Bouzarea, brousse ; n. 39 ; fert.
+
+_Distrib._ : Europe méridionale, Tunisie, Madère, Canaries.
+
+10. =Brachythecium velutinum= Br. eur.
+
+Environs d’Alger : Bouzarea, brousse ; n. 39 in parte ; fert.
+
+_Distrib._ : Largement répandu en Europe, en Asie et dans
+l’Amérique du Nord.
+
+11. =Brachythecium= sp. ?
+
+Environs d’Alger : Bouzarea, brousse ; n. 39 in parte ; fert.
+
+Seulement quelques tiges stériles, dans les touffes de _Bryum
+Donianum_. Rappelle par son port les petites formes grêles du
+_B. albicans_ à feuilles légèrement homotropes vers l’extrémité
+des tiges ; en diffère par ses feuilles planes aux bords, moins
+longuement acuminées, à peine plissées dans le bas, et pourvues
+sur presque tout le contour de petites dents espacées mais bien
+distinctes. En l’absence de la fructification et en raison de la
+pauvreté des matériaux dont nous disposons, il est impossible de
+se prononcer plus catégoriquement au sujet de cette mousse, qui
+pourrait bien constituer une espèce nouvelle.
+
+ * * * * *
+
+
+
+
+ =Fungi Oranenses Hochreutinerani=
+
+ AUCTORE
+ =_P. HENNINGS_=
+
+ * * * * *
+
+
+ PERONOSPORACEÆ
+
+1. =Cystopus candidus= (Pers.) Lév. _Ann. sc. nat._, sér. III, 1847.
+
+_Oran_ : Saïda in fol. vivis _Sysimbrii Irionis_, 10 Majo 1901,
+n. 138.
+
+ USTILAGINACEÆ
+
+2. =Ustilago Penniseti= Rabenh. _Hedw._ 1871, p. 18.
+
+_Oran_ : oasis de Mograr Foukani in vivis inflor. _Penniseti orientais_
+Rich., 4 Junio 1901, n. 658.
+
+3. =Ustilago hypodytes= (Schlecht.) Fr. _Syst. Myc._ III, p. 518.
+
+_Oran_ : Tircount ; point d’eau dans le Faidjet el Betoum,
+alt. ca. 1200 m. in culmis _Lygii Spartii_ L. n. 26 Majo 1901, n. 234.
+
+ UREDINACEÆ
+
+4. =Uromyces tingitanus= P. Henn., n. sp. ; maculis sanguineis,
+rotundatis vel effusis ; soris teleutosporiferis amphigenis sparsis vel
+aggregatis, rotundato-pulvinatis, firmis, atrocastaneis usque ad 1½
+mm. diam. interdum confluentibus, teleutosporis oblonge ellipsoideis
+apice usque ad 10 μ incrassatis, rotundatis vel papillatis, læte
+brunneis, lævibus, ca. 20-38 × 17-22 μ, pedicello valde elongato,
+persistente, hyalino, usque ad 180 × 4-5 μ.
+
+_Oran_ : Aïn Sefra, dune près de l’oued, ca. 1050 m. in fol. vivis
+_Rumicis tingitani_, 30 Majo, n. 537.
+
+_U. acetosæ_ Schröt. affin. sed sporis apice incrassatis et longe
+pedicellatis div.
+
+5. =Phragmidium circumvallatum= Magn. _Ber. deutsch. bot. Gesellsch._
+XII, 1894, p. 84, tab. 4.
+
+_Oran_ : Djebel Morghad, alt. 2136 m. in fol. viv. _Gei heterocarpi_
+Boiss. ; ex Asia or. et Hispania not., 25 Majo, n. 512.
+
+ PLEOSPORACEÆ
+
+6. =Pleospora Rhautorii= P. Henn., n. sp. ; peritheciis caulicolis
+sparsis vel subgregariis, innatis, epidermide suberumpentibus,
+hemisphæricis, ca. 120-160 μ atro-membranaceis, poro pertusis ;
+ascis clavatis apice tunicatis rotundatis, ca. 75-100 × 20-30 μ,
+basi breve stipitatis curvulis, 8-sporis, obsolete paraphysatis ;
+sporis subdistichis oblonge ellipsoideis, utrinque rotundatis,
+primo melleis, dein brunneis, deinde atrocastaneis, 3-5-septatis,
+cuneiformibus, 20-30 × 13-18 μ.
+
+_Oran_ : ca. 10 km, au N. d’Aïn Sefra in ramulis siccis _Rhautorii
+suaveolentis_, 24 Majo, n. 414.
+
+ SPHÆROPSIDACEÆ
+
+7. =Macrophoma Hochreutineri= P. Henn., n. sp. ; maculis pallidis,
+rufobrunneo cingulatis, oblongis vel effusis ; peritheciis innatis
+sparsis vel gregariis, punctiformibus, atris, subhemisphæricis, poro
+late pertusis, ca. 60-90 μ diam. ; conidiis oblonge cylindraceis,
+utrinque rotundatis, subcurvulis, subulosis vel 3-pluriguttulatis,
+hyalinis, 30-35 × 5-7 μ, conidiophoris brevissimis.
+
+_Oran_ : Djebel Aïssa, alt. ca. 1750 m. in ramulis _Coronillæ
+junceæ_. — 19 Majo 1901, N. 359.
+
+_M. spartiicolæ_ Berl. et Vogl. affin. sed conidiis haud papillatis
+curvulisque diversa.
+
+8. =Macrophoma Haloxyli= P. Henn., n. sp. ; maculis caulicolis pallidis
+siccatis, peritheciis sparsis, innatis, subhemisphæricis, atris,
+poro pertusis, ca. 60-80 μ diam. ; conidiis oblonge subcylindraceis,
+subcurvulis vel rectis, utrinque rotundatis, eguttulatis, hyalinis,
+10-18 × 4½-5½ μ.
+
+Oran : Oasis de Tiout pr. Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. in ramulis
+siccis Haloxyli scoparii, 31 Majo 1901. n. 557.
+
+ * * * * *
+
+
+
+
+ =Lichenes Oranenses Hochreutinerani=
+
+ AUCTORE
+ =_Dr. A. ZAHLBRUCKNER_=
+
+ * * * * *
+
+
+1. =Dermatocarpon hepaticum= (Ach.) Th. Fr.
+
+Thallus sterilis.
+
+Ras Chergui sur Aïn Sefra, c. 1700 m. (n. 270).
+
+2. =Lecidea= (sect. _Psora_) =decipiens= Ach.
+
+Djebel Aïssa, terre humide sous un rocher, c. 1700 m. (n. 685).
+
+2. =Gonohymenia algerica= var. =granulosa= Stnr. in
+_Verhandl. zool.-botan. Gesellsch. Wien_, vol. LII (1902), p. 485.
+
+Rochers au nord de l’oasis de Mograr Foukani, c. 900 m. (n. 691 ;
+ad saxa arenacea).
+
+In dem vorliegenden Stücke liegen die Thallusareolen mehr zerstreut
+und das hyphöse Verlager ist minder deutlich entwickelt. Die Reduktion
+des Hypothallus dürfte durch die physikalischen Eigenschaften des
+Substratus bedingt sein.
+
+4. =Heppia subrosulata= Stnr. in _Sitzungsber. Kaiserl. Akad. der
+Wissensch. Wien_, math.-naturw. Classe, vol. CIV (1895), p. 397 et in
+_Verhandl. zool.-botan. Gesellsch. Wien_, vol. LII (1902), p. 472 =
+_Heppia cervinella_ Nyl. in Flagey, _Catalog. Lich. Alger._ (1896),
+p. 115 ; Flagey, _Lich. Alger. exsicc._ n. 212 !
+
+Rochers au nord de l’oasis de Mograr Foukani, c. 900 m. (n. 692
+pr. p. ; ad saxa arenacea).
+
+5. =Physcia stellaris= var. =leptalea= (Ach.) Nyl.
+
+Djebel Morghad : Hassin Sarah, sur l’écorce des chênes _Ballota_,
+c. 1900 m. (n. 689 pr. p.).
+
+6. =Physcia pulverulenta= f. =argyphæa= (Ach.) Nyl.
+
+Cum præcedente (n. 689 pr. p.).
+
+7. =Physcia Hochreutineri= A. Zahlbr., nov. spec.
+
+Thallus rigidus, crassiusculus, substrato arcte haud affixus, sordide
+cinerascens (imprimum ad margines et dein madefactus fere ochraceus)
+vel ochraceus, opacus, KHO =, CaCl2O2 =, in superficie ad margines
+subhirtus, in centre leprosus et scabridus, subtus pallidus (plus
+minus ochraceus) et rhizinis pallidis, pro maxima parte ad margines
+sitis munitus ; dense laciniatus, laciniis arcte approximatis, hinc
+inde imbricatis, sat angustis, 0,9-1,2 mm. latis, convexis ; cortice
+superiore duplo, parte superiore fuscescente, amorpho-pulverulenta,
+usque 40 μ crassa, parte inferiore decolore, ex hyphis pro
+maxima parte verticalibus vel subverticularibus, immixtis paucis
+subhorizontalibus dense contextis formata, non pseudoparenchymatica,
+usque 35 μ alta ; gonidiis globosis, læte viridibus, 8-12 μ
+latis, infra stratum corticale in latere superiore in glomerulis
+dispositis ; strato medullari albo, stuppeo, crassiusculo, hyphis
+non amyloideis ; strato corticali inferiore tenui, leviter ochraceo,
+ex hyphis irregularibus formato, non pseudoparenchymatico, strato
+corticali superiore parum angustiore.
+
+Apothecia sessilia, usque 2 mm. lata, disco e concaviusculo plana
+vel modice convexulo, nigricante, opaco ; margine thallino thallo
+concolore, leviter incurvo, crassiusculo, integro, demum parum
+depresso ; excipulo strato corticali tenui, textura sicut in thallo,
+strato excipuli medullari solum infra stratum corticale gonidia
+continente ; epithecio fusconigricante, subpulverulento ; hypothecio
+fere decolore (leviter lutescente), angusto, ex hyphis densissime
+contextis formato, non pseudoparenchymatico ; hymenio decolore, 140-170
+μ alto, J. cæruleo ; paraphysibus densis, eseptatis, simplicibus vel
+parce ramosis, apice paulum latioribus ; ascis oblongo-ellipsoideis,
+basi angustatis, 8-sporis ; sporis in ascis biserialiter dispositis,
+fuscis, uniseptatis, oblongis vel ovali-oblongis, rectis, medio bene
+constrictis, apice utrinque rotundatis, 25-40 μ longis et 11-16 μ
+latis, membrana tenui cinctis, septo tenui.
+
+Receptacula pycnoconidiorum ad margines sita, copiosa,
+verrucoso-protuberantia, circ. 0,3 mm. lata, vertice nigricante, demum
+distincte pertuso ; perithecio pallido, subgloboso vel late ovali ;
+fulcris endobasidialibus, dense ramoso-intricatis, leptodermaticis,
+circ. 2 μ crassis, crebre transversim septatis, cellulis brevibus ;
+pycnoconidiis brevibus, fusiformibus, apicibus rotundatis, rectis,
+4,8-5,5 μ longis et vix 1 μ latis.
+
+Eine eigenartige, durch das Indument ihrer Lageroberseite an
+_Theloschistes intricatus_ (Desf.) Hue errinernde Flechte, welche durch
+die Farbe des dicken Thallus und die in der Mitte eingeschnürten
+Sporen gut charakteriesiert ist. Sie gehört in den Formenkreis der
+_Physcia pulverulenta_, steht indes zu keiner der Arten desselben in
+näher verwandtschaftlichen Beziehung.
+
+Djebel Morghad : rochers ombreux près de l’arête, versant N.W.,
+c. 1950 m. (n. 490, planta fructifera ; saxicola) ; ibidem, près
+du sommet, rochers surplombant l’arête, 2000 m. (n. 505, thallo
+pallidiore, spermogonifera ; ad muscos).
+
+8. =Xanthoria lychnea= f. =pygmæa= (Bory) Th. Fr.
+
+Djebel Morghad, rochers de l’arête près du sommet, 2000 m. ;
+lichen formant de petits glomérules verdâtres, donnant au rocher
+une apparence tigrée (n. 507 et 509 ; saxicola).
+
+9. =Diploschistes albissimus= (Ach.) A. Zahlbr.
+
+Djebel Aïssa, contre un rocher, formant des taches blanches, c. 1700
+m. (n. 683 ; saxicola).
+
+10. =Lecanora= (sect. _Sphærothallia_) =esculenta= (Pall.) Eversm.
+
+Rochers au nord de l’oasis de Mograr Foukani, c. 900 m. (n. 693,
+planta fructifera).
+
+Die Flechte liegt in einem Stücke vor, welches einen krustigen
+Thallus aufweist und in der Lagerform mit dem von _Krempelhuber_[55]
+abgebildeten Exemplare übereinstimmt, nur sind die Lagerareolen
+noch kleiner. Auffallend ist au den von _Hochreutiner_ gesammelten
+Stücken das zeitliche, schon an der jüngsten randständigen Areolen
+bemerkbare Hervorbrechen der Apothecien.
+
+11. =Lecanora= (sect. _Placodium_) =peltata= Th. Fr. _Lichgr. Scand._
+vol. I (1871), p. 221 ; Jatta _Sylloge Lich. italic._ (1900), p. 175
+= _Squamaria peltata_ DC. _Flor. franç._ vol. II (1805), p. 377 ;
+Nyl. _Synops._ vol. II, p. 63.
+
+Pycnoconidia modice arcuatim curvata, gracilia, usque 30 μ longa.
+
+Djebel Morghad, près du sommet, rochers surplombant de l’arête,
+c. 2000 m. (n. 506, saxicola).
+
+Die typische Pflanze wurde bisher für Algier nicht verzeichnet.
+
+Var. =lævior= Stzbgr., _Lichenæa Afric._ (1890-91), p. 89 =
+_Squamaria peltata_ var. _lævior_ Nyl. _Synops._ vol. II, p. 63.
+
+f. =subterpallens= A. Zahlbr., nov. f.
+
+Thallo subtus ochraceo-rufescente, versus marginem paulum obscuriore,
+rugoso-costato.
+
+Djebel Morghad, rochers ombreux près de l’arête, versant N.W.,
+c. 1950 m. (n. 489).
+
+12. =Lecanora= (sect. _Placodium_) =Reuteri= Schær.
+
+Djebel Morghad, rochers de l’arête près du sommet, ca. 2000
+m. (n. 508).
+
+13. =Lecanora= (sect. _Aspicilia_) =platycarpa= Stnr. in
+_Sitzber. Kais. Akad. der Wissensch. Wien_, math.-naturwiss. Classe,
+vol. CIV (1895), p. 390.
+
+f. =pruinosa= Stnr. in _Verh. zool.-bot. Gesellsch. Wien_, vol. LII
+(1902), p. 482.
+
+Rochers au nord de l’oasis de Mograr Foukani, ca. 900 m. (n. 692
+pr. p. ; saxicola).
+
+14. =Parmelia conspersa= (Ehrh.) Ach.
+
+Djebel Aïssa, rochers buissonneux, c. 1800 m. (n. 682 ; planta
+typica, sterilis).
+
+ * * * * *
+
+
+[Note 55 : _Verhandl. zool.-bot. Gesellsch. Wien_, vol. XVII, tab. XV,
+fig. A.]
+
+
+
+
+ =Algæ Hochreutineranæ Oranenses=
+
+ AUCTORIBUS
+ =_W. MIGULA et W. SCHMIDLE_=[56]
+
+ * * * * *
+
+
+ ZYGNEMATACEÆ
+
+1. =Spirogyra= sp. (sterilis). — _Oran_ : Duveyrier (El Zoubia),
+dans l’oued, alt. ca. 800 m., 4 juin (n. 618).
+
+ ULOTRICHACEÆ
+
+2. =Microspora abbreviata= (Rabenh.) Lagh. — _Oran_ : Tiloula près
+d’Aïn Sefra, dans le ruisseau, alt. ca. 1800 m., 18 maj. (n. 293).
+
+ ŒDOGONIACEÆ
+
+3. =Oedogonium= sp. (sterilis). — _Oran_ : dans la source de Bellef
+Loufa dans le Faidjet el Betoum, alt. 1300 m., 24 maj. (n. 457).
+
+ CLADOPHORACEÆ
+
+4. =Cladophora glomerata= (Kütz.) Brand ampl. — _Oran_ : Oasis de
+Tiout près Aïn Sefra, dans l’oued, 31 maj. (n. 546).
+
+ VAUCHERIACEÆ
+
+5. =Vaucheria racemosa= Rabenh. — _Oran_ : dans la source de Bellef
+Loufa dans le Faidjet el Betoum, alt. ca. 1200 m., 24 maj. (n. 450,
+mélangé avec une _Oedogonium_ stérile ; et n. 458).
+
+ CHARACEÆ
+
+6. =Chara fœtida= A. Br.
+
+Var. =subhispida= A. Br. — _Oran_ : Tiloula près d’Aïn Sefra
+dans le ruisseau, alt. ca. 1200 m., 18 maj. (n. 304).
+
+Var. =subinermis= A. Br., f. _normalis_. — _Oran_ : oasis de Tiout
+près d’Aïn Sefra dans l’oued, alt. ca. 1050 m., 31 maj. (n. 500).
+
+ * * * * *
+
+
+[Note 56 : Les Characées ont été déterminées par M. Migula,
+le reste par M. W. Schmidle.]
+
+
+
+
+ =Su alcuni Zoocecidii d’Algeria raccolti dal Dott. Hochreutiner=
+
+ APPUNTI CRITICO DESCRITTIVI
+ DEL
+ =_Dott. Alfredo CORTI_=
+ dell’Istituto Zoologico dell’Università di Parma.
+
+ * * * * *
+
+
+ Pleurocecidio foliare di =Cotoneaster nummularia= F. et M. per
+ =Eriophyes piri= (Pag.) Nal.
+
+Sulla lamina delle foglie trovansi numerose pustule sub-orbicolari,
+più o meno rigonfie e sporgenti quasi in forma di lente sulla pagina
+inferiore ove mostransi ricoperte di peli jalini più sviluppati che
+non quelli del rimanente della vicina superficie foliare. Al lato
+superiore con una leggiera decolorazione avvi una poco appariscente
+elevazione dei tessuti. Nell’interno del cecidio, immediatamente
+sottoposto allo strato epidermoidale, trovasi da ciascum lato un
+leggiero strato mesofillare limitante una zona di tramezzi di tessuto
+lasso e irregolare ; qui annidansi i parassiti che hanno via d’uscita
+in un ostiolo ipofillo.
+
+Deformazione simile trovasi in parecchie altre specie del genere
+_Cotoneaster_, e tutte sono originate dall’_Eriophyes piri_ [olim
+_pyri_] (Pag.). — È perciò da attribuire alla medesima specie
+parassita anche la galla del _Cotoneaster nummularia_ F. et M. il
+quale ne verrà cosî a costituire un nuovo substrato.
+
+Il compianto Giovanni Canestrini descrisse nel 1891[57] come nuova
+specie (_Phytoptus cotoneastri_ n. sp., pag. 58, tav. VII. fig. 7,
+8), l’acaro della galle di _Cotoneaster vulgaris_ Lindl. ;
+successivamente venne riconosciuta la identità della nuova specie con
+la vecchia di Pagenstecher. — Questa vive sulle foglie di numerose
+altre Rosaceæ (pomeæ) producendovi il cosî detto vaiuolo delle
+foglie (Blattpocken).
+
+Su i vari substrati il parassita è diffuso in tutta la regione
+paleartica e nella neartica.
+
+Rami con le foglie notevolmente infette da : Djebel Morghad, rochers
+du sommet (province d’Oran), 25 maj. 1901.
+
+
+ Acrocecidio delle gemme di =Populus alba= L. per
+ =Eriophyes populi= Nal.
+
+Le gemme sono trasformate in ammassi nerastri, cancerosi, globulari,
+di un diametro raggiungente i due centimetri, costituiti dagli
+elementi impediti nel loro normale sviluppo e fortemente alterati
+nella loro costituzione.
+
+Per le altre due principali specie del genere _Populus_, il nero e
+il tremolo, venne descritto un cecidio molto simile a questo, e ne
+venne riconosciuto autore l’_Eriophyes populi_ Nal. ; la sudesignata
+neoformazione del pioppo bianco ne differisce più che altro per la
+deficienza, sui fillomi ond’è costituita, dei tricomi unicellulari,
+ialini, lunghi e lucenti che abbondanti si trovano invece su gli
+elementi delle galle del pioppo nero e del tremolo.
+
+I Signori Darboux e Houard nel Catalogo degli Zoocecidî europeii[58]
+pag. 261 (num. 2126) riconoscendo che l’_Eriophyes populi_
+Nal. venne descritto come autore delle galle di _Populus tremula_
+L., attribuiscono al medesimo parassita anche i cecidi del _Populus
+alba_ L.
+
+L’Abbate Prof. J. J. Kieffer dopo aver pure ritenuta la
+medesima specie parassita autrice delle galle delle varie specie
+di _Populus_[59], recentemente, nella Synopsis des Zoocécidies
+d’Europe riporta[60], non so per quale ragione, come autore delle
+galle di _Populus alba_ L. il _Phyllocoptes reticulatus_ che il
+Prof. Alfredo Nalepa descrisse fin dal 1890[61] come liberamente
+vivente nelle galle e sulle foglie del _Populus tremula_.
+
+L’acarocecidio delle gemme del _Populus alba_ L. trovasi indicato
+come diffuso nella Europa media ; non venne mai prima d’ora trovato
+ad una latitudine tanto bassa. — La forma simile del _Populus nigra_
+L. e del _P. tremula_ L., è più frequente e più diffusa.
+
+Parecchi esemplari su giovani rami da : Aïn Aïssa, près de la source
+(altit. 1600 m.s.m.) [ca. 50 km. d’Aïn Sefra], province d’Oran,
+20 maj. 1901.
+
+
+ Acrocecidio fiorale di =Plantago albicans= L. per =Eriophyidarum= sp.
+
+I fiori situati all’estremità delle lunghe spighe, infestati dai
+parassiti mostrano gli elementi a sviluppo incompleto ed alterato ;
+il rachide dell’inflorescenza è arrestato nel suo sviluppo ;
+originanti cosî dei glomeri de 1-2 cm. di diametro, fioccosi ed
+appariscensi per i numerosi tricomi sottili, delicati, ialini, onde
+tutta la galla è ricoperta. Questi peli, molto fitti, non mostransi
+mai arricciati ma sempre ben diritti e possono raggiungere i 5-7 mm. di
+lunghezza. Con l’invecchiare della galla diventano giallo-rubiginosi.
+
+Per le spighe fiorali di _Plantago albicans_ L. il Fockeu descrisse nel
+1897[62] un notevole acarocecidio raccolto presso Palmira nell’Asia,
+dato dall’ipertrofia dei verticilli fiorali e presentantesi nelle
+varie regioni dell’infiorescenza come un ammasso globuloso, duro,
+irregolare, ricoperto di peli. — Il Fockeu potè rintracciarvi e
+studiarvi il parassita che dedicô, come nuova specie, al raccoglitore
+Dott. Barrois.
+
+Successivamente il medesimo acaro (_Eriophyes [Phytoptus] barroisi_
+(Fock.) era indicato in Sicilia dal Dott. Destefani Perez[63]
+come autore di galle simili a quelle descritte sulla _Plantago
+albicans_ L. per altre specie del medesimo genere (_Pl. serraria_
+L., _Pl. ceratophylla_ Link., e _Pl. commutata_ Guss.).
+
+Nel citato Catalogo degli Zoocecidî d’Europa e del Mediterraneo
+dei Signori Darboux e Houard (l.c. nn. 2067, 2069, 2070) è riportata
+questa produzione gallare per i vari substrati in uno alla figura
+originaria che il Fockeu dava nella prima descrizione del cecidio. —
+Il Kieffer anche la riporta nella Sinossi degli zoocecidî d’Europa
+(p. 383-384).
+
+Nel sucitato lavoro del Dott. Destefani appare per la prima volta
+(pag. 232, num. 24) un brevissimo accenno d’un altro acrocecidio
+fiorale della _P. albicans_ L., attribuito ad una specie sconosciuta
+di Eriofide : la estrema laconicità dell’autore non mi avrebbe
+permesso di rintracciarvi con sicurezza un accenno alla nostra
+deformazione : ne ebbi pero (in litt.) notizie più abbondati ed
+esemplari di confronto, per modo che ormai non avvi più dubbio circa
+il riconoscimento di questa nuova galla, cui vanno anche riferiti gli
+accenni del Catalogo dei Signori Darboux e Houard (p. 254 num. 2066)
+e della Sinossi dell’Abbate Kieffer (p. 383 l.s.c.)
+
+Se, come spero, potrô avere dalla Sicilia del materiale fresco
+cerchero di compiere la descrizione e lo studio del parassita.
+
+Tre cospicui esemplari : Pierres sculptées préhistoriques près
+d’Aïn Sefra, rocaillées, alt. 1050 s.m. ; 18 maj. 1901.
+
+
+ Pleurocecidio foliare di =Santolina rosmarinifolia= L.
+ var. =canescens= Boiss. per =Rhopalomyia setubalensis= Tav.
+
+Sulle foglie cecidî a pareti grosse e consistenti, di forma
+cilindro-conica, leggermente rigonfi alla base, di colore giallo
+rossastro (in exicat.) percorsi da solchi longitudinali poco profondi,
+e ricoperti da una breve e non molto folta pelurie bianco-argentina. Il
+parassita dimorante nell’unica cavità centrale lineare e disposta
+nella direzione del maggior asse della galla esce per l’estremità
+distale che s’apre a calice o rosetta in modo che le incisure
+fra i lobi acuti corrispondono a i solchi delle le pareti. — Sulla
+medesima foglia possono trovarsi uno o due, raramente più cecidii. —
+Dimensioni medie mm. 4 × 2.
+
+Il Prof. Joaquim Da Silva Tavares descrisse[64] per i dintorni di
+Setubal (Portogallo) una galla, molto simile alla suddescritta,
+per la varietà _vulgaris_ Bss. della _Santolina rosmarinifolia_
+L. dando successivamente la descrizione del parassita, la nuova specie
+_setubalensis_ Tav.[65] del genere _Rhopalomyia_.
+
+Nel catalogo citato non vi è ancora menzione di alcun ditterocecidio
+della _S. rosmarinifolia_ L. e il Prof. Kieffer nella Sinossi (p. 499)
+attribuisce la nostra galla a specie sconosciuta di Cecidomide.
+
+Benchè io non abbia potuto esaminare e studiare i parassiti delle
+galle algerine, tutte schiuse, tuttavia con troppa sufficiente
+probabilità credo poterli attribuire alla medesima specie parassita
+descritta dal Prof. Tavares come autrice della galle portoghesi. — La
+varietà _canescens_ Boiss. costituisce cosî un nuovo substrato per
+questo parassita. — Gli esemplari da me considerati non presentano
+in nessun caso alcun strozzamento a un terzo dalla base come menziona
+replicatamente l’autore portoghese nelle sue descrizioni ; nel terzo
+inferiore sono invece piuttosto panciuti, e vanno restringendosi
+verso la metà distale, per riallargarsi, ora che sono schiusi,
+all’apertura, cosî da assumere quasi la forma di un orciolo.
+
+Un ramo con molti cecidii : Djebel Morghad, près de Hassin Sarah,
+dôme rocheux, alt. ca. 1950 m.s.m. ; 25 maj. 1901.
+
+ * * * * *
+
+
+[Note 57 : Prof. G. Canestrini. Ricerche intorno ai Fitoptidi. —
+_Att. Soc. Venet.-trent. d. Sc. Nat._, vol. XII, fasc. 1.]
+
+[Note 58 : G. Darboux-C. Houard. Catalogue
+systématique des Zoocécidies de l’Europe et du bassin
+méditerranéen. _Bull. scient. de la France et de la Belgique_,
+t. XXXIV _bis_, 6me sér., vol. supplém., Paris, 1901.]
+
+[Note 59 : J. J. Kieffer. Zoocécidies d’Europe. _Miscell. Entom._
+VIme ann., num. 12, 1898.]
+
+[Note 60 : _Annal. de la Soc. entomolog. de France_, vol. LXX, 1901,
+p. 393.]
+
+[Note 61 : Dr A. Nalepa. Zur systematik der Gallmilben. XCIX. Band,
+I. Heft. Abtheilung I d. _Sitzungsb. d. Kaiserl. Ak. d. Wissenschft._
+Wien 1890, pag. 64-65, Tav. IV, fig. 5-6.]
+
+[Note 62 : H. Fockeu, Etude sur quelques galles, _Revue biologique
+du Nord de la France_ T. VII avec deux planches.]
+
+[Note 63 : T. Destefani Perez, Cecidiozoi e Zoocecidii della
+Sicilia. Parte I e II _Giorn. d. Scienz. Nat. ed Econom._ Vol. XXIII
+Palermo 1901.]
+
+[Note 64 : J. Da Silva Tavares, As Zoocecidias
+portuguezas. _Ann. Soc. Sc. Nat._ Vol. VII, Porto 1900, pag. 105,
+mm. 232.]
+
+[Note 65 : J. S. Tavares. — Description de deux Cécidomyies
+nouvelles. Marcellia Vol. I, fasc. III. Avellino 1902.]
+
+
+
+
+ =Liste des insectes récoltés par M. Hochreutiner dans le
+ Sud-Oranais=
+
+ PAR
+ =_G. AUDEOUD_=
+
+ * * * * *
+
+
+ COLÉOPTÈRES
+
+ _Anthia sexmaculata_ Frb.
+
+ _Scarites_ (spec. ulto investig.)
+
+ _Carabus morbillosus_ F. v. _Servillei_ Sol.
+
+ _Saprinus equestris_ Erichs.
+
+ _Aphodius lugens_ Creutz.
+
+ _Triodonta unguicularis_ Erichs.
+
+ _Ateuchus sacer_ Linn.
+
+ _Timarcha turbida_ Erichs.
+
+ _Erodius bicostatus_ Sol.
+
+ _Galeruca tanaceti_ Limo.
+
+ _Clythra_ (spec. ult. investig.)
+
+ _Coccinella septem punctata_ Linn.
+
+ _Blaps Edmondi_ Sol.
+
+ _Pimelia asperata_ Sol.
+
+ _Megagenius Frioli_ Sol.
+
+ _Mylabris duodecim punctata_ Olis.
+
+ _Baris_ (spec. ult. investig.)
+
+ HYMENOPTÈRES
+
+ _Scolia_ (spec. ult. investig.)
+
+ ORTHOPTÈRES
+
+ _Eremobia Clavelii_ Luc.
+
+ * * * * *
+
+
+
+
+ INDEX
+
+ * * * * *
+
+
+ ACHILLEA L., _202_.
+
+ » _microphylla_ Willd., _202_.
+
+ » odorata L., 49, _202_.
+
+ _Acinos rotundifolius_ Pers., _180_.
+
+ ADONIS L., _124_.
+
+ » æstivalis L., 61, 72, _124_.
+
+ » _æstivalis_ var. _dentata_ Cosson, _124_.
+
+ » æstivalis L., var. provincialis Hochr., _124_.
+
+ » _æstivalis_ var. _squarrosa_ Boiss., _124_.
+
+ » _dentata_ Delile, _124_.
+
+ » _dentata_ Del., _125_.
+
+ » dentata Del., var. microcarpa Hochr., _125_.
+
+ » dentata Del. var. orientalis DC., _125_.
+
+ » _dentata_ var. _provincialis_ DC., _124_.
+
+ » _microcarpa_ DC., _125_.
+
+ » _microcarpa_ var. _dentata_ Coss. et Kral., _125_.
+
+ » _squarrosa_ Stev., _124_.
+
+ _Ægilops triaristata_ Willd., _103_.
+
+ AGROPYRUM Gärtn., _103_.
+
+ » orientale Rœm. et Schm., _103_.
+
+ _Agrostis miliacea_ L., _96_.
+
+ AIRA L., _97_.
+
+ » caryophyllea L., var. Cupaniana Coss. et Dur., _97_.
+
+ » _Cupaniana_ Guss., _97_.
+
+ _Airochloa villosa_ Link., _98_.
+
+ AJUGA L., _175_.
+
+ » Iva Schreb. var. pseudo-Iva Benth. in DC., 36, 43, _175_.
+
+ » _pseudo-Iva_ Rob. et Cast. in DC., _175_.
+
+ ALLIUM L., _106_.
+
+ » pallens L., 36, 43, _106_.
+
+ _Alopecurus monspeliensis_ L., _96_.
+
+ ALSINE Wahlb., _119_.
+
+ » campestris Fenzl, _119_.
+
+ » geniculata Hochr., 26, _119_.
+
+ » _media_ L., _118_.
+
+ » procumbens Fenzl, _119_.
+
+ » setacea Mert. et Koch in Rœhl. var. genuina Boiss., 51, 55,
+ _119_.
+
+ ALYSSUM L., _136_.
+
+ » _atlanticum_ Desf., _137_.
+
+ » campestre L., 53, 56, 60, 68, _136_.
+
+ » _maritimum_ Lam., _137_.
+
+ » montanum L. var. Aïssæ Hochr., 63, 68, 74, _137_.
+
+ » montanum L., var. atlanticum Boiss., 63, 70, 74, _137_.
+
+ _Amberboa crupinoides_ DC., _211_.
+
+ AMMI L., _166_.
+
+ » majus L., _166_.
+
+ AMPELODESMA P. de Beauv., _98_.
+
+ » mauritanica Dur. et Schinz, _98_.
+
+ ANABASIS L., _112_.
+
+ » aretioides Moq. et Coss., 37, 40, 43, _112_.
+
+ » articulata Moq. ap. DC., _112_.
+
+ ANACYCLUS L., _201_.
+
+ » _alexandrinus_ Batt. et Tr., _201_.
+
+ » cyrtolepidioides Pomel, 28, _201_.
+
+ » depressus Ball, 63, 72, _202_.
+
+ » valentinus L., 64, 72, _202_.
+
+ _Anarrhinum fruticosum_ Desf., _187_.
+
+ » _pedatum_ Desf., _186_.
+
+ ANCHUSA L., _173_.
+
+ » italica Retz., _173_.
+
+ » _officinalis_ Desf., _173_.
+
+ ANDROPOGON L., _93_.
+
+ » _eriophorus_ Willd., _94_.
+
+ » hirtus L. var. genuinus Hack. in DC., 76, _93_.
+
+ » laniger Desf., 76, _94_.
+
+ ANDROSACE L., _167_.
+
+ » maxima L., 53, 56, 60, 68, _167_.
+
+ ANDRYALA L., _215_.
+
+ » Chevalieri Barr. ap. Cheval., 32, 35, _215_.
+
+ » integrifolia L. var. integrifolia Batt. et Tr., _215_.
+
+ ANTHEMIS L., _201_.
+
+ » _arabica_ L., _202_.
+
+ » _halimifolia_ Munby, _200_.
+
+ » lonadioides Hochr., 37, 77, 78, _201_.
+
+ » montana L., 62, 71, _201_.
+
+ » punctata Vahl, 53, 55, 64, 67, _201_.
+
+ ANTHRISCUS Hoffm., _165_.
+
+ » vulgaris Pers. forma depauperata, 62, 70, 74, _165_.
+
+ ANTHYLLIS L., _146_.
+
+ » _Dillenii_ Schult. ms. ex DC., _147_.
+
+ » _Erinacea_ L., _144_.
+
+ » _rubra_ Gouan, _147_.
+
+ » _vulneraria_ β L., _146_.
+
+ » vulneraria L. var. coccinea L., 63, 66, 69, _146_.
+
+ » _vulneraria_ var. _Dillenii_ Ball, _147_.
+
+ » _vulneraria_ var. _rubriflora_ DC., _147_.
+
+ ANTIRRHINUM L., _186_.
+
+ » _ærugineum_ Gouan, _185_.
+
+ » _aparinoides_ Willd., _186_.
+
+ » _arvense_ L., _186_.
+
+ » _flexuosum_ Pomel, _186_.
+
+ » _parviflorum_ Jacq., _186_.
+
+ » ramosissimum Coss. et Dur. ap. Jamin, 77, _186_.
+
+ » _reflexum_ L., _186_.
+
+ » _simplex_ Willd., _186_.
+
+ ANVILLEA DC., _199_.
+
+ » radiata Coss. et Dur. in Balansa, 77, _199_.
+
+ _Apargia verna_ Salzm. in Delile, _214_.
+
+ APIUM L., _165_.
+
+ » nodiflorum Reich., 25, _165_.
+
+ ARABIS L., _135_.
+
+ » auriculata Lam. var. dasycarpa Andrz. ex DC., 49, 53, 56, 60,
+ 68, 69, 71, _136_.
+
+ » auriculata Lam. var. genuina Hochr., 49, 53, 56, 60, 68,
+ 69, _136_.
+
+ » _auriculata_ Lam. var. _puberula_ Koch, 49, _136_.
+
+ ARENARIA L., _120_.
+
+ » _diandra_ Gussone, _120_.
+
+ » _geniculata_ Poir., _119_.
+
+ » _herniariifolia_ Desf., _119_.
+
+ » _leptoclados_ Guss., _120_.
+
+ » _procumbens_ Vahl, _119_.
+
+ » _salsuginea_ Bunge ap. Ledeb., _121_.
+
+ » serpyllifolia L. var. tenuior Koch, 50, 55, 60, 69, _120_.
+
+ » _serpyllifolia_ var. _leptoclados_ Reich., _120_.
+
+ » _setacea_ Thuill., _119_.
+
+ ARGYROLOBIUM Eckl. et Zeyh., _143_.
+
+ » uniflorum Jaub. et Spach, 32, 78, _143_.
+
+ ARISTIDA L., _94_.
+
+ » Adscentionis L. var. cœrulescens Dur. et Schinz, 76, _94_.
+
+ » _cœrulescens_ Desf., _95_.
+
+ » obtusa Delile, 36, 40, _95_.
+
+ » pungens Desf., 22, 31, 34, _95_.
+
+ » _vulgaris_ var. _cœrulescens_ Trin. et Rup., _95_.
+
+ ARMERIA Willd., _168_.
+
+ » allioides Boiss., 65, 68, _168_.
+
+ ARTEMISIA L., _203_.
+
+ » arborescens L., _203_.
+
+ » Herba-alba Asso, 36, 44, 50, 57, 58, _203_.
+
+ » Herba-alba Asso var. oranensis Debeaux, 51, 55, _203_.
+
+ _Arundo mauritanica_ Poir., _98_.
+
+ » _tenax_ Link, _98_.
+
+ » _tenax_ Vahl, _98_.
+
+ ASPARAGUS L., _107_.
+
+ » albus L., _107_.
+
+ » _horridus_ L., _107_.
+
+ » stipularis Forsk., 79, _107_.
+
+ ASPERUGO L., _172_.
+
+ » procumbens L., 53, 56, 60, 68, 72, _172_.
+
+ ASPERULA L., _190_.
+
+ » hirsuta Desf., 52, 55, 65, _190_.
+
+ » _repens_ Brot., _190_.
+
+ ASPHODELUS L., _106_.
+
+ » cerasifer Gay, 29, 52, _106_.
+
+ _Asplenium Ceterach_ L., _91_.
+
+ _Asteriscus aquaticus_ var. _pygmæus_ ex p. DC., _200_.
+
+ » _graveolens_ DC., _200_.
+
+ » _pygmæus_ Coss. et Dur. ap. Balansa, _200_.
+
+ ASTRAGALUS L., _149_.
+
+ » cruciatus Link var. polyactinus Hochr., 26, 27, 30, _149_.
+
+ » Fontanesii Coss. et Dur. ex Bunge, 36, 42, 48, 49, _149_.
+
+ » Gombo Coss. et Dur. in Balansa, 32, 34, _149_.
+
+ » _polyactinus_ Boiss., _149_.
+
+ » tenuifolius Desf., 65, 67, _149_.
+
+ » tenuifolius Desf. var. austro-oranensis Hochr., 33, _149_.
+
+ _Astrolobium scorpioides_ DC., _151_.
+
+ ATRACTYLIS L., _206_.
+
+ » Babelii Hochr., 77, _207_.
+
+ » cæspitosa Desf., 49, 52, 54, 57, _206_.
+
+ » cancellata L., 36, 42, 44, _207_.
+
+ » _citrina_ Coss. et Kral. in Schmitt., _207_.
+
+ » flava Desf. var. citrina Hochr., 32, 34, _207_.
+
+ » _flava_ var. _glabrescens_ Boiss., _207_.
+
+ » _microcephala_ Coss. et Dur. ap. Kralik, _207_.
+
+ » prolifera Boiss., 36, 40, 44, _206_.
+
+ » serratuloides Sieb. ap. Cass., 76, _207_.
+
+ ATRIPLEX L., _111_.
+
+ » _alexandrinus_ Boiss., _111_.
+
+ » _mauritanicus_ Boiss. et Reut., _111_.
+
+ » _palestinus_ Boiss., _111_.
+
+ » parvifolius Lowe, 41, 78, _111_.
+
+ AVENA L., _97_.
+
+ » barbata Brot. var. genuina Willk. et L., 61, 72, _97_.
+
+ BALLOTA L., _177_.
+
+ _Ballota acuta_ Murb., _178_.
+
+ » _cinerea_ Briq. in Engl. u. Pr., _178_.
+
+ » hirsuta Benth. var. hispida Benth., _177_.
+
+ Bartramia stricta Brid., _219_.
+
+ BASSIA All., _111_.
+
+ » muricata All., 32, 34, _111_.
+
+ BERBERIS L., _125_.
+
+ » australis Hochr., 65, 70, _125_.
+
+ » _hispanica_ Boiss. et Reut., _125_.
+
+ » _vulgaris_ L. var. _australis_ Boiss., _125_.
+
+ BISCUTELLA L., _127_.
+
+ » _algeriensis_ Jordan, _127_.
+
+ » lyrata L. var. algeriensis Batt. et Tr., _127_.
+
+ _Blitum virgatum_ L., _110_.
+
+ » _virgatum_ var. _minus_ Moquin in DC., _111_.
+
+ BRACHYPODIUM P. de Beauv., _102_.
+
+ » distachyum P. de Beauv. var. genuinum Willk. et Lange, 26,
+ _102_.
+
+ Brachythecium sp., _220_.
+
+ » velutinum Br., _219_.
+
+ _Brassica suffruticosa_ Desf., _139_.
+
+ BRIZA L., _99_.
+
+ » maxima L., _99_.
+
+ BROMUS L., _101_.
+
+ » _canescens_ Viv., _101_.
+
+ » _distachyus_ L., _102_.
+
+ » _maximus_ Desf., _101_.
+
+ » rigidus Roth in Rœm. et Ust., _101_.
+
+ » rubens L., _101_.
+
+ » rubens L. var. canescens Coss. 51, 56, 61, 69, _101_.
+
+ » squarrosus L., 50, 56, _102_.
+
+ » tectorum L., 50, 56, 59, 69, _102_.
+
+ » _villosus_ Forsk., _101_.
+
+ BRYONIA L., _193_.
+
+ » dioica Jacq., _193_.
+
+ Bryum Donianum Grev., _219_.
+
+ _Bubania Feei_ de Gir., _168_.
+
+ _Bulbocastanum incrassatum_ Willk. et Lang., _166_.
+
+ BUNIUM L., _166_.
+
+ » incrassatum Batt. et Tr., _166_.
+
+ _Buphtalmum graveolens_ Forsk., _200_.
+
+ » _spinosum_ L., _199_.
+
+ _Calamintha graveolens_, _purpurascens_ et _rotundifolia_ Benth.
+ in DC., _180_.
+
+ CALENDULA L., _204_.
+
+ » ægyptiaca Pers., 28, 48, 77, _204_.
+
+ » _platycarpa_ Coss., _204_.
+
+ » _stellata_ var. _hymenocarpa_ Coss., _204_.
+
+ CALYCOTOME Link, _144_.
+
+ » spinosa Link, _144_.
+
+ CAMELINA Crantz., _135_.
+
+ » _sativa_ var. _sylvestris_ Coss. et Germ., _135_.
+
+ » silvestris Wallr., 60, 68, _135_.
+
+ CAMPANULA L., _193_.
+
+ » dichotoma L., _193_.
+
+ CARDUNCELLUS Juss., _211_.
+
+ » _calvus_ Boiss. et Reut., _211_.
+
+ » Duvauxii Batt., 75, 77, _211_.
+
+ CARDUUS L., _208_.
+
+ » _arenarius_ Desf., _209_.
+
+ » pteracanthus Dur. in Duchartre, _208_.
+
+ CAREX L., _105_.
+
+ » divisa Huds., 25, _105_.
+
+ CARLINA L., _206_.
+
+ » corymbosa L. var. libanotica Boiss., 76, _206_.
+
+ » _libanotica_ Boiss., _206_.
+
+ _Caroxylon articulatum_ Moq. ap. DC., _111_.
+
+ CARRICHTERA DC., _130_.
+
+ » Vellæ DC., 42, 51, 57, _130_.
+
+ CARTHAMUS L., _211_.
+
+ » calvus Batt. et Tr., _211_.
+
+ _Carum incrassatum_ Boiss., _166_.
+
+ CATANANCHE L., _212_.
+
+ » cœrulea L., _212_.
+
+ » cœrulea L. var. propinqua Hochr., 48, _212_.
+
+ » _cærulea_ var. _tenuis_ Ball, _212_.
+
+ » _propinqua_ Pomel, _212_.
+
+ CAUCALIS L., _165_.
+
+ » leptophylla L., _165_.
+
+ _Cenchrus capitatus_ L., _98_.
+
+ CENTAUREA L., _209_.
+
+ » acaulis L., _209_.
+
+ » algeriensis Coss. et Dur., _210_.
+
+ » _apula_ Lam., _210_.
+
+ » Battandieri Hochr., 51, 55, _209_.
+
+ » Calcitrapa L., _210_.
+
+ » _Cossoniana_ Batt., _209_.
+
+ » _Crupina_ L., _209_.
+
+ » crupinoides Desf., 37, 42, _211_.
+
+ » dimorpha Viv. var. lævibracteata Hochr., 33, _210_.
+
+ » eriophora L., _210_.
+
+ » incana Desf., _209_.
+
+ » incana Desf. var. monocephala Hochr., 51, 58, _210_.
+
+ » incana Desf. var. saharæ Hochr., 48, _210_.
+
+ » maroccana Ball, 77, 79, _210_.
+
+ » melitensis L., 48, _210_.
+
+ » _pterodonta_ Pomel, _210_.
+
+ » _pubescens_ Willd., _209_.
+
+ » _pubescens_ var. _saharæ_ Batt. et Tr.
+
+ » pullata L., _209_.
+
+ » _saharæ_ Pomel, _210_.
+
+ CENTRANTHUS DC., _192_.
+
+ » Calcitrapa Dufr., 64, 70, _192_.
+
+ CERASTIUM L., _118_.
+
+ » echinulatum Coss. et Dur. ex Batt. et Tr., 63, 72, 75, _118_.
+
+ » glomeratum Thuill., _118_.
+
+ » _viscosum_ L., _118_.
+
+ » _vulgatum_ L., _118_.
+
+ CERATOCEPHALUS Mœnch, _124_.
+
+ » falcatus Pers., 50, 56, _124_.
+
+ » _incanus_ Batt. et Tr., _124_.
+
+ » _incurvus_ Stev., _124_.
+
+ CERINTHE L., _173_.
+
+ » gymnandra Gasparr. var. macrosiphonia Murb., _173_.
+
+ CETERACH Willd., _91_.
+
+ » officinarum Willd., _91_.
+
+ Chara fœtida A. Br., _228_.
+
+ _Chelidonium corniculatum_ L., _126_.
+
+ CHENOPODIUM L., _110_.
+
+ » foliosum Asch. et Græbn., 27, _110_.
+
+ » foliosum Asch. et Græbn. var. minus Asch. et Gr., 65, 71,
+ _111_.
+
+ » murale L. var. microphyllum Boiss., 26, 27, 30, _110_.
+
+ _Cherleria sedoides_ Forsk., _119_.
+
+ CHLORA L., _169_.
+
+ » grandiflora Viv., _169_.
+
+ CHRYSANTHEMUM L., _202_.
+
+ » Gayanum Ball, 53, 55, 63, 67, 71, 75, _203_.
+
+ » macrotum Ball, 49, 52, 58, _202_.
+
+ » Maresii Ball, 53, 55, 63, 67, 68, 75, _203_.
+
+ » _Mawii_ Hook., _203_.
+
+ » Myconis L., _203_.
+
+ CISTANCHE Hoffm. et Link, _187_.
+
+ » violacea Beck v. Man. in Engler u. Pr., 38, 39, _187_.
+
+ CISTUS L., _161_.
+
+ » _corsicus_ Loisel., _161_.
+
+ » _corsicus_ Lois., _162_.
+
+ » _creticus_ L., _162_.
+
+ » _ellipticus_ Desf., _163_.
+
+ » _eriocephalus_ Viv., _161_.
+
+ » incanus L. var. corsicus Gr. et Godr., _162_.
+
+ » incanus L. var. creticus Hochr., _162_.
+
+ » incanus L. var. incanus Hochr., _162_.
+
+ » incanus L. var. Reichenbachii Hochr., 62, 67, _161_.
+
+ » _Lippii_ L., _162_.
+
+ » _monspeliensis_ var. _major_ Rouy et F., _162_.
+
+ » monspeliensis L. var. vulgaris Willk. et Lang., _162_.
+
+ » _nummularius_ Cav., _163_.
+
+ » _pilosus_ L., _163_.
+
+ » _polymorphus_ Willk., _161_.
+
+ » _polymorphus_ var. _creticus_ Batt. et Tr., _162_.
+
+ » _polymorphus_ var. _incanus_ Batt. et Tr., _162_.
+
+ » _polymorphus_ var. _vulgaris_ Willk., _162_.
+
+ » _racemosus_ L., _163_.
+
+ » _villosus_ L., _161_.
+
+ » _villosus_ Reichb., _161_.
+
+ » _virgatus_ Desf., _164_.
+
+ » _vulgaris_ Spach, _161_.
+
+ CLADANTHUS Cass., _202_.
+
+ » arabicus Cass., 77, _202_.
+
+ » _Geslini_ Coss., _200_.
+
+ Cladophora glomerata Brand., _227_.
+
+ CLEMATIS L., _123_.
+
+ » _cæspitosa_ Scop., _123_.
+
+ » Flammula L. var. cæspitosa Reich., 61, 73, _123_.
+
+ » _Flammula_ var. _genuina_ Batt. et Tr., _123_.
+
+ CLEOME L., _140_.
+
+ » arabica L., 32, 34, _140_.
+
+ _Clypeola maritima_ L., _137_.
+
+ _Coleostephus macrotus_ Dur. in Duchartre, _202_.
+
+ » _Myconis_ Cass., _203_.
+
+ COLUTEA L., _148_.
+
+ » arborescens L., 62, 67, _148_.
+
+ CONVOLVULUS L., _170_.
+
+ » althæoides L., _171_.
+
+ » arvensis L., 26, 50, 57, _171_.
+
+ » cantabricus L., 51, 57, _170_.
+
+ » lineatus L., _170_.
+
+ » supinus Coss. et Kral. in Kralik, 32, 34, _170_.
+
+ _Conyza chrysocomoides_ Desf., _193_.
+
+ » _saxatilis_ L., _195_.
+
+ CORONILLA L., _150_.
+
+ » juncea subsp. _C. Pomeli_ Batt., _150_.
+
+ » juncea L. var. Pomelii Hochr., 52, 55, 55, 67, 68, _150_.
+
+ » _Pomeli_ Batt. et Tr., _150_.
+
+ » scorpioides Koch., 36, 42, _151_.
+
+ COTONEASTER Med., _142_.
+
+ » nummularia Fisch. et M., 61, 71, 229, _142_.
+
+ _Cracca disperma_ Gr. et Godr., _152_.
+
+ CRAMBE L., _135_.
+
+ » Kralikii Coss. in Kral., 28, 30, 48, _135_.
+
+ CREPIS L., _217_.
+
+ » taraxacifolia Thuill., 52, 57, _217_.
+
+ » taraxacifolia Thuill. var. Aïssæ Hochr., 63, 68, _217_.
+
+ Crossidium squamigerum Jur., _218_.
+
+ CRUPINA Cass., _209_.
+
+ » vulgaris Cass., 64, _209_.
+
+ CUSCUTA L., _171_.
+
+ » planiflora Ten., _171_.
+
+ CUTANDIA Willk., _98_.
+
+ » divaricata Benth., 38, 43, _98_.
+
+ » memphitica Benth., 33, 34, _98_.
+
+ CYNODON Pers., _97_.
+
+ » Dactylon Pers., 26, _97_.
+
+ CYNOGLOSSUM L., _171_.
+
+ » cheirifolium L., 53, 55, 64, 67, 72, _171_.
+
+ » pictum Ait., _171_.
+
+ CYNOMORIUM Micheli in L., _109_.
+
+ » coccineum L., _109_.
+
+ CYNOSURUS L., _99_.
+
+ » _aureus_ L., _100_.
+
+ » elegans Desf., 61, 71, _99_.
+
+ CYPERUS L., _104_.
+
+ » conglomeratus Rottb., 32, 34, _104_.
+
+ » _distachyos_ All., _104_.
+
+ » _junciformis_ Desf., _104_.
+
+ » lævigatus L., var. distachyos Hochr., 27, _104_.
+
+ » _lævigatus_ var. _junciformis_ C. B. Clarke, _104_.
+
+ » _pungens_ Clarke, _104_.
+
+ » rotundus L., 25, _104_.
+
+ Cystopus candidus Lév., _221_.
+
+ _Cytisus uniflorus_ Decaisne, _143_.
+
+ DACTYLIS L., _99_.
+
+ » glomerata L., var. spiciformis Hochr., 63, 68, 70, _99_.
+
+ » _memphitica_ Spreng., _98_.
+
+ DAUCUS L., _167_.
+
+ » _pubescens_ Munby, _167_.
+
+ » sahariensis Murbeck, 37, 42, 44, 77, _167_.
+
+ » sahariensis Murbeck var. elongatus Hochr., 37, 42, 48, _167_.
+
+ DELPHINIUM L., _123_.
+
+ » Balansæ Boiss. et Reut. in Boiss., 63, 73, _123_.
+
+ » pubescens DC., 38, 40, _123_.
+
+ Dermatocarpon hepaticum Th. Fr., _223_.
+
+ _Deverra scoparia_ Coss. et Dur., _166_.
+
+ » _virgata_ Coss. et Dur. in Balansa, _166_.
+
+ DIANTHUS L., _117_.
+
+ » crinitus Sm. var. tomentellus Boiss., 37, 43, 76, _118_.
+
+ » crinitus Sm. var. typicus Sm., 37, 43, 76, _118_.
+
+ » longicaulis Ten., 49, _118_.
+
+ » velutinus Guss., _117_.
+
+ Diploschistes albissimus A. Zahlbr., _225_.
+
+ DIPLOTAXIS DC., _131_.
+
+ » Harra Boiss., _132_.
+
+ » muralis DC., _132_.
+
+ » _pendula_ DC., _132_.
+
+ » virgata DC., 38, 42, 52, 58, _131_.
+
+ » virgata DC. var. Aissæ Hochr., 51, 57, 65, 67, 74, _131_.
+
+ EBENUS L., _152_.
+
+ » pinnata Ait., 38, 42, _152_.
+
+ ECHINARIA Desf., _98_.
+
+ » capitata Desf., 51, 56, _98_.
+
+ ECHINOPS L., _205_.
+
+ » _Bovei_ Boiss., _205_.
+
+ » spinosus L., 32, _205_.
+
+ _Echinopsilon muricatum_ Moq. in DC., _111_.
+
+ ECHINOSPERMUM Swartz ap. Lehm., _171_.
+
+ » patulum Lehm. var. genuinum Hochr., 51, 57, _171_.
+
+ » patulum Lehm. var. pterocarpum Hochr., 38, _171_.
+
+ ECHIOCHILON Desf., _174_.
+
+ » fruticosum Desf., 48, _174_.
+
+ _Echioides violacea_ Desf., _173_.
+
+ ECHIUM L., _174_.
+
+ » australe Lam., _174_.
+
+ » _creticum_ DC., _174_.
+
+ » _grandiflorum_ Desf., _174_.
+
+ ELYMUS L., _104_.
+
+ » caput-medusæ L., 50, 56, _104_.
+
+ Encalypta vulgaris Hedw., _219_.
+
+ _Enneapogon scaber_ Lehm., _97_.
+
+ EPHEDRA L., _92_.
+
+ » fragilis Desf. var. Desfontainii Stapf, 53, 55, 64, 67, 77,
+ _92_.
+
+ » nebrodensis Tineo in Guss. var. Villarsii Stapf, 64, 68, _93_.
+
+ EQUISETUM, _92_.
+
+ » ramosissimum Desf., 25, _92_.
+
+ EREMOBIUM Boiss., _138_.
+
+ » ægyptiacum Hochr. var. ægyptiacum Hochr., _138_.
+
+ » ægyptiacum Hochr. var. lineare Hochr., _138_.
+
+ » ægyptiacum Hochr. var. longisiliquum Hochr., 32, 34, _138_.
+
+ » _lineare_ Boiss., _138_.
+
+ _Eremopyrum orientale_ Jaub. et Spach, _103_.
+
+ _Erigeron inuloides_ Poiret in Lam., _198_.
+
+ ERINACEA Adans., _144_.
+
+ » pungens Boiss., 48, 49, _144_.
+
+ ERODIUM L’Hérit., _153_.
+
+ » _allotrichum_ Steud. in Schimper, _153_.
+
+ » _alsiniflorum_ Delile, _153_.
+
+ » _arenarium_ Pomel, _154_.
+
+ » _Bovei_ Delile, _154_.
+
+ » cicutarium L’Hérit. var. allotrichum Hochr., _153_.
+
+ » _cicutarium_ var. _hirtum_ Moris, _153_.
+
+ » cicutarium L’Hérit. var. Jacquinianum Hochr., 64, 67, _153_.
+
+ » cicutarium L’Hérit. var. subacaule Hochr., _154_.
+
+ » glaucophyllum L’Hérit., 41, 51, _154_.
+
+ » _hirtum_ Jacq., _153_.
+
+ » _Jacquinianum_ Fisch. et Mey., _153_.
+
+ » _Jacquinianum_ var. _subacaule_ Boiss. et Reut., _154_.
+
+ » laciniatum Willd. var. Bovei Hochr., 36, 43, _154_.
+
+ » _laciniatum_ var. _pulverulentum_ Boiss., _154_.
+
+ » _pallidiflorum_ Jord., _153_.
+
+ » _pulverulentum_ Batt. et Tr., _154_.
+
+ » _staphylinum_ Bertol., _153_.
+
+ » _tenuisectum_ Gren. et Godr., _153_.
+
+ ERUCA Lam., _130_.
+
+ » sativa Lam. var. pinnatifida Coss., _131_.
+
+ » sativa Lam. var. stenocarpa Coss., 32, 34, _130_.
+
+ ERUCARIA Gärtn., _130_.
+
+ » _Aegiceras_ Gay ex Boiss., _130_.
+
+ » uncata Boiss., 28, 30, 36, 42, _130_.
+
+ ERUCASTRUM Presl, _132_.
+
+ » leucanthum Coss. et Durieu, 51, 53, _132_.
+
+ » leucanthum Coss. et Durieu var. elongatum Hochr., 52, 55,
+ _132_.
+
+ » varium Durieu var. montanum Cosson, 28, _132_.
+
+ ERYNGIUM L., _165_.
+
+ » illicifolium Lam., 77, _165_.
+
+ » triquetrum Vahl, _165_.
+
+ ERYSIMUM L., _136_.
+
+ » grandiflorum Desf., 64, 70, _136_.
+
+ » Kunzeanum Boiss. et Reut. in Boiss., 52, 55, _136_.
+
+ » _longifolium_ DC., _136_.
+
+ » _strictum_ var. _micranthum_ J. Gay ap. Coss., _136_.
+
+ ERYTHRÆA L. C. Rich., _169_.
+
+ » Centaurium Pers., _169_.
+
+ EUPHORBIA L., _158_.
+
+ » calyptrata Coss. et Dur., 32, 37, 42, _158_.
+
+ » cornuta Pers., 36, 39, _158_.
+
+ » Guyoniana Boiss. et Reut., 32, 34, _158_.
+
+ » _heterophylla_ Desf., _158_.
+
+ » _provincialis_ Willd., _158_.
+
+ » _seticornis_ Poiret, _158_.
+
+ » _terracina_ var. _angustifolia_ Batt. et Tr., _158_.
+
+ » terracina L. var. trapezoidalis Hochr., 26, 27, _158_.
+
+ » _trapezoidalis_ Viv., _158_.
+
+ EVAX Gärtn., _194_.
+
+ » _argentea_ Pomel, _194_.
+
+ » _Heldreichii_ Parlatore, _194_.
+
+ » _linearifolia_ Pomel, _194_.
+
+ » pygmæa Pers., _194_.
+
+ » pygmæa Pers. var. argentea Hochr., 37, _194_.
+
+ » pygmæa Pers. var. linearifolia Hochr., _194_.
+
+ » sp., _194_.
+
+ FAGONIA L., _157_.
+
+ » glutinosa Delile, 36, 42, 44, _157_.
+
+ FEDIA Mœnch, _192_.
+
+ » Cornucopiæ DC., _192_.
+
+ FERULA L., _167_.
+
+ » communis L., _167_.
+
+ FESTUCA L., _100_.
+
+ » _arundinacea_ Schreb., _100_.
+
+ » _calycina_ L., _100_.
+
+ » cynosuroides Desf., 51, 58, _101_.
+
+ » _divaricata_ Desf., _98_.
+
+ » elatior L. subsp. arundinacea Hack. var. genuina Hackel, 25,
+ _100_.
+
+ » elatior L. var. Fenas Hackel, 27, _100_.
+
+ » _Fenas_ Lag., _100_.
+
+ » _infesta_ Hack. in Batt. et Tr., _100_.
+
+ » ovina L. subsp. infesta Hochr., 62, 68, _100_.
+
+ » triflora Desf., 65, 71, _101_.
+
+ » unilateralis Schrad. var. aristata Coss. et Dur., 52, 58, _101_.
+
+ FILAGO L., _194_.
+
+ » Heldreichii Batt. et Tr., 62, 69, _194_.
+
+ » _pygmæa_ L., _194_.
+
+ » spathulata Presl., _195_.
+
+ » spathulata Presl. var. oasicola Hochr., 28, 30, _195_.
+
+ FŒNICULUM L., _166_.
+
+ » _officinale_ All., _166_.
+
+ » vulgare Mill., forma elongata, 77, _166_.
+
+ » _Forma foliis floralibus e basi truncata
+ triangulari-acuminatis_ Coss., _158_.
+
+ _Fradinia Geslini_ Pomel, _200_.
+
+ » _halimifolia_ Batt. et Tr., _200_.
+
+ FRANKENIA L., _160_.
+
+ » pulverulenta L., 26, 27, _160_.
+
+ FUMARIA L., _126_.
+
+ » capreolata L. var. intermedia Hausskn., _127_.
+
+ » densiflora DC., 51, 55, _127_.
+
+ » _micrantha_ Lagasca, _127_.
+
+ » _officinalis_ var. _banatia_ Hausskn., _126_.
+
+ » officinalis L. var. scandens Reich., _126_.
+
+ » spicata L., 52, 57, _127_.
+
+ _Galeopsis hirsuta_ L., _179_.
+
+ GALIUM L., _191_.
+
+ » ephedroides Willk., 38, 43, _191_.
+
+ » ephedroides Willk. var. oranense Hochr., 38, 43, _191_.
+
+ » murale All., _192_.
+
+ » _Poiretianum_ Ball, _192_.
+
+ » _rupicolum_ Pomel, _191_.
+
+ » spurium L. var. Vaillantii Gr. et Godr., 60, 70, _191_.
+
+ » _Vaillantii_ DC., _192_.
+
+ GENISTA L., _143_.
+
+ » Rætam Forsk., 31, 34, 36, 41, _143_.
+
+ » saharæ Coss. et Dur., 31, 32, 34, 35, _143_.
+
+ » sphærocarpa Lam., 31, 33, 34, 36, _143_.
+
+ _Gentiana Centaurium_ L., _169_.
+
+ _Geranium cicutarium_ L., _153_.
+
+ » _crassifolium_ Forsk., _154_.
+
+ » _laciniatum_ Cav., _154_.
+
+ » _pulverulentum_ Desf., _154_.
+
+ GEUM L., _142_.
+
+ » heterocarpum Boiss., 65, 70, _142_.
+
+ GLAUCIUM Juss., _126_.
+
+ » corniculatum Curtis var. phœniceum DC., 48, _126_.
+
+ » luteum Scop., _126_.
+
+ » _phœniceum_ Crantz., _126_.
+
+ GLOBULARIA L., _188_.
+
+ » Alypum L. var. eriocephala Bonn. et Barr., 76, _188_.
+
+ » _eriocephala_ Pomel, _188_.
+
+ _Glossopappus chrysanthemoides_ Kunze, _202_.
+
+ _Gnaphalium leysseroides_ Desf., _196_.
+
+ » _scandens_ Sieb., _196_.
+
+ Gonohymenia algerica var. granulosa Stnr., _223_.
+
+ Grimmia pulvinata Sm., _219_.
+
+ GYMNOCARPOS Forsk., _121_.
+
+ » _decandrum_ Forsk., _121_.
+
+ » fruticosus Pers., 37, 39, _121_.
+
+ GYMNOGRAMME Desv., _91_.
+
+ » leptophylla Desv., _91_.
+
+ HALOXYLON Bunge, _111_.
+
+ » _articulatum_ var. Reut. in Hb. Boiss., _112_.
+
+ » articulatum Bunge var. scoparium Hochr., 37, 39, 78, _112_.
+
+ » _scoparium_ Pomel, _112_.
+
+ HEDYPNOIS Schreb., _212_.
+
+ » cretica Willd., 36, 44, 50, 57, _212_.
+
+ » cretica Willd. var. oasicola Hochr., 28, 30, _213_.
+
+ » _polymorpha_ DC., _212_.
+
+ _Hedysarum sericeum_ Vahl, _152_.
+
+ HELIANTHEMUM L., _162_.
+
+ » _ellipticum_ Pers., _163_.
+
+ » _eremophilum_ Pomel, _164_.
+
+ » hirtum Pers. var. deserti Coss., 41, 53, 55, 63, 67, _164_.
+
+ » Lippii Pers. var. ellipticum Boiss., 37, 42, 76, _163_.
+
+ » _Lippii_ var. _micranthum_ Boiss., _163_.
+
+ » Lippii Pers. var. sessiliflorum Spach, 41, _163_.
+
+ » _nummularium_ Guss., _163_.
+
+ » papillare Boiss., 53, 55, 65, 67, 68, _162_.
+
+ » pilosum Pers., 53, 55, 64, 67, _163_.
+
+ » rubellum Presl, 64, 66, 70, 73, _163_.
+
+ » _sessiliflorum_ Pers., _163_.
+
+ » _variabile_ var. _linearifolium_ Spach, _163_.
+
+ » virgatum Pers., 65, 70, _164_.
+
+ HELICHRYSUM Gärtn., _196_.
+
+ » _decumbens_ Batt. et Tr., _196_.
+
+ » _Fontanesii_ Bonn. et Barr., _196_.
+
+ » scandens Murb., 51, 55, _196_.
+
+ _Helosciadium nodiflorum_ Koch, _165_.
+
+ _Heppia cervinella_ Nyl. in Flagey, _223_.
+
+ » subrosulata Stnr., _223_.
+
+ HERNIARIA L., _122_.
+
+ » _annua_ Lag., _122_.
+
+ » cinerea DC., 28, 36, 42, 51, 56, _122_.
+
+ » _Cossoniana_ J. Gay in Balansa, _122_.
+
+ » _Fontanesii_ Batt. et Tr., _122_.
+
+ » _fruticosa_ var. Balansa, _122_.
+
+ » glabra L., 60, 71, _123_.
+
+ » mauritanica Murbeck, 41, _122_.
+
+ _Hesperis arenaria_ et _ramosissima_ Desf., _137_.
+
+ » _diffusa_ Decaisne, _138_.
+
+ » _ramosissima_ Delile, _138_.
+
+ HIPPOCREPIS L., _151_.
+
+ » bicontorta Loisel. var. sinuosissima Pomel, 32, 34, _151_.
+
+ » ciliata Willd., 61, 72, _151_.
+
+ » _cornigera_ Boiss., _151_.
+
+ HORDEUM L., _103_.
+
+ » murinum L., _103_.
+
+ _Hussonia Aegiceras_ Coss. et Dur. in Bal., _130_.
+
+ » _uncata_ Boiss., _130_.
+
+ HUTCHINSIA R. Br., _135_.
+
+ » petræa R. Br., 60, 69, _135_.
+
+ _Hyacinthus comosus_ L., _107_.
+
+ _Hyoseris cretica_ L., _212_.
+
+ HYPERICUM L., _160_.
+
+ » ciliatum Lam., _160_.
+
+ » _dentatum_ Loisel., _160_.
+
+ » _montanum_ Desf., _160_.
+
+ HYPOCHÆRIS L., _213_.
+
+ » ætnensis Ball, _213_.
+
+ _Illecebrum capitatum_ L., _122_.
+
+ » _Paronychia_ L., _122_.
+
+ IMPERATA Cyrill., _93_.
+
+ » cylindrica P. de Beauv., 45, _93_.
+
+ INULA L., _196_.
+
+ » montana L. var. calycina Batt. et Tr., 64, 69, 72, _196_.
+
+ » _montana_ Presl, _196_.
+
+ » _odora_ L., _198_.
+
+ IRIS L., _107_.
+
+ » Sisyrinchium L., _108_.
+
+ » Xiphium L., 45, _107_.
+
+ JASMINUM L., _169_.
+
+ » fruticans L., 61, 71, _169_.
+
+ JUNCUS L., _105_.
+
+ » _articulatus_ Desf., _105_.
+
+ » _bufonius_ var. _congestus_ Wahlbg., _106_.
+
+ » _bufonius_ var. _fasciculatus_ Koch, _106_.
+
+ » bufonius L. var. hybridus Coss. et Dur., 25, _105_.
+
+ » _congestus_ Schousb. ex Mey., _106_.
+
+ » _fasciculatus_ Bertol., _106_.
+
+ » Fontanesii J. Gay ap. Laharpe, 25, 27, _105_.
+
+ » _hybridus_ Brot., _106_.
+
+ » maritimus Lam. var. arabicus Asch. et Buch. ex Boiss., 25,
+ _105_.
+
+ » _mutabilis_ Savi, _106_.
+
+ » _repens_ Requien ap. Guerin, _105_.
+
+ JUNIPERUS L., _92_.
+
+ » macrocarpa Sibth. et Sm. var. globosa Neilreich, 49, 53, 59,
+ 61, _92_.
+
+ » Oxycedrus L., 49, 53, 59, 61.
+
+ » phœnicea L., 49, 53, 59, 61, _92_.
+
+ JURINEA Cass., _208_.
+
+ » _Bocconi_ Guss., _208_.
+
+ » humilis DC., 62, 70, 73, _208_.
+
+ _Kalbfussia Muelleri_ Schultz, _214_.
+
+ » _Salzmanni_ Schultz Bip., _213_.
+
+ _Kochia muricata_ Schrad., _111_.
+
+ KŒLERIA Pers., _98_.
+
+ » _hispida_ Salzm., _98_.
+
+ » _pubescens_ var. _longearistata_ Coss., _98_.
+
+ » pubescens P. de Beauv. var. Salzmanni Hochr., _98_.
+
+ » _Salzmanni_ Boiss. et Reut., _98_.
+
+ » _villosa_ Pers., _98_.
+
+ KŒLPINIA Pallas, _212_.
+
+ » linearis Pallas, _212_.
+
+ _Koniga maritima_ R. Br. in App. Denh. et Clapp., _137_.
+
+ LACTUCA L., _216_.
+
+ » viminea J. et K. Presl, 60, 73, _216_.
+
+ _Lagurus cylindricus_ L., _93_.
+
+ LAMARCKIA Mœnch, _100_.
+
+ » aurea Mœnch, _100_.
+
+ LAMIUM L., _177_.
+
+ » amplexicaule L., 29, 50, _177_.
+
+ » hybridum Vill., 62, 72, _177_.
+
+ » _incisum_ Willd., _177_.
+
+ LATHYRUS L., _152_.
+
+ » articulatus L., 62, 71, _152_.
+
+ » articulatus L. var. ligusticus Burnat, _152_.
+
+ » _tenuifolius_ Desf., _152_.
+
+ LAUNÆA Cass., _215_.
+
+ » resedifolia O. Kuntz. ex Hoffm. in Engler u. Pr. var. viminea
+ Hochr., 25, 27, 30, 38, 40, 41, _215_.
+
+ » spinosa Sch. Bip. in Webb, 53, 55, 61, 67, _216_.
+
+ LAVANDULA L., _175_.
+
+ » Stœchas L. var. platyloba Briq., _175_.
+
+ LAVATERA L., _160_.
+
+ » _hispida_ Desf., _160_.
+
+ » olbia L. var. hispida Gr. et Godr., _160_.
+
+ Lecanora esculenta Eversm., _225_.
+
+ » peltata Th. Fr., _225_.
+
+ » peltata Th. Fr. var. lævior Stzbgr. f. subterpallens A. Zahlbr.,
+ _226_.
+
+ » platycarpa Stnr. f. pruinosa Stnr., _226_.
+
+ » Reuteri Schær., _226_.
+
+ Lecidea decipiens Ach., _223_.
+
+ LEMNA L., _105_.
+
+ » minor L., 26, _105_.
+
+ LEONTODON L., _213_.
+
+ » Salzmanni Ball var. Muelleri Ball, _214_.
+
+ LEPIDIUM L., _127_.
+
+ » subulatum L., 41, _127_.
+
+ _Lepigonum salsugineum_ Kindb., _121_.
+
+ LEYSSERA L., _196_.
+
+ » capillifolia DC., 78, _196_.
+
+ _Limoniastrum_ Mœnch, _168_.
+
+ » Feei Hook. ex Pax in Engl., 37, 39, _168_.
+
+ LINARIA L., _185_.
+
+ » _aparinoides_ Chav., _186_.
+
+ » arvensis Desf. var. parviflora Hochr., 50, 56, 60, 68, _186_.
+
+ » _arvensis_ var. _flaviflora_ Boiss., _186_.
+
+ » _arvensis_ var. _simplex_ Chav., _186_.
+
+ » _aurasiaca_ Pomel, _186_.
+
+ » heterophylla Desf. var. aurasiaca Hochr., 49, 63, 68, _186_.
+
+ » _marginata_ Desf., _185_.
+
+ » _melanantha_ Boiss. et Reut., _185_.
+
+ » reflexa Desf., _186_.
+
+ » _simplex_ DC., _186_.
+
+ » tristis Mill., 65, 68, _185_.
+
+ LINUM L., _155_.
+
+ » _agreste_ Brot., _156_.
+
+ » angustifolium Huds., _156_.
+
+ » angustifolium Huds. var. submicranthum Hochr., 33, _156_.
+
+ » corymbiferum Desf., _155_.
+
+ » _cribrosum_ Reich., _156_.
+
+ » _marginatum_ Poir. in Ledeb., _156_.
+
+ » Munbyanum Boiss. et Reut. var. meridionale Hochr., 52, 57, 63,
+ 72, 74, _155_.
+
+ » _squarrosum_ Munby, _156_.
+
+ » strictum L., 48, _155_.
+
+ » suffruticosum L. var. squarrosum Munby, 53, 55, 63, 67, 72, 74,
+ _156_.
+
+ LITHOSPERMUM L., _173_.
+
+ » _dispermum_ L., _174_.
+
+ » incrassatum Guss., 61, 68, 69, 70, _173_.
+
+ » _retortum_ Pall., _174_.
+
+ LOBULARIA Desv., _137_.
+
+ » maritima Desv., _137_.
+
+ LOLIUM L., _102_.
+
+ » perenne L., 50, 56, 59, 71, _102_.
+
+ » Trabuti Hochr., 77, _102_.
+
+ LOTUS L., _147_.
+
+ » commutatus Guss. var. collinus Brand in Engl., 65, 71, _147_.
+
+ » corniculatus L. var. aff. L. tigrensi Baker, 25, _148_.
+
+ » _creticus_ var. _collinus_ Boiss., _147_.
+
+ » _cytisoides_ subsp. _collinus_ Murb., _147_.
+
+ » _prostratus_ Batt. et Tr., _147_.
+
+ _Lycopodium denticulatum_ L., _91_.
+
+ LYGEUM L., _94_.
+
+ » Spartum L., 41, 51, 55, _94_.
+
+ Macrophoma Haloxyli P. Henn., _222_.
+
+ » Hochreutineri P. Henn., _222_.
+
+ MALCOLMIA R. Br., _137_.
+
+ » _ægyptiaca_ Spreng., _138_.
+
+ » _ægyptiaca_ var. _ægyptiaca_ Cosson, _138_.
+
+ » ægyptiaca var. diffusa Aschers. et Schweinf., _138_.
+
+ » _ægyptiaca_ var. _linearis_ Cosson, _138_.
+
+ » _ægyptiaca_ var. _longisiliqua_ Coss. ap. Bourg., _138_.
+
+ » arenaria DC., 33, 34, _137_.
+
+ » _ramosissima_ Coss. in Hb., _137_.
+
+ MALVA L., _160_.
+
+ » nicæensis All., _160_.
+
+ » silvestris L., _160_.
+
+ _Maropsis deserti_ Pomel, _176_.
+
+ MARRUBIUM L., _176_.
+
+ » _cinereum_ Desr. in Lam., _177_.
+
+ » _crispum_ Desf., _178_.
+
+ » deserti de Noë ap. Balansa, _176_.
+
+ » _hispanicum_ L., _177_.
+
+ » _sericeum_ Boiss., _176_.
+
+ » supinum L., 29, 53, 65, 72, _176_.
+
+ » vulgare L., _176_.
+
+ MATTHIOLA R. Br., _138_.
+
+ » _linearis_ Delile in Laborde, _138_.
+
+ » _livida_ DC., _139_.
+
+ » oxyceras DC. var. livida Conti, 37, 43, 44, _139_.
+
+ » oxyceras DC. var. oasicola Hochr., 28, _139_.
+
+ MECOMISCHUS Benth. et Hook., _200_.
+
+ » _Geslini_ Benth. et Hook., _200_.
+
+ » halimifolius Hochr., 32, 35, _200_.
+
+ MEDICAGO L., _145_.
+
+ » littoralis Rhode ex Lois., _145_.
+
+ » sativa L., _145_.
+
+ MELIA L., _157_.
+
+ » Azedarach L., _157_.
+
+ MELICA L., _99_.
+
+ » ciliata L. var. nebrodensis Coss., 61, 72, _99_.
+
+ » _ciliata_ var. _rupestris_ Batt. et Tr., _99_.
+
+ » _nebrodensis_ Parlat., _99_.
+
+ MELILOTUS L., _146_.
+
+ » indica All., 26, _146_.
+
+ » macrocarpa Coss. et Dur., _146_.
+
+ » _parviflora_ Desf., _146_.
+
+ » _physocarpa_ Pomel, _146_.
+
+ MICROPUS L., _194_.
+
+ » bombycinus Lag., 51, 58, _194_.
+
+ » supinus L., _194_.
+
+ Microspora abbreviata Lagh., _227_.
+
+ _Milium cœrulescens_ Desf., _96_.
+
+ » _multiflorum_ Cav., _96_.
+
+ _Minuartia campestris_ L., _119_.
+
+ MORICANDIA DC., _139_.
+
+ » arvensis DC. var. suffruticosa Coss., 48, _139_.
+
+ » _suffruticosa_ Coss. et Dur., _139_.
+
+ MURICARIA Desvaux, _133_.
+
+ » Battandieri Hochr. var. genuina Hochr., 41, _133_.
+
+ » Battandieri Hochr. var. subintegrifolia Hochr., 28, 30, _134_.
+
+ MUSCARI Mill., _107_.
+
+ » comosum Mill., 60, 70, _107_.
+
+ _Myconia macrotus_ Sch. Bip. in Walp., _202_.
+
+ MYOSOTIS L., _173_.
+
+ » collina Hoffm., 60, 69, _173_.
+
+ » _hispida_ Schlecht., _173_.
+
+ _Nardurus cynosuroides_ Batt. et Tr., _101_.
+
+ » _unilateralis_ Boiss., _101_.
+
+ » _unilateralis_ var. _aristata_ Boiss., _101_.
+
+ NEPETA L., _177_.
+
+ » _amethystina_ Poir., _177_.
+
+ » _amethystina_ var. _genuina_ Willk., _177_.
+
+ » Nepetella L., var. amethystina Briq., 29, 52, _177_.
+
+ NERIUM L., _170_.
+
+ » Oleander L., _170_.
+
+ _Noæa aretioides_ Moq. et Coss. ap. Bourgeau, _112_.
+
+ NOLLETIA Cass., _193_.
+
+ » chrysocomoides Cass., 33, 35, _193_.
+
+ NONNEA Medik., _173_.
+
+ » _phaneranthera_ Ball., _173_.
+
+ » violacea DC., 33, 34, _173_.
+
+ ODONTOSPERMUM Neck., _200_.
+
+ » graveolens Sch. Bip. in Webb, 76, _200_.
+
+ » pygmæum O. Hoffm. in Engler, 37, 42, 76, _200_.
+
+ Oedogonium sp., _227_.
+
+ ONONIS L., _144_.
+
+ » alba Poir., _145_.
+
+ » _angustissima_ var. _glabrescens_ Barr. in Bonn. et Barr.,
+ _144_.
+
+ » biflora Desf., _144_.
+
+ » Columnæ All., 51, 56, _145_.
+
+ » _geminiflora_ Lag., _144_.
+
+ » _glabrescens_ Hochr., 38, 42, _144_.
+
+ » glabrescens Hochr. var. minor Hochr., 42, _144_.
+
+ » _monophylla_ Desf., _145_.
+
+ » _parviflora_ Lam., _145_.
+
+ » _polyclada_ Murb., _144_.
+
+ ONOPORDON L., _209_.
+
+ » arenarium Pomel, 32, _209_.
+
+ » _Sibthorpianum_ Boiss., _209_.
+
+ OPHRYS L., _108_.
+
+ » apifera Huds. var. Muteliæ Mutel, _108_.
+
+ ORNITHOGALUM L., _107_.
+
+ » sessiliflorum Desf., _107_.
+
+ _Ornithopus scorpioides_ L., _151_.
+
+ » _trifoliatus_ Lam., _151_.
+
+ OROBANCHE L., _188_.
+
+ » cernua Lœfl., 76, _188_.
+
+ » fœtida Poiret, 38, _188_.
+
+ » Muteli Schultz in Mutel, _188_.
+
+ » nana Noë in Reich., _188_.
+
+ » Schultzii Mutel var. typica Beck, _188_.
+
+ ORYZOPSIS Michaux, _96_.
+
+ » cœrulescens Richt., 61, 72, _96_.
+
+ » miliacea Richt., 25, _96_.
+
+ OSYRIS L., _109_.
+
+ » alba L., 60, 69, _109_.
+
+ OXALIS L., _155_.
+
+ » cernua Thunb., _155_.
+
+ » _libyca_ Viv., _155_.
+
+ PALLENIS Coss., _199_.
+
+ » _cuspidata_ Pomel, _199_.
+
+ » spinosa Cass., _199_.
+
+ » spinosa Cass. var. cuspidata Hochr., 52, 57, 62, 72, 77, _199_.
+
+ _Panicum Dactylon_ L., _97_.
+
+ PAPAVER L., _125_.
+
+ » _setigerum_ DC., _125_.
+
+ » _somniferum_ var. _nigrum_ DC., _126_.
+
+ » somniferum L. var. setigerum Webb., 50, 58, _125_.
+
+ PAPPOPHORUM Schreb., _97_.
+
+ » scabrum Kunth, 77, 78, _97_.
+
+ PARIETARIA L., _109_.
+
+ » _diffusa_ Mert. et K., _109_.
+
+ » _erecta_ Koch et Mert., _109_.
+
+ » _judaica_ L., _109_.
+
+ » officinalis L., _109_.
+
+ » _officinalis_ var. _diffusa_ Batt. et Tr., _109_.
+
+ » officinalis L. var. judaica Hochr., _109_.
+
+ Parmelia conspersa Ach., _226_.
+
+ PARONYCHIA Juss., _122_.
+
+ » argentea Lam., _122_.
+
+ » capitata Lam., 61, 70, _122_.
+
+ » Cossoniana Gay ex Webb, in Balansa, 76, _122_.
+
+ » _nivea_ DC., _122_.
+
+ _Passerina microphylla_ Coss. et Dur. ap. Jamin, _164_.
+
+ PEGANUM L., _157_.
+
+ » Harmala L., 36, 40, 41, 44, _157_.
+
+ PENNISETUM Pers., _94_.
+
+ » orientale Rich. in Pers. var. Parisii Battandier, 77, _94_.
+
+ » _Parisii_ Batt. et Tr., _94_.
+
+ PERIPLOCA L., _170_.
+
+ » _angustifolia_ Labill., _170_.
+
+ » lævigata Ait., 77, _170_.
+
+ » _punicæfolia_ Cav., _170_.
+
+ PERRALDERIA Coss., _196_.
+
+ » Dessignyana Hochr., 77, _196_.
+
+ PHAGNALON Cass., _195_.
+
+ » purpurascens Schultz-Bip. in Webb, 77, _195_.
+
+ » saxatile Cass., _195_.
+
+ PHALARIS L., _94_.
+
+ » canariensis L., _94_.
+
+ » _pubescens_ Lam., _98_.
+
+ _Phelipæa lavandulacea_ Reut. in DC., _188_.
+
+ » _Muteli_ Reut. in DC., _188_.
+
+ » _nana_ Reich., _188_.
+
+ » _Schultzii_ ex Reut. in DC., _188_.
+
+ » _violacea_ Desf., _187_.
+
+ PHILLYREA L., _169_
+
+ » _angustifolia_ L., _169_.
+
+ » angustifolia L. var. angustifolia Hochr., 64, _169_.
+
+ » _latifolia_ L., _169_.
+
+ » _media_ L., _169_.
+
+ » _vulgaris_ var. _angustifolia_ Caruel, _169_.
+
+ Phragmidium circumvallatum Magn., _221_.
+
+ Physcia Hochreutineri A. Zahlbr., _223_.
+
+ » pulverulenta f. argyphæa Nyl., _223_.
+
+ » stellaris var. leptalea Nyl., _223_.
+
+ _Picridium discolor_ Pomel, _217_.
+
+ » _intermedium_ Schulz. Bip. ap. Webb., _217_.
+
+ » _orientale_ DC., _217_.
+
+ » _saharæ_ Pomel, _217_.
+
+ » _vulgare_ Desf., _217_.
+
+ » _vulgare_ var. _intermedium_ Bonn. et Barr., _217_.
+
+ PICRIS L., _214_.
+
+ » cupuligera Walp., _214_.
+
+ » _pilosa_ Ball, _215_.
+
+ » saharæ Hochr., 38, 40, 42, 77, _214_.
+
+ » saharæ Hochr. var. oranensis Hochr., 37, 43, _214_.
+
+ PIMPINELLA L., _166_.
+
+ » Tragium Vill., 62, 73, _166_.
+
+ PINUS L., _92_.
+
+ » halepensis Mill., 59, 61, _92_.
+
+ _Piptatherum cœrulescens_ P. de Beauv., _96_.
+
+ » _miliaceum_ Coss., _96_.
+
+ » _multiflorum_ P. de Beauv., _96_.
+
+ PISTACIA L., _159_.
+
+ » atlantica Desf., 35, 38, _159_.
+
+ PITURANTHUS Viv., _166_.
+
+ » _scoparius_ Drude, _166_.
+
+ » virgatus Hochr., 79, _166_.
+
+ PLANTAGO L., _189_.
+
+ » _afra_ L., _190_.
+
+ » albicans L., 41, 50, 58, 231, _190_.
+
+ » amplexicaulis Cav., 76, _189_.
+
+ » _chotticus_ Pomel, _189_.
+
+ » Coronopus L. var. oasicola Hochr., 28, _189_.
+
+ » _lagopodioides_ Desf., _189_.
+
+ » Lagopus L., 61, 72, _189_.
+
+ » _lusitanica_ Willd., _189_.
+
+ » maritima L. var. chottica Hochr., 41, _189_.
+
+ » Psyllium L., 48, _190_.
+
+ » serraria L., _189_.
+
+ _Platycapnos spicatus_ Bernh., _127_.
+
+ Pleospora Rhautorii P. Henn., _222_.
+
+ POA L., _100_.
+
+ » bulbosa L., 50, 68, _100_.
+
+ » _rigida_ L., _101_.
+
+ POLYCARPON L., _121_.
+
+ » Bivonæ Gay in Duch., 53, 55, 62, 67, 71, _121_.
+
+ POLYCNEMUM L., _110_.
+
+ » Fontanesii Dur. et Moq. in DC., 38, 52, 57, _110_.
+
+ _Polypodium leptophyllum_ L., _91_.
+
+ POLYGALA L., _158_.
+
+ » rupestris Pourr. var. saxatilis Murbeck, 63, 66, 70, _158_.
+
+ » _saxatilis_ Desf., _158_.
+
+ POLYPOGON Desf., _96_.
+
+ » monspeliensis Desf., 25, 27, _96_.
+
+ POPULUS L., _108_.
+
+ » _alba_ var. _integrifolia_ Ball, 29, 52, _108_.
+
+ » alba L. var. subintegerrima Willk. et Lang., 230, _108_.
+
+ POTAMOGETON L., _93_.
+
+ » natans L., 26, _93_.
+
+ PRASIUM L., _175_.
+
+ » majus L., _175_.
+
+ _Prenanthes spinosa_ Forsk., _216_.
+
+ » _viminea_ L., _216_.
+
+ _Pseudodictamnus acutus_ Mœnch, _178_.
+
+ PULICARIA Gärtn., _198_.
+
+ » _calycina_ Presl., _196_.
+
+ » inuloides DC., 25, 27, 28, 30, _198_.
+
+ » _longifolia_ Boiss., _198_.
+
+ » odora Reich., _198_.
+
+ _Pyrethrum Gayanum_ Coss. et Dur. in Bourgeau, _203_.
+
+ » _Maresii_ Coss. in Bourgeau, _203_.
+
+ QUERCUS L., _108_.
+
+ » _Ballota_ Desf., _109_.
+
+ » Ilex L. var. Ballota A. DC., 49, 53, 65, _109_.
+
+ » _infectoria_ Oliv., _109_.
+
+ » lusitanica Lam., _108_.
+
+ » _Mirbeckii_ Dur. ap. Duchartre., _108_.
+
+ RANDONIA Cosson, _140_.
+
+ » africana Cosson in Kralik, 37, 40, _140_.
+
+ RANUNCULUS L., _123_.
+
+ » _falcatus_ L. var. _incurvus_ Boiss., _124_.
+
+ » macrophyllus Desf. var. macrophyllus Hochr., 29, 50, _123_.
+
+ » _palustris_ L. var. _macrophyllus_ Coss., _123_.
+
+ REICHARDIA Roth, _217_.
+
+ » orientalis Hochr., 37, 43, _217_.
+
+ » picroides Roth, _217_.
+
+ » picroides Roth var. intermedium Hochr., _217_.
+
+ RESEDA L., _140_.
+
+ » alba L. var. firma J. Müll. forma major J. Müll., 61, 68,
+ _140_.
+
+ » alba L. var. _lætevirens_ J. Müll. forma vulgaris J. Müll.,
+ _140_.
+
+ » arabica Boiss., 37, 42, 43, _141_.
+
+ » decursiva Forsk., 33, _141_.
+
+ » _eremophila_ Boiss., _141_.
+
+ » Luteola L. var. Gussonii J. Müll., 60, 71, _141_.
+
+ _Retama Rætam_ Webb., _143_.
+
+ » _sphærocarpa_ Boiss., _143_.
+
+ RHAGADIOLUS Juss., _212_.
+
+ » stellatus Gärtn., _212_.
+
+ RHAMNUS L., _160_.
+
+ » _Lotus_ L., _159_.
+
+ » lycioides L., 64, 73, _160_.
+
+ RHANTERIUM Desf., _198_.
+
+ » adpressum Coss. et Dur. ap. Balansa, 37, 40, _198_.
+
+ _Rhetinolepis lonadioides_ Coss. ap. Kralik in Bourgeau, _201_.
+
+ _Rhodalsine procumbens_ Gay, _119_.
+
+ RHUS L., _159_.
+
+ » _dioica_ Brouss. ap. Willd., _159_.
+
+ » oxyacantha Cav., 76, 78, _159_.
+
+ » _oxyacanthoides_ Dum., _159_.
+
+ » _syriaca_ Boiss. et Bl. ex Boiss., _159_.
+
+ » _zizyphina_ Tineo, _159_.
+
+ ROCHELIA Reichb., _174_.
+
+ » disperma Hochr., 61, _174_.
+
+ » _stellulata_ Reich., _174_.
+
+ ROSA L., _143_.
+
+ » Pouzini Trattinick, 29, 52, _143_.
+
+ ROSMARINUS L., _175_.
+
+ » officinalis L., 51, _175_.
+
+ RUBIA L., _192_.
+
+ » lævis Poir., 65, 69, _192_.
+
+ » peregrina L., _192_.
+
+ RUMEX L., _110_.
+
+ » thyrsoides Desf., _110_.
+
+ » tingitanus L. var. lacerus Batt. et Tr., 32, 35, _110_.
+
+ » vesicarius L., 48, _110_.
+
+ RUSCUS L., _107_.
+
+ » aculeatus L., 60, 69, _107_.
+
+ RUTA, _157_.
+
+ » _angustifolia_ Persoon, _157_.
+
+ » chalepensis L., 61, 68, _157_.
+
+ _Saccharum cylindricum_ Lam., _93_.
+
+ SALSOLA L., _112_.
+
+ » _articulata_ Cav., _111_.
+
+ » _articulata_ Forsk., _112_.
+
+ » _fruticosa_ L., _111_.
+
+ » Kali L. var. Tragus Moq. in DC., 36, 44, _112_.
+
+ » _muricata_ L., _111_.
+
+ » _Tragus_ L., _112_.
+
+ SALVIA L., _179_.
+
+ » Verbenaca L. var. clandestina Briq., 61, 72, _179_.
+
+ SAMOLUS L., _168_.
+
+ » Valerandi L., 25, 26, _168_.
+
+ SANTOLINA L., _201_.
+
+ » _canescens_ Lag., _201_.
+
+ » rosmarinifolia L. var. canescens Boiss., 65, 69, 232, _201_.
+
+ » _rosmarinifolia_ var. _leptophylla_ Webb., _201_.
+
+ SATUREIA L. emend. Briq., _180_.
+
+ » græca L. var. græca Briq., _180_.
+
+ » Hochreutineri Briq., 77, _180_.
+
+ » rotundifolia Briq., 51, 56, _180_.
+
+ _Saulcya hierochuntica_ Michon, _200_.
+
+ SCABIOSA L., _192_.
+
+ » arenaria Forskal, 36, 43, 44, _192_.
+
+ » monspeliensis Jacq., 28, 30, _193_.
+
+ » monspeliensis Jacq. var. minor Batt. et Tr., 38, 43, _193_.
+
+ SCHISMUS P. de Beauv., _100_.
+
+ » calycinus Coss. in Coss. et Dur., 51, 57, _100_.
+
+ » _marginatus_ P. de Beauv., _100_.
+
+ Schistidium confertum Br., _219_.
+
+ » pulvinatum Brid., _219_.
+
+ SCIRPUS L., _104_.
+
+ » _australis_ L., _104_.
+
+ » Holoschœnus L., 25, 26, 29, 50, _104_.
+
+ _Scleropoa memphitica_ Boiss., _98_.
+
+ SCORPIURUS L., _150_.
+
+ » _acutifolius_ Viv., _150_.
+
+ » subvillosus L. var. acutifolius Hochr., _150_.
+
+ » _subvillosus_ var. Coss., _150_.
+
+ » _subvillosus_ var. _eriocarpus_ Moris, _150_.
+
+ » sulcatus L., _150_.
+
+ SCORZONERA L., _215_.
+
+ » _alexandrina_ Boiss., _215_.
+
+ » laciniata L., 50, 57, _215_.
+
+ » _orientalis_ L., _217_.
+
+ » _picroides_ L., _217_.
+
+ » _resedifolia_ L., _215_.
+
+ » undulata Vahl var. alexandrina Bonn. et Barr., 37, 42, _215_.
+
+ SCROPHULARIA L., _187_.
+
+ » canina L., 29, 50, _187_.
+
+ » lævigata Vahl var. pellucida Hochr., _187_.
+
+ » _pellucida_ Pomel, _187_.
+
+ _Secale orientale_ L., _103_.
+
+ SEDUM L., _141_.
+
+ » album L. var. micranthum DC., 60, 69, _141_.
+
+ » _altissimum_ Poiret, _141_.
+
+ » _cœruleum_ Vahl, _141_.
+
+ » dasyphyllum L. var. glanduliferum Gr. et Godr., 64, 69, _142_.
+
+ » _glanduliferum_ Guss., _142_.
+
+ » heptapetalum Poiret, _141_.
+
+ » _micranthum_ Bast. ap. DC., _141_.
+
+ » nicæense All., 61, 67, _141_.
+
+ SELAGINELLA Spring, _91_.
+
+ » denticulata Link, _91_.
+
+ SCLEROPOA Griseb., _101_.
+
+ » rigida Griseb., _101_.
+
+ SENECIO L., _203_.
+
+ » coronopifolius Desf. var. genuinus Hochr., 33, _204_.
+
+ » coronopifolius Desf. var. oasicola Hochr., 26, 27, _204_.
+
+ » _humilis_ Desf., _203_.
+
+ » _humilis_ Desf., _204_.
+
+ » leucanthemifolius Poiret var. humilis Batt., _204_.
+
+ » leucanthemifolius Poiret var. leucanthemifolius Batt. in Batt.
+ et Tr., 62, 68, _203_.
+
+ SERAPIAS L., _108_.
+
+ » occultata Gay, _108_.
+
+ _Seriola ætnensis_ L., _213_.
+
+ _Serratula Bocconi_ Guss., _208_.
+
+ » _humilis_ Desf., _208_.
+
+ » _mollis_ Cav., _208_.
+
+ SHERARDIA L., _190_.
+
+ » arvensis L., _190_.
+
+ » _muralis_ L., _192_.
+
+ SIDERITIS L., _176_.
+
+ » _deserti_ de Noë, _176_.
+
+ » _ebracteata_ Asso, _176_.
+
+ » montana L. var. ebracteata Briq., 29, 50, _176_.
+
+ » _montana_ subsp. _ebracteata_ Murb., _176_.
+
+ » _Ocymastrum_ L., _179_.
+
+ SILENE L., _112_.
+
+ » amurensis Pomel, 49, 63, 71, _117_.
+
+ » _anglica_ L., _113_.
+
+ » Battandierana Hochr., _115_.
+
+ » _bipartita_ Desf., _114_.
+
+ » colorata Poir. var. pteropleura Coss. in Bourg., 61, 68, _114_.
+
+ » conica L., 60, 72, _112_.
+
+ » gallica L., _113_.
+
+ » imbricata Desf., _114_.
+
+ » nocturna L. var. genuina Rohrb., _113_.
+
+ » nocturna L. var. permixta Rohrb., _114_.
+
+ » oranensis Hochr., 63, _116_.
+
+ » _permixta_ Jord., _114_.
+
+ » _pteropleura_ Batt. et Tr., _114_.
+
+ » _quinquevulnera_ L., _113_.
+
+ » rubella L., _115_.
+
+ » tridentata Desf., _113_.
+
+ SIMBULETA Forsk., _186_.
+
+ » fruticosa Hochr., 63, 72, 75, _187_.
+
+ » pedata Hochr., _186_.
+
+ _Sinapis Harra_ Forsk., _132_.
+
+ SISYMBRIUM L., _128_.
+
+ » crassifolium Cav. var. giganteum Hochr., 63, 72, _129_.
+
+ » crassifolium Cav. var. scaposum Hochr., 63, 68, 72, _129_.
+
+ » _hirsutum_ Lag. ap. DC., _129_.
+
+ » _hispidum_ Vahl, _132_.
+
+ » Irio L., _128_.
+
+ » _Irio_ var. _pubescens_ Coss. in Hb. ap. Bourg., _128_.
+
+ » _irioides_ Cosson, _128_.
+
+ » _Kralikii_ Fourn., _128_.
+
+ » _pendulum_ Desf., _132_.
+
+ » Reboudianum Verlot, 41, _128_.
+
+ » runcinatum Lag. ap. DC. var. hirsutum Coss., 52, 57, _129_.
+
+ » _runcinatum_ var. _villosum_ Boiss., _129_.
+
+ » _runcinatum_ var. _xerophilum_ Fourn., _129_.
+
+ » Sophia L., 52, 55, _128_.
+
+ » villosum Spreng., _129_.
+
+ _Sium nodiflorum_ L., _165_.
+
+ SOLANUM L., _185_.
+
+ » nigrum L., 27, _185_.
+
+ SONCHUS L., _216_.
+
+ » asper Hill., 29, 50, _216_.
+
+ » maritimus L., 25, _216_.
+
+ » oleraceus L., _216_.
+
+ » tenerrimus L. var. glandulosus Lange, _216_.
+
+ » tenerrimus L., var. lævigatus Lange, _216_.
+
+ _Spartium Rætam_ Spach, _143_.
+
+ » _saharæ_ Pomel, _143_.
+
+ » _sphærocarpum_ L., _143_.
+
+ » _spinosum_ L., _144_.
+
+ SPERGULARIA Pers., _120_.
+
+ » diandra Held. et Sart., 28, _120_.
+
+ » _diandra_ Murb., _120_.
+
+ » media Pers., 26, _121_.
+
+ Spirogyra sp., _227_.
+
+ _Spitzelia cupuligera_ Dur. in Duch., _215_.
+
+ » _lyrata_ Coss. et Dur. non Schultz. Bip., _214_.
+
+ » _saharæ_ Coss., _214_.
+
+ _Squamaria peltata_ DC., _225_.
+
+ » _peltata_ var. _lævior_ Nyl., _226_.
+
+ STACHYS L., _179_.
+
+ » _hirta_ L., _179_.
+
+ » Ocymastrum Briq., _179_.
+
+ STATICE L., _168_.
+
+ » _ægyptiaca_ Pers., _168_.
+
+ » Bonduelli Lestib., 36, 42, 76, _168_.
+
+ » cordata L., _168_.
+
+ » pruinosa L., 76, _168_.
+
+ » sinuata L., _168_.
+
+ » Thouini Viv., 36, _168_.
+
+ STELLARIA L., _118_.
+
+ » media Cirill., _118_.
+
+ STIPA L., _96_.
+
+ » barbata Desf., 51, 58, _96_.
+
+ » gigantea Lag., 41, _96_.
+
+ » parviflora Desf., 61, 72, _96_.
+
+ » tenacissima L., 22, 33, 40, 42, 44, 52, 58, 65, _96_.
+
+ SUÆDA Forsk., _111_.
+
+ » fruticosa Forsk., 78, _111_.
+
+ » vermiculata Forsk., 37, 39, _111_.
+
+ TELEPHIUM L., _121_.
+
+ » Imperati L., 27, _121_.
+
+ TEUCRIUM L., _175_.
+
+ » _flavovirens_ Batt. et Tr., _175_.
+
+ » Polium L. var. angustifolium Benth. in DC., _175_.
+
+ » Polium L. var. flavovirens Briq., 50, 58, _175_.
+
+ » Polium L. var. vulgare Benth. in DC., 36, 40, _175_.
+
+ THAPSIA L., _167_.
+
+ » villosa L., _167_.
+
+ THLASPI _128_.
+
+ » perfoliatum L., 51, 56, 61, 69, _128_.
+
+ » _Tineanum_ Huet du Pav., _128_.
+
+ » _Tinnœanum_ Batt. et Tr., _128_.
+
+ THYMELÆA Endl., _164_.
+
+ » microphylla Coss. et Dur. ap. Kral., 32, 34, _164_.
+
+ THYMUS L., _182_.
+
+ » _albiflorus_ Batt. et Tr., _182_.
+
+ » _graveolens_ Marsch.-Bieb., _180_.
+
+ » hirtus Willd. var. albiflorus Briq., 63, 70, 74, _182_.
+
+ » leucostegius Briq., _184_.
+
+ Timmiella Barbula Limpr., _218_.
+
+ _Tissa media_ Dumort. ex Pax in Engler, _121_.
+
+ _Torilis leptophylla_ Reich., _165_.
+
+ Tortula montana Lindb., _218_.
+
+ _Tragopogon Dalechampii_ L., _213_.
+
+ » _picroides_ L., _213_.
+
+ _Trianthema fruticosa_ Vahl, _121_.
+
+ TRIFOLIUM L., _146_.
+
+ » angustifolium L., _146_.
+
+ » angustifolium L. var. intermedium Gib. et Belli, _146_.
+
+ » _intermedium_ Guss., _146_.
+
+ » _Melilotus indica_ var. δ L., _146_.
+
+ » scabrum L., _146_.
+
+ » stellatum L., _146_.
+
+ » tomentosum L., _146_.
+
+ TRITICUM L., _103_.
+
+ » triaristatum Gr. et Godr., 53, 56, 59, 68, _103_.
+
+ » _unilaterale_ L., _101_.
+
+ TULIPA L., _106_.
+
+ » Celsiana DC. ap. Red., 64, 68, 71, 73, _106_.
+
+ » _fragrans_ Munby, _106_.
+
+ » _sylvestris_ Poir., _106_.
+
+ URGINEA Steinh., _106_.
+
+ » noctiflora Batt. et Tr., 77, 78, _106_.
+
+ Uromyces tingitanus P. Henn., _221_.
+
+ UROSPERMUM Scop., _213_.
+
+ » Dalechampii F. W. Schmidt, _213_.
+
+ » picroides F. W. Schmidt, _213_.
+
+ Ustilago hypodytes Fr., _221_.
+
+ » Penniseti Rabenh., _221_.
+
+ _Valeriana Calcitrapa_ L., _192_.
+
+ » _Cornucopiæ_ L., _192_.
+
+ VALERIANELLA Haller, _192_.
+
+ » Auricula DC., 62, 72, _192_.
+
+ Vaucheria racemosa Rabenh., _227_.
+
+ VERBASCUM L., _185_.
+
+ » atlanticum Batt. in Batt. et Trab., 63, 68, _185_.
+
+ VERONICA L., _187_.
+
+ » Anagallis L. forma pubescens Bonn. et Bar., 25, 29, 50, _187_.
+
+ » arvensis L., _187_.
+
+ » rosea Desf., 55, 65, 67, 68, _187_.
+
+ VICIA L., _152_.
+
+ » disperma DC., _152_.
+
+ _Volutarella bicolor_ Cass., _211_.
+
+ _Vulpia cynosuroides_ Parl., _101_.
+
+ WARIONIA Benth. et Coss., _211_.
+
+ » saharæ Benth. et Coss., 77, 78, _211_.
+
+ Xanthoria lychnea f. pygmæa Th. Fr., _225_.
+
+ XERANTHEMUM L., _205_.
+
+ » _annuum_ β _inapertum_ L., _205_.
+
+ » _erectum_ Presl., _205_.
+
+ » inapertum Willd., 60, 67, 70, _205_.
+
+ ZANNICHELLIA L., _93_.
+
+ » palustris L., 26, _93_.
+
+ ZIZIPHORA L., _179_.
+
+ » hispanica L., _179_.
+
+ ZIZYPHUS Juss., _159_.
+
+ » Lotus Lam., 36, 42, 78, _159_.
+
+ _Zollikoferia chondrilloides_ DC., _215_.
+
+ » _chondrilloides_ Hook., _215_.
+
+ » _resedifolia_ Coss., _215_.
+
+ » _resedifolia viminea_ Lange, _215_.
+
+ » _spinosa_ Boiss., _216_.
+
+ * * * * *
+
+
+ =ERRATA=
+
+
+ Page 29, ligne 28. Supprimer _Lamium amplexicaule_ L.
+
+ » 32, » 15 d’en haut. Au lieu de _Combo_, lire _Gombo_.
+
+ » 32, » 2 d’en bas. Au lieu de « Barr. et Hochr. », lire
+ « Barr. ».
+
+ » 36, » 13. Au lieu de _Aretmisia_, lire _Artemisia_.
+
+ » 36, » 22. Au lieu de « Schrob. » lire « Schreb. ».
+
+ » 37, » 8 d’en bas. Au lieu de _Rhanterium_, lire
+ _Rhauterium_.
+
+ » 37, » 4 d’en bas. Au lieu de _elangatus_, lire _elongatus_.
+
+ » 38, » 12 d’en bas. Au lieu de « Willd. », lire « Willk. ».
+
+ » 40, » 9 d’en bas. Au lieu de _Rhanterium_, lire
+ _Rhauterium_.
+
+ » 50, 57 et 79. Au lieu de _Papaver hybridum_,
+ lire _Papaver somniferum_ var. _setigerum_ Webb.
+
+ » 74, ligne 6 et 9. Au lieu de _Munbynum_, lire _Munbyanum_.
+
+ * * * * *
+
+
+L’auteur tient en terminant à adresser ses vifs remerciements à la
+Société auxiliaire des Sciences et des Arts dont la généreuse
+intervention a permis d’ajouter à ce mémoire les planches XVII-XXII.
+
+
+ * * * * *
+ Impression terminée le 15 avril 1904.
+ * * * * *
+
+
+
+
+PL. I.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 1. — Aïn Sefra : le Ksar (village arabe) et les
+jardins avec les puits à contrepoids destinés à l’irrigation. — Vue
+prise du Sud_
+
+Une oasis avec ses dattiers, ses lauriers-roses, ses figuiers et ses
+cultures d’orge et de légumes divers.]
+
+PL. II.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 2. — Oasis de Tiloula_
+
+_Petite mare près de la source_
+
+Association des plantes aquatiques dans la mare d’une oasis : Scirpaie
+composée de _Scirpus Holoschœnus_, _Cyperus rotundus_, _Juncus
+buffonius_, _Apium nodiflorum_, etc. Dans le fond, lauriers-roses et
+dattiers.]
+
+[Illustration : _Fig. 3. — Oasis de Tiout_
+
+Groupe de palmiers-dattiers
+
+Groupe de _Phœnix dactylifera_. Les plus grands exemplaires mesurent 20
+à 25 m. de haut ; au pied, un champ préparé pour la culture de l’orge.]
+
+PL. III.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 4. — Oasis et Ksar de Mograr Foukani_
+
+Oasis typique de l’extrême Sud. Dans le fond : rochers désertiques à
+_Perralderia_.]
+
+PL. IV.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 5. — Bords de l’oued près Duveyrier_
+
+Point-d’eau, association de tamaris formant deux haies étroites le long
+de l’oued (ressemble au « Galeriewald » des Allemands).]
+
+[Illustration : _Fig. 6. — Touffe de drin sur la dune d’Aïn Sefra_
+
+Flore des dunes : touffe surélevée d’_Aristida pungens_ ; derrière
+elle, à l’abri du vent, un pied de _Centaurea dimorpha_.]
+
+PL. V.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 7. — Aïn Sefra. — La redoute et les casernes, vue
+prise de la partie inférieure de la dune_
+
+Association steppique à la base de la dune : _Aristida pungens_,
+_Echinops spinosus_, _Thymelæa microphylla_, _Cleome arabica_, etc.]
+
+[Illustration : _Fig. 8. — Sommet de la dune d’Aïn Sefra_
+
+Partie supérieure dénudée de la dune, avec quelques touffes isolées
+d’_Aristida pungens_.]
+
+PL. VI.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 9. — Steppe rocailleux près de Tiloula_
+
+Steppe à _Gymnocarpos fruticosus_, vue prise à courte distance. Le
+premier buisson a environ 0,40 cm. de haut.]
+
+[Illustration : _Fig. 10. — Dépression limoneuse dans le
+Faidjet-el-Betoum_
+
+Steppe limoneux à _Haloxylon articulatum_ (?).]
+
+PL. VII.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 11. — Gare fortifiée du Kreider près du Chott
+Ech-Chergui_
+
+Steppe sablonneux près des Chotts. Les grosses touffes sombres sont
+formées par le _Peganum Harmala_ et par l’_Erodium glaucophyllum_ ; les
+touffes de _Graminées_ sont formées par les _Stipa gigantea_ et _Lygeum
+Spartum_.]
+
+[Illustration : _Fig. 12. — Buisson de Zizyphus Lotus dans la plaine
+près Aïn Sefra_
+
+_Zizyphus Lotus_ couronnant un mamelon dans le steppe à _Stipa
+tenacissima_ et _Lygeum Spartum_.]
+
+PL. VIII.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 13. — Le Ras-ed-Dib près de Duveyrier_
+
+Au premier plan : steppe sablonneux à _Suæda vermiculata_ ; dans le
+fond : rochers désertiques du Raz-ed-Dib, on voit au sommet des pentes
+d’éboulis la station du _Warionia_.]
+
+[Illustration : _Fig. 14. — Steppe d’alfa au-delà de Tiloula_
+
+Steppe rocailleux à _Stipa tenacissima_ dont les touffes abritent :
+_Daucus sahariensis_ et _Ononis glabrescens_.]
+
+PL. IX.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 15. — Aïn Sefra : village européen, les casernes,
+la dune et le Djebel Mekter_
+
+Steppe composite près d’une oasis : _Stipa tenacissima_, _Peganum
+Harmala_, _Salsola Kali_, _Artemisia Herba-alba_, _Lygeum Spartum_,
+_Matthiola oxyceras_ v. _livida_ et dans les interstices : _Fagonia
+glutinosa_, _Scabiosa arenaria_, _Hedypnois cretica_, _Atractylis
+cancellata_, etc.]
+
+PL. X.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 16. — Panorama du Ras Chergui, vue prise non loin
+de Tiloula_
+
+Steppe rocailleux, pauvre, à _Stipa tenacissima_, _Artemisia
+Herba-alba_, etc.]
+
+PL. XI.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 17. — Djenien-bou-Rezg : le jardin des officiers_
+
+Au premier plan : steppe rocailleux de l’extrême Sud, avec, en deçà du
+mur d’enceinte, deux _Pistacia atlantica_ à couronne sub-sphérique.]
+
+PL. XII.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 18. — Mécheria et le Djebel Antar_
+
+Les trois zones altitudinaires sur le Djebel Antar ; zone inférieure
+steppique, zone moyenne à genévriers peu denses ; zone supérieure à
+genévriers et à chênes verts plus développés et plus serrés. On voit la
+végétation arborescente s’avancer plus bas vers la plaine en suivant
+les ouadi.]
+
+PL. XIII.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 19. — Ravin au pied du Djebel Morghad_
+
+Genévriers et plantes de montagne descendues au niveau de la plaine en
+suivant un oued ; altitude d’environ 1200 m.]
+
+[Illustration : _Fig. 20. — Aïn Aïssa (la source de Jésus-Christ)_
+
+Prairie-clairière caractéristique de la zone moyenne et surtout de la
+zone supérieure ; au second plan : association du _Quercus Ilex_, v.
+_Ballota_, du _Populus alba_ v. _integrifolia_, du _Rosa Pouzini_ et de
+nombreuses espèces herbacées entourant une source de la montagne, Aïn
+Aïssa, à 1650 m. d’altitude.]
+
+PL. XIV.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 21. — Arête W. du Djebel Aïssa, Poste optique_
+
+Pentes déboisées de la zone moyenne, couvertes d’un steppe d’alfa.
+Altitude ca. 1600 m.]
+
+[Illustration : _Fig. 22. — Djebel Morghad : pied des escarpements
+rocheux de l’arête_
+
+Pente à _Phillyrea_ de la zone supérieure. A droite en haut : rochers à
+_Sedum dasyphyllum_ v. _glanduliferum_, _Polygala rupestris_ v.
+_saxatilis_, _Osyris alba_, etc. Altitude ca. 1950 m.]
+
+PL. XV.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 23. — Forêt de pins au Djebel Aïssa_
+
+Le _Pinus Halepensis_ sur les flancs du Djebel Aïssa. Altitude ca. 1850
+m.]
+
+[Illustration : _Fig. 24. — Djebel Morghad : versant occidental de
+l’arête_
+
+Rochers à genévriers et chênes-verts, abritant : _Santolina
+rosmarinifolia_, _Inula montana_, _Filago Heldreichii_, etc. Alt. ca.
+1950 m., versant N.-W.]
+
+PL. XVI.
+
+_Ann. du Conserv. et du Jard. bot. de Genève_ VOL. VII-VIII.
+
+[Illustration : _Fig. 26. — Le col de Merbah_
+
+Sommet buissonneux du col de Merbah. Altitude ca. 1800 m.]
+
+[Illustration : _Fig. 25. — Poste optique au sommet du Ras Chergui_
+
+Sommet buissonneux du Ras Chergui. Altitude 2000 m.]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XVII._
+
+_Lolium Trabutii_ Hochreut.
+
+Fig. 1. Habitus.
+
+Fig. 2. Un épillet grossi deux fois ; gl. glume.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XVIII._
+
+_Silene oranensis_ Hochreut.
+
+Fig. 1. Habitus.
+
+Fig. 2. Une fleur ouverte et grossie deux fois.
+
+Fig. 3. Calice grossi.
+
+Fig. 4. Un pétale grossi.
+
+Fig. 5. Ovaire et styles fortement grossis.
+
+Fig. 6. Etamines.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XIX._
+
+Fig. 1. _Muricaria Battandieri_ Hochr. var. _subintegrifolia_ Hochr.,
+var. nov.
+
+Fig. 2. _Muricaria Battandieri_ Hochr. var. _genuina_ Hochr.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XX._
+
+_Satureia Hochreutineri_ Briq.
+
+Fig. 1. Habitus.
+
+Fig. 2. Fleur grossie.
+
+Fig. 3. Calice grossi et étalé.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XXI._
+
+_Perralderia Dessignyana_ Hochreut.
+
+Fig. 1. Habitus.
+
+Fig. 2. Un fragment de tige montrant la villosité et les petites
+pelotes à l’aisselle des feuilles.
+
+Fig. 3. Une bractée involucrale fortement grossie.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+[Illustration : _Ann. Conserv. et Jard. bot. Genève ann. VII/VIII._
+_Pl. XXII._
+
+_Atractylis Babelii_ Hochreut.
+
+Fig. 1. Habitus.
+
+Fig. 2. Détail d’une feuille caulinaire.
+
+Fig. 3. Le capitule ouvert d’un côté.
+
+Fig. 4. Une feuille bractéale appuyée contre le capitule.
+
+Fig. 5-7. Bractées de l’involucre en allant de l’extérieur à
+l’intérieur.
+
+Fig. 9. Une fleur ligulée grossie.
+
+Fig. 10. Fruit.
+
+_Hélène Hantz, del. et sculp._
+
+_Lith. Beck & Brun. Genève_]
+
+
+
+
+Note du transcripteur :
+
+
+Les paragraphes trouvés avant chaque planche sous la mention
+" LÉGENDE DE LA PLANCHE... " ont été placés à l’intérieur des
+planches, sous leur figure correspondante.
+
+Les changements dans l’ERRATA ont été aportés (Mais l’orthographe
+_Rhanterium_ a été préférée à _Rhauterium_, suivant le critère
+des autorités botaniques).
+
+Page 22 (1), " =ET PHYTOGÉOGRAPHIQUUES= " a été remplacé par
+" =PHYTOGÉOGRAPHIQUES= "
+
+Page 22 (1), " nous avons apppliqué " a été remplacé par " appliqué "
+
+Page 33 (12), " redescendre à Aîn-Aïssa " a été remplacé par
+" Aïn-Aïssa "
+
+Page 33 (12), " abandonné quslques instants la caravane " a été
+remplacé par " quelques "
+
+Page 40 (19), " On bien, si le troupeau " a été remplacé par " Ou "
+
+Page 42 (21)-43 (22), note 3 " _Société royale de botanipue_ "
+a été remplacé par " _botanique_ "
+
+Page 44 (23), " Nous ne nons dissimulons " a été remplacé par
+" Nous ne nous "
+
+Page 44 (23), " Bonnet et Barrette, _Catalogue de la Flore de
+Tunisie_ " a été remplacé par " Barratte "
+
+Page 47 (26), " _Senecio coronopifolius_ Desf. v. _casicola_ Hochr. "
+a été remplacé par " _oasicola_ "
+
+Page 48 (27), " _Senecio coronopifolius_ v. _casicola_ " a été
+remplacé par " _oasicola_ "
+
+Page 48 (27), " Pl. IV, p. 5 " a été remplacé par " Pl. IV, fig. 5 "
+
+Page 49 (28), note 7 " Cette eepèce peut être " a été remplacé par
+" espèce "
+
+Page 54 (33), " _Linum augustifolium_ " a été remplacé par
+" _angustifolium_ "
+
+Page 54 (33), " _Astragalus tenuifolium_ Desf. " a été remplacé par
+" _tenuifolius_ "
+
+Page 55 (34), " _Thymelea microphylla_ " a été remplacé par
+" _Thymelæa_ "
+
+Page 56 (35), " _Andryyla Chevalieri_ " a été remplacé par
+" _Andryala_ "
+
+Page 58 (37), " _Dianthus crinitus_ S. " a été remplacé par " Sm. "
+
+Page 63 (42), " _Centaurea crupinoides_ Besf. " a été remplacé par
+" Desf. "
+
+Page 71 (50), " _Veronica Anagallis_ L., plus ou moins cosmoplite "
+a été remplacé par " cosmopolite "
+
+Page 75 (54), " une différence aussi mimime " a été remplacé par
+" minime "
+
+Page 81 (60), " _Sedun album_ " a été remplacé par " _Sedum_ "
+
+Page 83 (62), la référence à la note 30 après " _Jurinea humilis_
+DC. " a été remplacée par une référence à la note 29.
+
+Page 85 (64), " _Helianthamum rubellum_ " a été remplacé par
+" _Helianthemum_ "
+
+Page 91 (70), " que sa végétetion tranche " a été remplacé par
+" végétation "
+
+Page 94 (73), " _Lactuca vimimea_ " a été remplacé par " _viminea_ "
+
+Page 96 (75), " haut sur le le flanc " a été remplacé par " haut
+sur le flanc "
+
+Page 104 (83), " flore montagneuse de la Sierra Neveda " a été
+remplacé par " Nevada "
+
+Page 112 (91), " =LYCOPODIACCÆ= " a été remplacé par " =LYCOPODIACEÆ= "
+
+Page 118 (97), " Trib. X. CHLORIDEOE " a été remplacé par " CHLORIDEÆ "
+
+Page 120 (99), " Hausknecht d’Orient " a été remplacé par
+" Haussknecht "
+
+Page 122 (101), " SELEROPOA Griseb. " a été remplacé par " SCLEROPOA "
+
+Page 128 (107), " =J. Xiphium= " a été remplacé par " =I. Xiphium= "
+
+Page 137 (116), " bracteam ultimam 0,1-02 cm. " a été remplacé par
+" 0,1-0,2 cm. "
+
+Page 148 (127), " On peut eneore faire rentrer " a été remplacé par
+" encore "
+
+Page 149 (128), " Il a y donc lieu d’exclure " a été remplacé par
+" Il y a "
+
+Page 154 (133), " formes de l’ _Erucastrnm Cossonianum_ " a été
+remplacé par " Erucastrum "
+
+Page 154 (133), " pedicelli floriferi 0,3-05 cm. " a été remplacé
+par " 0,3-0,5 cm. "
+
+Page 155 (134), " dans le Faidjet et Betoum " a été remplacé par
+" Faidjet el Betoum "
+
+Page 159 (138), " caractérisé par sa sa radicule " a été remplacé
+par " caractérisé par sa radicule "
+
+Page 163 (142), " Djebel Morghad, dnns une fissure " a été remplacé
+par " dans "
+
+Page 166 (145), " nons pensons que M. Murbeck " a été remplacé par
+" nous "
+
+Page 172 (151), " Batt. et Tr. _Al. Alg._ I, 289. " a été remplacé
+par " _Fl. Alg._ "
+
+Page 175 (154), " la dénomination de Desfontaine " a été remplacé
+par " Desfontaines "
+
+Page 176 (155), " foliis augustioribus, linearibus " a été remplacé
+par " angustioribus "
+
+Page 183 (162), " Rouy et F. _Fr. Fr._ II, 263 (1895) " a été
+remplacé par " _Fl. Fr._ "
+
+Page 183 (162), " Raz Chergui, sur Aïn Sefra " a été remplacé par
+" Ras "
+
+Page 205 (184), " attention ef qui nous paraît nouveau " a été
+remplacé par " et "
+
+Page 205 (184), " omnes eximie peetinato-ciliati " a été remplacé
+par " pectinato-ciliati "
+
+Page 210 (189), " remarque de Barrate l.c. " a été remplacé par
+" Barratte "
+
+Page 210 (189), " foliis minus et irregularius lobatis " a été
+remplacé par " irregularibus "
+
+Page 215 (194), " distingue de l’ _Erax pygmæa_ " a été remplacé
+par " _Evax_ "
+
+Page 216 (194), " ses glomérules extrêmement lainenx " a été
+remplacé par " laineux "
+
+Page 219 (198), " RHAUTERIUM Desf. " a été remplacé par " RHANTERIUM "
+
+Page 238 (217), " inflorescentia de pauperata ca. 3-capitata " a été
+remplacé par " depauperata "
+
+Page 239 (218), " méditerrannéenne, d’où il s’avance jusqu’en
+Perse ; Madère " a été remplacé par " méditerranéenne "
+
+Page 254 (233), " specie sconoscinta di Cecidomide " a été remplacé
+par " sconosciuta "
+
+Page 255 (234), " _Aphodius lugens_ Crentz. " a été remplacé par
+" Creutz. "
+
+Page 255 (234), " _Pimelia asperala_ Sol. " a été remplacé par
+" _asperata_ "
+
+Page 258 (237), " [Anthyllis] _vulneraria_ var. _rubrifolia_ DC. "
+a été remplacé par " _rubriflora_ "
+
+Page 261 (240), " [Centaurea] _pnbescens_ " a été remplacé par
+" _pubescens_ "
+
+Page 262 (241), " [Cladanthus] _Geslim_ " a été remplacé par
+" _Geslini_ "
+
+Page 265 (244), " [Gymnocarpos] _docandrum_ " a été remplacé par
+" _decandrum_ "
+
+Page 266 (245), " [Helianthemum] _nummulariam_ " a été remplacé par
+" _nummularium_ "
+
+Page 267 (246), " R. Br. in App. Deuh. et Clapp. " a été remplacé
+par " Denh. "
+
+Page 268 (247), " MALCOMIA R. Br. " a été remplacé par " MALCOLMIA "
+
+Page 271 (250), " _Polypodium leptophyllum_ L., _9_B. " a été
+remplacé par " _91_. "
+
+Page 272 (251), " RHAUTERIUM Desf. " a été remplacé par " RHANTERIUM "
+
+Page 272 (251), " _Rhetinolepis lonadioides_ [...] _20 _. " a été
+remplacé par " _201_. "
+
+Page 273 (252), " SELEROPOA Griseb. " a été remplacé par " SCLEROPOA "
+
+Page 276 (255), " ZANICHELLIA L. " a été remplacé par " ZANNICHELLIA "
+
+Planche avec fig. 11 et 12 : " Pl. IV. " a été remplacé par
+" Pl. VII. "
+
+Fig. 24, " _versand occidental_ " a été remplacé par " _versant_ "
+
+Dans la Pl. XVI, Fig. 26 a été déplacée du dessus de la Fig. 25 vers
+le dessous.
+
+De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et d’orthographe
+ont été apportés.
+
+
+
+*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK 75454 ***